Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֵימַר דְּאָמַר רַבִּי מֵאִיר לַחֲשָׁשָׁא, לְאַחְזוֹקִינְהוּ מִי אָמַר?Admettons que Rabbi Méïr ait parlé d’une crainte que les Cohanim (prêtres) aient provoqué une infirmité ; mais a-t-il dit qu’il fallait les tenir pour établis comme des transgresseurs certains ?
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: עֵד מִפִּי עֵד, מַהוּ לְעֵדוּת בְּכוֹר? רַב אַסִּי אָסַר, וְרַב אָשֵׁי שָׁרֵי. אֲמַר לֵיהּ רַב אַסִּי לְרַב אָשֵׁי: וְהָא תָּנָא דְבֵי מְנַשֶּׁה: אֵין עֵד מִפִּי עֵד כָּשֵׁר אֶלָּא לְעֵדוּת הָאִשָּׁה!Ils ont posé la question : un témoin rapportant les propos d’un autre témoin, qu’en est-il pour le témoignage concernant un premier-né ? Rav Assi interdit d’autoriser son abattage sur cette base, et Rav Achi permet. Rav Assi dit à Rav Achi : mais celui de l’école de Menaché a enseigné : un témoin rapportant les propos d’un autre témoin n’est recevable que pour le témoignage concernant une femme, afin d’attester la mort de son mari !
- תְּנִי: אֶלָּא לְעֵדוּת שֶׁהָאִשָּׁה כְּשֵׁרָה לָהּ בִּלְבָד.Enseigne plutôt : un tel témoignage n’est recevable que pour un témoignage auquel une femme est habilitée. Cela comprend le témoignage concernant l’infirmité d’un premier-né.
- רַב יֵימַר אַכְשַׁר עֵד מִפִּי עֵד בִּבְכוֹר, קָרֵי עֲלֵיהּ מָרִימָר: ״יֵימַר שָׁרֵי בּוּכְרָא״. וְהִלְכְתָא: עֵד מִפִּי עֵד כָּשֵׁר לְעֵדוּת בְּכוֹר.Rav Yémar admit un témoin rapportant les propos d’un autre témoin au sujet d’un premier-né. Marimar l’appela : « Yémar, celui qui permet les premiers-nés. » Et la halakha (règle pratique) est la suivante : un témoin rapportant les propos d’un autre témoin est recevable pour le témoignage concernant un premier-né.
- אָמַר רַבִּי אִילְעָא: לֹא הָיוּ מוּחְזָקִין בּוֹ שֶׁהוּא בְּכוֹר, וּבָא אֶחָד וְאָמַר שֶׁהוּא בְּכוֹר וּמוּמוֹ עִמּוֹ — נֶאֱמָן.Rabbi Iléa a dit : si l’on ne tenait pas un animal pour un premier-né, et qu’un homme est venu dire qu’il s’agit d’un premier-né et que son infirmité l’accompagne, sans avoir été provoquée intentionnellement, il est digne de foi.
- מַאי קָא מַשְׁמַע לַן, שֶׁהַפֶּה שֶׁאָסַר הוּא הַפֶּה שֶׁהִתִּיר? תְּנֵינָא: הָאִשָּׁה שֶׁאָמְרָה ״אֵשֶׁת אִישׁ הָיִיתִי וּגְרוּשָׁה אֲנִי״ נֶאֱמֶנֶת, שֶׁהַפֶּה שֶׁאָסַר הוּא הַפֶּה שֶׁהִתִּיר!Que nous apprend-il ? Que la bouche qui a interdit est la bouche qui a permis ? Nous l’avons déjà appris : une femme qui a dit : « J’étais une femme mariée et je suis divorcée » est digne de foi, car la bouche qui a interdit est la bouche qui a permis !
