Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- נֶעְקְרוּ אִין, נִפְגְּמוּ וְנִגְמְמוּ לָא? בָּעֵינָא ״מוּם רָע״, וְלֵיכָּא! אִי הָכִי, מוּם עוֹבֵר נָמֵי! אַלְּמָה תְּנַן: וְלֹא מִן הָעוֹר?Si les gencives intérieures ont été arrachées, oui, le premier-né peut être abattu ; si elles ont été entaillées ou ébréchées, non ? Pourquoi ces défauts cachés ne permettent-ils pas également son abattage ? Je requiers un « mauvais défaut », et il n’y en a pas ! Un défaut caché n’est pas un défaut apparent qui défigure l’animal. S’il en est ainsi, un défaut passager aussi devrait permettre son abattage, puisque l’expression « tout mauvais défaut » inclut tous les défauts apparents ! Pourquoi avons-nous appris dans la Michna, enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi : une lésion du cartilage de l’oreille permet l’abattage, mais pas une lésion de la peau ?
- מוּם עוֹבֵר סְבָרָא הוּא, הַשְׁתָּא מִיפְרָק לָא פָּרְקִינַן עִלָּוֵיהּ, מִשְׁחָט שָׁחֲטִינַן עִלָּוֵיהּ? דְּתַנְיָא: ״וְאִם כׇּל בְּהֵמָה טְמֵאָה אֲשֶׁר לֹא יַקְרִיבוּ מִמֶּנָּה קׇרְבָּן לַה׳״ — בְּבַעֲלֵי מוּמִין הַכָּתוּב מְדַבֵּר.L’exclusion d’un défaut passager relève du raisonnement : maintenant, si nous ne rachetons pas un animal consacré en raison d’un tel défaut, l’abattrions-nous en raison de ce défaut ? À plus forte raison, un premier-né, qui ne peut être racheté, ne saurait être abattu hors du Temple pour un défaut passager. Car il a été enseigné dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna : « Et s’il s’agit de toute bête impure dont on ne peut présenter une offrande à Hachem » (Lévitique 27, 11), le verset parle d’animaux porteurs de défauts.
- אַתָּה אוֹמֵר בְּבַעֲלֵי מוּמִין שֶׁנִּפְדּוּ הַכָּתוּב מְדַבֵּר, אוֹ אֵינוֹ אֶלָּא בִּבְהֵמָה טְמֵאָה מַמָּשׁ? כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר ״וְאִם בַּבְּהֵמָה הַטְּמֵאָה״, הֲרֵי בְּהֵמָה טְמֵאָה אָמוּר, הָא מָה אֲנִי מְקַיֵּים ״אֲשֶׁר לֹא יַקְרִיבוּ מִמֶּנָּה״? הֱוֵי אוֹמֵר: זֶה בַּעֲלֵי מוּמִין שֶׁנִּפְדּוּ.Tu dis que le verset parle d’animaux porteurs de défauts qui sont rachetés ; ou ne parle-t-il que d’une bête réellement impure ? Lorsqu’il dit : « Et s’il s’agit d’une bête impure » (Lévitique 27, 27), voilà que la bête impure est déjà mentionnée. Dès lors, comment interpréter : « Dont on ne peut présenter une offrande » ? Force est de dire : ce sont les animaux porteurs de défauts qui sont rachetés.
- יָכוֹל יִפָּדוּ עַל מוּם עוֹבֵר? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אֲשֶׁר לֹא יַקְרִיבוּ מִמֶּנָּה קׇרְבָּן לַה׳״ — מִי שֶׁאֵינָהּ קְרֵיבָה כׇּל עִיקָּר, יָצְתָה זוֹ שֶׁאֵינָהּ קְרֵיבָה הַיּוֹם אֶלָּא לְמָחָר.Pourrait-on penser que les animaux consacrés soient rachetés pour un défaut passager ? Le texte enseigne : « Dont on ne peut présenter une offrande à Hachem » (Lévitique 27, 11) : seul peut être racheté celui qui ne peut être offert du tout. Est exclu celui-ci, qui ne peut être offert aujourd’hui, mais pourra l’être demain, une fois guéri.
