Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כִּמְלֹא נֶקֶב שֶׁל עוֹל! אִישְׁתִּיק, וְאָמַר לֵיהּ רַב חִסְדָּא: שֶׁמָּא מַקְדֵּחַ וְחִיסּוּמוֹ שָׁנִינוּ.De la dimension du trou d’un joug ! Ce trou a donc la même dimension qu’un séla, une pièce de monnaie ; quelle différence subsiste alors entre Beit Chammaï et Beit Hillel ? Rav Ta’hlifa garda le silence. Rav ’Hisda lui dit : Peut-être avons-nous appris qu’il s’agit du diamètre du foret et de son dégagement, c’est-à-dire de l’espace supplémentaire nécessaire pour le faire entrer et sortir librement.
- וַאֲמַר לֵיהּ רַב תַּחְלִיפָא: לָא תֵּימָא שֶׁמָּא, אֶלָּא וַדַּאי מַקְדֵּחַ וְחִיסּוּמוֹ, צָרִיךְ לְהִתָּלוֹת עָלֶיהָ כְּחִזְקִיָּה אֲבִי עִקֵּשׁ.Rav Ta’hlifa lui dit : Ne dis pas : « Peut-être », mais : « Certainement, il s’agit du foret et de son dégagement. » Tu dois t’appuyer sur cet enseignement comme sur le témoignage de ’Hizkiya, père d’Ikkech.
- דִּתְנַן: זוֹ עֵדוּת הֵעִיד חִזְקִיָּה אֲבִי עִקֵּשׁ לִפְנֵי רַבָּן גַּמְלִיאֵל בְּיַבְנֶה, שֶׁאָמַר מִשּׁוּם רַבָּן גַּמְלִיאֵל הַזָּקֵן: כֹּל שֶׁאֵין לוֹ תּוֹךְ בִּכְלִי חֶרֶס — אֵין לוֹ אֲחוֹרַיִם לַחֲלִיקָה. נִטְמָא תּוֹכוֹ — נִטְמָא גַּבּוֹ, נִטְמָא גַּבּוֹ — נִטְמָא תּוֹכוֹ.Car nous avons appris : Voici le témoignage que ’Hizkiya, père d’Ikkech, porta devant Rabban Gamliel à Yavné, au nom de Rabban Gamliel l’Ancien : Tout ustensile qui n’a pas de réceptacle, parmi les ustensiles en terre cuite, n’a pas de face extérieure dont le statut soit distinct de celui de sa face intérieure. Si son intérieur est devenu impur, son extérieur est devenu impur ; si son extérieur est devenu impur, son intérieur est devenu impur.
- כְּלִי חֶרֶס, בְּתוֹכוֹ תְּלָה רַחֲמָנָא — אִית לֵיהּ תּוֹךְ — אִיטַּמִּי לֵיהּ, לֵית לֵיהּ תּוֹךְ — לָא אִיטַּמִּי לֵיהּ!Un ustensile en terre cuite, le Miséricordieux a fait dépendre son impureté de son intérieur ! S’il a un réceptacle, il devient impur ; s’il n’a pas de réceptacle, il ne devient pas impur !
- אָמַר רַבִּי יִצְחָק בַּר אָבִין: הָכִי קָאָמַר, כֹּל שֶׁאֵין לוֹ תּוֹךְ בִּכְלִי חֶרֶס — כְּנֶגְדּוֹ בִּכְלִי שֶׁטֶף אֵין לוֹ אֲחוֹרַיִם לַחֲלִיקָה, נִטְמָא תּוֹכוֹ — נִטְמָא גַּבּוֹ, נִטְמָא גַּבּוֹ — נִטְמָא תּוֹכוֹ.Rabbi Yits’hak bar Avin dit : Voici ce qu’il veut dire : Tout ustensile qui n’a pas de réceptacle, parmi les ustensiles en terre cuite, son équivalent parmi les ustensiles purifiables par lavage n’a pas de face extérieure dont le statut soit distinct de celui de sa face intérieure. Si son intérieur est devenu impur, son extérieur est devenu impur ; si son extérieur est devenu impur, son intérieur est devenu impur.
- לְמָה לִי לְמִיתְלְיֵיהּ בִּכְלִי חֶרֶס? נֵימָא: כֹּל שֶׁאֵין לוֹ תּוֹךְ בִּכְלִי שֶׁטֶף — אֵין לוֹ אֲחוֹרַיִם לַחֲלִיקָה!Pourquoi faire dépendre cet enseignement des ustensiles en terre cuite ? Disons : Tout ustensile qui n’a pas de réceptacle, parmi les ustensiles purifiables par lavage, n’a pas de face extérieure dont le statut soit distinct !
