Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- טִימֵּא טְהָרוֹת וָמֵת — לֹא קָנְסוּ בְּנוֹ אַחֲרָיו. מַאי טַעְמָא? הֶיזֵּק שֶׁאֵינוֹ נִיכָּר לָא שְׁמֵיהּ הֶיזֵּק, קְנָסָא דְּרַבָּנַן — לְדִידֵיהּ קְנַסוּ רַבָּנַן, לִבְרֵיהּ לָא קְנַסוּ רַבָּנַן.S’il a rendu impurs des objets purs et est mort, les Sages n’ont pas frappé son fils d’une sanction après lui, en l’obligeant à indemniser leur propriétaire. Pour quelle raison ? Un dommage qui n’est pas perceptible n’est pas considéré comme un dommage par la Torah. L’obligation de payer est donc une sanction rabbinique : c’est lui que les Sages ont sanctionné ; son fils, les Sages ne l’ont pas sanctionné.
- מַתְנִי׳ מַעֲשֶׂה בְּזָכָר שֶׁל רְחֵלִים זָקֵן, וּשְׂעָרוֹ מְדוּלְדָּל, וְרָאָהוּ קַסְטוֹר אֶחָד וְאָמַר: מָה טִיבוֹ שֶׁל זֶה? אָמְרוּ לוֹ: בְּכוֹר הוּא, וְאֵינוֹ נִשְׁחָט אֶלָּא אִם כֵּן הָיָה בּוֹ מוּם. נָטַל (פיגום) [פִּיגְיוֹם] וְצָרַם אׇזְנוֹ, וּבָא מַעֲשֶׂה לִפְנֵי חֲכָמִים וְהִתִּירוּ, וְאַחַר שֶׁהִתִּירוּ הָלַךְ וְצֵירֵם בְּאׇזְנֵי בְכוֹרוֹת אֲחֵרִים וְאָסְרוּ.Michna — enseignement des Sages de l’époque de la Michna. Il arriva qu’un vieux bélier, dont la toison pendait, demeurât sans être tondu ni abattu. Un questeur le vit et dit : « Quelle est la particularité de celui-ci ? » On lui dit : « C’est un premier-né, et il n’est abattu que s’il présente une imperfection. » Il prit une dague et entailla son oreille. L’affaire fut portée devant les Sages, qui autorisèrent son abattage. Après qu’ils l’eurent autorisé, il alla entailler les oreilles d’autres premiers-nés, et ils interdirent leur abattage.
- פַּעַם אַחַת הָיוּ תִּינוֹקוֹת מְשַׂחֲקִין בַּשָּׂדֶה, וְקָשְׁרוּ זַנְבֵי טְלָאִים זֶה בָּזֶה, וְנִפְסְקָה זְנָבוֹ שֶׁל אֶחָד מֵהֶם, וַהֲרֵי הוּא בְּכוֹר, וּבָא מַעֲשֶׂה לִפְנֵי חֲכָמִים וְהִתִּירוּ. רָאוּ שֶׁהִתִּירוּ, הָלְכוּ וְקָשְׁרוּ זַנְבוֹת בְּכוֹרוֹת אֲחֵרִים, וְאָסְרוּ. זֶה הַכְּלָל: כֹּל שֶׁהוּא לְדַעְתּוֹ — אָסוּר, שֶׁלֹּא לְדַעְתּוֹ — מוּתָּר.Une fois, des enfants jouaient dans un champ. Ils attachèrent les queues d’agneaux les unes aux autres, et la queue de l’un d’eux fut arrachée. Or, c’était un premier-né. L’affaire fut portée devant les Sages, qui autorisèrent son abattage. Voyant qu’ils l’avaient autorisé, ils allèrent attacher les queues d’autres premiers-nés, et ils interdirent leur abattage. Voici la règle : tout défaut causé intentionnellement, afin de permettre l’animal, rend son abattage interdit ; sans intention de le permettre, son abattage est permis.
