Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אַף עַל פִּי שֶׁאֵינוֹ כּוֹחֵל שְׁתֵּי עֵינָיו כְּאַחַת.Plutôt, tout Cohen dont le nez est anormalement enfoncé est considéré comme 'haroum (au nez écrasé), même s'il ne farde pas ses deux yeux à la fois, d'un seul trait de pinceau.
- שְׁתֵּי עֵינָיו לְמַטָּה. מָה ״שְׁתֵּי עֵינָיו לְמַעְלָה״ ״שְׁתֵּי עֵינָיו לְמַטָּה״? אִילֵּימָא שְׁתֵּי עֵינָיו לְמַעְלָה — דְּחָזֵי לְמַעְלָה, שְׁתֵּי עֵינָיו לְמַטָּה — דְּחָזֵי לְמַטָּה, עֵינוֹ אַחַת לְמַעְלָה וְעֵינוֹ אַחַת לְמַטָּה — דַּחֲזַאי עֵינוֹ אַחַת לְמַטָּה וְעֵינוֹ אַחַת לְמַעְלָה, הַיְינוּ ״רוֹאֶה אֶת הַחֶדֶר וְאֶת הָעֲלִיָּיה כְּאֶחָת״!La Michna enseigne que si ses deux yeux sont en haut ou ses deux yeux en bas, il est disqualifié du service du Temple. La Guemara demande : que signifient « ses deux yeux en haut » et « ses deux yeux en bas » ? Si l'on dit que « ses deux yeux en haut » signifie qu'il regarde constamment vers le haut, et « ses deux yeux en bas », qu'il regarde constamment vers le bas, alors « un œil en haut et un œil en bas » signifierait qu'il regarde d'un œil vers le bas et d'un œil vers le haut. Mais c'est le cas suivant de la Michna, celui qui « voit la chambre du rez-de-chaussée et l'étage à la fois » !
- אֶלָּא, שְׁתֵּי עֵינָיו לְמַעְלָה — דְּקָיְימָן לְמַעְלָה, שְׁתֵּי עֵינָיו לְמַטָּה — דְּקָיְימָן לְמַטָּה, עֵינוֹ אַחַת לְמַעְלָה וְעֵינוֹ אַחַת לְמַטָּה — דְּקָיְימִי עֵינוֹ אַחַת לְמַעְלָה וְעֵינוֹ אַחַת לְמַטָּה, וְקָיְימִי כְּסִדְרָן נָמֵי, וְרוֹאֶה אֶת הַחֶדֶר וְאֶת הָעֲלִיָּיה כְּאַחַת.Plutôt, « ses deux yeux en haut » désigne le cas où ses yeux sont situés en haut, au-dessus de leur place normale ; « ses deux yeux en bas », le cas où ils sont situés en bas ; « un œil en haut et un œil en bas », le cas où un œil est situé en haut et un œil en bas. Et la Michna ajoute que si ses yeux sont situés à leur place normale aussi, mais qu'il voit la chambre et l'étage à la fois, il est lui aussi considéré comme ayant un défaut.
- מְנָא הָנֵי מִילֵּי? דְּתָנוּ רַבָּנַן: בְּעֵינוֹ — כׇּל מָה שֶׁבְּעֵינוֹ, מִכָּאן אָמְרוּ: שְׁתֵּי עֵינָיו לְמַטָּה, שְׁתֵּי עֵינָיו לְמַעְלָה, עֵינוֹ אַחַת לְמַעְלָה וְעֵינוֹ אַחַת לְמַטָּה, וְרוֹאֶה אֶת הַחֶדֶר וְאֶת הָעֲלִיָּיה כְּאֶחָת, אוֹ שֶׁמְּדַבֵּר עִם חֲבֵירוֹ וְאַחֵר אוֹמֵר: לִי רוֹאֶה.D'où savons-nous cela ? Car nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : le verset dit « ou une taie, ou un tevaloul dans son œil » (Lévitique 21, 20). Puisqu'il est évident que ces défauts ne touchent que l'œil, « dans son œil » vient inclure tout défaut qui est dans son œil. De là les Sages ont dit : si ses deux yeux sont en bas, ou ses deux yeux en haut, ou un œil en haut et un œil en bas, ou s'il voit la chambre et l'étage à la fois, ou si, lorsqu'il parle avec son prochain, un autre dit : « C'est moi qu'il regarde », il a un défaut et est disqualifié du service.
