Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הָכִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אֲפִילּוּ מוּם קַל. וְהָדִתְנַן: רָחֵל שֶׁיָּלְדָה מִין עֵז וְעֵז שֶׁיָּלְדָה מִין רָחֵל — פְּטוּרָה מִן הַבְּכוֹרָה, וְאִם יֵשׁ בּוֹ מִקְצָת סִימָנִין — חַיָּיב. מוּם קָבוּעַ הָוֵי לִשְׁחוֹט עָלָיו.Ainsi a dit Rabbi Yo'hanan : même une tare légère suffit : si le retrait de la part du non-juif ne causerait qu'une tare légère, l'animal est déjà exempt. Et sur ce que nous avons appris (Michna, plus loin, 16b) : une brebis qui a mis bas une sorte de chèvre et une chèvre qui a mis bas une sorte de brebis, elle est exempte de la bekhora (le statut de premier-né et ses obligations) ; et s'il a certains des signes de sa mère, il y est soumis – Rabbi Yo'hanan a dit : c'est une tare permanente, permettant de l'abattre à cause d'elle.
- בִּשְׁלָמָא מוּם קַל — קָא מַשְׁמַע לַן כִּדְרַב הוּנָא, וּלְאַפּוֹקֵי מִדְּרַב חִסְדָּא וְרָבָא.Certes, « une tare légère » : il nous enseigne qu'il pense comme Rav Houna, et pour exclure l'avis de Rav 'Hisda et de Rava.
- אֶלָּא מוּם קָבוּעַ — מַאי קָא מַשְׁמַע לַן? דְּכֵיוָן דְּאִישְׁתַּנִּי הָוֵה לֵיהּ מוּמָא? תְּנֵינָא: וּפִיו דּוֹמֶה כְּשֶׁל חֲזִיר — הֲרֵי זֶה מוּם!Mais « une tare permanente », que nous enseigne-t-il ? Que, puisqu'il a changé d'aspect, c'est une tare ? Nous l'avons déjà appris : « et sa bouche ressemble à celle d'un porc, c'est une tare » (Michna, plus loin, 40a) !
- וְכִי תֵּימָא, הָתָם נִשְׁתַּנָּה בְּדָבָר שֶׁאֵין בְּמִינוֹ קָדוֹשׁ בִּבְכוֹרָה, הָכָא נִשְׁתַּנָּה בְּדָבָר שֶׁבְּמִינוֹ קָדוֹשׁ בִּבְכוֹרָה, הָא נָמֵי תְּנֵינָא: עֵינוֹ אַחַת גְּדוֹלָה וְאַחַת קְטַנָּה.Et si tu dis : là-bas, il a changé en une chose dont l'espèce n'est pas sainte en tant que premier-né, ici, il a changé en une chose dont l'espèce est sainte en tant que premier-né ; cela aussi, nous l'avons appris : « un œil grand et l'autre petit » (Michna, plus loin, 40b).
- וְתַנָּא גְּדוֹלָה — גְּדוֹלָה כְּשֶׁל עֵגֶל, וּקְטַנָּה — קְטַנָּה כְּשֶׁל אַוָּוז. בִּשְׁלָמָא קְטַנָּה כְּשֶׁל אַוָּוז, אֵין בְּמִינוֹ קָדוֹשׁ בִּבְכוֹרָה, אֶלָּא גְּדוֹלָה כְּשֶׁל עֵגֶל — יֵשׁ בְּמִינוֹ קָדוֹשׁ בִּבְכוֹרָה! אֶלָּא לָאו מִשּׁוּם דְּאָמְרִינַן: כֵּיוָן דְּאִישְׁתַּנִּי הָוֵה לֵיהּ מוּמָא?Et un Tanna (Sage de l'époque de la Michna) a enseigné : « grand », grand comme celui d'un veau ; et « petit », petit comme celui d'une oie. Certes, petit comme celui d'une oie : son espèce n'est pas sainte en tant que premier-né ; mais grand comme celui d'un veau, son espèce est sainte en tant que premier-né ! N'est-ce donc pas parce que nous disons : puisqu'il a changé, c'est une tare ?
