Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לְאַפּוֹקֵי מִדְּרַבִּי יוֹסֵי, שְׁלֹשָׁה מְפִירִין אֶת הַנֶּדֶר בִּמְקוֹם שֶׁאֵין חָכָם לְאַפּוֹקֵי מִדְּרַבִּי יְהוּדָה, דְּתַנְיָא: הֲפָרַת נְדָרִים בִּשְׁלֹשָׁה, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אֶחָד מֵהֶם חָכָם.Cela vient exclure l’opinion de Rabbi Yossé. L’enseignement selon lequel trois personnes délient le vœu là où il n’y a pas de Sage vient exclure l’opinion de Rabbi Yehouda. Car il a été enseigné dans une baraïta, enseignement tannaïtique extérieur à la Michna : « La déliaison des vœux se fait par trois personnes. Rabbi Yehouda dit : l’une d’elles doit être un Sage. »
- בִּמְקוֹם שֶׁאֵין חָכָם. כְּגוֹן מַאן? אָמַר רַב נַחְמָן: כְּגוֹן אֲנָא. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אֶחָד מֵהֶן חָכָם, מִכְּלָל דְּהָנָךְ כֹּל דְּהוּ? אָמַר רָבִינָא: דְּמַסְבְּרִי לֵיהּ וְסָבַר.« Là où il n’y a pas de Sage. » Comme qui, par exemple, doit être ce Sage pour pouvoir délier seul un vœu ? Rav Na‘hman dit : « Comme moi. » Rabbi Yehouda dit : « L’un d’eux doit être un Sage. » Cela implique-t-il que les autres peuvent être n’importe qui ? Ravina dit : il faut qu’ils soient de ceux à qui l’on explique les lois et qui comprennent.
- רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: אֲפִילּוּ יֵשׁ שָׁם עֶשְׂרִים וּשְׁלֹשָׁה כּוּ׳. אָמַר רַב חֲנַנְאֵל אָמַר רַב: אֵין הֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹסֵי. פְּשִׁיטָא, יָחִיד וְרַבִּים הֲלָכָה כְּרַבִּים! מַהוּ דְּתֵימָא נִמּוּקוֹ עִמּוֹ? קָא מַשְׁמַע לַן.Rabbi Yossé dit : « Même s’il y a là vingt-trois personnes, etc. » Rav ‘Hananel dit au nom de Rav : « La halakha, la règle pratique, n’est pas conforme à Rabbi Yossé. » C’est évident ! Lorsqu’il y a divergence entre un individu et la majorité, la halakha est conforme à la majorité ! Il fallait néanmoins le préciser : tu aurais pu dire que Rabbi Yossé fait exception, car son raisonnement est avec lui, c’est-à-dire qu’il étaye solidement ses propos. Rav nous enseigne donc que la règle générale s’applique ici aussi.
- תִּפְשׁוֹט מֵהָא, דְּהָךְ קַמַּיְיתָא מִשְּׁמֵיהּ דִּשְׁמוּאֵל אִיתְּמַר, דְּאִי מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב — תַּרְתֵּי לְמָה לִי?Résous à partir de cela la question de l’attribution de l’enseignement précédent : ce premier enseignement a été énoncé au nom de Chmouel. Car s’il avait été énoncé au nom de Rav, pourquoi me faut-il deux enseignements de Rav disant la même chose ?
- חֲדָא (מכלל) [מִכְּלָלָא] דַּחֲבִירְתַּהּ אִיתְּמַר.La preuve n’est pas décisive : l’un a été énoncé par déduction de l’autre. Rav n’a formulé explicitement qu’un seul de ces enseignements ; ses disciples en ont déduit l’autre et l’ont rapporté en son nom.
