Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לִפְסוֹל בִּמְקוֹם אַחִים,Pour invalider la veuve par sa 'halitsa (rite libérant la veuve sans enfants du lévirat) là où il y a d'autres frères : selon Rabbi Yehouda, il est certainement eunuque et sa 'halitsa n'a aucun effet, si bien qu'un autre frère peut l'épouser par lévirat ; selon Rabbi Yossé, sa 'halitsa est peut-être valable, et elle est interdite aux autres frères ;
- וְלַחְלוֹץ שֶׁלֹּא בִּמְקוֹם אַחִים, אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ.et pour accomplir la 'halitsa là où il n'y a pas d'autres frères : selon Rabbi Yehouda, elle n'en a pas besoin, et selon Rabbi Yossé, elle en a besoin. Voilà la différence entre eux.
- הֲדַרַן עֲלָךְ עַל אֵלּוּ מוּמִין.Nous reviendrons à toi, « Al élou moumin » (« Pour ces défauts »).
- מַתְנִי׳ מוּמִין אֵלּוּ, בֵּין קְבוּעִין בֵּין עוֹבְרִים — פּוֹסְלִין בָּאָדָם, וְיָתֵר עֲלֵיהֶן: הַכִּילוֹן, וְהַלַּפְתָּן, וְהַמַּקָּבָן, וְשֶׁרֹאשׁוֹ שָׁקוּט, וּסְקִיפַת.MICHNA : Ces défauts enseignés au sujet de l'animal, qu'ils soient permanents ou passagers, disqualifient chez l'homme, c'est-à-dire le Cohen (prêtre) pour le service du Temple. Et s'y ajoutent des défauts propres à l'homme : le kilon (à la tête pointue), le laftan (à la tête en forme de navet), le makavan (à la tête en forme de marteau), celui dont la tête est enfoncée, et le sekifat (dont l'arrière de la tête semble amputé).
- וּבַעֲלֵי חֲטָרוֹת — רַבִּי יְהוּדָה מַכְשִׁיר, וַחֲכָמִים פּוֹסְלִין. הַקֵּרֵחַ פָּסוּל. אֵיזֶהוּ קֵרֵחַ? כֹּל שֶׁאֵין לוֹ שִׁיטָה שֶׁל שֵׂעָר מוּקֶּפֶת מֵאוֹזֶן לְאוֹזֶן, אִם יֵשׁ לוֹ — הֲרֵי זֶה כָּשֵׁר.Et les bossus : Rabbi Yehouda les déclare aptes, et les Sages les déclarent inaptes. Le kéréa'h (chauve) est inapte. Qu'est-ce qu'un kéréa'h ? Quiconque n'a pas une rangée de cheveux faisant le tour de la tête d'une oreille à l'autre ; s'il en a une, il est apte.
- גְּמָ׳ אַמַּאי? וְהָאִיכָּא יַבֶּלֶת, דְּלָא כְּתִיב בְּאוֹרָיְיתָא בְּאָדָם! וְתוּ: דַּק תְּבַלּוּל, דְּלָא כְּתִיבִי בִּבְהֵמָה!GUEMARA : Pourquoi tous les défauts de l'animal disqualifieraient-ils l'homme ? Voici la verrue (yabélèt), qui n'est pas écrite dans la Torah pour l'homme (mais seulement pour l'animal, Lévitique 22, 22) ! Et de plus : le dak (taie sur l'œil) et le teballoul (mélange du blanc et du noir de l'œil), qui ne sont pas écrits pour l'animal (mais pour l'homme, Lévitique 21, 20) !
- מֵילָף יָלְפִי מֵהֲדָדֵי, דְּתַנְיָא: בָּאָדָם לֹא נֶאֱמַר בּוֹ יַבֶּלֶת, בַּבְּהֵמָה לֹא נֶאֱמַר דַּק תְּבַלּוּל, מִנַּיִן לִיתֵּן אֶת הָאָמוּר שֶׁל זֶה בָּזֶה וְאֶת הָאָמוּר שֶׁל זֶה בָּזֶה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״גָּרָב״ ״גָּרָב״, ״יַלֶּפֶת״ ״יַלֶּפֶת״ לִגְזֵירָה שָׁוָה.Ils s'apprennent l'un de l'autre, car il a été enseigné dans une baraïta : Pour l'homme, il n'est pas dit la verrue ; pour l'animal, il n'est pas dit le dak ni le teballoul. D'où savons-nous qu'il faut appliquer ce qui est dit de l'un à l'autre, et ce qui est dit de l'autre à l'un ? Le verset dit : « garav » (gale) et « garav », « yalèfèt » (dartre) et « yalèfèt » (Lévitique 21, 20 ; 22, 22), pour une guezéra chava (analogie fondée sur un même mot dans deux versets).
