Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִיתְּמַר: כֹּהֵן שֶׁמֵּת וְהִנִּיחַ בֵּן חָלָל — רַב חִסְדָּא אָמַר: הַבֵּן חַיָּיב לִפְדּוֹת אֶת עַצְמוֹ, רַבָּה בַּר רַב הוּנָא אָמַר: אֵין חַיָּיב לִפְדּוֹת אֶת עַצְמוֹ. כֹּל הֵיכָא דְּמֵת הָאָב לְאַחַר שְׁלֹשִׁים, דְּכוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דְּאֵין הַבֵּן חַיָּיב לִפְדּוֹת אֶת עַצְמוֹ, שֶׁהֲרֵי זָכָה אָבִיו בְּפִדְיוֹנוֹ.Il a été dit (par les Amoraïm) : un Cohen qui avait épousé une divorcée est mort et a laissé un fils 'halal (Cohen disqualifié par sa naissance, au statut de non-Cohen) : Rav 'Hisda a dit : le fils est obligé de se racheter lui-même ; Rabba bar Rav Houna a dit : il n'est pas obligé de se racheter lui-même. Partout où le père est mort après trente jours depuis la naissance, tous s'accordent que le fils n'est pas obligé de se racheter lui-même, car son père a acquis son rachat (il est comme s'il avait prélevé les cinq sela'im et les avait pris pour lui, étant Cohen).
- כִּי פְּלִיגִי הֵיכָא דְּמֵת הָאָב בְּתוֹךְ שְׁלֹשִׁים יוֹם, רַב חִסְדָּא אָמַר: הַבֵּן חַיָּיב לִפְדּוֹת אֶת עַצְמוֹ, דְּהָא לֹא זָכָה אָבִיו (לְפִדְיוֹנוֹ) [בְּפִדְיוֹנוֹ]. רַבָּה בַּר רַב הוּנָא אָמַר: אֵין הַבֵּן חַיָּיב לִפְדּוֹת עַצְמוֹ, דַּאֲמַר לֵיהּ: אָתֵינָא מִכֹּחַ גַּבְרָא דְּלָא מָצֵית לְאִשְׁתַּעוֹיֵי דִּינָא בַּהֲדֵיהּ.Ils divergent lorsque le père est mort dans les trente jours. Rav 'Hisda a dit : le fils est obligé de se racheter lui-même, car son père n'a pas acquis son rachat. Rabba bar Rav Houna a dit : le fils n'est pas obligé de se racheter lui-même, car il peut lui dire (au Cohen qui réclame) : « Je viens en vertu du droit d'un homme avec qui tu ne pourrais pas plaider. »
- תְּנַן: נִתְגַּיְּירָה מְעוּבֶּרֶת — בְּכוֹר לַכֹּהֵן, וְאַמַּאי? לֵימָא לֵיהּ: אָתֵינָא מִכֹּחַ גַּבְרָא דְּלָא מָצֵית לְאִשְׁתַּעוֹיֵי דִּינָא בַּהֲדֵיהּ! שָׁאנֵי גּוֹי דְּלֵית לֵיהּ חַיִיס.Objection : nous avons appris dans la Michna : « Une femme convertie enceinte – son enfant est premier-né pour le Cohen. » Mais pourquoi ? Qu'il lui dise : « Je viens en vertu du droit d'un homme avec qui tu ne pourrais pas plaider » (son père non-juif) ! – Le non-Juif est différent, car il n'a pas de lignée ('hayis).
- אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן יָאסִינְיָא, אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: כֹּהֵן שֶׁמֵּת בְּתוֹךְ שְׁלֹשִׁים וְהִנִּיחַ בֵּן חָלָל — הַבֵּן חַיָּיב לִפְדּוֹת אֶת עַצְמוֹ, שֶׁלֹּא זָכָה הָאָב בְּפִדְיוֹנוֹ. מֵת לְאַחַר שְׁלֹשִׁים יוֹם — אֵין הַבֵּן חַיָּיב לִפְדּוֹת עַצְמוֹ, שֶׁהֲרֵי זָכָה הָאָב בְּפִדְיוֹנוֹ.Rabbi Chimon Yassinya a dit au nom de Rabbi Chimon ben Lakich : conformément à Rav 'Hisda, un Cohen qui est mort dans les trente jours et a laissé un fils 'halal : le fils est obligé de se racheter lui-même, car le père n'a pas acquis son rachat. S'il est mort après trente jours, le fils n'est pas obligé de se racheter lui-même, car le père a acquis son rachat.
- וְכֵן מִי שֶׁלֹּא שָׁהֲתָה אַחֲרֵי בַּעְלָהּ שְׁלֹשָׁה חֳדָשִׁים וְכוּ׳.La Michna enseigne : « Et de même celle qui n'a pas attendu trois mois après la mort de son mari, etc. » – il est premier-né pour le Cohen mais non pour l'héritage.
- בְּכוֹר לַנַּחֲלָה הוּא דְּלָא הָוֵי, הָא כְּפָשׁוּט שָׁקֵיל. וְאַמַּאי? לֵיזִיל לְגַבַּי הַאי וְלִידְחֲיֵיהּ, וּלְגַבַּי הַאי וְלִידְחֲיֵיהּ!On en déduit : c'est premier-né pour l'héritage qu'il n'est pas ; mais il prend une part comme un fils ordinaire. Mais pourquoi ? Qu'il aille chez celui-ci (le fils du premier mari) et il le repoussera (en exigeant la preuve qu'il est son frère), et chez celui-là, et il le repoussera !
- אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה: לֹא נִצְרְכָא אֶלָּא לַבָּא אַחֲרָיו, וְהָכִי קָאָמַר: בְּכוֹר לַכֹּהֵן, וְהַבָּא אַחֲרָיו אֵין בְּכוֹר לַנַּחֲלָה.Rabbi Yirmeya a dit : cette règle n'est nécessaire que pour celui qui vient après lui (le fils du second mari), et voici ce qu'elle veut dire : l'enfant du doute est premier-né pour le Cohen, et celui qui vient après lui n'est pas premier-né pour l'héritage, car l'enfant du doute est peut-être son frère aîné.
- וְלִכְתְּבוּ הַרְשָׁאָה לַהֲדָדֵי! וְכִי תֵּימָא: מַתְנִיתִין שֶׁלֹּא בְּהַרְשָׁאָה — הָא מוֹקְמִינַן לַהּ קַמַּן דִּבְהַרְשָׁאָה!Qu'ils s'écrivent une procuration mutuelle ! (Ainsi, l'un d'eux étant certainement le premier-né, ils pourraient réclamer ensemble la double part.) Et si tu dis que la Michna parle d'un cas sans procuration, voici que nous l'interprétons plus loin (49a) dans un cas avec procuration !
- מְסַיַּיע לֵיהּ לְרַבִּי יַנַּאי, דְּאָמַר רַבִּי יַנַּאי: הוּכְּרוּ וּלְבַסּוֹף נִתְעָרְבוּ — כּוֹתְבִין הַרְשָׁאָה זֶה לָזֶה,La Michna soutient l'opinion de Rabbi Yannaï, car Rabbi Yannaï a dit : si deux enfants ont été reconnus et ont fini par être confondus, ils s'écrivent une procuration mutuelle ;
- לֹא הוּכְּרוּ וּבְסוֹף נִתְעָרְבוּ — אֵין כּוֹתְבִין הַרְשָׁאָה זֶה לָזֶה.s'ils n'ont pas été reconnus et ont fini par être confondus, ils ne s'écrivent pas de procuration mutuelle, car aucun n'a jamais eu de droit assuré.
