Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דְּאִית לֵיהּ לְאִשְׁתְּמוֹטֵי.Car il a la possibilité de se dérober en affirmant qu’il tenait le vendeur pour digne de confiance.
- סֵיפָא וַדַּאי מְסַיְּיעָא לֵיהּ: מֵאִישׁ פְּלוֹנִי — הֲרֵי זֶה נֶאֱמָן.La dernière clause lui apporte certainement un appui : si le mandant lui a demandé d’acheter les produits « à untel », celui-ci est digne de confiance lorsqu’il affirme avoir suivi cette instruction.
- הָתָם, כֵּיוָן דְּאִית לֵיהּ תּוֹבֵעַ, מִירְתַת.Là-bas, puisqu’il a quelqu’un susceptible de lui demander des comptes, il a peur de mentir.
- אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה בַּר אַבָּא: מְנָא לֵיהּ לִיהוּדָה הָא? אֲנָא בְּגִידּוּל קְבַעְתָּיהּ, וְגִידּוּל קְבַע בְּדִידֵיהּ. וְהָכִי אָמְרִי לֵיהּ: נֶאֱמָן יִשְׂרָאֵל לוֹמַר ״בְּכוֹר זֶה נָתַתִּי לְכֹהֵן בְּמוּמוֹ״.Rabbi Yirmeya bar Abba dit : D’où Yehouda tient-il cela ? Je l’ai enseigné à Guidoul, et Guidoul le lui a enseigné. Or, voici ce que je lui ai dit : Un Israélite est digne de confiance lorsqu’il dit : « Ce premier-né, je l’ai donné au Cohen avec son défaut. » Un Cohen est un prêtre ; ici, l’Israélite désigne celui qui n’est pas Cohen.
- יִשְׂרָאֵל? פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא בְּקָטָן וְהִגְדִּיל, מַהוּ דְּתֵימָא: לָא קִים לֵיהּ? קָא מַשְׁמַע לַן.Un Israélite ? C’est évident ! Son témoignage n’est nécessaire que pour un animal qui était petit et qui a grandi depuis qu’il l’a donné. Qu’aurais-tu pu dire ? Qu’il ne le reconnaît pas avec certitude. Cet enseignement nous apprend qu’on le croit.
- בְּסוּרָא מַתְנוּ כְּלִשָּׁנָא בָתְרָא, בְּפוּמְבְּדִיתָא כְּלִשָּׁנָא קַמָּא, וְהִלְכְתָא אֲפִילּוּ כְּלִשָּׁנָא קַמָּא.À Soura, on enseignait selon la dernière version ; à Poumbedita, selon la première version. Et la halakha, la règle pratique, est conforme même à la première version, qui accorde également crédit au Cohen.
- רַפְרָם בְּפוּמְבְּדִיתָא הֲוָה לֵיהּ בּוּכְרָא, וְיַהֲבֵיהּ לֵיהּ לְכֹהֵן בְּלָא מוּמָא. אֲזַל שְׁדָא בֵּיהּ מוּמָא. יוֹמָא חַד חֲלַשׁ בְּעֵינֵיהּ, אַיְיתְיֵהּ לְקַמֵּיהּ. אֲמַר לֵיהּ: בְּכוֹר זֶה נָתַן לִי יִשְׂרָאֵל בְּמוּמוֹ. אַרְפְּסִינֵיהּ לְעֵינֵיהּ, חַזְיֵיהּ בְּשִׁקְרֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ: לָאו אֲנָא דִּיהֵיבְתֵּיהּ לָךְ?Rafram, à Poumbedita, possédait un premier-né et le donna à un Cohen sans défaut. Celui-ci alla lui infliger un défaut. Un jour, Rafram souffrit des yeux. Le Cohen amena l’animal devant lui. Il lui dit : « Ce premier-né, un Israélite me l’a donné avec son défaut. » Rafram ouvrit ses yeux avec effort, le vit et le reconnut. Il lui dit : « N’est-ce pas moi qui te l’ai donné ? »
- וַאֲפִילּוּ הָכִי לָא חַשׁ לַהּ לְמִילְּתָא, הַאי הוּא דַּחֲצִיף, כּוּלֵּי עָלְמָא לָא חֲצִיפִי.Et malgré cela, il ne s’inquiéta pas de cette affaire au point de retirer sa confiance aux autres Cohanim. C’est celui-ci qui est effronté ; tous les autres ne sont pas effrontés.
