Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- גְּמָ׳ כָּל פְּסוּלֵי הַמּוּקְדָּשִׁין הֲנָאָתָן לַהֶקְדֵּשׁ. אֵימַת? אִילֵּימָא לְאַחַר פִּדְיוֹנוֹ — הֲנָאָתָן לַהֶקְדֵּשׁ? הֲנָאָתָן דִּבְעָלִים הוּא!GUEMARA. Tous les animaux consacrés devenus impropres au sacrifice en raison d’un défaut, le bénéfice qu’ils procurent revient au Sanctuaire. C’est pourquoi leur vente peut s’effectuer dans les conditions commerciales ordinaires. Quand cette règle s’applique-t-elle ? Si tu dis : après leur rachat, est-ce bien au Sanctuaire que revient le bénéfice qu’ils procurent ? Ce bénéfice appartient aux propriétaires !
- אֶלָּא לִפְנֵי פִּדְיוֹנוֹ. נִשְׁחָטִין? הָא בָּעֵי הַעֲמָדָה וְהַעֲרָכָה!Mais plutôt, avant leur rachat. Le produit de leur vente revient alors au Sanctuaire. Cependant, peuvent-ils être abattus avant ce rachat ? Il faut pourtant les faire tenir debout et les évaluer ! L’animal doit donc être encore vivant au moment de son rachat.
- הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר, קׇדְשֵׁי מִזְבֵּחַ לֹא הָיוּ בִּכְלַל הַעֲמָדָה וְהַעֲרָכָה, אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר הָיוּ בִּכְלַל הַעֲמָדָה וְהַעֲרָכָה, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?Cela convient selon celui qui dit que les animaux consacrés à l’autel n’étaient pas compris dans l’obligation de présentation debout et d’évaluation. Mais selon celui qui dit qu’ils étaient compris dans l’obligation de présentation debout et d’évaluation, que peut-on dire ?
- אֶלָּא לְעוֹלָם לְאַחַר פִּדְיוֹן, וּמַאי הֲנָאָתָן לַהֶקְדֵּשׁ? אַדְּמֵעִיקָּרָא.Mais plutôt, il s’agit bien d’après le rachat. Et que signifie : « Le bénéfice qu’ils procurent revient au Sanctuaire » ? Cela se rapporte au moment initial du rachat.
- דְּכֵיוָן דְּשָׁרֵי לְהוּ מָר, נִמְכָּרִין בָּאִיטְלִיז וְנִשְׁחָטִין בָּאִיטְלִיז וְנִשְׁקָלִין בְּלִיטְרָא, טָפֵי וּפָרֵיק מֵעִיקָּרָא.Puisque le Maître leur permet d’être ensuite vendus au marché des bouchers, abattus au marché des bouchers et pesés à la livre, celui qui les rachète ajoute au prix et les rachète plus cher dès le départ.
- חוּץ מִן הַבְּכוֹר וּמִן הַמַּעֲשֵׂר שֶׁהֲנָיָיתָן לַבְּעָלִים. בִּשְׁלָמָא בְּכוֹר — בָּאִיטְלִיז הוּא דְּלָא מִיזְדַּבַּן, הָא בְּבֵיתֵיהּ מִיזְדַּבַּן, אֶלָּא מַעֲשֵׂר — בְּבֵיתֵיהּ מִי מִיזְדַּבַּן?À l’exception du premier-né et de la dîme du bétail, dont le bénéfice revient aux propriétaires. La Guemara interroge : Certes, le premier-né, c’est au marché des bouchers qu’il ne peut être vendu ; mais chez lui, chez son propriétaire, il peut être vendu. Toutefois, la dîme du bétail, peut-elle donc être vendue chez lui ?
