Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- רַב יְהוּדָה אָמַר רַב אַסִּי: כׇּל ״כֶּסֶף״ הָאָמוּר בַּתּוֹרָה סְתָם — כֶּסֶף צוֹרִי, וְשֶׁל דִּבְרֵיהֶם — כֶּסֶף מְדִינָה.Rav Yehouda a dit au nom de Rav Assi : tout « argent » mentionné dans la Torah sans précision désigne de l'argent tyrien, monnaie de forte valeur ; et celui de leurs paroles (des Sages) désigne l'argent provincial, qui vaut environ un huitième du tyrien.
- וּכְלָלָא הוּא? וַהֲרֵי טַעֲנָה, דִּכְתִיב: ״כִּי יִתֵּן אִישׁ אֶל רֵעֵהוּ כֶּסֶף אוֹ כֵלִים לִשְׁמוֹר״,La Guemara objecte : Est-ce donc une règle générale ? Mais voici le cas de la réclamation (de celui qui reconnaît une partie de la dette), comme il est écrit : « Si un homme donne à son prochain de l'argent ou des objets à garder » (Exode 22, 6) – et l'affaire vient devant les juges, où le défendeur prête serment ;
- וּתְנַן: שְׁבוּעַת הַדַּיָּינִין — הַטַּעֲנָה שְׁתֵּי כֶסֶף!et nous avons appris (dans une Michna, enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : le serment des juges n'est imposé que si la réclamation porte sur au moins deux ma'a d'argent ! Si tout argent de la Torah est tyrien, d'où vient cette somme ?
- שָׁאנֵי הָתָם, דִּכְתִיב: ״כֶּסֶף אוֹ כֵלִים״, מָה כֵּלִים שְׁנַיִם — אַף כֶּסֶף שְׁנַיִם, וּמָה כֶּסֶף דָּבָר חָשׁוּב — אַף כֵּלִים דָּבָר חָשׁוּב.La Guemara répond : C'est différent là-bas, car il est écrit : « de l'argent ou des objets » : de même que « objets » désigne au moins deux, de même « argent » désigne au moins deux pièces ; et de même que l'argent est une chose importante (des ma'a d'argent), de même les objets doivent être une chose importante.
- וַהֲרֵי מַעֲשֵׂר, דִּכְתִיב: ״וְצַרְתָּ הַכֶּסֶף בְּיָדְךָ״, וּתְנַן: הַפּוֹרֵט סֶלַע בִּמְעוֹת מַעֲשֵׂר שֵׁנִי! ״כֶּסֶף״ ״כֶּסֶף״ רִיבָּה.La Guemara objecte : Mais voici le cas de la seconde dîme, comme il est écrit : « Tu serreras l'argent dans ta main » (Deutéronome 14, 25), et nous avons appris (dans une Michna) : celui qui change un sela contre de la menue monnaie de seconde dîme… – la seconde dîme peut donc être en pièces de cuivre ! La Guemara répond : « argent », « argent » – la répétition du mot a inclus toute monnaie.
- וַהֲרֵי הֶקְדֵּשׁ, דִּכְתִיב ״וְנָתַן הַכֶּסֶף וְקָם לוֹ״, וְאָמַר שְׁמוּאֵל: הֶקְדֵּשׁ שָׁוֶה מָנֶה שֶׁחִילְּלוֹ עַל שָׁוֶה פְּרוּטָה מְחוּלָּל! הֶקְדֵּשׁ נָמֵי יָלֵיף ״קֹדֶשׁ״ ״קֹדֶשׁ״ מִמַּעֲשֵׂר.La Guemara objecte : Mais voici le cas des biens consacrés (hekdèch), comme il est écrit : « Il donnera l'argent et cela lui sera acquis » (cf. Lévitique 27, 19), et Chmouel a dit : un bien consacré valant une mané (cent dinars) qu'on a racheté contre un objet valant une perouta (petite pièce de cuivre) est racheté ! La Guemara répond : pour les biens consacrés aussi, il apprend par guezéra chava (analogie textuelle) « saint », « saint », de la dîme.
- וַהֲרֵי קִידּוּשֵׁי אִשָּׁה, דִּכְתִיב: ״וְיָצְאָה חִנָּם אֵין כָּסֶף״, וּתְנַן: בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: בְּדִינָר וּבְשָׁוֶה דִּינָר, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: בִּפְרוּטָה וּבְשָׁוֶה פְּרוּטָה, לֵימָא רַב אַסִּי דְּאָמַר כְּבֵית שַׁמַּאי?La Guemara objecte : Mais voici les fiançailles d'une femme, comme il est écrit : « Elle sortira gratuitement, sans argent » (Exode 21, 11), et nous avons appris : Beit Chamaï disent : on la consacre par un dinar ou par un objet valant un dinar ; et Beit Hillel disent : par une perouta ou par un objet valant une perouta. Dirons-nous que Rav Assi a parlé selon Beit Chamaï, alors que la halakha (règle pratique) suit Beit Hillel ?
- אֶלָּא, אִי אִיתְּמַר הָכִי אִיתְּמַר, אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב אַסִּי: כׇּל כֶּסֶף קָצוּב הָאָמוּר בַּתּוֹרָה — כֶּסֶף צוֹרִי, וְשֶׁל דִּבְרֵיהֶם — כֶּסֶף מְדִינָה.Plutôt, si cela a été dit, voici comment cela a été dit : Rav Yehouda a dit au nom de Rav Assi : tout argent d'un montant fixé mentionné dans la Torah (comme les cinquante sicles du violeur) est de l'argent tyrien, et celui de leurs paroles (des Sages) est de l'argent provincial.
- מַאי קָמַשְׁמַע לַן? תְּנֵינָא: חָמֵשׁ סְלָעִים שֶׁל בֵּן וְכוּ׳!La Guemara demande : Que nous apprend-il ? Nous l'avons déjà appris dans la Michna : « les cinq sela'im du fils, etc. » sont payés en sicles du Sanctuaire, c'est-à-dire en monnaie tyrienne !
- וְשֶׁל דִּבְרֵיהֶם כֶּסֶף מְדִינָה אִיצְטְרִיכָא לֵיהּ, דִּתְנַן: הַתּוֹקֵעַ לַחֲבֵירוֹ נוֹתֵן לוֹ סֶלַע, וְלָא תֵּימָא סֶלַע אַרְבַּע זוּזֵי, אֶלָּא פַּלְגָא דְּזוּזָא, דְּקָרוּ אִינָשֵׁי ״סֶלַע״ פַּלְגָא דְּזוּזָא.La Guemara répond : c'est l'enseignement « celui de leurs paroles est de l'argent provincial » qui lui était nécessaire, car nous avons appris : celui qui frappe (toké'a) son prochain par mépris lui donne un sela ; et ne dis pas que ce sela vaut quatre zouz, mais c'est un demi-zouz, car les gens appellent « sela » un demi-zouz.
- חָנָן בִּישָׁא תְּקַע לֵיהּ לְהָהוּא גַּבְרָא, אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב הוּנָא, אֲמַר לֵיהּ: הַב לֵיהּ פַּלְגָא דְּזוּזָא. הֲוָה אִיכָּא'Hanan le méchant frappa un certain homme. Il vint devant Rav Houna, qui lui dit : Va, donne-lui un demi-zouz. 'Hanan avait
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