- מַפְנֵי, דְּאִי לָא מַפְנֵי, אִיכָּא לְמִיפְרַךְ: אָדָם מִבְּהֵמָה לָא יָלֵיף, שֶׁכֵּן הִיא עַצְמָהּ קְרֵיבָה לְגַבֵּי מִזְבֵּחַ; בְּהֵמָה מֵאָדָם לָא יָלְפָא, שֶׁכֵּן נִתְרַבָּה בְּמִצְוֹת.Ces mots sont libres, c'est-à-dire superflus et réservés à l'analogie ; car s'ils n'étaient pas libres, on pourrait réfuter l'analogie : on n'apprend pas l'homme de l'animal, car celui-ci est lui-même offert sur l'autel ; on n'apprend pas l'animal de l'homme, car celui-ci a été inclus dans davantage de mitsvot (commandements).
- לָאיֵי, אַפְנוֹיֵי מַפְנֵי, לִכְתּוֹב רַחֲמָנָא ״יַלֶּפֶת״ וְלָא בָּעֵי ״גָּרָב״, וַאֲנָא אָמֵינָא: וּמָה יַלֶּפֶת דְּלָא מְאִיסָא הָוֵי מוּמָא, גָּרָב דִּמְאִיס לֹא כׇּל שֶׁכֵּן? ״גָּרָב״ ״גָּרָב״ דִּכְתַב רַחֲמָנָא לְמָה לִי? לְאַפְנוֹיֵי.En effet, ils sont libres : que le Miséricordieux écrive « yalèfèt », et il n'aurait pas besoin d'écrire « garav », et je dirais : si la yalèfèt, qui n'est pas répugnante, est un défaut, la garav, qui est répugnante, à plus forte raison ! « Garav » et « garav », qu'a écrits le Miséricordieux, pourquoi en ai-je besoin ? Pour les rendre libres.
- וְלִכְתְּבִינְהוּ רַחֲמָנָא כּוּלְּהוּ בְּחַד, וְגָרָב וְיַלֶּפֶת הָכָא וְהָכָא, וְלֵילְפוּ מֵחֲדָא!Mais que le Miséricordieux les écrive tous pour l'un (l'homme ou l'animal), et qu'il écrive la garav et la yalèfèt ici et là, pour l'analogie, et qu'on apprenne les autres défauts de l'un !
- אַהֵיָיא בְּהֵי לִיכְתֹּב רַחֲמָנָא? אִי כְּתַב בְּאָדָם, הֲוָה אָמֵינָא: כֹּל דְּפָסוּל בְּאָדָם פָּסוּל בִּבְהֵמָה, קָלוּט וְחוּטִין דְּלֵיתַנְהוּ בְּאָדָם, בִּבְהֵמָה נָמֵי לָא לִיפַּסְלוּ.Dans lequel le Miséricordieux devrait-il les écrire ? S'il les avait écrits pour l'homme, j'aurais dit : tout ce qui disqualifie chez l'homme disqualifie chez l'animal, mais le sabot fermé (kalout) et les gencives ('houtin), qui n'existent pas chez l'homme, ne devraient pas disqualifier non plus chez l'animal.
- וְלִכְתּוֹב רַחֲמָנָא כּוּלְּהוּ בִּבְהֵמָה, הָוֵה אָמֵינָא: כֹּל דְּפָסוּל בִּבְהֵמָה פָּסוּל בְּאָדָם, גִּבֵּן וְחָרוּם דְּלֵיתַנְהוּ בִּבְהֵמָה — בְּאָדָם נָמֵי לָא לִיפַּסְלוּ.Et que le Miséricordieux les écrive tous pour l'animal ? J'aurais dit : tout ce qui disqualifie chez l'animal disqualifie chez l'homme, mais le guibben (au défaut des sourcils) et le 'haroum (au nez enfoncé), qui n'existent pas chez l'animal, ne devraient pas disqualifier non plus chez l'homme.
- וְלִכְתְּבִינְהוּ רַחֲמָנָא כּוּלְּהוּ בְּחַד, וְהָנָךְ דְּלֵיתַנְהוּ בְּאִידַּךְ — לִכְתּוֹב רַחֲמָנָא בִּבְהֵמָה, וְהָנָךְ דְּלֵיתַנְהוּ בְּאִידַּךְ — לִכְתּוֹב בְּאָדָם, וְגָרָב וְיַלֶּפֶת — הָכָא וְהָכָא, וְלֵילְפִי מֵהֲדָדֵי.Mais que le Miséricordieux les écrive tous pour l'un ; et ceux qui n'existent pas chez l'autre, que le Miséricordieux les écrive pour l'animal ; et ceux qui n'existent pas chez l'autre, qu'il les écrive pour l'homme ; et la garav et la yalèfèt ici et là, et qu'on les apprenne l'un de l'autre !
- אֶלָּא, כְּתַנָּא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל, דְּתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: כׇּל פָּרָשָׁה שֶׁנֶּאֶמְרָה וְנִשְׁנֵית — לֹא נִשְׁנֵית אֶלָּא בִּשְׁבִיל דָּבָר שֶׁנִּתְחַדֵּשׁ בָּהּ.Plutôt, c'est selon le Tanna de l'école de Rabbi Ichmaël, car l'école de Rabbi Ichmaël a enseigné : tout passage qui a été dit puis répété n'a été répété que pour l'élément nouveau qui s'y trouve. Ici, les défauts communs ont été répétés en raison des défauts propres à l'homme ou à l'animal.