- הָא קָא מַשְׁמַע לַן, דְּיֵשׁ לוֹ תּוֹךְ — הֲרֵי הוּא כִּכְלִי חֶרֶס; מָה כְּלִי חֶרֶס, נִטְמָא תּוֹכוֹ — נִטְמָא גַּבּוֹ, לֹא נִטְמָא תּוֹכוֹ — לֹא נִטְמָא גַּבּוֹ; אַף כְּלִי שֶׁטֶף, נִטְמָא תּוֹכוֹ — נִטְמָא גַּבּוֹ, לֹא נִטְמָא תּוֹכוֹ — לֹא נִטְמָא גַּבּוֹ.Voici ce qu’il nous enseigne : Celui qui a un réceptacle est comme un ustensile en terre cuite. De même que, pour un ustensile en terre cuite, si son intérieur est devenu impur, son extérieur est devenu impur, mais si son intérieur n’est pas devenu impur, son extérieur n’est pas devenu impur ; de même, pour un ustensile purifiable par lavage, si son intérieur est devenu impur, son extérieur est devenu impur, mais si son intérieur n’est pas devenu impur, son extérieur n’est pas devenu impur.
- בִּשְׁלָמָא כְּלִי חֶרֶס, גַּלִּי בֵּיהּ רַחֲמָנָא ״תּוֹכוֹ״, אֶלָּא כְּלִי שֶׁטֶף, מִי גַּלִּי בֵּיהּ רַחֲמָנָא תּוֹכוֹ?Certes, pour un ustensile en terre cuite, le Miséricordieux a révélé que l’impureté dépend de « son intérieur » (Lévitique 11, 33). Mais, pour un ustensile purifiable par lavage, le Miséricordieux a-t-Il révélé que son impureté dépend de son intérieur ?
- אִי בְּטוּמְאָה דְּאוֹרָיְיתָא — הָכִי נָמֵי, הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן? בְּטוּמְאַת מַשְׁקִין דְּרַבָּנַן, דִּתְנַן: כְּלִי שֶׁנִּטְמָא אֲחוֹרָיו בְּמַשְׁקִין — אֲחוֹרָיו טְמֵאִין, תּוֹכוֹ אׇגְנוֹ אׇזְנוֹ וְיָדָיו טְהוֹרִין, נִטְמָא תּוֹכוֹ — כּוּלּוֹ טָמֵא.S’il s’agit d’une impureté relevant de la Torah, il en est effectivement ainsi. Le contact avec l’extérieur rend tout l’ustensile impur. De quoi traitons-nous ici ? De l’impureté des liquides, qui relève d’une institution rabbinique. Car nous avons appris dans la Michna, enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi : Un ustensile dont l’extérieur est devenu impur par des liquides : son extérieur est impur, mais son intérieur, son rebord, son anse et ses poignées sont purs. Si son intérieur est devenu impur, il est entièrement impur.
- מִדְּאוֹרָיְיתָא, אֵין אוֹכֶל מְטַמֵּא כְּלִי, וְאֵין מַשְׁקֶה מְטַמֵּא כְּלִי, וְרַבָּנַן הוּא דִּגְזוּר מִשּׁוּם מַשְׁקֵה זָב וְזָבָה.D’après la Torah, un aliment ne rend pas un ustensile impur, et un liquide ne rend pas un ustensile impur. Ce sont les Sages qui ont pris ce décret en raison des liquides d’un zav et d’une zava, homme ou femme présentant certains écoulements génitaux qui les rendent rituellement impurs.
- הִלְכָּךְ, שַׁוְּיוּהּ רַבָּנַן כְּטוּמְאָה דִּכְלִי חֶרֶס, וְלָא שַׁוְּיוּהּ רַבָּנַן כְּטוּמְאָה דְּאוֹרָיְיתָא דְּנַפְשֵׁיהּ.C’est pourquoi les Sages ont assimilé cette impureté à celle d’un ustensile en terre cuite, et les Sages ne l’ont pas assimilée à l’impureté qui lui est propre d’après la Torah.
- עֲבַדוּ רַבָּנַן הֶיכֵּירָא, כִּי הֵיכִי דְּלָא לִישְׂרוֹף עֲלֵיהּ תְּרוּמָה וְקָדָשִׁים. אִי הָכִי, אֵין לוֹ תּוֹךְ נָמֵי, לֶיעְבֵּיד נָמֵי הֶיכֵּירָא!Les Sages ont établi un signe distinctif, afin que l’on ne brûle pas à cause de lui de la terouma, prélèvement donné au Cohen, ni des choses consacrées. S’il en est ainsi, pour un ustensile dépourvu de réceptacle également, qu’ils établissent aussi un signe distinctif !
- כֵּיוָן דַּעֲבַדוּ הֶיכֵּירָא בְּיֵשׁ לוֹ תּוֹךְ, יְדִיעַ דְּאֵין לוֹ תּוֹךְ דְּרַבָּנַן.Puisqu’ils ont établi un signe distinctif pour l’ustensile qui a un réceptacle, on sait que l’impureté de celui qui n’a pas de réceptacle relève d’une institution rabbinique.
