Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וּבֵית הִלֵּל: הָנֵי מִילֵּי תָּם, אֲבָל בַּעַל מוּם כְּתִיב ״הַטָּמֵא וְהַטָּהוֹר יַחְדָּיו יֹאכְלֶנּוּ״, וּמָה טָמֵא שֶׁאֵינוֹ אוֹכֵל בְּקָדָשִׁים קַלִּים אוֹכֵל בִּבְכוֹר, זָר שֶׁאוֹכֵל בְּקָדָשִׁים קַלִּים אֵינוֹ דִּין שֶׁיֹּאכַל בִּבְכוֹר.Et Beit Hillel répondent : Ces paroles concernent un premier-né sans défaut. Mais, pour celui qui présente un défaut, il est écrit : « L’impur et le pur le mangeront ensemble » (Deutéronome 15, 22). Or, si l’impur, qui ne mange pas des sacrifices de moindre sainteté, mange du premier-né présentant un défaut, un non-Cohen, qui mange des sacrifices de moindre sainteté, n’est-il pas logique qu’il mange du premier-né présentant un défaut ? Le Cohen est un prêtre ; les sacrifices de moindre sainteté comprennent notamment les offrandes de paix.
- אִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְטָמֵא, שֶׁכֵּן הוּתַּר מִכְּלָלוֹ בַּעֲבוֹדַת צִבּוּר!Il y a lieu de réfuter ce raisonnement : qu’en est-il de l’impur ? Il bénéficie d’une exception à l’interdit général dans le service communautaire ! Un Cohen impur peut, dans certaines circonstances, accomplir le service des sacrifices communautaires, tandis qu’un non-Cohen n’y est jamais autorisé.
- וּבֵית הִלֵּל, אַטּוּ בַּעֲבוֹדָה קָאָמַר? בַּאֲכִילָה קָאָמְרִינַן, אֲכִילַת זָר עֲדִיף.Et Beit Hillel répondent : Est-ce donc du service sacrificiel qu’il a parlé ? C’est de consommation que nous parlons ; la consommation du non-Cohen est supérieure à celle du Cohen impur, puisqu’il est autorisé à manger des sacrifices de moindre sainteté.
- וְרַבִּי עֲקִיבָא מַתִּיר, וַאֲפִילּוּ גּוֹי. מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי עֲקִיבָא? ״כַּצְּבִי וְכָאַיָּל״ — מָה צְבִי וְאַיָּל מוּתָּר לְגוֹי, אַף פְּסוּלִין מוּתָּר לְגוֹי.Et Rabbi Akiva permet, même à un non-Juif, de manger du premier-né présentant un défaut. Quelle est la raison de Rabbi Akiva ? Le verset dit : « Comme la gazelle et comme le cerf » (Deutéronome 15, 22). De même que la gazelle et le cerf sont permis au non-Juif, de même les animaux consacrés disqualifiés sont permis au non-Juif.
- וְאִידַּךְ? תְּלָתָא ״צְבִי וְאַיָּל״ כְּתִיבִי, חַד לְכִדְרַבִּי יִצְחָק, וְחַד לְכִדְרַבִּי אוֹשַׁעְיָא, וְחַד לְכִדְרַבִּי אֶלְעָזָר הַקַּפָּר.Et l’autre Sage, qui ne permet pas cette consommation à un non-Juif, comment interprète-t-il cette comparaison ? Trois mentions de « gazelle et cerf » sont écrites dans ce contexte : l’une pour l’enseignement de Rabbi Yits'hak, l’une pour l’enseignement de Rabbi Ochaya, et l’une pour l’enseignement de Rabbi Elazar HaKappar.
- וְאִידַּךְ? מָה צְבִי וְאַיָּל פְּטוּרִים מִן הַבְּכוֹרָה, אַף פְּסוּלֵי הַמּוּקְדָּשִׁין פְּטוּרִין מִן הַבְּכוֹרָה.Et l’autre mention enseigne : de même que la gazelle et le cerf sont exempts de la consécration du premier-né, de même les animaux consacrés disqualifiés sont exempts de la consécration du premier-né de leur progéniture.