- לָא, מִשּׁוּם דְּהָוֵה לֵיהּ ״שָׂרוּעַ״. הָכִי נָמֵי מִסְתַּבְּרָא, דִּתְנַן: מוּמִין אֵלּוּ, בֵּין קְבוּעִין בֵּין עוֹבְרִין — פּוֹסְלִין. יָתֵר עֲלֵיהֶן אָדָם: עֵינָיו שְׁתֵּיהֶן גְּדוֹלוֹת, שְׁתֵּיהֶן קְטַנּוֹת.Non, c'est parce qu'il est sarou'a (animal dont un membre est plus grand que l'autre, Lévitique 22, 23). Cela aussi est logique, car nous avons appris : ces tares, qu'elles soient permanentes ou passagères, disqualifient un Cohen (prêtre) ; en plus de celles-ci, chez l'homme : ses deux yeux grands, ses deux yeux petits.
- גַּבֵּי אָדָם הוּא דִּכְתִיב: ״אִישׁ אִישׁ מִזֶּרַע אַהֲרֹן״, דְּבָעֵינַן אִישׁ שָׁוֶה בְּזַרְעוֹ שֶׁל אַהֲרֹן, אֲבָל בְּהֵמָה, שְׁתֵּיהֶן גְּדוֹלוֹת שְׁתֵּיהֶן קְטַנּוֹת — נָמֵי לָא הָוֵי מוּמָא.C'est pour l'homme qu'il est écrit : « tout homme de la descendance d'Aharon » (Lévitique 22, 4), car nous exigeons un homme égal à la descendance d'Aharon ; mais pour la bête, les deux grands ou les deux petits, ce n'est pas une tare non plus.
- אַחַת גְּדוֹלָה וְאַחַת קְטַנָּה, מַאי טַעְמָא? אִי מִשּׁוּם שִׁינּוּי — אֲפִילּוּ שְׁתֵּיהֶן גְּדוֹלוֹת, שְׁתֵּיהֶן קְטַנּוֹת נָמֵי! אֶלָּא לָאו מִשּׁוּם דְּהָוֵה לֵיהּ ״שָׂרוּעַ״?Un grand et l'autre petit, pour quelle raison est-ce une tare ? Si c'est à cause du changement, même les deux grands ou les deux petits devraient l'être ! N'est-ce donc pas parce qu'il est sarou'a ?
- לָא, לְעוֹלָם אֵימָא לָךְ מִשּׁוּם שִׁינּוּי, שִׁינּוּי הָוֵי מוּמָא. וּדְקָא קַשְׁיָא לָךְ: אֲפִילּוּ שְׁתֵּיהֶן גְּדוֹלוֹת, שְׁתֵּיהֶן קְטַנּוֹת? הָתָם, אִי מֵחֲמַת בְּרִיּוּתָא יַתִּירָא — תַּרְוַויְיהוּ בָּעֵי לְמִיבְרָא, אִי מֵחֲמַת כְּחִישׁוּתָא יַתִּירָא — תַּרְוַויְיהוּ בָּעֵי מִיכְחַשׁ.Non, en réalité je te dis que c'est à cause du changement, le changement est une tare. Et ce qui te fait difficulté : même les deux grands ou les deux petits ? Là-bas, si c'était dû à un excès de santé, les deux devraient être sains ; si c'était dû à un excès de maigreur, les deux devraient être maigres. Un écart entre les deux yeux est donc bien un changement.
- הָהִיא גִּיּוֹרְתָּא דַּהֲווֹ מָסְרִין לַהּ אַחֵי חֵיוְתָא לְפַטּוֹמַהּ, אֲתַאי לְקַמֵּיהּ דְּרָבָא, אֲמַר לַהּ: לֵית דְּחַשׁ לַהּ לְהָא דְּרַבִּי יְהוּדָה, דְּאָמַר: שׁוּתָּפוּת גּוֹי חַיֶּיבֶת בִּבְכוֹרָה.Une certaine convertie, à qui ses frères non juifs confiaient des bêtes à engraisser, est venue devant Rava pour demander si elles étaient soumises à la bekhora. Il lui a dit : personne ne tient compte de ce qu'a dit Rabbi Yehouda, que l'association avec un non-juif est soumise à la bekhora.