- וְאֵין לוֹ תּוֹךְ בִּכְלִי שֶׁטֶף, דְּאוֹרָיְיתָא בַּר קַבּוֹלֵי טוּמְאָה הוּא? דּוּמְיָא דְּשַׂק בָּעֵינַן, מָה שַׂק מִיטַּלְטֵל מָלֵא וְרֵיקָן, אַף כֹּל מִיטַּלְטֵל מָלֵא וְרֵיקָן.Et un ustensile purifiable par lavage, dépourvu de réceptacle, est-il susceptible de recevoir l’impureté d’après la Torah ? Nous exigeons qu’il soit semblable à un sac : de même qu’un sac peut être transporté plein et vide, de même tout ustensile doit pouvoir être transporté plein et vide.
- בְּהָנָךְ דַּחֲזוּ לְמִדְרָסוֹת. אִי הָכִי, חֶרֶס נָמֵי! אֵין מִדְרָס בִּכְלִי חֶרֶס.Il s’agit de ceux qui conviennent pour servir de supports à une personne assise ou couchée, et peuvent donc contracter l’impureté dite de midras. S’il en est ainsi, qu’il en aille de même pour la terre cuite ! Il n’y a pas d’impureté de midras pour les ustensiles en terre cuite.
- רַב פָּפָּא אָמַר: מַקְדֵּחַ גָּדוֹל שָׁנִינוּ.Rav Pappa dit : Nous avons appris qu’il s’agit d’un grand foret. C’est le trou de ce foret qui a la dimension d’un séla dans l’enseignement relatif à l’ouverture laissant passer l’impureté.
- מִכְּלָל דְּמַקְדֵּחַ סְתָם זוּטַרא נָמֵי מִכְּסֶלַע. הָנִיחָא לְרַבִּי מֵאִיר, אֶלָּא לְרַבָּנַן מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?Il en découle qu’un foret mentionné sans précision est même plus petit qu’un séla. Cela convient selon Rabbi Méïr ; mais, selon les Sages, que peut-on dire ?
- דִּתְנַן: בְּאֵיזֶה מַקְדֵּחַ אָמְרוּ? בְּקָטָן שֶׁל רוֹפְאִים, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: בְּגָדוֹל שֶׁל לִשְׁכָּה.Car nous avons appris dans la Michna : De quel foret ont-ils parlé ? Du petit foret des médecins : paroles de Rabbi Méïr. Et les Sages disent : Du grand foret de la chambre du Temple.
- וּלְרַבִּי מֵאִיר, מִי נִיחָא? הָוֵה לֵיהּ מִקּוּלֵּי בֵּית שַׁמַּאי וּמֵחוּמְרֵי בֵּית הִלֵּל. וַאֲנַן דִּתְנַן — תְּנַן, דְּלָא תְּנַן — לָא תְּנַן!Et selon Rabbi Méïr, cela convient-il ? Ce serait un cas parmi les indulgences de Beit Chammaï et les rigueurs de Beit Hillel ! Or, nous, ce que nous avons appris, nous l’avons appris ; ce que nous n’avons pas appris, nous ne l’avons pas appris ! La liste de ces exceptions donnée dans la Michna d’Édouyot est exhaustive, et ce cas n’y figure pas.
- אָמַר רַב נַחְמָן: סֶלַע נִירוֹנִית שָׁנִינוּ, כְּמַקְדֵּחַ גָּדוֹל, סֶלַע סְתָם זוּטַרא מִמַּקְדֵּחַ סְתָם.Rav Na’hman dit : Nous avons appris qu’il s’agit d’un séla de Néron, dont la dimension est celle d’un grand foret. Un séla mentionné sans précision est plus petit qu’un foret mentionné sans précision.
- מַתְנִי׳ הָרִיס שֶׁל עַיִן שֶׁנִּיקַּב, שֶׁנִּפְגַּם, שֶׁנִּסְדַּק, הֲרֵי בְּעֵינוֹ דַּק, תְּבַלּוּל, חִלָּזוֹן, נָחָשׁ, עָצָב. אֵיזֶהוּ תְּבַלּוּל? לָבָן הַפּוֹסֵק בַּסִּירָא וְנִכְנָס בַּשָּׁחוֹר. שָׁחוֹר נִכְנַס בַּלָּבָן — אֵינוֹ מוּם.Michna. La paupière de l’œil qui a été percée, qui a été ébréchée, qui a été fendue ; ou bien lorsqu’il a dans l’œil une taie, un tevaloul, une traînée blanche empiétant sur la partie noire, un ’hilazon, une excroissance en forme d’escargot, un na’hach, une lésion en forme de serpent, un atsav, une excroissance en forme de baie : ce sont des défauts permettant l’abattage du premier-né hors du Temple. Qu’est-ce qu’un tevaloul ? Du blanc qui traverse l’anneau entourant la partie noire et pénètre dans le noir. Du noir qui pénètre dans le blanc n’est pas un défaut.
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