Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- גְּמָ׳ אָמַר שְׁמוּאֵל: אֵין הָרֹאשׁ פּוֹטֵר בִּנְפָלִים.GUEMARA (discussion des Amoraïm). Chmouel a dit : la tête n'exempte pas dans le cas des fausses couches : si la tête d'un fœtus non viable est sortie puis rentrée, il n'est pas considéré comme né et n'exempte pas du rachat l'enfant suivant (par exemple son jumeau né le premier). Mais si les deux sont viables, la sortie de la tête compte comme une naissance.
- מַאי טַעְמָא? ״כֹּל אֲשֶׁר נִשְׁמַת רוּחַ חַיִּים בְּאַפָּיו״ — כֹּל הֵיכָא דְּנִשְׁמַת רוּחַ חַיִּים בְּאַפָּיו הוּא דַּחֲשִׁיב רֵישֵׁיהּ, אִידַּךְ לָא חֲשִׁיב רֵישֵׁיהּ.Quelle en est la raison ? Le verset dit : « Tout ce qui avait un souffle d'esprit de vie dans ses narines » (Genèse 7, 22) : partout où il y a un souffle d'esprit de vie – c'est-à-dire un être viable –, on suit ses narines : sa tête compte ; l'autre, non viable, sa tête ne compte pas.
- תְּנַן: הַבָּא אַחַר נְפָלִים, שֶׁיָּצָא רֹאשׁוֹ חַי, וּבֶן תִּשְׁעָה שֶׁיָּצָא רֹאשׁוֹ מֵת. קָתָנֵי מִיהָא ״רֹאשׁוֹ!״ מַאי ״רֹאשׁוֹ?״ רוּבּוֹ.Objection : nous avons appris dans la Michna : « Celui qui vient après des fausses couches dont la tête est sortie vivante, ou après un enfant de neuf mois dont la tête est sortie morte. » Elle enseigne en tout cas « sa tête » pour le fœtus non viable ! – Que signifie « sa tête » ? Sa tête et la majorité du corps.
- וְלִיתְנֵי ״רוּבּוֹ״! בְּדִין הוּא דְּאִיבְּעִי לֵיהּ לְמִיתְנֵי רוּבּוֹ, וְאַיְּידֵי דְּקָא בָעֵי לְמִיתְנֵי סֵיפָא בֶּן תִּשְׁעָה שֶׁיָּצָא רֹאשׁוֹ מֵת — טַעְמָא דְּרֹאשׁוֹ מֵת, הָא רֹאשׁוֹ חַי — הַבָּא אַחֲרָיו בְּכוֹר לַנַּחֲלָה נָמֵי לָא הָוֵי, תְּנָא רֵישָׁא נָמֵי רֹאשׁוֹ.Qu'elle enseigne alors « la majorité » ! – En droit, elle aurait dû enseigner « la majorité » ; mais, puisqu'elle devait enseigner dans la clause finale : « un enfant de neuf mois dont la tête est sortie morte » – d'où l'on déduit : la raison est que sa tête est sortie morte ; mais si sa tête est sortie vivante, celui qui vient après lui n'est pas non plus premier-né pour l'héritage –, le Tanna a enseigné aussi dans la clause initiale « sa tête », par uniformité de style.
- וּמַאי קָא מַשְׁמַע לַן, דְּכֵיוָן דְּמַפֵּיק לֵיהּ רֵישֵׁיהּ הָוֵה [לֵיהּ] לֵידָה? תְּנֵינָא: הוֹצִיא רֹאשׁוֹ, אַף עַל פִּי שֶׁהֶחְזִירוֹ — הֲרֵי זֶה כְּיָלוּד!Et que nous enseigne-t-elle alors ? Que, dès que l'enfant a sorti la tête, c'est [pour lui] une naissance ? Nous l'avons déjà appris ('Houlin 68a), au sujet du fœtus d'un animal : « S'il a sorti la tête, même s'il l'a rentrée, il est comme né » !
- וְכִי תֵּימָא: אַשְׁמוֹעִינַן בְּהֵמָה, וְקָא מַשְׁמַע לַן בְּאָדָם, דְּאָדָם מִבְּהֵמָה לָא יָלֵיף — דְּלֵית לַהּ פְּרוֹזְדוֹר.Et si tu dis : là-bas, elle nous a enseigné le cas de l'animal, et ici elle nous enseigne le cas de l'homme, car on ne déduit pas l'homme de l'animal, puisque celui-ci n'a pas de prozdor (vestibule dissimulant l'ouverture de la matrice) – chez la femme, les cuisses cachent l'ouverture, et la sortie de la tête seule ne serait peut-être pas une véritable naissance ;
- בְּהֵמָה מֵאָדָם לָא יָלְפָא — מִשּׁוּם דַּחֲשִׁיב פַּרְצוּף פָּנִים דִּידֵיהּ.et inversement, on ne déduit pas l'animal de l'homme, parce que, chez l'homme, son visage est important (l'homme est créé à l'image de D.ieu) –
- הָא נָמֵי תְּנֵינָא: יָצָא כְּדַרְכּוֹ — מִשֶּׁיָּצָא רוֹב רֹאשׁוֹ, וְאֵיזֶהוּ רוֹב רֹאשׁוֹ? מִשֶּׁתֵּצֵא פַּדַּחְתּוֹ. תְּיוּבְתָּא דִשְׁמוּאֵל, תְּיוּבְתָּא!cela aussi, nous l'avons appris (Nidda 28a) : « S'il est sorti de la manière habituelle (tête la première), il est considéré comme né dès que la majorité de sa tête est sortie. Et qu'est-ce que la majorité de sa tête ? Dès que son front est sorti. » Il n'y avait donc pas besoin de la Michna ici pour l'enfant de neuf mois, et la mention de la tête pour le fœtus non viable contredit Chmouel. Réfutation de Chmouel : c'est une teyouvta (réfutation définitive) !
- אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: פַּדַּחַת פּוֹטֶרֶת בְּכׇל מָקוֹם, חוּץ מִן הַנַּחֲלָה. מַאי טַעְמָא? ״יַכִּיר״ אָמַר רַחֲמָנָא, וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֲפִילּוּ לַנַּחֲלָה.Rabbi Chimon ben Lakich a dit : le front exempte en tout lieu (sa sortie compte comme une naissance), sauf pour l'héritage. Quelle en est la raison ? « Il reconnaîtra » le premier-né (Deutéronome 21, 17), a dit le Miséricordieux, et le front seul ne permet pas de reconnaître. Et Rabbi Yo'hanan a dit : même pour l'héritage le front suffit.
- בְּכׇל מָקוֹם, לְאֵיתוֹיֵי מַאי? לְאֵיתוֹיֵי הָא דְּתָנוּ רַבָּנַן: גִּיּוֹרֶת שֶׁיָּצְאָה פַּדַּחַת וְלָדָהּ בְּגַיּוּתָהּ, וְאַחַר כָּךְ נִתְגַּיְּירָה — אֵין נוֹתְנִין לָהּ יְמֵי טוּמְאָה וִימֵי טׇהֳרָה, וְאֵינָהּ מְבִיאָה קׇרְבַּן לֵידָה.« En tout lieu » : pour inclure quoi ? Pour inclure ce que nos Maîtres ont enseigné : une convertie dont l'enfant a sorti le front alors qu'elle était encore non-juive, et qui s'est ensuite convertie avant d'achever l'accouchement : on ne lui attribue pas les jours d'impureté et les jours de pureté de l'accouchée, et elle n'apporte pas le sacrifice d'accouchement, car l'enfant est considéré comme né alors qu'elle était non-juive.
- מֵיתִיבִי: ״יַכִּיר״ — זוֹ הַכָּרַת פָּנִים, וְאֵיזוֹ הִיא הַכָּרַת פָּנִים? פַּרְצוּף פָּנִים עִם הַחוֹטֶם. תָּנֵי: ״עַד הַחוֹטֶם״. תָּא שְׁמַע: אֵין מְעִידִים אֶלָּא עַל פַּרְצוּף פָּנִים עִם הַחוֹטֶם. תְּנִי: ״עַד הַחוֹטֶם״.On a objecté à Rabbi Yo'hanan d'une baraïta : « “Il reconnaîtra” : c'est la reconnaissance du visage. Et qu'est-ce que la reconnaissance du visage ? Les traits du visage avec le nez. » – Enseigne : « jusqu'au nez » (non compris). Viens et entends (Yevamot 120a) : « On ne témoigne de la mort d'un homme que sur la vue des traits du visage avec le nez. » – Enseigne : « jusqu'au nez ».
- תָּא שְׁמַע: פַּדַּחַת בְּלֹא פַּרְצוּף פָּנִים, פַּרְצוּף פָּנִים בְּלֹא פַּדַּחַת — אֵין מְעִידִין עַד שֶׁיְּהוּ שְׁנֵיהֶם עִם הַחוֹטֶם. וְאָמַר אַבָּיֵי, וְאִיתֵּימָא רַב כָּהֲנָא: מַאי קְרָאָה? ״הַכָּרַת פְּנֵיהֶם עָנְתָה בָּם״! שָׁאנֵי עֵדוּת אִשָּׁה, דְּאַחְמִירוּ בַּהּ רַבָּנַן.Viens et entends : « Le front sans les traits du visage, les traits du visage sans le front : on ne témoigne pas tant qu'il n'y a pas les deux, avec le nez. » Et Abayé a dit – et certains disent que c'est Rav Kahana : quel est le verset qui l'enseigne ? « La reconnaissance de leur visage témoigne contre eux » (Isaïe 3, 9). – Le témoignage permettant à une femme de se remarier est différent, car les Sages ont été sévères à son égard.
- וּמִי אַחְמִירוּ? וְהָא תְּנַן: הוּחְזְקוּ לִהְיוֹת מַשִּׂיאִים עֵד מִפִּי עֵד, מִפִּי אִשָּׁה, מִפִּי עֶבֶד, מִפִּי שִׁפְחָה! כִּי אַקִּילוּ רַבָּנַן בְּסוֹפָהּ, בִּתְחִלָּתָהּ לָא אַקִּילוּ רַבָּנַן.Et ont-ils été sévères ? Mais nous avons appris (Yevamot 122a) : « Ils ont pris l'habitude de la remarier sur le témoignage d'un témoin rapportant les paroles d'un témoin, d'une femme, d'un esclave, d'une servante » ! – Lorsque les Sages ont été indulgents, c'est sur la fin du témoignage (qui peut témoigner de la mort) ; sur son début – l'identification correcte du mort – les Sages n'ont pas été indulgents.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא:Et si tu veux, dis plutôt, pour répondre au nom de Rabbi Yo'hanan :
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