Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְנִקְצְצָה — טָהוֹר, קְצָצָה מִתְכַּוֵּין — רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: לִכְשֶׁיִּוָּלֵד לוֹ נֶגַע אַחֵר יִטְהַר הֵימֶנּוּ.Et elle a été coupée involontairement, la lésion cutanée : l’homme est pur rituellement. S’il l’a coupée intentionnellement, Rabbi Eliézer dit : lorsqu’une autre lésion apparaîtra chez lui, il sera purifié de celle-ci, la première.
- וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: עַד שֶׁתִּפְרַח בְּכוּלּוֹ, אוֹ עַד שֶׁתִּמְעַט בַּהַרְתּוֹ מִכִּגְרִיס!Et les Sages disent : il demeure impur jusqu’à ce qu’elle s’étende sur tout son corps, la dernière lésion, ou jusqu’à ce que sa tache blanche ait diminué en deçà de la taille d’un demi-grain de fève avant son excision !
- רַבָּה וְרַב יוֹסֵף דְּאָמְרִי תַּרְוַויְיהוּ: כִּי קָנֵיס רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בְּמָמוֹנוֹ, בְּגוּפוֹ לָא קָנֵיס.Rabba et Rav Yossef disent tous deux : lorsque Rabbi Eliézer impose une sanction, c’est sur ses biens ; sur son corps, il n’impose pas une telle sanction.
- מָמוֹנוֹ — אִיכָּא לְמֵימַר דְּאָתֵי לְמֶיעְבַּד, גּוּפוֹ — מִי אִיכָּא לְמֵימַר דְּאָתֵי לְמֶיעְבַּד?Concernant ses biens, on peut dire qu’il en viendra à agir ainsi, si la sanction n’est pas définitive. Concernant son corps, peut-on dire qu’il en viendra à agir ainsi, alors que même une sanction limitée risque de le laisser impur indéfiniment ?
- אָמַר רָבָא: דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר אַדְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר קַשְׁיָא, דְּרַבָּנַן אַדְּרַבָּנַן לָא קַשְׁיָא?Rava dit : l’enseignement de Rabbi Eliézer soulève une difficulté par rapport à celui de Rabbi Eliézer, mais celui des Sages ne soulève pas de difficulté par rapport à celui des Sages ?
- אֶלָּא, דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר אַדְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר לָא קַשְׁיָא, כִּדְשַׁנִּינַן. רַבָּנַן אַדְּרַבָּנַן נָמֵי לָא קַשְׁיָא, הָכָא בְּמַאי דַּעֲבַד קַנְסוּהּ, הָכָא בְּמַאי דַּעֲבַד קַנְסוּהּ.Mais plutôt, l’enseignement de Rabbi Eliézer ne soulève pas de difficulté par rapport à celui de Rabbi Eliézer, comme nous l’avons expliqué. Les Sages non plus ne soulèvent pas de difficulté par rapport aux Sages : ici, ils l’ont sanctionné pour ce qu’il a fait ; là, ils l’ont sanctionné pour ce qu’il a fait.
- בְּמַאי אִיכַּוֵּין לְמִישְׁרְיֵיהּ בְּהַאי מוּמָא? בְּהַאי מוּמָא קַנְסוּהּ רַבָּנַן, דִּבְהַאי מוּמָא לָא לִישְׁתְּרֵי לֵיהּ. וְהָכָא, בְּמַאי דַּעֲבַד קַנְסוּהּ — אִיכַּוֵּין לְטַהוֹרֵי נַפְשֵׁיהּ בְּהַאי קְצִיצָה, בְּהַאי קְצִיצָה קַנְסוּהּ רַבָּנַן.Par quel moyen voulait-il le rendre permis ? Par ce défaut. C’est donc à l’égard de ce défaut que les Sages l’ont sanctionné : que l’animal ne lui soit pas permis en vertu de ce défaut. Et ici, ils l’ont sanctionné pour ce qu’il a fait : il voulait se purifier par cette excision ; c’est à l’égard de cette excision que les Sages l’ont sanctionné. Elle ne lui procure donc aucune purification.
- בָּעֵי רַב פָּפָּא: ״יִטְהַר״ תְּנַן, אוֹ ״וְיִטְהָר״ תְּנַן?Rav Pappa posa la question : avons-nous appris : « Il sera purifié », ou avons-nous appris : « Et il sera purifié » ? La première lecture signifie que l’apparition de la nouvelle lésion le purifie de la première ; la seconde, qu’il devra également être purifié de la nouvelle.
- לְמַאי נָפְקָא מִינַּהּ? לְחָתָן שֶׁנִּרְאָה בּוֹ נֶגַע.Quelle différence pratique cela fait-il ? Le cas d’un jeune marié chez qui une lésion est apparue pendant les réjouissances de ses noces.