- וְהָתַנְיָא: בִּבְכוֹר נֶאֱמַר ״לֹא תִפְדֶּה״ וְנִמְכָּר חַי, בְּמַעֲשֵׂר נֶאֱמַר ״לֹא יִגָּאֵל״ וְאֵינוֹ נִמְכָּר, לֹא חַי וְלֹא שָׁחוּט, לֹא תָּם וְלֹא בַּעַל מוּם.Pourtant, il a été enseigné dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna : Au sujet du premier-né, il est dit : « Tu ne rachèteras pas » (Nombres 18, 17), mais il peut être vendu vivant. Sa sainteté ne peut être transférée par rachat, mais le Cohen peut le vendre. Au sujet de la dîme, il est dit : « Il ne sera pas racheté » (Lévitique 27, 33), et elle ne peut être vendue, ni vivante ni abattue, ni sans défaut ni affectée d’un défaut.
- הָא מִילְּתָא אִיקַּשְׁיָא לֵיהּ לְרַב שֵׁשֶׁת בְּאוּרְתָּא, וְשַׁנְּיַיהּ בְּקַדְמוּתָא מִבָּרַיְיתָא, בְּמַעְשַׂר בְּהֵמָה שֶׁל יְתוֹמִים עָסְקִינַן, וּמִשּׁוּם הֲשָׁבַת אֲבֵידָה נָגְעוּ בָּהּ.Cette question posa difficulté à Rav Chéchet le soir, et il la résolut au matin à partir d’une baraïta : dans notre enseignement, nous traitons d’un animal de la dîme du bétail appartenant à des orphelins ; et c’est au titre de la restitution d’un objet perdu qu’ils sont intervenus à ce sujet. Les Sages ont permis sa vente pour éviter aux orphelins une perte, car ils ne pourraient manger toute sa viande avant qu’elle se gâte.
- רַבִּי אִידִי סַרְסְיֵהּ דְּרַב שֵׁשֶׁת הֲוָה שַׁמְעַהּ מִינֵּיהּ, אֲזַל אַמְרַהּ בֵּי מִדְרְשָׁא וְלָא אַמְרַהּ מִשְּׁמֵיהּ, שְׁמַע רַב שֵׁשֶׁת אִיקְּפַד, אֲמַר: מַאן דְּעָקֵיץ לִיעְקְצֵיהּ עַקְרַבָּא, וְרַב שֵׁשֶׁת מַאי נָפְקָא לֵיהּ מִינַּהּ? דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: מַאי דִּכְתִיב ״אָגוּרָה בְּאׇהׇלְךָ עוֹלָמִים״? וְכִי אִיפְשָׁר לְאָדָם לָגוּר בִּשְׁנֵי עוֹלָמִים?Rabbi Idi était le serviteur de Rav Chéchet. Il entendit de lui cette explication, alla la rapporter à la maison d’étude et ne la dit pas en son nom. Rav Chéchet l’apprit et s’irrita. Il dit : « Celui qui pique, qu’un scorpion le pique ! » Et pour Rav Chéchet, quelle différence cela faisait-il ? Pourquoi tenait-il à être cité ? Car Rav Yehouda a dit au nom de Rav : que signifie ce qui est écrit : « Que je séjourne dans Ta tente pour les éternités » (Psaumes 61, 5) ? Le pluriel suggère deux mondes. Est-il donc possible à un homme de séjourner dans deux mondes à la fois ?
- אֶלָּא אָמַר דָּוִד: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, יֹאמְרוּ דְּבַר שְׁמוּעָה מִפִּי בְּעוֹלָם הַזֶּה. דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַי: כׇּל תַּלְמִיד חָכָם שֶׁאוֹמְרִים דְּבַר שְׁמוּעָה מִפִּיו בְּעוֹלָם הַזֶּה — שִׂפְתוֹתָיו דּוֹבְבוֹת בַּקֶּבֶר.Mais David a dit : « Maître du monde, que l’on rapporte un enseignement de ma bouche dans ce monde-ci » après mon décès. Car Rabbi Yo'hanan a dit au nom de Rabbi Chimon ben Yo'haï : tout érudit de la Torah dont on rapporte un enseignement dans ce monde-ci, ses lèvres remuent dans la tombe.