- מַתְנִי׳ הַשּׁוֹחֵט אֶת הַבְּכוֹר, וְנוֹדַע שֶׁלֹּא הֶרְאָהוּ — מַה שֶּׁאָכְלוּ אָכְלוּ, וְיַחְזִיר לָהֶם הַדָּמִים, וּמַה שֶּׁלֹּא אָכְלוּ — הַבָּשָׂר יִקָּבֵר, וְיַחְזִיר אֶת הַדָּמִים.Michna, enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi. Celui qui abat le premier-né d’un animal et en vend la viande, et dont on apprend qu’il ne l’a pas montré auparavant à un expert : ce que les acheteurs ont mangé, ils l’ont mangé ; et il leur rendra l’argent. Quant à ce qu’ils n’ont pas mangé, la viande sera enterrée, et il rendra l’argent.
- וְכֵן הַשּׁוֹחֵט אֶת הַפָּרָה וּמְכָרָהּ, וְנוֹדַע שֶׁהִיא טְרֵפָה — מַה שֶּׁאָכְלוּ אָכְלוּ, וּמַה שֶּׁלֹּא אָכְלוּ — הֵם יַחֲזִירוּ לוֹ אֶת הַבָּשָׂר, וְהוּא יַחֲזִיר לָהֶם אֶת הַדָּמִים. מְכָרוּהוּ לְגוֹיִם, אוֹ הִטִּילוּהוּ לִכְלָבִים — יְשַׁלְּמוּ דְּמֵי טְרֵפָה.De même, celui qui abat une vache et la vend, et dont on apprend qu’elle est teréfa, atteinte d’une lésion la rendant interdite à la consommation : ce que les acheteurs ont mangé, ils l’ont mangé ; et ce qu’ils n’ont pas mangé, ils lui rendront la viande, et lui leur rendra l’argent. S’ils l’ont vendue à des non-Juifs ou l’ont jetée aux chiens, ils paieront au vendeur la valeur d’une viande teréfa ; celui-ci leur remboursera le surplus du prix qu’ils avaient payé.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: הַמּוֹכֵר בָּשָׂר לַחֲבֵירוֹ וְנִמְצָא בְּשַׂר בְּכוֹר, פֵּירוֹת וְנִמְצָא טְבָלִים, יַיִן וְנִמְצָא יֵין נֶסֶךְ — מַה שֶּׁאָכְלוּ אָכְלוּ, וְיַחְזִיר לָהֶם אֶת הַדָּמִים.Guemara, discussion des Amoraïm sur la Michna. Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : celui qui vend de la viande à son prochain, et il s’avère que c’est de la viande de premier-né dont la consommation n’a pas été autorisée ; ou des fruits, et il s’avère qu’ils sont tével, c’est-à-dire que les prélèvements obligatoires n’en ont pas été séparés ; ou du vin, et il s’avère que c’est du vin de libation idolâtre : ce que les acheteurs ont mangé, ils l’ont mangé ; et il leur rendra l’argent.
- רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: דְּבָרִים שֶׁהַנֶּפֶשׁ קָצָה בָּהֶן — יַחֲזִיר לָהֶן אֶת הַדָּמִים, וְשֶׁאֵין הַנֶּפֶשׁ קָצָה בָּהֶם — יְנַכֶּה לָהֶם אֶת הַדָּמִים. וְאֵלּוּ הֵן דְּבָרִים שֶׁהַנֶּפֶשׁ קָצָה בָּהֶן: נְבֵילוֹת וּטְרֵיפוֹת, שְׁקָצִים וּרְמָשִׂים. וְאֵלּוּ הֵן דְּבָרִים שֶׁאֵין הַנֶּפֶשׁ קָצָה בָּהֶן: בְּכוֹרוֹת, טְבָלִים וְיֵין נֶסֶךְ.Rabbi Chimon ben Elazar dit : pour les choses que l’âme a en dégoût, il leur rendra l’argent intégralement ; et pour celles que l’âme n’a pas en dégoût, il leur déduira du remboursement la valeur de ce dont ils ont profité. Et voici les choses que l’âme a en dégoût : les charognes et les bêtes teréfot, les créatures répugnantes et les animaux rampants. Et voici les choses que l’âme n’a pas en dégoût : les premiers-nés, les produits tével et le vin de libation.
