Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כְּאִילָא בְּיַבְנֶה, שֶׁהִתִּירוּ לוֹ (בְּיַבְנֶה) חֲכָמִים לִהְיוֹת נוֹטֵל אַרְבַּע אִיסָּרוֹת לִבְהֵמָה דַּקָּה, וְשִׁשָּׁה לְגַסָּה, בֵּין תָּם וּבֵין בַּעַל מוּם.Comme Ila à Yavné, auquel les Sages avaient permis, à Yavné, de percevoir quatre issar — petites pièces de monnaie — pour une bête de petit bétail et six pour une bête de gros bétail, qu’elle soit sans défaut ou porteuse d’un défaut. Cette rémunération rétribuait l’examen du premier-né.
- גְּמָ׳ מַאי טַעְמָא? הַאי נְפִישׁ טִירְחֵיהּ, וְהַאי לָא נְפִישׁ טִירְחֵיהּ.Guemara — discussion des Amoraïm sur la Michna. Quelle en est la raison ? Celui-ci exige beaucoup de peine, tandis que celui-là n’exige pas beaucoup de peine. L’examen du gros bétail est plus pénible que celui du petit bétail.
- בֵּין תָּם וּבֵין בַּעַל מוּם. בִּשְׁלָמָא בַּעַל מוּם — מִשּׁוּם דְּקָא שָׁרֵי לֵיהּ, אֶלָּא תָּם אַמַּאי? דְּאִם כֵּן, אָתֵי לְמִיחְשְׁדֵיהּ, וְאָמְרִי: הַאי בַּעַל מוּם תָּם הוּא, וְהַאי דְּקָא שָׁרֵי לֵיהּ — מִשּׁוּם אַגְרָא.« Qu’elle soit sans défaut ou porteuse d’un défaut. » À la rigueur, lorsque la bête est porteuse d’un défaut, il reçoit un salaire parce qu’il la lui permet, en autorisant son abattage. Mais pourquoi recevoir un salaire pour une bête sans défaut ? Parce que, s’il en était ainsi, s’il ne recevait de salaire que lorsqu’il autorise la bête, on en viendrait à le soupçonner et l’on dirait : « Cette bête déclarée porteuse d’un défaut est sans défaut ; et s’il la lui permet, c’est à cause du salaire. »
- אִי הָכִי, תָּם נָמֵי אָמְרִי: בַּעַל מוּם הוּא, וְהַאי דְּלָא קָשָׁרֵי לֵיהּ סָבַר כִּי הֵיכִי דְּלִשְׁקוֹל אַגְרֵיהּ זִימְנָא אַחֲרִיתִי! חַד זִימְנָא תַּקִּינוּ לֵיה רַבָּנַן, תְּרֵי זִימְנֵי לָא תַּקִּינוּ לֵיה רַבָּנַן.S’il en est ainsi, pour une bête sans défaut également, on dira : « Elle est porteuse d’un défaut ; et s’il ne la lui permet pas, c’est qu’il pense agir ainsi afin de percevoir son salaire une autre fois ! » Les Sages lui ont institué une rémunération une fois ; les Sages ne lui en ont pas institué deux fois pour la même bête.
- מַתְנִי׳ הַנּוֹטֵל שְׂכָרוֹ לָדוּן — דִּינָיו בְּטֵילִים, לְהָעִיד — עֵדוֹתָיו בְּטֵילִין, לְהַזּוֹת וּלְקַדֵּשׁ — מֵימָיו מֵי מְעָרָה, אֶפְרוֹ אֵפֶר מִקְלֶה.Michna — enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi. Celui qui perçoit un salaire pour juger : ses jugements sont nuls ; pour témoigner : ses témoignages sont nuls ; pour asperger une personne impure avec les eaux de la vache rousse ou pour sanctifier ces eaux en y mêlant les cendres : ses eaux sont considérées comme de simples eaux de caverne, ses cendres comme de simples cendres de combustion.
- אִם הָיָה כֹּהֵן, מְטַמְּאֵהוּ מִתְּרוּמָתוֹ — מַאֲכִילוֹ וּמַשְׁקוֹ וְסָכוֹ, וְאִם הָיָה זָקֵן — מַרְכִּיבוֹ עַל הַחֲמוֹר, וְנוֹתֵן לוֹ שְׂכָרוֹ כְּפוֹעֵל.S’il était Cohen — prêtre — et que celui qui sollicite son concours le rend impur, le privant ainsi de sa terouma — prélèvement donné au Cohen —, il le nourrit, lui donne à boire et l’enduit d’huile provenant de biens non consacrés. Et s’il était âgé, il le fait monter sur un âne. Et il lui donne son salaire comme à un ouvrier, en compensation du travail auquel il a dû renoncer.