- גְּמָ׳ פַּעַם אַחֶרֶת הָיָה כּוּ׳. וּצְרִיכָא, דְּאִי אַשְׁמְעִינַן גּוֹי — דְּלָא אָתֵי לְמִיסְרַךְ, אֲבָל קָטָן דְּאָתֵי לְמִיסְרַךְ — אֵימָא לָא.Guemara — discussion des Sages sur la Michna. « Une autre fois, il y avait… » Il est nécessaire de rapporter les deux incidents. Car si l’on nous avait enseigné seulement le cas du non-Juif, nous aurions dit que l’autorisation tient à ce qu’il n’y a pas lieu de craindre qu’il prenne cette habitude. Mais pour un mineur, qui risque de prendre cette habitude, je dirais que l’abattage du premier animal n’est pas permis.
- וְאִי אַשְׁמוֹעִינַן קָטָן, מִשּׁוּם דְּלָא אָתֵי לְאִיחַלּוֹפֵי בְּגָדוֹל, אֲבָל גּוֹי דְּאָתֵי לְאִיחַלּוֹפֵי בְּגָדוֹל — אֵימָא לָא. צְרִיכָא.Et si l’on nous avait enseigné seulement le cas du mineur, nous aurions dit que l’autorisation tient à ce qu’on ne risque pas de le confondre avec un adulte. Mais pour un non-Juif adulte, qu’on risque de confondre avec un adulte juif, je dirais que l’abattage du premier animal n’est pas permis. Il est donc nécessaire d’enseigner les deux cas.
- אָמַר רַב חִסְדָּא אָמַר רַב קַטִּינָא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא דַּאֲמַרוּ לֵיהּ ״אֶלָּא אִם כֵּן הָיָה בּוֹ מוּם״, אֲבָל אִם אֲמַרוּ לֵיהּ ״אִם נַעֲשָׂה בּוֹ מוּם״ — כְּמַאן דַּאֲמַרוּ לֵיהּ ״זִיל עֲבֵיד בֵּיהּ מוּמָא״ דָּמֵי.Rav 'Hisda a dit au nom de Rav Katina : on n’a enseigné cette permission que lorsqu’on lui a dit : « À moins qu’il n’ait une imperfection. » Mais si on lui a dit : « Si une imperfection lui est faite », c’est comme si on lui avait dit : « Va lui faire une imperfection. » L’abattage est alors interdit.
- אָמַר רָבָא: מִכְּדֵי מִמֵּילָא הוּא, מָה לִי ״הָיָה״, מָה לִי ״נַעֲשָׂה״? אֶלָּא ״נַעֲשָׂה״ נָמֵי מִמֵּילָא הוּא, וְלָא שְׁנָא.Rava a dit : puisque cette formulation signifie que le défaut apparaît de lui-même, quelle différence y a-t-il pour moi entre « il avait » une imperfection et « il lui a été fait » une imperfection ? Au contraire, « il lui a été fait » signifie également que le défaut apparaît de lui-même, et il n’y a aucune différence.
- זֶה הַכְּלָל: כֹּל שֶׁהוּא לְדַעַת — אָסוּר. לְאֵיתוֹיֵי מַאי? לְאֵיתוֹיֵי גְּרָמָא.« Voici la règle : tout défaut causé intentionnellement rend l’abattage interdit. » Qu’est-ce que cette règle vient inclure ? Elle vient inclure une causation indirecte du défaut.
- שֶׁלֹּא לְדַעַת — לְאֵיתוֹיֵי מֵסִיחַ לְפִי תוּמּוֹ.« Sans intention » : cela vient inclure celui qui parle innocemment, sans chercher à provoquer l’apparition d’un défaut, même si un non-Juif, l’ayant entendu, provoque ensuite ce défaut.
- מַתְנִי׳ הָיָה בְּכוֹר רֹדְפוֹ, בְּעָטוֹ, וְעָשָׂה בּוֹ מוּם — הֲרֵי זֶה שׁוֹחֲטִין עָלָיו.Michna. Si un premier-né le poursuivait, qu’il lui ait donné un coup de pied et lui ait causé une imperfection, on peut l’abattre en raison de celle-ci.