- בְּכוֹר — וְלֵימָא לֵיהּ: מַאי אַפְסֵדְתָּךְ?Concernant le premier-né, que l’acheteur lui dise donc : « Quelle perte t’ai-je causée ? » Même entre tes mains, cette viande aurait été interdite, puisque l’animal a été abattu sans que sa consommation ait été autorisée.
- לָא צְרִיכָא, כְּגוֹן דְּזַבֵּין לֵיהּ מִמְּקוֹם מוּמָא, דַּאֲמַר לֵיהּ: אִי לָאו דְּאָכְלַתְּ הֲוָה מַחְזֵינָא לֵיהּ וְשָׁרֵי נִיהֲלֵיהּ, כְּרַבִּי יְהוּדָה.Ce n’est nécessaire que dans un cas où il lui a vendu la viande de l’endroit du défaut. Le vendeur lui dit alors : « Si tu ne l’avais pas mangée, je l’aurais montrée à un Sage, et il me l’aurait autorisée », même après l’abattage, conformément à Rabbi Yehouda.
- טְבָלִים — הֲוָה מַתְקֵינְנָא לְהוּ וְאָכֵלְנָא לְהוּ, יֵין נֶסֶךְ — עַל יְדֵי תַּעֲרוֹבֶת, וּכְרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל.Quant aux produits tével, le vendeur peut dire : « Je les aurais rendus propres à la consommation en effectuant les prélèvements et je les aurais mangés. » Quant au vin de libation, il s’agit d’un vin interdit vendu dans un mélange avec du vin permis ; le vendeur aurait pu tirer profit de ce mélange, conformément à Rabban Chimon ben Gamliel.
- דִּתְנַן: יֵין נֶסֶךְ שֶׁנָּפַל לַבּוֹר — כּוּלּוֹ אָסוּר בַּהֲנָאָה. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: יִמָּכֵר כּוּלּוֹ לְגוֹיִם, חוּץ מִדְּמֵי יֵין נֶסֶךְ שֶׁבּוֹ.Car nous avons appris dans une Michna : du vin de libation qui est tombé dans une cuve de vin permis rend le tout interdit au profit. Rabban Chimon ben Gamliel dit : « Le tout sera vendu à des non-Juifs, à l’exclusion de la valeur du vin de libation qui s’y trouve. »
- הֲדַרַן עֲלָךְ כׇּל פְּסוּלֵי הַמּוּקְדָּשִׁין.Nous reviendrons à toi, chapitre « Tous les animaux consacrés devenus inaptes ».
- מַתְנִי׳ עַל אֵלּוּ מוּמִין שׁוֹחֲטִין אֶת הַבְּכוֹר: נִפְגְּמָה אׇזְנוֹ מִן הַחַסְחוּס, אֲבָל לֹא הָעוֹר, נִסְדְּקָה אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא חָסְרָה, נִיקְּבָה מְלֹא כַרְשִׁינָה, אוֹ שֶׁיָּבְשָׁה. אֵיזֶהוּ יְבֵשָׁה? כֹּל שֶׁתִּנָּקֵב וְאֵינָהּ מוֹצִיאָה טִיפַּת דָּם. רַבִּי יוֹסֵי בֶּן הַמְשׁוּלָּם אוֹמֵר: יְבֵשָׁה שֶׁתְּהֵא נִפְרֶכֶת.Michna. Pour les défauts suivants, on abat le premier-né en dehors du Temple : son oreille a subi une échancrure dans le cartilage, mais non dans la peau ; elle s’est fendue, bien qu’il n’en manque aucune partie ; elle a été percée d’un trou de la taille d’une vesce, une graine de légumineuse ; ou elle s’est desséchée. Qu’est-ce qu’une oreille desséchée ? Toute oreille qui, lorsqu’on la perce, ne laisse pas sortir une goutte de sang. Rabbi Yossé ben HaMechoulam dit : une oreille desséchée est une oreille qui s’effrite.