- אִיבָּעֵית אֵימָא: אִם כֵּן פִּסֵּחַ וְעִוֵּר לְמָה לִי?Si tu veux, dis une autre réponse : s’il en était ainsi, à quoi me serviraient les mentions « boiteux » et « aveugle » ? Leur mention particulière indique que seuls des défauts permanents, semblables à ceux-ci, permettent l’abattage.
- נִסְדְּקָה אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא חָסְרָה. תָּנוּ רַבָּנַן: הַסֶּדֶק — כׇּל שֶׁהוּא, הַפְּגִימָה — בֵּין בִּידֵי אָדָם בֵּין בִּידֵי שָׁמַיִם. מִכְּלָל דְּסֶדֶק בִּידֵי שָׁמַיִם לָא?La Michna enseigne : si l’oreille s’est fendue, bien qu’il n’en manque rien, le premier-né peut être abattu. Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : la fente constitue un défaut quelle que soit sa taille ; l’entaille, qu’elle soit causée par la main de l’homme ou par la main du Ciel, constitue également un défaut. En découle-t-il qu’une fente causée par la main du Ciel ne constitue pas un défaut ?
- אֶלָּא, סֶדֶק וּפְגִימָה — בֵּין בִּידֵי שָׁמַיִם בֵּין בִּידֵי אָדָם. וְכַמָּה שִׁיעוּר פְּגִימָה? כְּדֵי שֶׁתַּחְגּוֹר בָּהּ צִיפּוֹרֶן.Plutôt, voici comment comprendre cet enseignement : une fente et une entaille, qu’elles soient causées par la main du Ciel ou par la main de l’homme, constituent un défaut. Et quelle est la mesure minimale d’une entaille ? Elle doit être assez grande pour qu’un ongle s’y accroche.
- נִקְּבָה מְלֹא וְכוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: כַּמָּה נְקִיבַת הָאוֹזֶן? מְלֹא כַרְשִׁינָה. רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בְּכַעֲדָשָׁה. וְאֵיזוֹ הִיא יְבֵשָׁה? שֶׁאִם תִּינָּקֵב וְאֵינָהּ מוֹצִיאָה טִיפַּת דָּם. רַבִּי יוֹסֵי בֶּן הַמְשׁוּלָּם אוֹמֵר: יְבֵשָׁה כְּדֵי שֶׁתְּהֵא נִפְרֶכֶת.La Michna enseigne : si l’oreille a été percée d’un trou de la taille d’une graine de vesce, etc. Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : quelle doit être la dimension de la perforation de l’oreille ? La taille d’une graine de vesce. Rabbi Yossé, fils de Rabbi Yehouda, dit : la taille d’une lentille. Et quelle oreille est considérée comme desséchée ? Celle qui, si elle est percée, ne laisse pas sortir une goutte de sang. Rabbi Yossé ben Hamechoulam dit : elle est considérée comme desséchée lorsqu’elle l’est au point de s’effriter.
- תָּנָא: קְרוֹבִין דִּבְרֵיהֶן לִהְיוֹת שָׁוִין. דִּבְרֵיהֶן דְּמַאן? אִילֵימָא דְּתַנָּא קַמָּא וְרַבִּי יוֹסֵי בֶּן הַמְשׁוּלָּם — טוּבָא אִיכָּא! אֶלָּא דְּתַנָּא קַמָּא וְרַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה.Un Sage a enseigné : leurs propos sont près d’être identiques. La Guemara demande : les propos de qui ? Si tu dis ceux du premier Tanna, Sage de l’époque de la Michna, et de Rabbi Yossé ben Hamechoulam, il y a entre eux une différence considérable ! Plutôt, il s’agit de ceux du premier Tanna et de Rabbi Yossé, fils de Rabbi Yehouda : une graine de vesce n’est que légèrement plus grande qu’une lentille.
- כַּעֲדָשָׁה — אִין, בְּצִיר מִכַּעֲדָשָׁה — לָא? וּרְמִינְהִי: ״מַרְצֵעַ״ — אֵין לִי אֶלָּא מַרְצֵעַ, מִנַּיִן לְרַבּוֹת הַסּוֹל, וְהַסִּירָה, וְהַמַּחַט, וְהַמַּקְדֵּחַ, וְהַמַּכְתֵּב?Un trou de la taille d’une lentille, oui ; plus petit qu’une lentille, non ? Et l’on oppose à cela une baraïta relative au percement de l’oreille du serviteur hébreu : « Un poinçon » (Deutéronome 15, 17) ; je n’ai appris que l’emploi d’un poinçon. D’où sait-on qu’il faut inclure la pointe de bois, l’épine, l’aiguille, la vrille et le stylet ?
- תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְלָקַחְתָּ״ — כׇּל דָּבָר שֶׁנִּלְקָח בַּיָּד, דִּבְרֵי רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה. רַבִּי אוֹמֵר: ״מַרְצֵעַ״ — מָה מַרְצֵעַ מְיוּחָד שֶׁל מַתֶּכֶת, אַף כֹּל שֶׁל מַתֶּכֶת.Le texte enseigne : « Tu prendras » (Deutéronome 15, 17), ce qui inclut toute chose que l’on prend à la main ; tels sont les propos de Rabbi Yossé, fils de Rabbi Yehouda. Rabbi Yehouda HaNassi dit : « Un poinçon » ; de même qu’un poinçon se distingue par le fait qu’il est en métal, de même tout instrument utilisé doit être en métal.
- וְקָתָנֵי סֵיפָא: אָמַר רַבִּי, יוּדָן בְּרִבִּי הָיָה דּוֹרֵשׁ: כְּשֶׁהֵן רוֹצְעִין, אֵין רוֹצְעִין אֶלָּא בַּמִּילָת.Et la fin de cette baraïta enseigne : Rabbi a dit : Youdan, homme éminent, enseignait : lorsqu’on perce l’oreille du serviteur, on ne perce que le lobe.
- וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵין עֶבֶד עִבְרִי כֹּהֵן נִרְצָע, מִפְּנֵי שֶׁנַּעֲשָׂה בַּעַל מוּם. וְאִם תֹּאמַר: בַּמִּילָת הָיוּ רוֹצְעִין, הֵיאַךְ עֶבֶד כֹּהֵן נַעֲשֶׂה בַּעַל מוּם? הָא אֵין רוֹצְעִין אֶלָּא בְּגוֹבַהּ שֶׁל אוֹזֶן.Et les Sages disent : un serviteur hébreu qui est Cohen, prêtre, n’a pas l’oreille percée, parce qu’il devient porteur d’un défaut. Il serait alors inapte au service du Temple. Et si tu dis que l’on perçait le lobe, comment un serviteur Cohen deviendrait-il porteur d’un défaut ? Le lobe guérit. C’est donc qu’on ne perce que la partie supérieure de l’oreille, là où se trouve le cartilage. Pourtant, Rabbi Yossé, fils de Rabbi Yehouda, autorise l’usage d’une aiguille, dont le trou est plus petit qu’une lentille.
- אָמַר רַב חָנָא בַּר קַטִּינָא: לָא קַשְׁיָא — כָּאן לִשְׁחוֹט, כָּאן לִפְסוֹל.Rav 'Hana bar Ketina a dit : ce n’est pas difficile : ici, la mesure d’une lentille est requise pour abattre le premier-né hors du Temple ; là, même un trou plus petit suffit pour rendre inapte au service ou à l’offrande.
- מַאי כַּרְשִׁינָה? אָמַר רַב שֵׁרֵבְיָא: הִינְדָּא.Qu’est-ce qu’une graine de vesce ? Rav Chérevya a dit : c’est la graine appelée hinda en araméen.
- בְּעָא מִינֵּיהּ רַב הוֹשַׁעְיָא מֵרַב הוּנָא רַבָּה: כַּרְשִׁינָה הַנִּכְנֶסֶת וְיוֹצְאָה, אוֹ כַרְשִׁינָה הָעוֹמֶדֶת? אָמַר לוֹ: זוֹ לֹא שָׁמַעְתִּי, כַּיּוֹצֵא בָּהּ שָׁמַעְתִּי.Rav Hochaya a demandé à Rav Houna le Grand : s’agit-il d’une graine de vesce qui entre et sort du trou, ou d’une graine de vesce qui y reste coincée ? Il lui a dit : je n’ai pas entendu cette règle précise, mais j’en ai entendu une semblable.