- גְּמָ׳ אָמַר רַב פָּפָּא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁבְּעָטוֹ בִּשְׁעַת רְדִיפָה, אֲבָל לְאַחַר רְדִיפָה — לָא. פְּשִׁיטָא!Guemara. Rav Pappa a dit : on n’a enseigné cette permission que s’il lui a donné un coup de pied pendant la poursuite ; mais après la poursuite, non. C’est évident !
- מַהוּ דְּתֵימָא: צַעְרֵיהּ הוּא דְּמִדְּכַר, קָא מַשְׁמַע לַן.Tu aurais pu dire : c’est sa souffrance qu’il se rappelle et il frappe uniquement par colère, sans chercher à permettre l’abattage. Rav Pappa nous enseigne donc que cela demeure interdit.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי, אָמַר רַב פָּפָּא: לָא תֵּימָא בִּשְׁעַת רְדִיפָה — אִין, אֲבָל שֶׁלֹּא בִּשְׁעַת רְדִיפָה — לָא, אֶלָּא אֲפִילּוּ לְאַחַר רְדִיפָה נָמֵי. מַאי טַעְמָא? צַעֲרֵיהּ [הוּא] דְּמִדְּכַר.Certains disent cette autre version : Rav Pappa a dit : ne dis pas : pendant la poursuite, oui ; mais en dehors de la poursuite, non. Au contraire, même après la poursuite, l’abattage est également permis. Pour quelle raison ? C’est sa souffrance qu’il se rappelle, et c’est pour cela qu’il frappe.
- אָמַר רַב יְהוּדָה: מוּתָּר לְהַטִּיל מוּם בִּבְכוֹר קוֹדֶם שֶׁיָּצָא לַאֲוִיר הָעוֹלָם. אָמַר רָבָא: גַּדְיָא בְּאוּדְנֵיהּ, אִימְּרָא בְּשִׂפְוָותֵיהּ. אִיכָּא דְּאָמְרִי: אִימְּרָא נָמֵי בְּאוּדְנֵיהּ, אֵימוֹר דֶּרֶךְ צְדָעָיו נְפַק.Rav Yehouda a dit : il est permis de causer une imperfection à un premier-né avant qu’il ne soit sorti à l’air du monde. Sa sainteté ne prend effet qu’à la naissance. Rava a dit : pour un chevreau, à son oreille ; pour un agneau, à sa lèvre. Ces parties peuvent apparaître avant que la tête soit entièrement sortie. Certains disent : pour un agneau également, à son oreille ; considère qu’il est sorti par le côté de ses tempes.
- אָמַר רָבָא: אָכֵל וְלָא מִיחֲזֵי, פָּעֵי וּמִיחֲזֵי — הָוֵי מוּמָא. מַאי קָא מַשְׁמַע לַן? תְּנֵינָא: הַחוּטִין הַחִיצוֹנוֹת — שֶׁנִּפְגְּמוּ וְשֶׁנִּגְמְמוּ, הַפְּנִימִיּוֹת — שֶׁנֶּעֶקְרוּ. מַאי טַעְמָא? לָאו מִשּׁוּם דְּכִי פָּעֵי מִיחְזֵי?!Rava a dit : si, lorsque l’animal mange, le défaut n’est pas visible, mais que lorsqu’il bêle, il est visible, cela constitue une imperfection permettant son abattage. Que nous enseigne-t-il ? Nous avons déjà appris dans la Michna : les gencives extérieures, lorsqu’elles ont été ébréchées ou entaillées ; les intérieures, lorsqu’elles ont été arrachées, constituent des imperfections. Pour quelle raison ? N’est-ce pas parce que, lorsqu’il bêle, le défaut est visible ?