- וְאָמַר רַבִּי יִצְחָק בַּר זְעֵירִי: מַאי קְרָאָה — ״וְחִכֵּךְ כְּיֵין הַטּוֹב הוֹלֵךְ לְדוֹדִי לְמֵישָׁרִים דּוֹבֵב שִׂפְתֵי יְשֵׁנִים״, כְּכוֹמֶר שֶׁל עֲנָבִים, מָה כּוֹמֶר שֶׁל עֲנָבִים כֵּיוָן דְּאָדָם נוֹגֵעַ בּוֹ – דּוֹבֵב, אַף תַּלְמִידֵי חֲכָמִים, כֵּיוָן שֶׁאָדָם אוֹמֵר דְּבַר שְׁמוּעָה מִפִּיו – דּוֹבְבוֹת שְׂפָתָיו בַּקֶּבֶר.Et Rabbi Yits'hak bar Zeïri a dit : quel verset l’atteste ? « Et ton palais est comme le bon vin, qui coule pour mon bien-aimé avec douceur, faisant remuer les lèvres des dormeurs » (Cantique des cantiques 7, 10). Cela ressemble à un amas de raisins : de même qu’un amas de raisins, dès qu’un homme le touche, se met en mouvement, de même les érudits de la Torah, dès qu’un homme rapporte un enseignement de leur bouche, leurs lèvres remuent dans la tombe.
- מַאי בָּרַיְיתָא? דְּתַנְיָא: מַעְשַׂר בְּהֵמָה שֶׁל יְתוֹמִים — מוֹכְרִין אוֹתוֹ, וּמַעְשַׂר בְּהֵמָה שֶׁשְּׁחָטוֹ — מַבְלִיעוֹ בְּעוֹרוֹ, בְּחֶלְבּוֹ, וּבְגִידוֹ, וּבְקַרְנָיו.Quelle est la baraïta sur laquelle Rav Chéchet s’appuyait ? Il a été enseigné : un animal de la dîme du bétail appartenant à des orphelins, on peut le vendre. Et un animal de la dîme du bétail que l’on a abattu, on en inclut le prix de la viande dans celui de sa peau, de sa graisse, de ses tendons et de ses cornes. On majore le prix de ces parties, dont la vente est permise, et l’on donne la viande avec elles.
- מַאי קָאָמַר? אָמַר אַבָּיֵי: הָכִי קָאָמַר — מַעְשַׂר בְּהֵמָה שֶׁל יְתוֹמִים מוֹכְרִין אוֹתוֹ בְּהַבְלָעָה.Que dit-il ? La première proposition paraît permettre une vente ordinaire, tandis que la seconde exige une inclusion du prix de la viande dans celui des autres parties. Abayé a dit : voici ce qu’il veut dire : un animal de la dîme du bétail appartenant à des orphelins, on peut le vendre par inclusion du prix de sa viande dans celui des parties dont la vente est permise.
- מִכְּלָל דְּגָדוֹל בְּהַבְלָעָה לָא? מַאי שְׁנָא מֵהָא דְּתַנְיָא: הַלּוֹקֵחַ לוּלָב מֵחֲבֵירוֹ בִּשְׁבִיעִית — נוֹתֵן לוֹ אֶתְרוֹג בְּמַתָּנָה, לְפִי שֶׁאֵינוֹ רַשַּׁאי לְלוֹקְחוֹ בַּשְּׁבִיעִית.Il en ressort que, pour un adulte, la vente par inclusion n’est pas permise ? En quoi ce cas diffère-t-il de ce qui a été enseigné : celui qui achète un loulav, branche de palmier utilisée à Soukkot, à son prochain pendant la septième année, année sabbatique, ce dernier lui donne un étrog, cédrat utilisé à Soukkot, en cadeau, parce qu’il n’est pas autorisé à l’acheter pendant la septième année. Il s’agit d’un vendeur ignorant des règles : on ne peut lui remettre le prix de fruits ayant la sainteté de cette année.