- מַתְנִי׳ אֵי זֶהוּ בְּכוֹר לַנַּחֲלָה וְלַכֹּהֵן? הַמַּפֶּלֶת שַׁפִּיר מָלֵא מַיִם, מָלֵא דָּם, מְלֵא גְּנִינִין, הַמַּפֶּלֶת כְּמִין דָּגִים וַחֲגָבִים שְׁקָצִים וּרְמָשִׂים, וְהַמַּפֶּלֶת לְיוֹם אַרְבָּעִים — הַבָּא אַחֲרֵיהֶם בְּכוֹר לַנַּחֲלָה וּלְכֹהֵן.MICHNA. Quel est celui qui est premier-né pour l'héritage et pour le Cohen ? Pour une femme qui fait une fausse couche d'un sac embryonnaire plein d'eau, plein de sang, plein de guenini (morceaux de chair de diverses couleurs) ; qui fait une fausse couche de quelque chose ressemblant à des poissons, des sauterelles, des reptiles ou des rampants ; ou qui fait une fausse couche le quarantième jour de la grossesse : celui qui vient après eux est premier-né pour l'héritage et pour le Cohen.
- יוֹצֵא דּוֹפֶן, וְהַבָּא אַחֲרָיו — שְׁנֵיהֶן אֵינָן בְּכוֹר, לֹא לַנַּחֲלָה וְלֹא לַכֹּהֵן. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: הָרִאשׁוֹן לַנַּחֲלָה, וְהַשֵּׁנִי לְחָמֵשׁ סְלָעִים.Celui qui sort par la paroi (né par césarienne) et celui qui vient après lui : aucun des deux n'est premier-né, ni pour l'héritage ni pour le Cohen. Rabbi Chimon dit : le premier est premier-né pour l'héritage, et le second pour les cinq sela'im.
- גְּמָ׳ רִאשׁוֹן לַנַּחֲלָה לֹא — ״וְיָלְדוּ לוֹ״ בָּעֵינַן, לְחָמֵשׁ סְלָעִים נָמֵי לָא — ״פָּטַר רֶחֶם״ בָּעֵינַן.GUEMARA. Le premier n'est pas premier-né pour l'héritage, car nous exigeons « et elles lui auront enfanté » (Deutéronome 21, 15), or la césarienne n'est pas un enfantement ; pour les cinq sela'im non plus, car nous exigeons « celui qui ouvre la matrice » (Exode 13, 2).
- שֵׁנִי לַנַּחֲלָה לֹא — ״רֵאשִׁית אוֹנוֹ״ בָּעֵינַן, לְחָמֵשׁ סְלָעִים נָמֵי לָא — קָסָבַר: בְּכוֹר לְדָבָר אֶחָד לָא הָוֵי בְּכוֹר.Le second n'est pas premier-né pour l'héritage, car nous exigeons « les prémices de sa vigueur » (Deutéronome 21, 17) ; pour les cinq sela'im non plus, car le Tanna pense : un premier-né pour une seule chose (il a ouvert la matrice mais n'est pas le premier enfant) n'est pas un premier-né.
- רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: הָרִאשׁוֹן לַנַּחֲלָה, וְהַשֵּׁנִי לְחָמֵשׁ סְלָעִים. רַבִּי שִׁמְעוֹן לְטַעְמֵיהּ, דְּאָמַר: ״תֵּלֵד״ לְרַבּוֹת יוֹצֵא דּוֹפֶן.Rabbi Chimon dit : le premier pour l'héritage, et le second pour les cinq sela'im. Rabbi Chimon suit son raisonnement, car il dit : au sujet de l'accouchée, « et si elle enfante » (Lévitique 12, 5) vient inclure celui qui sort par la paroi ; et il en est de même pour l'héritage.
- וְהַשֵּׁנִי לְחָמֵשׁ סְלָעִים, קָסָבַר: בְּכוֹר לְדָבָר אֶחָד הָוֵי בְּכוֹר.Et le second est premier-né pour les cinq sela'im, car il pense : un premier-né pour une seule chose est un premier-né.
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