- אָמַר רַב פָּפָּא: רָבָא נָמֵי טַעְמָא דְמַתְנִיתִין מְפָרֵשׁ, מַאי טַעְמָא נֶעְקְרוּ הָוֵי מוּמָא — מִשּׁוּם דְּכִי פָּעֵי מִיחְזֵי.Rav Pappa a dit : Rava, lui aussi, explique la raison de la Michna : pourquoi, lorsque les gencives intérieures ont été arrachées, cela constitue-t-il une imperfection ? Parce que, lorsqu’il bêle, le défaut est visible.
- מַתְנִי׳ כׇּל הַמּוּמִין הָרְאוּיִין לָבֹא בִּידֵי אָדָם, רוֹעֵי יִשְׂרָאֵל נֶאֱמָנִין, רוֹעִים כֹּהֲנִים אֵינָן נֶאֱמָנִין. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: נֶאֱמָן הוּא עַל שֶׁל חֲבֵירוֹ, וְאֵין נֶאֱמָן עַל שֶׁל עַצְמוֹ. רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: הֶחָשׁוּד עַל הַדָּבָר, לֹא דָּנוֹ וְלֹא מְעִידוֹ.Michna. Pour toutes les imperfections susceptibles d’être causées par la main de l’homme, les bergers israélites sont dignes de foi lorsqu’ils attestent qu’elles n’ont pas été causées intentionnellement ; les bergers Cohanim — prêtres — ne sont pas dignes de foi. Rabban Chimon ben Gamliel dit : il est digne de foi pour le premier-né de son prochain, mais il n’est pas digne de foi pour le sien. Rabbi Méïr dit : celui qui est suspect en cette matière ne peut ni en juger ni en témoigner.
- גְּמָ׳ רַבִּי יוֹחָנָן וְרַבִּי אֶלְעָזָר, חַד אָמַר: ״רוֹעֵי יִשְׂרָאֵל״ בֵּי כֹהֲנִים — נֶאֱמָנִין, לִלְגִימָא לָא חָיְישִׁינַן.Guemara. Rabbi Yo'hanan et Rabbi Elazar discutent de l’interprétation de cette Michna. L’un dit : les « bergers israélites » employés chez des Cohanim sont dignes de foi ; nous ne craignons pas qu’ils mentent pour une bouchée de viande que leur maître leur donnerait.
- רוֹעֵי כֹּהֲנִים בֵּי יִשְׂרָאֵל — אֵין נֶאֱמָנִין, מֵימָר אָמַר: כֵּיוָן דְּקָא טָרַחְנָא בֵּיהּ, לָא שָׁבֵיק לְדִידִי וְיָהֵיב לְאַחֲרִינֵי.Les bergers Cohanim employés chez des Israélites ne sont pas dignes de foi. Le berger se dit en effet : « Puisque je me suis donné de la peine pour lui, ce premier-né, mon maître ne me délaissera pas pour le donner à un autre. »
- וְהוּא הַדִּין כֹּהֵן לְכֹהֵן, דְּחָיְישִׁינַן לְגוֹמְלִין.Et il en va de même d’un Cohen témoignant pour un autre Cohen, car nous craignons des services réciproques.
- וַאֲתָא רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל לְמֵימַר: נֶאֱמָן הוּא עַל שֶׁל חֲבֵירוֹ, וְאֵינוֹ נֶאֱמָן עַל שֶׁל עַצְמוֹ. וַאֲתָא רַבִּי מֵאִיר לְמֵימַר: הֶחָשׁוּד עַל הַדָּבָר לֹא דָּנוֹ וְלֹא מְעִידוֹ.Rabban Chimon ben Gamliel vient dire : il est digne de foi pour le premier-né de son prochain, mais il n’est pas digne de foi pour le sien. Et Rabbi Méïr vient dire : celui qui est suspect en cette matière ne peut ni en juger ni en témoigner.
- וְחַד אָמַר: ״רוֹעֵי יִשְׂרָאֵל״ וְהֵן כֹּהֲנִים — נֶאֱמָנִין,Et l’autre dit : les « bergers d’Israélites », bien qu’ils soient Cohanim, sont dignes de foi.
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