- דִּתְנַן: הַשִּׁדְרָה וְהַגּוּלְגּוֹלֶת שֶׁחָסְרוּ, כַּמָּה חֶסְרוֹן בַּשִּׁדְרָה וְלֹא יְהֵא מְטַמֵּא בְּאֹהֶל? בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: שְׁתֵּי חוּלְיוֹת, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: חוּלְיָא אַחַת. וּבַגּוּלְגּוֹלֶת, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: כִּמְלֹא מַקְדֵּחַ, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: כְּדֵי שֶׁיִּנָּטֵל מִן הַחַי וְיָמוּת.Car nous avons appris dans la Michna (Ohalot 2, 3) : la colonne vertébrale et le crâne auxquels il manque une partie ne transmettent plus l’impureté sous un même toit. Quelle doit être la partie manquante de la colonne vertébrale pour qu’elle ne transmette plus l’impureté sous un même toit ? Beit Chammaï disent : deux vertèbres ; et Beit Hillel disent : une vertèbre. Et pour le crâne, Beit Chammaï disent : la taille d’un trou de foret ; et Beit Hillel disent : une partie qui, si elle était retirée à une personne vivante, la ferait mourir.
- וְיָתֵיב רַב חִסְדָּא וְקָמִיבַּעְיָא לֵיהּ: ״כְּדֵי שֶׁיִּנָּטֵל מִן הַחַי״ — וְכַמָּה? אֲמַר לֵיהּ רַב תַּחְלִיפָא בַּר אֲבוּדִימִי: הָכִי אָמַר שְׁמוּאֵל — כְּסֶלַע.Et Rav 'Hisda était assis et se posait la question : « Une partie qui, si elle était retirée à une personne vivante », la ferait mourir, quelle en est la dimension ? Rav Ta'hlifa bar Avoudimi lui a dit : ainsi a dit Chmouel : comme un séla, une pièce de monnaie.
- וְאִיתְּמַר: רַב סָפְרָא אָמַר: שְׁמַעְתְּתָא אֲמַר לֵיהּ, וְרַב שְׁמוּאֵל בַּר יְהוּדָה אָמַר: מַתְנִיתָא אֲמַר לֵיהּ, וְסִימָנָיךְ: תָּנֵי רַב שְׁמוּאֵל בַּר יְהוּדָה.Et il a été dit à ce sujet : Rav Safra a dit : il lui a rapporté un enseignement de Chmouel ; et Rav Chmouel bar Yehouda a dit : il lui a rapporté une baraïta. Et ton moyen mnémotechnique est la formule : « Rav Chmouel bar Yehouda enseigne », employée lorsqu’il transmet une baraïta.
- וַאֲמַר לֵיהּ: אִם כֵּן, עָשִׂיתָה דִּבְרֵי בֵּית שַׁמַּאי וְדִבְרֵי בֵּית הִלֵּל אֶחָד! דִּתְנַן: מָאוֹר שֶׁלֹּא נַעֲשָׂה בִּידֵי אָדָם, שִׁיעוּרוֹ מְלֹא אֶגְרוֹף גָּדוֹל, וְזֶהוּ אֶגְרוֹפוֹ שֶׁל בֶּן אֲבַטִּיחַ. אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: וְיֶשְׁנוֹ כְּרֹאשׁ גָּדוֹל שֶׁל אָדָם.Et il lui a dit, Rav 'Hisda à Rav Ta'hlifa : s’il en est ainsi, tu as rendu les propos de Beit Chammaï et les propos de Beit Hillel identiques ! Car nous avons appris dans la Michna (Kélim 17, 12) : une ouverture laissant passer la lumière qui n’a pas été faite par la main de l’homme, sa mesure pour transmettre l’impureté est la taille d’un grand poing ; et c’est le poing de Ben Avatia'h. Rabbi Yossé a dit : et il est comme une grosse tête humaine.
- נַעֲשָׂה בִּידֵי אָדָם, שִׁיעֲרוּהוּ כִּמְלֹא מַקְדֵּחַ גָּדוֹל שֶׁל לִשְׁכָּה, שֶׁהוּא כְּפוּנְדְּיוֹן (שֶׁל) הָאִיטַלְקִי, וּכְסֶלַע נִירוֹנִית, וְיֶשְׁנוֹSi l’ouverture a été faite par la main de l’homme, on a fixé sa mesure à la taille du trou du grand foret de la chambre du Temple, qui est comme un poundione italien, une pièce de monnaie, et comme un séla de Néron ; et il est…
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