- תָּנוּ רַבָּנַן: עִוֵּר — בֵּין סוֹמֵא בִּשְׁתֵּי עֵינָיו, בֵּין סוֹמֵא בְּאַחַת מֵעֵינָיו. חֲוַרְוָור וְהַמַּיִם הַקְּבוּעִין מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אִישׁ עִוֵּר״.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : l'« aveugle » (ivèr) disqualifié du service, c'est qu'il soit aveugle des deux yeux ou aveugle d'un seul de ses yeux. Quant à celui qui ne voit pas à cause de taches blanches ('havarvar) sur l'œil ou de larmes permanentes, d'où savons-nous qu'il est disqualifié ? Le verset dit : « Un homme aveugle » (Lévitique 21, 18) ; le mot superflu « homme » inclut ces cas.
- אָמַר רָבָא: לְמָה לִי דִּכְתַב רַחֲמָנָא ״אִישׁ״, ״עִוֵּר״, ״דַּק״, ״תְּבַלּוּל״, ״בְּעֵינוֹ״? צְרִיכִי, דְּאִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״עִוֵּר״ מִשּׁוּם דְּלֵיתַנְהוּ כְּלָל, אֲבָל חֲוַרְוָור וְהַמַּיִם הַקְּבוּעִין דְּאִיתַנְהוּ בֵּיהּ — לָא, כְּתַב רַחֲמָנָא ״אִישׁ״.Rava a dit : pourquoi ai-je besoin que le Miséricordieux ait écrit « homme », « aveugle », « taie », « tevaloul » et « dans son œil » ? Tous sont nécessaires. Car si le Miséricordieux avait écrit seulement « aveugle », on aurait dit que l'aveugle est disqualifié parce que ses yeux ne sont pas là du tout, c'est-à-dire qu'ils ont été arrachés ; mais pour les taches blanches et les larmes permanentes, où les yeux sont encore présents, il ne serait pas disqualifié. C'est pourquoi le Miséricordieux a écrit « homme ».
- וְאִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״אִישׁ״ — מִשּׁוּם דְּלָא קָא חָזֵי כְּלָל, אֲבָל מַחְסוֹרַיְיתָא — לָא, כְּתַב רַחֲמָנָא ״דַּק״. וְאִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״דַּק״ — מִשּׁוּם דִּמְחַסְּרָן, אֲבָל מְבַלְבְּלִיתָא — לָא, כְּתַב רַחֲמָנָא ״תְּבַלּוּל״.Et si le Miséricordieux avait écrit seulement « homme », on aurait pensé qu'il est disqualifié parce qu'il ne voit pas du tout ; mais une vue simplement diminuée, non. C'est pourquoi le Miséricordieux a écrit « taie ». Et si le Miséricordieux avait écrit seulement « taie », on aurait pensé qu'il est disqualifié parce que sa vue est diminuée ; mais des yeux mélangés, où le blanc pénètre dans le noir sans réduire la vue, non. C'est pourquoi le Miséricordieux a écrit « tevaloul ».
- וְאִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״תְּבַלּוּל״ — מִשּׁוּם דִּמְבַלְבְּלָן, אֲבָל מִשּׁוּם מְשַׁנְּיוּתָא — לָא, כְּתַב רַחֲמָנָא ״בְּעֵינוֹ״.Et si le Miséricordieux avait écrit seulement « tevaloul », on aurait dit qu'il est disqualifié parce que ses yeux sont mélangés ; mais à cause d'une anomalie d'aspect, comme des yeux placés trop haut, non. C'est pourquoi le Miséricordieux a écrit « dans son œil ».
- אָמַר רָבָא: הִלְכָּךְ, כֹּל מֵחֲמַת כַּהְיוּתָא — אָתְיָא מֵ״אִישׁ״, מַחְסוֹרַיְיתָא — מִ״דַּק״, מְבַלְבְּלִיתָא — מִ״תְּבַלּוּל״, מְשַׁנְּיוּתָא — מִ״בְּעֵינוֹ״.Rava a dit : par conséquent, tout défaut des yeux dû à l'obscurcissement, c'est-à-dire à la cécité, est déduit de « homme » ; ce qui relève de la vue diminuée est déduit de « taie » ; ce qui relève du mélange des parties de l'œil, de « tevaloul » ; et les anomalies d'aspect, de « dans son œil ».