- וְהָוֵינַן בָּהּ: לֹא רָצָה לִיתֵּן לוֹ בְּמַתָּנָה מַאי? וְאָמַר רַב הוּנָא: מַבְלִיעַ לוֹ דְּמֵי אֶתְרוֹג בַּלּוּלָב!Et nous avons discuté cet enseignement : s’il n’a pas voulu le lui donner en cadeau, que faire ? Et Rav Houna a dit : il lui inclut le prix de l’étrog dans celui du loulav ! Pourquoi ne pas permettre également cette méthode pour la viande de la dîme appartenant à un adulte ?
- הָתָם לָא מוֹכְחָא מִילְּתָא, הָכָא מוֹכְחָא מִילְּתָא.Là-bas, la chose n’est pas manifeste ; ici, la chose est manifeste. L’inclusion du prix du cédrat dans celui de la branche de palmier peut passer inaperçue ; celle du prix de la viande dans celui des parties de peu de valeur révèle clairement la vente.
- אָמַר רָבָא: אִם כֵּן, ״מַעְשַׂר בְּהֵמָה״ תְּרֵי זִמְנֵי לְמָה לִי? אֶלָּא אָמַר רָבָא: הָכִי קָאָמַר, מַעְשַׂר בְּהֵמָה שֶׁל יְתוֹמִים מוֹכְרִין אוֹתוֹ כְּדַרְכּוֹ, וּמַעְשַׂר בְּהֵמָה דְּגָדוֹל שֶׁשְּׁחָטוֹ מַבְלִיעוֹ בְּעוֹרוֹ בְּחֶלְבּוֹ בְּגִידוֹ וּבְקַרְנָיו.Rava a dit : s’il en est ainsi, pourquoi me faut-il l’expression « dîme du bétail » à deux reprises ? Mais plutôt, Rava a dit : voici ce qu’il veut dire : un animal de la dîme du bétail appartenant à des orphelins, on peut le vendre de la manière habituelle ; et un animal de la dîme du bétail appartenant à un adulte, que l’on a abattu, on en inclut le prix de la viande dans celui de sa peau, de sa graisse, de ses tendons et de ses cornes.
- אָמַר רָבָא: מְנָא אָמֵינָא לַהּ? דִּכְתִיב: ״וְהָיָה הוּא וּתְמוּרָתוֹ יִהְיֶה קֹדֶשׁ לֹא יִגָּאֵל״.Rava a dit : d’où est-ce que je le déduis ? Car il est écrit : « Lui et son substitut seront saints ; il ne sera pas racheté » (Lévitique 27, 33). Le verset rapproche ainsi la substitution d’un autre animal et l’interdiction de vendre l’animal de la dîme.
- אֵימָתַי עוֹשֶׂה תְּמוּרָה — מֵחַיִּים, אֵימָתַי אֵינוֹ נִגְאָל — מֵחַיִּים, הָא לְאַחַר שְׁחִיטָה — נִגְאָל, וְרַבָּנַן (ההוא) [הוּא] דִּגְזַרוּ לְאַחַר שְׁחִיטָה, אַטּוּ לִפְנֵי שְׁחִיטָה.Quand confère-t-il la sainteté à un substitut ? De son vivant. Quand ne peut-il être racheté ? De son vivant. Mais après l’abattage, il peut être racheté, c’est-à-dire vendu. Ce sont les Sages qui ont décrété l’interdiction de le vendre après l’abattage, de crainte qu’on ne le vende avant l’abattage.
- דָּבָר הַנִּישּׁוֹם מֵחַיִּים — גְּזוּר רַבָּנַן לְאַחַר שְׁחִיטָה אַטּוּ לִפְנֵי שְׁחִיטָה,Une chose qui entre dans l’évaluation de l’animal de son vivant, telle sa viande, les Sages ont décrété l’interdiction de la vendre après l’abattage, de crainte qu’on ne vende l’animal avant l’abattage,
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