Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- תָּנוּ רַבָּנַן: וְכוּלָּן שֶׁחָזְרוּ בָּהֶן אֵין מְקַבְּלִין אוֹתָן עוֹלָמִית, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: חָזְרוּ בְּמַטְמוֹנִיּוֹת — אֵין מְקַבְּלִין אוֹתָן, בְּפַרְהֶסְיָא — מְקַבְּלִין אוֹתָן.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Et tous ceux qui sont revenus sur leur engagement, on ne les accepte plus jamais. Il s’agit de personnes qui avaient adopté les règles du ’haver, celui qui observe scrupuleusement les prescriptions relatives aux prélèvements et à la pureté, puis les avaient abandonnées. Tels sont les propos de Rabbi Méïr. Rabbi Yehouda dit : s’ils sont revenus sur leur engagement en secret, on ne les accepte pas ; s’ils l’ont fait publiquement, on les accepte lorsqu’ils souhaitent se repentir.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי: אִם עָשׂוּ דִּבְרֵיהֶן בְּמַטְמוֹנִיּוֹת — מְקַבְּלִין אוֹתָן, בְּפַרְהֶסְיָא — אֵין מְקַבְּלִין אוֹתָן.Certains disent : voici une autre version de l’opinion de Rabbi Yehouda : s’ils ont accompli leurs pratiques en secret, on les accepte ; s’ils ne les ont accomplies qu’en public, on ne les accepte pas. On considère ici leur conduite avant qu’ils abandonnent leur engagement : observaient-ils ces règles même en privé, ou seulement devant autrui ?
- רַבִּי שִׁמְעוֹן וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן קׇרְחָה אוֹמְרִים: בֵּין כָּךְ וּבֵין כָּךְ מְקַבְּלִין אוֹתָן, מִשּׁוּם שֶׁנֶּאֱמַר: ״שׁוּבוּ בָּנִים שׁוֹבָבִים״. אָמַר רַבִּי יִצְחָק אִישׁ כְּפַר עַכּוֹ אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הֲלָכָה כְּאוֹתוֹ הַזּוּג.Rabbi Chimon et Rabbi Yehochoua ben Kor’ha disent : dans un cas comme dans l’autre, on les accepte, parce qu’il est dit : « Revenez, enfants rebelles » (Jérémie 3, 22). Rabbi Yits’hak, de Kefar Akko, a dit au nom de Rabbi Yo’hanan : la halakha, la règle pratique, est conforme à ce couple de Sages.
- תָּנוּ רַבָּנַן, בָּרִאשׁוֹנָה הָיוּ אוֹמְרִים: חָבֵר וְנַעֲשָׂה גַּבַּאי — דּוֹחִין אוֹתוֹ מֵחֲבֵירָתוֹ, פֵּירַשׁ — אֵין מְקַבְּלִין אוֹתוֹ. חָזְרוּ לוֹמַר: פֵּירַשׁ — הֲרֵי הוּא כְּכׇל אָדָם.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : au début, on disait : un ’haver qui est devenu percepteur, on l’écarte de son statut de ’haver. S’il abandonne cette fonction, on ne l’accepte pas. Puis ils sont revenus pour dire : s’il abandonne cette fonction, il est comme tout autre homme et peut être accepté.
- רַב הוּנָא בַּר חִיָּיא אִיצְטְרִיכָא לֵיהּ שַׁעְתָּא, הֲוָה עָיֵיל גַּבֵּיהּ רַבָּה וְרַב יוֹסֵף וְאַרְבַּע מְאָה זוּגֵא דְּרַבָּנַן. שְׁמַע דְּאָתוּ, קְטַיר לְהוּ אַרְבַּע מְאָה תַּכְתָּקֵי. לְסוֹף שְׁמַעוּ דְּנַעֲשָׂה גַּבַּאי, שְׁלַחוּ לֵיהּ: זִיל לַחֲשִׁיבוּתֵיהּ, זִיל לְקַדְמוּתֵיהּ. שְׁלַח לְהוּ: הֲדַרִי בִּי. רַב יוֹסֵף לָא אֲזַל, רַבָּה אֲזַל.Rav Houna bar ‘Hiyya, les circonstances rendirent son concours nécessaire. Les Sages avaient besoin de le consulter. Rabba, Rav Yossef et quatre cents couples de Sages allaient chez lui. Il entendit qu’ils arrivaient ; il assembla pour eux quatre cents sièges. Par la suite, ils apprirent qu’il était devenu percepteur. Ils lui envoyèrent ce message : « Qu’il aille à sa dignité ! Qu’il retourne à son état antérieur ! » Qu’il poursuive la fonction qu’il a choisie ; nous n’irons plus chez lui. Il leur envoya ce message : « Je suis revenu sur ma décision. » J’ai abandonné cette fonction. Rav Yossef n’y alla pas ; Rabba y alla.
- רַב יוֹסֵף אָמַר: תְּנֵינָא, פֵּירַשׁ — אֵין מְקַבְּלִין אוֹתוֹ; רַבָּה אָמַר: תְּנֵינָא, חָזְרוּ לוֹמַר: פֵּירַשׁ — הֲרֵי הוּא כְּכׇל אָדָם.Rav Yossef dit : nous avons appris : « S’il abandonne cette fonction, on ne l’accepte pas. » Rabba dit : nous avons appris : « Ils sont revenus pour dire : s’il abandonne cette fonction, il est comme tout autre homme. »
- תָּנוּ רַבָּנַן: כׇּל הַבְּכוֹרוֹת אָדָם רוֹאֶה, חוּץ מִשֶּׁל עַצְמוֹ, וְרוֹאֶה אֶת קֳדָשָׁיו, וְאֶת מַעְשְׂרוֹתָיו, וְנִשְׁאָל עַל טׇהֳרוֹתָיו.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : un homme peut examiner tous les premiers-nés, sauf les siens. Il peut vérifier leurs défauts corporels afin d’autoriser leur abattage. Et il peut examiner ses propres animaux consacrés, ainsi que ses animaux de la dîme, et être consulté sur ses propres aliments purs. Il peut donc statuer lui-même sur un doute concernant leur pureté.