- גְּמָ׳ אַמַּאי? פִּסֵּחַ וְעִוֵּר כְּתִיב!Guemara. Pourquoi ces défauts permettent-ils l’abattage ? Ce sont les cas de l’animal « boiteux » et « aveugle » qui sont écrits dans le verset (Deutéronome 15, 21) !
- כְּתִיב נָמֵי ״כִּי יִהְיֶה בוֹ מוּם״, וְאֵימָא: ״כִּי יִהְיֶה בּוֹ מוּם״ — כָּלַל, ״פִּסֵּחַ אוֹ עִוֵּר״ — פָּרַט, כְּלָל וּפְרָט אֵין בַּכְּלָל אֶלָּא מָה שֶׁבַּפְּרָט; פִּסֵּחַ וְעִוֵּר — אִין, מִידֵּי אַחֲרִינָא — לָא!Il est aussi écrit : « S’il présente un défaut » (Deutéronome 15, 21). Mais dis plutôt : « S’il présente un défaut » est une généralité ; « boiteux ou aveugle » est une précision. Lorsqu’une généralité est suivie d’une précision, la généralité ne comprend que ce qui figure dans la précision. Ainsi, un animal boiteux ou aveugle, oui, on peut l’abattre ; pour autre chose, non !
- ״כֹּל מוּם רָע״ — חָזַר וְכָלַל, כְּלָל וּפְרָט וּכְלָל — אִי אַתָּה דָן אֶלָּא כְּעֵין הַפְּרָט; מָה הַפְּרָט מְפוֹרָשׁ — מוּמִין שֶׁבַּגָּלוּי וְאֵינָן חוֹזְרִין, אַף כֹּל מוּמִין שֶׁבַּגָּלוּי וְאֵינָן חוֹזְרִין.L’expression « tout défaut grave » reprend et généralise (Deutéronome 15, 21). Or, en présence d’une généralité, d’une précision et d’une généralité, tu ne conclus qu’à ce qui ressemble à la précision : de même que la précision désigne expressément des défauts apparents et qui ne guérissent pas, de même sont inclus tous les défauts apparents et qui ne guérissent pas.
- וְאֵימָא: מָה הַפְּרָט מְפוֹרָשׁ — מוּמִין שֶׁבַּגָּלוּי, וּבוֹטֵל מִמְּלַאכְתּוֹ, וְאֵינוֹ חוֹזֵר, אַף כֹּל — מוּמִין שֶׁבַּגָּלוּי, וּבוֹטֵל מִמְּלַאכְתּוֹ, וְאֵינוֹ חוֹזֵר. אַלְּמָה תְּנַן: נִפְגְּמָה אׇזְנוֹ מִן הַחַסְחוּס וְלֹא מִן הָעוֹר?Mais dis : de même que la précision désigne expressément des défauts apparents, dont l’animal est empêché d’accomplir sa fonction, et qui ne guérissent pas, de même tous les défauts inclus doivent être apparents, empêcher l’animal d’accomplir sa fonction et ne pas guérir. Pourquoi alors avons-nous appris : « Son oreille a subi une échancrure dans le cartilage, et non dans la peau » ? Une telle échancrure ne l’empêche pourtant pas d’entendre !
- כֹּל מוּם רָע רִיבּוּיָא הוּא, אִי הָכִי, מוּמִין שֶׁבַּסֵּתֶר נָמֵי? אַלְּמָה תְּנַן: חוּטִין הַחִיצוֹנוֹת שֶׁנִּפְגְּמוּ וְשֶׁנִּגְמְמוּ, וְהַפְּנִימִיּוֹת שֶׁנֶּעֶקְרוּ —« Tout défaut grave » est une inclusion qui étend la règle au-delà des seuls cas semblables à la précision. S’il en est ainsi, les défauts cachés aussi devraient permettre l’abattage ! Pourquoi alors avons-nous appris : « Les gencives externes qui ont subi une échancrure ou qui ont été entaillées, et les internes qui ont été arrachées » constituent des défauts ? Cela implique qu’une simple échancrure des gencives internes ne suffit pas.
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