- גְּמָ׳ מְנָהָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב, דְּאָמַר קְרָא: ״רְאֵה לִמַּדְתִּי אֶתְכֶם וְגוֹ׳״, מָה אֲנִי בְּחִנָּם — אַף אַתֶּם בְּחִנָּם.Guemara. D’où savons-nous cela ? Rav Yehouda a dit au nom de Rav : car le verset dit : « Vois, je vous ai enseigné… » (Deutéronome 4, 5). De même que moi, Moché, j’ai appris gratuitement, vous aussi, enseignez gratuitement.
- תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: ״כַּאֲשֶׁר צִוַּנִי ה׳ אֱלֹהָי״ — מָה אֲנִי בְּחִנָּם, אַף אַתֶּם בְּחִנָּם. וּמִנַּיִן שֶׁאִם לֹא מָצָא בְּחִנָּם שֶׁיִּלְמַד בְּשָׂכָר? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אֱמֶת קְנֵה״. וּמִנַּיִן שֶׁלֹּא יֹאמַר: כְּשֵׁם שֶׁלְּמַדְתִּיהָ בְּשָׂכָר כָּךְ אֲלַמְּדֶנָּה בְּשָׂכָר? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אֱמֶת קְנֵה וְאַל תִּמְכֹּר״.Il a également été enseigné ainsi dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna : « Comme Hachem, mon D.ieu, me l’a ordonné » (Deutéronome 4, 5) : de même que moi, j’ai appris gratuitement, vous aussi, enseignez gratuitement. Et d’où sait-on que, s’il n’a pas trouvé de maître enseignant gratuitement, il doit apprendre en payant ? Le verset enseigne : « Achète la vérité » (Proverbes 23, 23). Et d’où sait-on qu’il ne doit pas dire : « De même que je l’ai apprise en payant, de même je l’enseignerai contre rémunération » ? Le verset enseigne : « Achète la vérité et ne la vends pas » (Proverbes 23, 23).
- לְהַזּוֹת וּלְקַדֵּשׁ — מֵימָיו מֵי מְעָרָה, אֶפְרוֹ אֵפֶר מִקְלֶה. וּרְמִינְהוּ: הַמְקַדֵּשׁ בְּמֵי חַטָּאת בְּאֵפֶר חַטָּאת — הֲרֵי זוֹ מְקוּדֶּשֶׁת, אַף עַל פִּי שֶׁהוּא יִשְׂרָאֵל!« Pour asperger ou pour sanctifier : ses eaux sont de simples eaux de caverne, ses cendres de simples cendres de combustion. » Et nous opposons à cela l’enseignement suivant : celui qui consacre une femme comme épouse avec les eaux de purification de la vache rousse ou avec les cendres de purification : celle-ci est consacrée, même s’il est un Israël, un homme qui n’est ni Cohen ni Lévi !
- אָמַר אַבָּיֵי: לָא קַשְׁיָא — כָּאן בִּשְׂכַר הֲבָאָה וּמִלּוּי, כָּאן בִּשְׂכַר הַזָּאָה וְקִידּוּשׁ.Abayé a dit : ce n’est pas difficile. Là, dans l’enseignement relatif à la consécration matrimoniale, il s’agit du salaire pour le transport des cendres et le puisage de l’eau ; ici, dans notre Michna, il s’agit du salaire pour l’aspersion et la sanctification.
- דַּיְקָא נָמֵי, דְּקָתָנֵי הָכָא ״לְהַזּוֹת וּלְקַדֵּשׁ״, וְהָתָם קָתָנֵי ״הַמְקַדֵּשׁ בְּמֵי חַטָּאת וּבְאֵפֶר חַטָּאת״, שְׁמַע מִינַּהּ.La formulation est également précise : ici, la Michna enseigne : « Pour asperger ou pour sanctifier », tandis que là, elle enseigne : « Celui qui consacre une femme avec les eaux de purification et avec les cendres de purification. » Déduis-en que telle est bien la distinction.
- אִם הָיָה כֹּהֵן מְטַמְּאֵהוּ מִתְּרוּמָתוֹ כּוּ׳. אִיהוּ גּוּפֵיהּ הֵיכִי אָזֵיל?« S’il était Cohen, il le rend impur, le privant de sa terouma », etc. Lui-même, comment ce Cohen peut-il s’y rendre, puisqu’il lui est interdit de se rendre impur ?
- לְבֵית הַפְּרָס דְּרַבָּנַן, דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: מְנַפֵּחַ אָדָם בֵּית הַפְּרָס וְהוֹלֵךְ.Il se rend dans un beit haperas — champ où une tombe a été labourée, dont on craint que des fragments d’os y soient dispersés —, dont l’impureté est d’ordre rabbinique. Car Rav Yehouda a dit au nom de Rav : un homme peut souffler sur la terre d’un beit haperas et avancer, en vérifiant ainsi devant chaque pas l’absence d’ossement.
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