- דִּתְנַן: חָתָן שֶׁנִּרְאָה בּוֹ נֶגַע — נוֹתְנִין לוֹ שִׁבְעָה יָמִים, לוֹ וּלְאִצְטְלִיתוֹ וְלִכְסוּתוֹ, וְכֵן בָּרֶגֶל — נוֹתְנִין לוֹ כׇּל יְמֵי הָרֶגֶל.Car nous avons appris dans la Michna, enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi : un jeune marié chez qui une lésion est apparue, on lui accorde sept jours, pour lui, pour son manteau et pour son vêtement. Durant ce délai, le Cohen, prêtre chargé de l’examen, ne constate pas leur impureté. Et de même, lors d’une fête de pèlerinage, on lui accorde tous les jours de la fête.
- אִי אָמְרַתְּ ״יִטְהַר״ תְּנַן — מִקַּמַּיְיתָא טְהַר לֵיהּ, לְבָתְרָיְיתָא נָטְרִין לֵיהּ שִׁבְעָה יְמֵי מִשְׁתֶּה.Si tu dis que nous avons appris : « Il sera purifié », il est purifié de la première lésion dès l’apparition de la seconde ; pour la dernière, on attend pour lui les sept jours du festin nuptial avant de l’examiner. Il est donc pur pendant ces jours.
- אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ: ״וְיִטְהַר״ תְּנַן — סוֹף סוֹף, כִּי לָא מְטַמֵּית לְבָתְרָיְיתָא, הָא מִיטַּמֵּא וְקָאֵי מִקַּמַּיְיתָא. מַאי? תֵּיקוּ.Mais si tu dis que nous avons appris : « Et il sera purifié », en fin de compte, même si tu ne le déclares pas impur à cause de la dernière, il demeure impur à cause de la première. Qu’en est-il ? Tékou : la question reste en suspens.
- בָּעֵי מִינֵּיהּ רַבִּי יִרְמְיָה מֵרַבִּי זֵירָא: צוֹרֵם אוֹזֶן בַּבְּכוֹר וָמֵת, מַהוּ לִקְנוֹס בְּנוֹ אַחֲרָיו?Rabbi Yirmeya demanda à Rabbi Zeira : celui qui entaille l’oreille d’un premier-né consacré et meurt, qu’en est-il de sanctionner son fils après lui ? Le fils peut-il consommer l’animal en se fondant sur ce défaut ?
- אִם תִּימְצֵי לוֹמַר: מוֹכֵר עַבְדּוֹ לַגּוֹיִם וָמֵת — קָנְסוּ בְּנוֹ אַחֲרָיו, דְּכֹל יוֹמָא וְיוֹמָא מַפְקַע לֵיהּ מִמִּצְוֹת.Si tu en viens à dire : celui qui vend son esclave à des non-Juifs et meurt, on a sanctionné son fils après lui, en lui imposant de racheter l’esclave, ce peut être parce que, chaque jour, il le soustrait aux mitsvot, les commandements auxquels cet esclave est astreint.
- אִם תִּימְצֵי לוֹמַר: כִּוֵּון מְלַאכְתּוֹ בַּמּוֹעֵד וָמֵת — לֹא קָנְסוּ בְּנוֹ אַחֲרָיו, מִשּׁוּם דְּלָא עַבְדֵהּ לְאִיסּוּרָא.Si tu en viens à dire : celui qui a prévu d’effectuer son travail pendant les jours intermédiaires de la fête et meurt, on n’a pas sanctionné son fils après lui, ce peut être parce qu’il n’a pas accompli l’acte interdit, étant mort avant la fête.
- הָכָא מַאי? לְדִידֵיהּ קְנַסוּ רַבָּנַן, וְהָא לֵיתֵיהּ, אוֹ דִלְמָא לְמָמוֹנֵיהּ קְנַסוּ רַבָּנַן, וְהָא אִיתֵיהּ?Ici, qu’en est-il ? Est-ce lui que les Sages ont sanctionné, et il n’est plus en vie, ou bien est-ce son bien que les Sages ont sanctionné, et il existe toujours ?
- אֲמַר לֵיהּ: תְּנֵיתוּהָ, שָׂדֶה שֶׁנִּתְקַוְּוצָה בִּשְׁבִיעִית — תִּזָּרַע לְמוֹצָאֵי שְׁבִיעִית, נִיטַּיְּיבָה נִידַּיְּירָה — לֹא תִּזָּרַע לְמוֹצָאֵי שְׁבִיעִית. וְאָמַר רַב אַסִּי בְּרַבִּי חֲנִינָא: נָקְטִינַן, הֱטִיבָהּ וָמֵת — בְּנוֹ זוֹרְעָהּ. אַלְמָא לְדִידֵיהּ קְנַסוּ רַבָּנַן, לִבְרֵיהּ לָא קְנַסוּ רַבָּנַן.Il lui dit : vous l’avez appris : un champ dont les épines ont été retirées pendant la septième année pourra être ensemencé à l’issue de la septième année. Si on l’a amendé ou si on y a fait séjourner un troupeau pour le fumer, il ne pourra pas être ensemencé à l’issue de la septième année. Et Rav Assi, fils de Rabbi ‘Hanina, a dit : nous tenons par tradition que s’il l’a amélioré et est mort, son fils peut l’ensemencer. Ainsi, c’est lui que les Sages ont sanctionné ; son fils, les Sages ne l’ont pas sanctionné.
- אָמַר אַבָּיֵי: נָקְטִינַןAbayé dit : nous tenons par tradition
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