- הָהוּא שָׂרוּעַ דַּאֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב אָשֵׁי, אָמַר: לְמַאי נֵיחוּשׁ לֵיהּ? אִי כֹּהֵן הוּא, אִי יִשְׂרָאֵל הוּא — הֲרֵי בְּכוֹר וּמוּמוֹ עִמּוֹ.Un certain premier-né aux membres disproportionnés, ici avec un œil plus grand que l’autre, fut amené devant Rav Achi. Il dit : « Que devons-nous craindre à son sujet ? Que celui qui l’amène soit Cohen ou qu’il soit Israélite, voici un premier-né dont le défaut l’accompagne depuis sa naissance. »
- אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרַב אָשֵׁי: וְדִלְמָא יִשְׂרָאֵל הוּא, וְאָמַר רַב יְהוּדָה: אֵין רוֹאִין בְּכוֹר יִשְׂרָאֵל אֶלָּא אִם כֵּן כֹּהֵן עִמּוֹ!Ravina dit à Rav Achi : « Mais peut-être est-ce un Israélite ! Or Rav Yehouda a dit : On n’examine le premier-né d’un Israélite que si un Cohen est avec lui ! »
- אֲמַר לֵיהּ: הָכִי הַשְׁתָּא?! הָתָם, נְהִי דְּקָדָשִׁים בְּחוּץ לָא אָכֵיל, אַמָּמוֹנֵיהּ דְּכֹהֵן חֲשִׁיד.Il lui dit : « Comment comparer ? Là-bas, certes, il ne mange pas de sacrifices à l’extérieur du lieu où ils doivent être offerts ; néanmoins, il est suspect lorsqu’il s’agit des biens du Cohen.
- הָכָא, מִכְּדֵי יָדַע דְּהַאי מוּם מוּבְהָק הוּא, מַאי טַעְמָא אַתְיוּהּ קַמֵּיהּ רַבָּנַן? מִשּׁוּם כְּבוֹדוֹ דְּחָכָם; עַל כְּבוֹדוֹ דְּחָכָם לָא עָבֵיד, אִיסּוּרָא עָבֵד?!Ici, puisqu’il sait que c’est un défaut manifeste, pour quelle raison l’a-t-il amené devant les Sages ? Par respect pour le Sage ! Celui qui ne porte pas atteinte au respect du Sage commettrait-il un interdit ? » Volerait-il au Cohen ce premier-né ?
- מַתְנִי׳ הַכֹּל נֶאֱמָנִין עַל מוּמֵי מַעֲשֵׂר.Michna — enseignement des Sages de l’époque de la Michna. Tous sont dignes de confiance au sujet des défauts de la dîme du bétail, pour attester qu’ils sont survenus spontanément.
- גְּמָ׳ מַאי טַעְמָא? דְּאִי בָּעֵי שָׁדֵי בֵּיהּ מוּמָא מֵעִיקָּרָא! מִי יָדַע הֵי נָפֵיק?Guemara — discussion des Sages sur la Michna. Pour quelle raison ? Parce que, s’il le voulait, il pourrait lui infliger un défaut dès le départ, avant sa consécration ! Mais sait-il lequel sortira en dixième position ?
- וְכִי תֵּימָא מַפֵּיק לֵיהּ בְּרֵישׁ עַשְׂרָה, ״לֹא יְבַקֵּר בֵּין טוֹב לָרַע״ אָמַר רַחֲמָנָא! אֶלָּא דְּאִי בָּעֵי שָׁדֵי בֵּיהּ מוּמָא (בכולי) [בְּכוּלֵּיהּ] עֶדְרֵיהּ.Et si tu dis qu’il le fait sortir à la tête d’un groupe de dix, c’est-à-dire à la dixième place, le Miséricordieux a dit : « Il ne distinguera pas entre bon et mauvais » (Lévitique 27, 33) ! Il ne doit donc pas sélectionner l’animal qui sera prélevé. Mais la raison est que, s’il le voulait, il pourrait infliger un défaut à tout son troupeau avant le prélèvement.
- מַתְנִי׳ בְּכוֹר שֶׁנִּסְמֵית עֵינוֹ, וְשֶׁנִּקְטְעָה יָדוֹ, וְשֶׁנִּשְׁבְּרָה רַגְלוֹ — הֲרֵי זֶה יִשָּׁחֵט עַל פִּי שְׁלֹשָׁה בְּנֵי הַכְּנֶסֶת. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: אֲפִילּוּ יֵשׁ שָׁם עֶשְׂרִים וּשְׁלֹשָׁה, אֵינוֹ נִשְׁחָט אֶלָּא עַל פִּי מוּמְחֶה.Michna. Un premier-né dont l’œil a perdu la vue, dont la patte avant a été coupée ou dont la patte arrière a été brisée, celui-ci sera abattu sur l’avis de trois membres de la communauté. Rabbi Yossé dit : Même s’il y en a vingt-trois sur place, il ne sera abattu que sur l’avis d’un expert.
