Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- יִגָּאֵל״ דִּכְתַב רַחֲמָנָא לְמָה לִי? אִם אֵינוֹ עִנְיָן לַחֲרָמִים — תְּנֵהוּ עִנְיָן לְמַעֲשֵׂר. אֵימָא תְּנֵהוּ עִנְיָן לִבְכוֹר? מַעֲשֵׂר גְּאוּלָּה כְּמוֹתוֹ.Le mot « sera racheté », que le Miséricordieux a écrit, pourquoi m’est-il nécessaire ? S’il ne s’applique pas aux biens voués aux Cohanim, applique-le à la dîme animale, pour interdire sa vente. Dis plutôt : applique-le au premier-né ! La Guemara répond : la dîme comporte une mention du rachat, comme lui, le bien voué ; ce rapprochement justifie de lui appliquer cet enseignement.
- רַב אָשֵׁי אָמַר: ״לֹא יִגָּאֵל״ דְּמַעֲשֵׂר — לֹא יִמָּכֵר הוּא. אָמַר רַב אָשֵׁי: מְנָא אָמֵינָא לַהּ? דִּכְתִיב: ״וְהָיָה הוּא וּתְמוּרָתוֹ יִהְיֶה קֹדֶשׁ לֹא יִגָּאֵל״.Rav Achi a dit : « Il ne sera pas racheté », énoncé à propos de la dîme animale, signifie : il ne sera pas vendu. Rav Achi a dit : d’où est-ce que je le déduis ? De ce qu’il est écrit : « Et lui et l’animal qui lui est substitué seront saints ; il ne sera pas racheté » (Lévitique 27, 33).
- אֵימָתַי עוֹשֶׂה תְּמוּרָה — מֵחַיִּים, אֵימָתַי אֵינוֹ נִגְאָל — מֵחַיִּים, הָא לְאַחַר שְׁחִיטָה — נִגְאָל, הָא בָּעֵי הַעֲמָדָה וְהַעֲרָכָה!Quand l’animal de la dîme confère-t-il la sainteté à un animal de substitution ? De son vivant. De même, quand ne peut-il pas être racheté ? De son vivant. On devrait donc en déduire : mais après l’abattage, il peut être racheté. Pourtant, il faut une présentation debout et une estimation ! Or un animal abattu ne peut plus être présenté debout devant le Cohen pour être estimé.
- אֶלָּא שְׁמַע מִינַּהּ, ״לֹא יִגָּאֵל״ — לֹא יִמָּכֵר הוּא.Déduis-en donc que « il ne sera pas racheté » signifie : il ne sera pas vendu. Cette interdiction de vente ne s’applique ainsi que de son vivant.
- הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר קׇדְשֵׁי מִזְבֵּחַ הָיוּ בִּכְלַל הַעֲמָדָה וְהַעֲרָכָה, אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר קׇדְשֵׁי מִזְבֵּחַ לֹא הָיוּ בִּכְלַל הַעֲמָדָה וְהַעֲרָכָה, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?Cela convient selon celui qui dit que les animaux consacrés à l’autel étaient inclus dans l’obligation de présentation debout et d’estimation. Mais selon celui qui dit que les animaux consacrés à l’autel n’étaient pas inclus dans l’obligation de présentation debout et d’estimation, que peut-on dire ?
- אֲנַן הָכִי קָאָמְרִינַן: מִי אִיכָּא דְּמֵחַיִּים לָא מִיפְּרִיק, וּלְאַחַר שְׁחִיטָה מִיפְּרִיק? אַלְּמָה לָא מֵחַיִּים דְּאַלִּימָא קְדוּשְׁתֵּיהּ — לָא מִיפְּרִיק, לְאַחַר שְׁחִיטָה דְּאַקֵּיל לֵיהּ קְדוּשְׁתֵּיהּ — מִיפְּרִיק!Voici ce que nous disons : existe-t-il un animal qui ne puisse pas être racheté de son vivant, mais qui puisse être racheté après l’abattage ? La Guemara objecte : pourquoi pas ? De son vivant, puisque sa sainteté est forte, il ne peut pas être racheté ; après l’abattage, puisque sa sainteté s’est affaiblie, il peut être racheté !