- סָכֵי שֶׁמֶשׁ. תָּנֵי רַב יוֹסֵף: ״סָנֵי שֶׁמֶשׁ״. זַגְדְּיָין. מַחְוֵי רַב הוּנָא: חַד מִדִּידַן וְחַד מִדִּידְהוּ, וְאִיקְּפַד רַב יְהוּדָה.La Michna mentionne les « sakhei chémech » (ceux qui ne peuvent regarder le soleil). Rav Yossef enseignait : « sanei chémech » (ceux qui haïssent le soleil), qui ne peuvent ouvrir les yeux à la lumière du soleil. La Michna mentionne aussi les « zagdiyan » (aux yeux dissemblables). Pour l'illustrer, Rav Houna fit un geste du doigt en disant : un œil comme les nôtres et un œil comme les leurs ; et, comme il désignait Rav Yehouda, assis en face de lui et dont les yeux étaient anormaux, Rav Yehouda s'en offusqua.
- מֵיתִיבִי: שָׁכְבָנָא — שֶׁגְּבִינָיו שׁוֹכְבִים, זַגְדּוֹם — אֶחָד שָׁחוֹר וְאֶחָד לָבָן. תַּנָּא: כֹּל זוּגָא דְּלָא שָׁוֵי לַהֲדָדֵי, ״זַגְדּוֹם״ קָרֵי לֵיהּ.On a objecté d'après une baraïta : le chekhavna, c'est celui dont les sourcils sont couchés sur les yeux ; le zagdom, c'est celui dont un sourcil est noir et l'autre blanc (et non celui dont les yeux diffèrent). La Guemara répond : le Tanna (Sage de l'époque de la Michna) de cette baraïta appelle « zagdom » toute paire de membres dont les éléments ne sont pas semblables l'un à l'autre.
- הַצַּיְרָן. עֵינָיו תְּרוּטוֹת, וְצִירָנִיּוֹת, דּוֹמְעוֹת, דּוֹלְפוֹת, טוֹרְדוֹת.La Michna mentionne « le tsayran ». Une baraïta le définit : ses yeux sont tombants (terouthot), ou ronds (tsiraniyot), ou larmoyants, ou ruisselants, ou déversant des larmes abondamment.
- תַּנָּא: הַזִּדֵּיר וְהַלּוּפְיָן (וְהַתָּמִיר) [וְהַתִּימְיָן]. זִוֵּיר — דִּמְזַוַּר עֵינֵיהּ, לוּפְיָן — דִּנְפִישִׁין זִיפֵיהּ, (תָּמִיר) [תִּימְיָן] — שֶׁתַּמּוּ (זִיפִין) [זִיפָיו]. וְהָנֵי גַּבֵּי מוּמִין תָּנוּ לְהוּ? וְהָתְנַן: שֶׁנָּשְׁרוּ רִיסֵי עֵינָיו פָּסוּל מִפְּנֵי מַרְאִית הָעַיִן! לָא קַשְׁיָא, הָא דְּאִשְׁתְּיוּר גַּרְדּוּמֵי, הָא דְּלָא אִישְׁתְּיוּר גַּרְדּוּמֵי.Il a été enseigné dans une baraïta : le ziddir, le loufyan et le timyan sont disqualifiés. Le ziddir, c'est celui dont les yeux sont étranges ; le loufyan, celui dont les cils sont abondants ; le timyan, celui dont les cils sont épuisés. La Guemara demande : et ces cas, les enseigne-t-on parmi les défauts véritables ? Or nous avons appris dans la Michna : celui dont les cils sont tombés est disqualifié seulement à cause de l'apparence ! Ce n'est pas difficile : ici, dans la baraïta, il s'agit du cas où des racines des cils sont restées, et là, du cas où des racines ne sont pas restées.