- תָּנוּ רַבָּנַן: בְּכוֹר אֵין מַאֲכִילִין אוֹתוֹ לְנִדּוֹת, דִּבְרֵי בֵּית שַׁמַּאי. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: מַאֲכִילִין אוֹתוֹ לְנִדּוֹת. מַאי טַעְמָא דְּבֵית שַׁמַּאי? דִּכְתִיב: ״וּבְשָׂרָם יִהְיֶה לָךְ״, מָה הָתָם נִדּוֹת לָא, אַף הָכָא נִדּוֹת לָא.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta, enseignement des Sages de l’époque de la Michna non retenu dans celle-ci : Un premier-né présentant un défaut, on ne le donne pas à manger aux femmes en période d’impureté menstruelle ; telles sont les paroles de Beit Chammaï. Et Beit Hillel disent : On le donne à manger aux femmes en période d’impureté menstruelle. Quelle est la raison de Beit Chammaï ? Car il est écrit : « Et leur chair sera pour toi » (Nombres 18, 18), comme la poitrine du balancement et la cuisse droite. De même que là-bas, les femmes en période d’impureté menstruelle n’en mangent pas, de même ici, les femmes en période d’impureté menstruelle n’en mangent pas.
- וּבֵית הִלֵּל: הָנֵי מִילֵּי תָּם, אֲבָל בַּעַל מוּם — ״הַטָּמֵא וְהַטָּהוֹר יֹאכְלֶנּוּ״.Et Beit Hillel répondent : Ces paroles concernent un premier-né sans défaut. Mais, pour celui qui présente un défaut, il est dit : « L’impur et le pur le mangeront » (Deutéronome 15, 22).
- וּבֵית שַׁמַּאי, הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּאֵין טוּמְאָה יוֹצְאָה עָלָיו מִגּוּפוֹ, אֲבָל הֵיכָא דְּטוּמְאָה יוֹצְאָה עָלָיו מִגּוּפוֹ — לָא.Et Beit Chammaï répondent : Ces paroles, qui autorisent l’impur à en manger, concernent le cas où l’impureté qui l’affecte ne provient pas de son corps. Mais, lorsque l’impureté qui l’affecte provient de son corps, non, il n’est pas autorisé à en manger.
- דְּאַשְׁכְּחַן דְּפַלֵּיג רַחֲמָנָא בֵּין טוּמְאָה יוֹצְאָה עָלָיו מִגּוּפוֹ, לְבֵין שֶׁאֵין טוּמְאָה יוֹצְאָה עָלָיו מִגּוּפוֹ, דִּתְנַן: הַפֶּסַח שֶׁבָּא בְּטוּמְאָה — לֹא יֹאכְלוּ מִמֶּנּוּ זָבִים וּמְצוֹרָעִין וְזָבוֹת וְנִדּוֹת וְיוֹלְדוֹת.Car nous trouvons que le Miséricordieux a distingué entre une impureté qui affecte une personne et provient de son corps, et une impureté qui l’affecte sans provenir de son corps. En effet, nous avons appris dans la Michna, enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi : Le sacrifice pascal offert en état d’impureté, les hommes atteints d’un écoulement, les personnes atteintes d’affection lépreuse, les femmes atteintes d’un écoulement, les femmes en période d’impureté menstruelle et les accouchées n’en mangeront pas. L’autorisation concerne ceux qui sont impurs au contact d’un mort (Pessa'him 95b).
- וּבֵית הִלֵּל: הָתָם הוּא דְּגַלִּי רַחֲמָנָא ״טְמֵא נֶפֶשׁ״, אֲבָל הָכָא ״טָמֵא״ סְתָמָא כְּתִיב, לָא שְׁנָא.Et Beit Hillel répondent : C’est là-bas que le Miséricordieux a précisé : « Impur du fait d’un mort » (Nombres 9, 10). Mais ici, « impur » est écrit sans précision ; il n’y a pas de différence entre les diverses sources d’impureté.
- תָּנוּ רַבָּנַן: אֵין מַרְגִּילִין בְּיוֹם טוֹב, כַּיּוֹצֵא בּוֹ אֵין מַרְגִּילִין בַּבְּכוֹר, וְלֹא בִּפְסוּלֵי הַמּוּקְדָּשִׁין.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : On ne dépouille pas un animal par les pattes un jour de fête, en conservant sa peau entière pour en faire un récipient. De même, on ne dépouille pas par les pattes un premier-né, ni les animaux consacrés disqualifiés, même après leur rachat.