- מַהוּ דְּתֵימָא: הָתָם הוּא דְּאִי בָּעֲיָא לָא אָמְרָה. אֲבָל הָכָא, דְּלָא סַגִּיא דְּלָא אָמְרָה, דְּקָדָשִׁים בְּחוּץ לָא אָכֵיל,Tu aurais pu dire : c’est là-bas seulement qu’elle est crue, car, si elle le voulait, elle ne dirait rien. Elle pourrait taire son ancien mariage. Mais ici, puisqu’il ne peut se dispenser de le dire, afin de faire examiner l’infirmité, car il ne mange pas de choses consacrées à l’extérieur du Temple,
- אֵימָא: לָא הַפֶּה שֶׁאָסַר הוּא, קָא מַשְׁמַע לַן, דְּאִי מִשּׁוּם הָכִי — הֲוָה שָׁדֵי בֵּיהּ מוּמָא דְּנִיכָּר וְאָכֵיל לֵיהּ.je pourrais dire : ce n’est pas la bouche qui a interdit. Son aveu étant nécessaire, il ne prouverait pas sa bonne foi. Rabbi Iléa nous apprend donc qu’il est cru, car, si c’était pour cela, s’il voulait provoquer une infirmité pour manger l’animal, il lui aurait infligé une infirmité reconnaissable et l’aurait mangé, sans avoir à le présenter au Sage.
- מַתְקֵיף לַהּ מָר בַּר רַב אָשֵׁי: מַאי שְׁנָא מֵהָהוּא גַּבְרָא דְּאוֹגַר לֵיהּ חֲמָרָא לְחַבְרֵיהּ, וַאֲמַר לֵיהּ: לָא תֵּיזִיל בְּאוֹרְחָא דִּנְהַר פְּקוֹד דְּאִיכָּא מַיָּא, זִיל בְּאוֹרְחָא דְּנַרֶשׁ דְּלֵיכָּא מַיָּא. אֲזַל בְּאוֹרְחָא דִּנְהַר פְּקוֹד וּמִית חֲמָרָא, וַאֲתָא וַאֲמַר לֵיהּ: בְּאוֹרְחָא דִּנְהַר פְּקוֹד אָזְלִי, וּמִיהוּ מַיָּא לָא הֲווֹ.Mar bar Rav Achi objecte à cela : en quoi ce cas diffère-t-il de celui de cet homme qui loua un âne à son prochain et lui dit : « Ne prends pas le chemin de Nehar Pekod, où il y a de l’eau ; prends le chemin de Narech, où il n’y a pas d’eau » ? Il prit le chemin de Nehar Pekod et l’âne mourut. Il vint lui dire : « J’ai pris le chemin de Nehar Pekod, mais il n’y avait pas d’eau. »
- וַאֲמַר רָבָא: מָה לוֹ לְשַׁקֵּר, אִי בָּעֵי אָמַר: בְּאוֹרְחָא דְּנַרֶשׁ אֲזַלִי. וַאֲמַר אַבָּיֵי: ״מָה לוֹ לְשַׁקֵּר״ בִּמְקוֹם עֵדִים לָא אָמְרִינַן.Et Rava a dit : pourquoi mentirait-il ? S’il le voulait, il dirait : « J’ai pris le chemin de Narech. » Et Abayé a dit : nous ne disons pas : « Pourquoi mentirait-il ? » lorsqu’il y a des témoins qui contredisent son affirmation. De même, la présomption pesant sur les Cohanim ne devrait-elle pas empêcher de croire celui-ci ?
- הָכִי הַשְׁתָּא?! הָתָם וַדַּאי אִיכָּא מַיָּא, הָכָא וַדַּאי שָׁדֵי בֵּיהּ מוּמָא — חֲשָׁשָׁא הוּא, וּבִמְקוֹם חֲשָׁשָׁא אָמְרִינַן ״מָה לוֹ לְשַׁקֵּר״. יָתֵיב רָבִינָא וְקָאָמַר לְהַאי שְׁמַעְתָּא בְּלָא גַּבְרָא, אֲמַר לֵיהּ רָבָא זוּטֵי לְרָבִינָא: אֲנַן מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי אִילְעָא מַתְנִינַן לַהּ.Comment comparer ces situations à présent ? Là-bas, il y a certainement de l’eau. Ici, lui a-t-il certainement infligé une infirmité ? Ce n’est qu’une crainte, et lorsqu’il n’y a qu’une crainte, nous disons : « Pourquoi mentirait-il ? » Ravina était assis et exposait cet enseignement sans nommer son auteur. Rava Zouti dit à Ravina : nous l’enseignons au nom de Rabbi Iléa.