- רַב מָרִי בַּר רָחֵל הַוְיָא לֵיהּ הָהִיא חֵיוָתָא, הֲוָה מַקְנֶה לְאוּדְנַיְיהוּ לְגוֹי, וְאָסַר לְהוּ בְּגִיזָּה וַעֲבוֹדָה, וְיָהֵיב לְהוּ לְכֹהֲנִים, וּכְלַאי חֵיוָתָא דְּרַב מָרִי בַּר רָחֵל.Rav Mari bar Ra'hel avait un certain bétail. Il cédait leurs oreilles à un non-juif, pour les exempter de la bekhora, mais il leur interdisait la tonte et le travail, et les donnait aux Cohanim. Et le bétail de Rav Mari bar Ra'hel a péri.
- וְכִי מֵאַחַר דְּאָסַר לְהוּ בְּגִיזָה וַעֲבוֹדָה, וְיָהֵיב לְהוּ לְכֹהֲנִים, אַמַּאי מַקְנֶה לְהוּ לְאוּדְנַיְיהוּ לְגוֹי, דִּלְמָא אָתֵי בְּהוּ לִידֵי תַקָּלָה? אִי הָכִי, מַאי טַעְמָא כְּלוֹ חֵיוָתָא דְּרַב מָרִי? מִשּׁוּם דְּמַפְקַע לְהוּ מִקְּדוּשְׁתַּיְיהוּ.Mais puisqu'il leur interdisait la tonte et le travail et les donnait aux Cohanim, pourquoi cédait-il leurs oreilles à un non-juif ? De peur qu'on n'en vienne à une faute avec eux. S'il en est ainsi, pour quelle raison le bétail de Rav Mari a-t-il péri ? Parce qu'il les faisait sortir de leur sainteté.
- וְהָאָמַר רַב יְהוּדָה: מוּתָּר לָאָדָם לְהַטִּיל מוּם בִּבְכוֹר קוֹדֶם שֶׁיָּצָא לַאֲוִיר הָעוֹלָם! הָתָם מִקְּדוּשַּׁת מִזְבֵּחַ קָא מַפְקַע לֵיהּ, מִקְּדוּשַּׁת כֹּהֵן לָא מַפְקַע לֵיהּ. הָכָא אֲפִילּוּ מִקְּדוּשַּׁת כֹּהֵן קָא מַפְקַע לֵיהּ.Or Rav Yehouda n'a-t-il pas dit : il est permis à un homme d'infliger une tare à un premier-né avant qu'il ne sorte à l'air du monde ? Là-bas, il le fait sortir de la sainteté de l'autel, il ne le fait pas sortir de la sainteté du Cohen ; ici, il le fait sortir même de la sainteté du Cohen.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא: רַב מָרִי בַּר רָחֵל יָדַע לְאַקְנוֹיֵי קִנְיַן גָּמוּר, וְחָזֵי לֵיהּ אִינִישׁ אַחֲרִינָא, וְאָזֵיל וְעָבֵיד, וְסָבַר רַב מָרִי מִילְּתָא הוּא דַּעֲבַד, וְאָתֵי בָּהּ לִידֵי תַקָּלָה.Et si tu veux, dis : Rav Mari bar Ra'hel savait céder par une acquisition complète ; et une autre personne le voyait, allait et faisait de même, en pensant que Rav Mari n'avait fait qu'une simple parole, et en venait ainsi à une faute.
- מַתְנִי׳ כֹּהֲנִים וּלְוִיִּם פְּטוּרִין, מִקַּל וָחוֹמֶר: אִם פָּטְרוּ אֶת שֶׁל יִשְׂרָאֵל בַּמִּדְבָּר, דִּין הוּא שֶׁיִּפְטְרוּ אֶת שֶׁל עַצְמָן.MICHNA : Les Cohanim et les Léviim (lévites) sont exempts du rachat du premier-né de l'âne, par un kal va'homer (raisonnement a fortiori) : s'ils ont exempté ceux d'Israël dans le désert, les premiers-nés ayant été remplacés par les Léviim (Nombres 3, 45), il est logique qu'ils exemptent les leurs propres.
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