- מַתְנִי׳ עֵינָיו גְּדוֹלוֹת כְּשֶׁל עֵגֶל, אוֹ קְטַנּוֹת כְּשֶׁל אַוָּוז. גּוּפוֹ גָּדוֹל מֵאֵבָרָיו, אוֹ קָטָן מֵאֵבָרָיו. חוֹטְמוֹ גָּדוֹל מֵאֵבָרָיו, אוֹ קָטָן מֵאֵיבָרָיו. הַצִומֵּם וְהַצִּומֵּעַ — אֵיזֶהוּ צִומֵּעַ? כֹּל שֶׁאׇזְנָיו קְטַנּוֹת, וְהַצִּומֵּם — כֹּל שֶׁאׇזְנָיו דּוֹמוֹת לִסְפוֹג. שְׂפָתוֹ הָעֶלְיוֹנָה עוֹדֶפֶת עַל הַתַּחְתּוֹנָה, הַתַּחְתּוֹנָה עוֹדֶפֶת עַל הָעֶלְיוֹנָה — הֲרֵי זֶה מוּם. וְשֶׁנָּשְׁרוּ שִׁינָּיו — פָּסוּל מִפְּנֵי מַרְאִית הָעַיִן.MICHNA : Si ses yeux sont grands comme ceux d'un veau, ou petits comme ceux d'une oie ; si son corps est démesurément grand par rapport à ses membres, ou petit par rapport à ses membres ; si son nez est grand par rapport à ses membres, ou petit par rapport à ses membres, il est disqualifié. De même le tsomem et le tsomea'. Qui est le tsomea' ? Quiconque a les oreilles petites. Et le tsomem ? Quiconque a les oreilles semblables à une éponge. Si sa lèvre supérieure dépasse la lèvre inférieure, ou si l'inférieure dépasse la supérieure, c'est un défaut. Et celui dont les dents sont tombées est disqualifié à cause de l'apparence.
- גְּמָ׳ אָמַר רַב: מֹשֶׁה רַבֵּינוּ עֶשֶׂר אַמּוֹת הָיָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיִּפְרֹשׂ אֶת הָאֹהֶל עַל הַמִּשְׁכָּן״, מִי פְּרָשׂוֹ? מֹשֶׁה רַבֵּינוּ פְּרָשׂוֹ, וּכְתִיב: ״עֶשֶׂר אַמּוֹת אוֹרֶךְ הַקָּרֶשׁ״.GUEMARA : Rav a dit : Moché notre maître mesurait dix coudées, comme il est dit : « Il étendit la tente sur le Tabernacle » (Exode 40, 19). Qui l'a étendue ? Moché notre maître l'a étendue. Et il est écrit : « Dix coudées, la longueur de la planche » (Exode 26, 16). Moché devait donc être au moins aussi grand que le Tabernacle pour y étendre la tente.
- אֲמַר לֵיהּ רַב שִׁימִי בַּר חִיָּיא לְרַב: אִם כֵּן עֲשִׂיתוֹ לְמֹשֶׁה רַבֵּינוּ בַּעַל מוּם! דִּתְנַן: גּוּפוֹ גָּדוֹל מֵאֵבָרָיו אוֹ קָטָן מֵאֵבָרָיו. אֲמַר לֵיהּ: שִׁימִי! בְּאַמָּה שֶׁל קֹדֶשׁ קָאָמֵינָא.Rav Chimi bar 'Hiya dit à Rav : s'il en est ainsi, tu as fait de Moché notre maître un homme atteint d'un défaut ! Car nous avons appris dans la Michna : si son corps est grand par rapport à ses membres, ou petit par rapport à ses membres, il a un défaut ; or un homme normal mesure environ trois de ses propres coudées. Rav lui répondit : Chimi ! Je parle de la coudée de la planche du sanctuaire, et non de la coudée de Moché.
- חוֹטְמוֹ גָּדוֹל וכו׳. תָּנָא: כְּאֶצְבַּע קְטַנָּה.La Michna enseigne : si son nez est grand, etc. Il a été enseigné dans une baraïta : la mesure de la disproportion est comme le petit doigt.
- הַצִּומֵּם וְהַצִּומֵּעַ. תָּנָא: אַף הַצִּימֵּחַ. לָא הֲווֹ יָדְעִי רַבָּנַן מַאי ״צִימֵּחַ״, שְׁמַעוּ לְהָהוּא טַיָּיעָא דַּהֲוָה קָאָמַר: ״מַאן דְּבָעֵי צִימֵּחַ״, וְאִישְׁתְּכַח גַּדְיָא חֲזִיזָא.La Michna enseigne : le tsomem et le tsomea'. Il a été enseigné dans une baraïta : également le tsimea'h. Les Sages ne savaient pas ce qu'est un « tsimea'h ». Ils entendirent un certain marchand arabe qui disait : « Qui veut un tsimea'h ? », et il se trouva que c'était un chevreau aux oreilles pendantes.