- רַבִּי צָדוֹק הֲוָה לֵיהּ בּוּכְרָא, רְמָא לֵיהּ שְׂעָרֵי בְּסַלֵּי, בַּהֲדֵי דְּקָאָכֵיל אִיבְּזַע שִׂיפְתֵּיהּ. אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ, אָמַר לוֹ: כְּלוּם חִילַּקְנוּ בֵּין חָבֵר לְעַם הָאָרֶץ? אָמַר לוֹ רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: הֵן.Rabbi Tsadok avait un premier-né. Il lui mit de l’orge dans des paniers ; pendant qu’il mangeait, sa lèvre se fendit. Il vint devant Rabbi Yehochoua et lui dit : « Avons-nous établi une distinction entre un 'haver, un homme instruit et scrupuleux dans l’observance, et un am haarets, un homme du commun, quant au soupçon de provoquer une infirmité ? Rabbi Yehochoua lui dit : « Oui. »
- אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַבָּן גַּמְלִיאֵל, אָמַר לוֹ: חִילַּקְנוּ בֵּין חָבֵר לְעַם הָאָרֶץ? אָמַר לוֹ רַבָּן גַּמְלִיאֵל: לָא. אָמַר לוֹ: (והא) [וַהֲלֹא] רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אָמַר לִי הֵן! אָמַר לוֹ: הַמְתֵּן עַד שֶׁיַּעֲלוּ בַּעֲלֵי תְרִיסִין לְבֵית הַמִּדְרָשׁ.Il vint devant Rabban Gamliel et lui dit : « Avons-nous établi une distinction entre un 'haver et un am haarets ? » Rabban Gamliel lui dit : « Non. » Il lui dit : « Mais Rabbi Yehochoua m’a dit : “Oui” ! » Il lui dit : « Attends que les maîtres des boucliers montent à la maison d’étude. » Il désignait ainsi les Sages qui combattent dans les débats de Torah.
- כֵּיוָן שֶׁנִּכְנְסוּ לְבֵית הַמִּדְרָשׁ, עָמַד הַשּׁוֹאֵל וְשָׁאַל: כְּלוּם חִילַּקְנוּ בֵּין חָבֵר לְעַם הָאָרֶץ? אָמַר לוֹ רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: לָאו. אָמַר לוֹ רַבָּן גַּמְלִיאֵל: וַהֲלֹא מִשִּׁמְךָ אָמְרוּ לִי הֵן!Lorsqu’ils entrèrent à la maison d’étude, celui qui avait posé la question se leva et demanda : « Avons-nous établi une distinction entre un 'haver et un am haarets ? » Rabbi Yehochoua lui dit : « Non. » Rabban Gamliel lui dit : « Mais on m’a dit en ton nom : “Oui” !
- יְהוֹשֻׁעַ, עֲמוֹד עַל רַגְלֶיךָ, וְיָעִידוּ בְּךָ. עָמַד רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ עַל רַגְלָיו וְאָמַר: הֵיאַךְ אֶעֱשֶׂה? אִילְמָלֵי אֲנִי חַי וְהוּא מֵת — יָכוֹל הַחַי לְהַכְחִישׁ אֶת הַמֵּת, עַכְשָׁיו שֶׁאֲנִי חַי וְהוּא חַי — הֵיאַךְ חַי יָכוֹל לְהַכְחִישׁ אֶת הַחַי?Yehochoua, tiens-toi debout sur tes pieds, et qu’ils témoignent contre toi. » Rabbi Yehochoua se tint debout sur ses pieds et dit : « Comment agir ? Si j’étais vivant et lui mort, le vivant pourrait contredire le mort. Maintenant que je suis vivant et lui vivant, comment un vivant peut-il contredire le vivant ? »
- וְהָיָה רַבָּן גַּמְלִיאֵל עוֹמֵד וְדוֹרֵשׁ, וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ עוֹמֵד עַל רַגְלָיו, עַד שֶׁרִינְּנוּ כׇּל הָעָם וְאָמְרוּ לְחוּצְפִּית הַמְתוּרְגְּמָן: עֲמוֹד! וְעָמַד.Rabban Gamliel se tenait debout et enseignait, tandis que Rabbi Yehochoua restait debout sur ses pieds, jusqu’à ce que tout le peuple murmure et dise à 'Houtspit, l’interprète : « Arrête ! » Et il s’arrêta. Celui-ci répétait à haute voix l’enseignement de Rabban Gamliel.