- אָמַר רָבָא: לְמָה לִי דִּכְתַב רַחֲמָנָא מוּם בְּאָדָם, מוּם בְּקָדָשִׁים, מוּם בִּבְכוֹר?Rava a dit : Pourquoi ai-je besoin que le Miséricordieux écrive le défaut pour l'homme (Lévitique 21, 17-23), le défaut pour les sacrifices (Lévitique 22, 20-25) et le défaut pour le premier-né (Deutéronome 15, 21) ?
- צְרִיכָא, דְּאִי כְּתַב רַחֲמָנָא מוּם בְּאָדָם, שֶׁכֵּן נִתְרַבָּה בְּמִצְווֹת. אָדָם מִבְּכוֹר בְּהֵמָה לָא אָתֵי, שֶׁכֵּן הוּא עַצְמוֹ קָרֵב לְגַבֵּי מִזְבֵּחַ.Ils sont nécessaires : car si le Miséricordieux avait écrit le défaut seulement pour l'homme, on aurait dit que c'est propre à lui, car il a été inclus dans davantage de mitsvot. Et s'il ne l'avait écrit que pour le premier-né, l'homme ne pourrait pas se déduire du premier-né animal, car celui-ci est lui-même offert sur l'autel.
- קָדָשִׁים מִבְּכוֹר לָא אָתֵי, שֶׁכֵּן קְדוּשָּׁתוֹ מֵרֶחֶם.Les sacrifices ne se déduisent pas du premier-né, car sa sainteté vient du ventre maternel, alors que les sacrifices ne sont saints que par la consécration.
- אָדָם מִקֳּדָשִׁים לָא אָתֵי, שֶׁכֵּן הֵן עַצְמָן קְרֵיבִין. בְּכוֹר מִקֳּדָשִׁים לָא אָתֵי, שֶׁכֵּן קְדוּשָּׁתוֹ מְרוּבָּה.L'homme ne se déduit pas des sacrifices, car ceux-ci sont eux-mêmes offerts ; le premier-né ne se déduit pas des sacrifices, car leur sainteté est plus grande (il en existe de nombreuses sortes).
- חֲדָא מֵחֲדָא לָא אָתְיָא, תֵּיתֵי חֲדָא מִתַּרְתֵּי? מֵהֵי תֵּיתֵי?! לָא לִכְתֹּב רַחֲמָנָא בִּבְכוֹר, וְתֵיתֵי מֵהָנָךְ? מָה לְהָנָךְ שֶׁכֵּן קְדוּשָּׁתָן מְרוּבָּה, וְנוֹהֲגִין בִּפְשׁוּטִין.Un cas ne se déduit pas d'un seul autre ; qu'un cas se déduise de deux ! — Duquel le déduirait-on ?! Que le Miséricordieux n'écrive pas le défaut pour le premier-né, et qu'on le déduise de ceux-ci (l'homme et les sacrifices) ? Qu'en est-il de ceux-ci ? Leur sainteté est plus grande, et leurs lois s'appliquent aux êtres ordinaires (non premiers-nés).
- בְּקָדָשִׁים, וְתֵיתֵי מֵהָנָךְ? מָה לְהָנָךְ שֶׁכֵּן קְדוּשָּׁתָן מֵאֲלֵיהֶן!Que le Miséricordieux n'écrive pas le défaut pour les sacrifices, et qu'on les déduise de ceux-ci (l'homme et le premier-né) ? Qu'en est-il de ceux-ci ? Leur sainteté vient d'elle-même, sans consécration !
- בְּאָדָם, וְתֵיתֵי מֵהָנָךְ? מָה לְהָנָךְ שֶׁכֵּן הֵן עַצְמָן קְרֵיבִין לְגַבֵּי מִזְבֵּחַ! צְרִיכִי.Que le Miséricordieux n'écrive pas le défaut pour l'homme, et qu'on le déduise de ceux-ci (le premier-né et les sacrifices) ? Qu'en est-il de ceux-ci ? Ils sont eux-mêmes offerts sur l'autel ! Les trois versets sont donc nécessaires.
- יָתֵר עֲלֵיהֶן בְּאָדָם. מְנָא הָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, דְּאָמַר קְרָא: ״כֹּל אִישׁ אֲשֶׁר בּוֹ מוּם מִזֶּרַע אַהֲרֹן״, אִישׁ שֶׁשָּׁוֶה בְּזַרְעוֹ שֶׁל אַהֲרֹן.La Michna enseigne : « Et s'y ajoutent, chez l'homme » d'autres défauts. D'où savons-nous cela ? Rabbi Yo'hanan a dit : Car le verset dit : « Tout homme de la descendance d'Aharon le Cohen qui a en lui un défaut » (Lévitique 21, 21) — un homme qui est semblable au reste de la descendance d'Aharon.
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