- אָמַר רַב חִסְדָּא: עֵז שֶׁאֵין לָהּ קַרְנַיִם, וְרָחֵל שֶׁיֵּשׁ לָהּ קַרְנַיִם — כְּשֵׁרִים לְגַבֵּי מִזְבֵּחַ.Rav 'Hisda a dit : une chèvre qui n'a pas de cornes et une brebis qui a des cornes sont aptes à être offertes sur l'autel ; elles ne sont pas considérées comme ayant un défaut.
- תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: יֵשׁ דְּבָרִים שֶׁהֵן כְּמוּמִין, וְאֵינָן כְּמוּמִין, וְשׁוֹחֲטִין עֲלֵיהֶם בְּמִקְדָּשׁ, אֲבָל לֹא בַּמְּדִינָה. וְאֵלּוּ הֵן: עֵז שֶׁאֵין (לוֹ) [לָהּ] קַרְנַיִם, וְרָחֵל שֶׁיֵּשׁ (לוֹ) [לָהּ] קַרְנַיִם, וְהַצִּימֵּחַ, וְהַצִּימֵּם, וְהַצִּימֵּעַ.Il a été enseigné de même dans une baraïta : il y a des choses qui sont comme des défauts sans être réellement comme des défauts ; on abat les sacrifices malgré elles dans le Temple, mais non dans le pays : un premier-né ne peut être abattu hors du Temple sur la base de ces défauts. Ce sont : une chèvre qui n'a pas de cornes, une brebis qui a des cornes, le tsimea'h, le tsimem et le tsimea'.
- אָמַר רַב חִסְדָּא אָמַר אַמֵּימָר: נִטְּלוּ קַרְנוֹתָן וְזַכְרוּתָן עִמָּהֶן — פְּסוּלָה, וְאֵין פּוֹדִין עֲלֵיהֶם. נִטְּלוּ טְלָפַיִים וְזַכְרוּתָם עִמָּהֶן — פְּסוּלִין, וְנִפְדִּין עֲלֵיהֶם.Rav 'Hisda a dit au nom d'Amémar : si leurs cornes ont été enlevées avec leurs os internes, l'animal est disqualifié pour l'autel, mais on ne le rachète pas sur la base de ce défaut, qui n'est pas un défaut complet. Si les sabots ont été enlevés avec leurs os, ils sont disqualifiés et on les rachète sur la base de ce défaut.
- מֵיתִיבִי: נִטְּלוּ קַרְנַיִין וּטְלָפַיִין וְזַכְרוּתָן עִמָּהֶן — פְּסוּלִין וְנִפְדִּין עֲלֵיהֶן! לָא קַשְׁיָא: הָא דְּאִיתְעֲקוּר אִיתְעֲקוֹרֵי, הָא דְּאִיגּוּם אִיגּוֹמֵי.On a objecté d'après une baraïta : si les cornes et les sabots ont été enlevés avec leurs os, ils sont disqualifiés et on les rachète sur la base de ces défauts ! Ce n'est pas difficile : ici, dans la baraïta, il s'agit du cas où l'os a été totalement déraciné ; là, chez Rav 'Hisda, du cas où il a été coupé sans être déraciné.
- וּדְאִיגּוּם אִיגּוֹמֵי, פָּסוּל? וּרְמִינְהוּ: פָּרָה שֶׁקַּרְנֶיהָ וּטְלָפֶיהָ שְׁחוֹרִים — יָגוֹד! תַּרְגְּמַהּ זְעֵירִי: מֵעִילָּוֵי זַכְרוּת.Et lorsque l'os a été coupé, l'animal est-il même disqualifié ? Or on a opposé une Michna (Para 2, 2) : une vache rousse dont les cornes et les sabots sont noirs – qu'on les coupe ! Couper la corne ne constitue donc pas un défaut. Zeïri l'a interprétée : on coupe au-dessus de l'os, à la pointe de la corne ; mais couper l'os lui-même disqualifie l'animal.
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