- מַתְנִי׳ נֶאֱמָן הַכֹּהֵן לוֹמַר: הֶרְאֵיתִי בְּכוֹר זֶה וּבַעַל מוּם הוּא.Michna — enseignement des Tannaïm, les Sages de l’époque de la Michna, compilé par Rabbi Yehouda HaNassi. Le Cohen est digne de foi lorsqu’il dit : « J’ai montré ce premier-né à un Sage, et il est atteint d’une infirmité » permettant son abattage.
- גְּמָ׳ אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: נֶאֱמָן הַכֹּהֵן לוֹמַר ״בְּכוֹר זֶה נָתַן לִי יִשְׂרָאֵל בְּמוּמוֹ״. מַאי טַעְמָא? כֹּל מִילְּתָא דַּעֲבִידָא לְאִיגַּלּוֹיֵי לָא מְשַׁקְּרִי בַּהּ אִינָשֵׁי. אָמַר רַב אָשֵׁי: אַף אֲנַן נָמֵי תְּנֵינָא, נֶאֱמָן הַכֹּהֵן לוֹמַר ״הֶרְאֵיתִי בְּכוֹר זֶה וּבַעַל מוּם הוּא״. מַאי טַעְמָא? לָאו מִשּׁוּם דְּאָמְרִינַן כֹּל מִילְּתָא דַּעֲבִידָא לְאִיגַּלּוֹיֵי לָא מְשַׁקְּרִי בַּהּ אִינָשֵׁי?Guemara — discussion des Amoraïm, les Sages qui commentent la Michna. Rav Yehouda a dit au nom de Rav : le Cohen est digne de foi lorsqu’il dit : « Ce premier-né, un Israélite me l’a donné avec son infirmité. » Pour quelle raison ? Toute chose susceptible d’être découverte, les gens ne mentent pas à son sujet. Rav Achi a dit : nous aussi, nous l’avons appris : le Cohen est digne de foi lorsqu’il dit : « J’ai montré ce premier-né à un Sage, et il est atteint d’une infirmité. » Pour quelle raison ? N’est-ce pas parce que nous disons : toute chose susceptible d’être découverte, les gens ne mentent pas à son sujet ?
- הָתָם הוּא דְּקָדָשִׁים בְּחוּץ לָא אָכֵיל, אֲבָל הָכָא, כֵּיוָן דַּחֲשִׁידִי — חֲשִׁידִי.La Guemara repousse cette preuve : là-bas, c’est parce qu’il ne mange pas de choses consacrées à l’extérieur du Temple sans autorisation préalable. Mais ici, puisqu’ils sont soupçonnés, ils sont soupçonnés : les Cohanim soupçonnés de provoquer une infirmité le sont aussi de prétendre qu’un Israélite leur a donné l’animal déjà atteint.
- מֵתִיב רַב שֵׁיזְבִי: הָאוֹמֵר לְמִי שֶׁאֵין נֶאֱמָן עַל הַמַּעֲשֵׂר ״קַח לִי מִמִּי שֶׁהוּא נֶאֱמָן״ אוֹ ״מִמִּי שֶׁהוּא מְעַשֵּׂר״ — אֵינוֹ נֶאֱמָן. אַמַּאי? נֵימָא: כֹּל מִילְּתָא דַּעֲבִידָא לְאִיגַּלּוֹיֵי לָא מְשַׁקְּרִי בַּהּ אִינָשֵׁי!Rav Chéizvi objecte : celui qui dit à quelqu’un qui n’est pas digne de foi au sujet de la dîme : « Achète-moi des produits chez quelqu’un qui est digne de foi », ou : « Chez quelqu’un qui prélève la dîme », son mandataire n’est pas digne de foi lorsqu’il affirme avoir exécuté cette instruction. Pourquoi ? Disons : toute chose susceptible d’être découverte, les gens ne mentent pas à son sujet !
- שָׁאנֵי הָתָם,C’est différent là-bas,
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