- בִּשְׁלָמָא יוֹם טוֹב — דְּקָא טָרַח טִירְחָא דְּלָא חֲזֵי לֵיהּ. אֶלָּא בְּכוֹר — מַאן תַּנָּא? אָמַר רַב חִסְדָּא: בֵּית שַׁמַּאי הִיא, דְּאָמַר אֵין מַאֲכִילִין אוֹתוֹ לְנִדּוֹת.Certes, le jour de fête, cela se comprend, car on accomplit un effort qui ne lui est pas utile pour ce jour. Mais pour le premier-né, quel Sage de l’époque de la Michna a enseigné cette interdiction ? Rav 'Hisda a dit : C’est Beit Chammaï, qui disent : On ne le donne pas à manger aux femmes en période d’impureté menstruelle. Ils considèrent donc qu’un premier-né présentant un défaut conserve sa sainteté, même après son abattage.
- וְלֹא בִּפְסוּלֵי הַמּוּקְדָּשִׁין. מַאן תַּנָּא? אָמַר רַב חִסְדָּא: רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן הִיא, דִּתְנַן: הָיוּ לְפָנָיו שְׁתֵּי חַטָּאוֹת, אַחַת תְּמִימָה וְאַחַת בַּעֲלַת מוּם — תְּמִימָה תִּקְרַב, בַּעֲלַת מוּם תִּיפָּדֶה.« Ni les animaux consacrés disqualifiés. » Quel Sage a enseigné cette interdiction ? Rav 'Hisda a dit : C’est Rabbi Elazar, fils de Rabbi Chimon. En effet, nous avons appris : Il avait devant lui deux sacrifices expiatoires, l’un sans défaut et l’autre présentant un défaut ; celui qui est sans défaut sera offert, celui qui présente un défaut sera racheté. Ces deux animaux avaient été consacrés pour la même faute, l’un servant de garantie au cas où l’autre serait perdu.
- נִשְׁחֲטָה בַּעֲלַת מוּם, אִם עַד שֶׁלֹּא נִזְרַק דָּמָהּ שֶׁל תְּמִימָה — מוּתֶּרֶת, אִם מִשֶּׁנִּזְרַק דָּמָהּ שֶׁל תְּמִימָה — אֲסוּרָה.Si celle qui présente un défaut a été abattue après son rachat : si cet abattage a eu lieu avant que le sang de celle qui est sans défaut ait été aspergé sur l’autel, elle est permise à la consommation. Si cet abattage a eu lieu après que le sang de celle qui est sans défaut a été aspergé, elle est interdite, même au profit. Elle relève alors du sacrifice expiatoire dont le propriétaire a obtenu l’expiation au moyen d’un autre animal.
- רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אֲפִילּוּ בָּשָׂר בִּקְדֵירָה, וְנִזְרַק דָּמָהּ שֶׁל תְּמִימָה — אֲסוּרָה.Rabbi Elazar, fils de Rabbi Chimon, dit : Même si la chair de celle qui présente un défaut est déjà dans la marmite, et que le sang de celle qui est sans défaut a été aspergé, elle est interdite. L’animal présentant un défaut conserve donc une sainteté même après l’abattage.
- וְרַב חִסְדָּא, לוֹקְמַהּ כּוּלַּהּ כְּבֵית שַׁמַּאי! דִּלְמָא עַד כָּאן לָא קָאָמְרִי בֵּית שַׁמַּאי אֶלָּא בִּבְכוֹר, דִּקְדוּשָּׁתוֹ מֵרֶחֶם, אֲבָל פְּסוּלֵי הַמּוּקְדָּשִׁין דְּאֵין קְדוּשָּׁתוֹ מֵרֶחֶם — לָא.Et Rav 'Hisda, qu’il établisse donc l’ensemble de cet enseignement selon Beit Chammaï ! La Guemara répond : Peut-être Beit Chammaï n’ont-ils dit cela qu’à propos du premier-né, dont la sainteté remonte au sein maternel ; mais les animaux consacrés disqualifiés, dont la sainteté ne remonte pas au sein maternel, non, peut-être ne considèrent-ils pas que leur sainteté subsiste après l’abattage.
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