- גְּמָ׳ רַבִּי שִׂמְלַאי וְרַבִּי יְהוּדָה נְשִׂיאָה תַּרְוַיְיהוּ מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי אָמְרִי, וְאָמְרִי לַהּ: רַבִּי שִׂמְלַאי וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי תַּרְוַיְיהוּ מִשּׁוּם רַבִּי יְהוּדָה נְשִׂיאָה אָמְרִי: הַתָּרַת בְּכוֹר בְּחוּצָה לָאָרֶץ עַל פִּי שְׁלֹשָׁה בְּנֵי הַכְּנֶסֶת. אָמַר רָבָא: וּבְמוּמִין מוּבְהָקִין.Guemara. Rabbi Simlaï et Rabbi Yehouda Nessia disent tous deux au nom de Rabbi Yehochoua ben Lévi — et certains rapportent : Rabbi Simlaï et Rabbi Yehochoua ben Lévi disent tous deux au nom de Rabbi Yehouda Nessia : L’autorisation d’abattre un premier-né hors de la terre d’Israël est accordée sur l’avis de trois membres de la communauté. Rava dit : Et cela concerne des défauts manifestes.
- מַאי קָא מַשְׁמַע לַן? תְּנֵינָא: בְּכוֹר שֶׁנִּסְמֵית עֵינוֹ, וְשֶׁנִּקְטְעָה יָדוֹ, וְשֶׁנִּשְׁתַּבְּרָה רַגְלוֹ — הֲרֵי זֶה יִשָּׁחֵט עַל פִּי שְׁלֹשָׁה בְּנֵי הַכְּנֶסֶת!Que nous apprend-il ? Nous avons appris dans la Michna : Un premier-né dont l’œil a perdu la vue, dont la patte avant a été coupée ou dont la patte arrière a été brisée, celui-ci sera abattu sur l’avis de trois membres de la communauté !
- אִי מִמַּתְנִיתִין הֲוָה אָמֵינָא: בְּחוּצָה לָאָרֶץ אֲפִילּוּ מוּמִין שֶׁאֵין מוּבְהָקִין, וְהַאי דְּקָתָנֵי מוּבְהָקִין — לְהוֹדִיעֲךָ כֹּחוֹ דְּרַבִּי יוֹסֵי, קָא מַשְׁמַע לַן.Si nous ne disposions que de notre Michna, j’aurais dit : Hors de la terre d’Israël, trois personnes peuvent autoriser l’abattage même pour des défauts qui ne sont pas manifestes. Et si elle enseigne le cas de défauts manifestes, c’est pour te faire connaître la portée de la position de Rabbi Yossé, qui exige un expert même dans ce cas. Rava nous apprend donc que seuls les défauts manifestes peuvent être reconnus par trois non-spécialistes.
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה בַּר אַבָּא, סָפֵק מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב, סָפֵק מִשְּׁמֵיהּ דִּשְׁמוּאֵל: שְׁלֹשָׁה מַתִּירִין אֶת הַבְּכוֹר בִּמְקוֹם שֶׁאֵין מוּמְחֶה. מַאי קָא מַשְׁמַע לַן? תְּנֵינָא: הֲרֵי זֶה יִשָּׁחֵט עַל פִּי שְׁלֹשָׁה בְּנֵי הַכְּנֶסֶת!Rav Yehouda dit au nom de Rabbi Yirmeya bar Abba — sans certitude s’il l’avait dit au nom de Rav, sans certitude s’il l’avait dit au nom de Chmouel : Trois personnes autorisent l’abattage du premier-né dans un lieu où il n’y a pas d’expert. Que nous apprend-il ? Nous avons appris dans la Michna : Celui-ci sera abattu sur l’avis de trois membres de la communauté !
- אִי מִמַּתְנִיתִין הֲוָה אָמֵינָא: בִּמְקוֹם מוּמְחֶה, קָא מַשְׁמַע לַן: בִּמְקוֹם שֶׁאֵין מוּמְחֶה — אִין, בִּמְקוֹם שֶׁיֵּשׁ מוּמְחֶה — לָא.Si nous ne disposions que de notre Michna, j’aurais dit : cela vaut même dans un lieu où se trouve un expert. Il nous apprend : autoriser l’abattage dans un lieu où il n’y a pas d’expert, oui ; dans un lieu où il y a un expert, non.
- אָמַר רַב חִיָּיא בַּר עַמְרָם: שְׁלֹשָׁה מַתִּירִין אֶת הַבְּכוֹר בִּמְקוֹם שֶׁאֵין מוּמְחֶה, שְׁלֹשָׁה מַתִּירִין אֶת הַנֶּדֶר בִּמְקוֹם שֶׁאֵין חָכָם. שְׁלֹשָׁה מַתִּירִין אֶת הַבְּכוֹר בִּמְקוֹם שֶׁאֵין מוּמְחֶהRav 'Hiya bar Amram dit : Trois personnes autorisent l’abattage du premier-né dans un lieu où il n’y a pas d’expert ; trois personnes délient le vœu dans un lieu où il n’y a pas de Sage. La Guemara examine ces affirmations : Trois personnes autorisent l’abattage du premier-né dans un lieu où il n’y a pas d’expert…
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