- וְלָא כֹּל דְּכֵן הוּא? וּמָה מֵחַיִּים דְּאַלִּים לְמִיתְפַּס פִּדְיוֹנוֹ — לָא מִיפְּרִיק, לְאַחַר שְׁחִיטָה דְּלָא אַלִּים לְמִיתְפָּס פִּדְיוֹנוֹ — מִיפְּרִיק? אֶלָּא שְׁמַע מִינַּהּ: ״לֹא יִגָּאֵל״ — לֹא יִמָּכֵר הוּא.N’est-ce pas au contraire un raisonnement a fortiori ? Si, de son vivant, alors que sa sainteté est assez forte pour saisir l’argent de son rachat, il ne peut pas être racheté, après l’abattage, alors que sa sainteté n’est pas assez forte pour saisir l’argent de son rachat, pourrait-il être racheté ? Déduis-en donc que « il ne sera pas racheté » signifie : il ne sera pas vendu.
- וְלִכְתּוֹב רַחֲמָנָא ״לֹא יִמָּכֵר״! אִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״לֹא יִמָּכֵר״, הֲוָה אָמֵינָא: אִיזְדַּבּוֹנֵי הוּא דְּלָא מִזְדַּבַּן, דְּקָא עָבֵיד עוֹבָדִין דְּחוֹל, אֲבָל אִיפְּרוֹקֵי — מִיפְּרִיק, דְּהָא עָיְילִי דָּמָיו לְהֶקְדֵּשׁ. לְהָכִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״לֹא יִגָּאֵל״, דְּלָא אִיזְדַּבּוֹנֵי מִיזְדַּבַּן וְלָא אִיפְּרוֹקֵי מִיפְּרִיק.Que le Miséricordieux écrive alors : « Il ne sera pas vendu » ! Si le Miséricordieux avait écrit : « Il ne sera pas vendu », j’aurais dit : c’est seulement la vente qui est interdite, parce qu’on accomplit ainsi un acte profane ; mais le rachat serait permis, puisque sa contre-valeur entre dans le domaine consacré. C’est pourquoi le Miséricordieux a écrit : « Il ne sera pas racheté » : pour enseigner qu’il ne peut être ni vendu ni racheté.
- מַתְנִי׳ בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: לֹא יִמָּנֶה יִשְׂרָאֵל עִם הַכֹּהֵן לַבְּכוֹר, וּבֵית הִלֵּל מַתִּירִין, וַאֲפִילּוּ גּוֹי.Michna — enseignement des Tannaïm, les Sages de l’époque de la Michna, compilé par Rabbi Yehouda HaNassi. Beit Chammaï disent : un Israélite ne doit pas se joindre au Cohen pour prendre part au repas du premier-né atteint d’un défaut. Et Beit Hillel le permettent, même à un non-Juif.
- גְּמָ׳ מַתְנִיתִין מַנִּי? רַבִּי עֲקִיבָא הִיא, דְּתַנְיָא: בְּכוֹר אֵין נִמְנִין עָלָיו אֶלָּא חֲבוּרָה שֶׁכּוּלָּהּ כֹּהֲנִים, דִּבְרֵי בֵּית שַׁמַּאי. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: אֲפִילּוּ זָרִים. רַבִּי עֲקִיבָא מַתִּיר אֲפִילּוּ גּוֹי.Guemara — discussion des Amoraïm, les Sages de l’époque de la Guemara, sur la Michna. De qui notre Michna suit-elle l’opinion ? C’est celle de Rabbi Akiva, car il a été enseigné dans une baraïta, un enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna : au repas du premier-né, seul un groupe entièrement composé de Cohanim, les prêtres, peut être inscrit ; telles sont les paroles de Beit Chammaï. Et Beit Hillel disent : même des non-Cohanim. Rabbi Akiva permet même à un non-Juif d’y prendre part, selon Beit Hillel.
- מַאי טַעְמָא דְּבֵית שַׁמַּאי? דִּכְתִיב ״וּבְשָׂרָם יִהְיֶה לָךְ וְגוֹ׳״, מָה הָתָם כֹּהֲנִים — אִין, יִשְׂרָאֵל — לָא, אַף הָכָא כֹּהֲנִים — אִין, יִשְׂרָאֵל — לָא.Quelle est la raison de Beit Chammaï ? Parce qu’il est écrit : « Et leur chair sera pour toi, etc. » (Nombres 18, 18), le verset comparant la chair du premier-né à la poitrine balancée et à la cuisse droite. De même que là-bas, les Cohanim, oui ; un Israélite, non ; de même ici, les Cohanim, oui ; un Israélite, non.
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