- אָמַר מָר: כׇּל הַבְּכוֹרוֹת אָדָם רוֹאֶה חוּץ מִשֶּׁל עַצְמוֹ. בְּמַאי עָסְקִינַן? אִילֵימָא בְּחַד — מִי מְהֵימַן? אֶלָּא בִּתְלָתָא, וּמִי חֲשִׁידִי? וְהָתְנַן: מֵיאֲנָה אוֹ שֶׁחָלְצָה בְּפָנָיו — יִשָּׂאֶנָּה, מִפְּנֵי שֶׁהוּא בֵּית דִּין!Le Maître a dit : « Un homme peut examiner tous les premiers-nés, sauf les siens. » De quoi traitons-nous ? Si tu dis qu’il s’agit d’un seul examinateur, est-il digne de foi pour autoriser, à lui seul, l’abattage d’un premier-né ? Mais plutôt, il s’agit d’un homme siégeant parmi trois examinateurs. Mais sont-ils suspects de complaisance envers leur collègue ? Pourtant, nous avons appris dans la Michna, enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi : « Si elle a refusé le mariage contracté pour elle lorsqu’elle était mineure, ou accompli la ’halitsa devant lui, il peut l’épouser, parce qu’il constitue un tribunal » avec les autres juges. La ’halitsa est la cérémonie qui libère une veuve de son lien avec le frère de son mari défunt.
- לְעוֹלָם בְּחַד, וְכִדְאָמַר רַב חִסְדָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: בְּיָחִיד מוּמְחֶה, הָכָא נָמֵי בְּיָחִיד מוּמְחֶה.En réalité, il s’agit d’un seul examinateur. Et, comme Rav ‘Hisda l’a dit au nom de Rabbi Yo’hanan : « Avec un seul expert », ici aussi, il s’agit d’un seul expert. Celui-ci peut autoriser les premiers-nés d’autrui, mais pas les siens.
- וְרוֹאֶה אֶת קֳדָשָׁיו, דְּאִי בָּעֵי מִיתְּשִׁיל עֲלַיְיהוּ.« Et il peut examiner ses propres animaux consacrés », car, s’il le veut, il peut demander à un Sage à leur sujet l’annulation de leur consécration. Il n’a donc pas besoin de les autoriser frauduleusement.
- וּמַעְשְׂרוֹתָיו, דְּאִי בָּעֵי שָׁדֵי בֵּיהּ מוּמָא בְּכוּלֵּיהּ עֶדְרֵיהּ.« Ainsi que ses animaux de la dîme », car, s’il le veut, il peut infliger un défaut corporel à tout son troupeau avant de prélever la dîme ; les animaux ainsi prélevés ne pourront alors pas être offerts.
- וְנִשְׁאָל עַל טׇהֳרוֹתָיו, דְּהָא חֲזוּ לֵיהּ בִּימֵי טוּמְאָתוֹ.« Et être consulté sur ses propres aliments purs », car ils lui conviennent pendant ses jours d’impureté. Même s’il les déclare impurs, il pourra les manger lorsqu’il sera lui-même impur.
- הֲדַרַן עֲלָךְ עַד כַּמָּה יִשְׂרָאֵל חַיָּיבִין.Nous reviendrons à toi, chapitre « Jusqu’à quand les Israélites sont-ils tenus ».
- מַתְנִי׳ כָּל פְּסוּלֵי הַמּוּקְדָּשִׁין, הֲנָאָתָן לַהֶקְדֵּשׁ, נִמְכָּרִין בָּאִיטְלִיז, וְנִשְׁחָטִין בָּאִיטְלִיז, וְנִשְׁקָלִין בְּלִיטְרָא,Michna. Tous les animaux consacrés devenus inaptes à être offerts, puis rachetés, dont le bénéfice revient au Sanctuaire, se vendent au marché des bouchers, s’abattent au marché des bouchers et se pèsent à la litra, unité de poids, comme la viande ordinaire. Ces procédés permettent d’obtenir un prix supérieur au bénéfice du Sanctuaire.
- חוּץ מִן הַבְּכוֹר וְהַמַּעֲשֵׂר, שֶׁהֲנָיָיתָן לַבְּעָלִים. פְּסוּלֵי הַמּוּקְדָּשִׁין — הֲנָיָיתָן לַהֶקְדֵּשׁ.À l’exception du premier-né et de l’animal de la dîme, dont le bénéfice revient aux propriétaires. On ne leur applique donc pas ces procédés de vente. En revanche, les animaux consacrés devenus inaptes, leur bénéfice revient au Sanctuaire.
- וְשׁוֹקְלִין מָנָה כְּנֶגֶד מָנָה בַּבְּכוֹר.Et l’on peut peser une portion contre une portion pour le premier-né. On peut placer sa viande sur un plateau et, sur l’autre, une portion de viande ordinaire dont on connaît déjà le poids.
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