Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְאִידַּךְ, אִי מֵהָתָם אִיכָּא לְמֵימַר חָזֶה וָשׁוֹק שֶׁל תּוֹדָה.Et les autres ? Si l’on déduisait cette règle de là, on pourrait dire que le premier-né est comparé à la poitrine et à la cuisse d’un sacrifice de reconnaissance, qui ne peuvent être consommées que pendant un jour et une nuit.
- וְאִידַּךְ, אָמַר קְרָא: ״לְךָ יִהְיֶה״ — הוֹסִיף לְךָ הַכָּתוּב הֲוָיָה אַחֶרֶת בִּבְכוֹר.Et l’autre ? Le verset dit : « Il sera à toi » (Nombres 18, 18) : l’Écriture t’a ajouté une autre durée pour le premier-né, soit un jour supplémentaire pour le consommer.
- וְאִידַּךְ, הָא מֵהָתָם אִיכָּא לְמֵימַר: הַאי ״יִהְיֶה לָּךְ״ — לִימֵּד עַל בְּכוֹר בַּעַל מוּם שֶׁנּוֹתְנוֹ לְכֹהֵן, שֶׁלֹּא מָצִינוּ לוֹ בְּכׇל הַתּוֹרָה כּוּלָּהּ.Et les autres ? Mais de là, on pourrait dire : ce membre de phrase, « il sera à toi », enseigne qu’un premier-né atteint d’un défaut doit être donné au Cohen (prêtre), car nous ne trouvons cette obligation nulle part dans toute la Torah.
- וְאִידַּךְ, אָמַר ״וּבְשָׂרָם״ — אֶחָד תָּם וְאֶחָד בַּעַל מוּם, וְאִידַּךְ — ״וּבְשָׂרָם״ דְּהָנֵי בְּכוֹרוֹת דְּכוּלְּהוּ יִשְׂרָאֵל קָאָמַר.Et l’autre ? Le verset dit : « Et leur chair », au pluriel : aussi bien celle d’un premier-né sans défaut que celle d’un premier-né atteint d’un défaut revient au prêtre. Et les autres ? « Et leur chair » se rapporte à ces premiers-nés de tout Israël.
- נוֹלַד לוֹ מוּם בְּתוֹךְ שְׁנָתוֹ, רַשַּׁאי לְקַיְּימוֹ כׇּל שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ. אִיבַּעְיָא לְהוּ: הֵיכִי קָאָמַר? נוֹלַד לוֹ בְּתוֹךְ שְׁנָתוֹ, רַשַּׁאי לְקַיְּימוֹ כׇּל שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ, וּלְאַחַר שְׁנָתוֹ נָמֵי שְׁלֹשִׁים? אוֹ דִלְמָא: הֵיכָא דְּנוֹלַד בּוֹ מוּם בְּתוֹךְ שְׁנָתוֹ, רַשַּׁאי לְקַיְּימוֹ כׇּל שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ וְתוּ לָא, וְהֵיכָא דְּנוֹלַד לוֹ אַחַר שְׁנָתוֹ, אֵינוֹ רַשַּׁאי לְקַיְּימוֹ אֶלָּא שְׁלֹשִׁים?Si un défaut lui est survenu au cours de son année, il est permis de le garder pendant les douze mois de sa première année. Ils ont posé la question : comment la Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) s’exprime-t-elle ? Veut-elle dire : si un défaut lui est survenu au cours de son année, il est permis de le garder pendant les douze mois, et également trente jours après son année ? Ou peut-être : lorsqu’un défaut lui est survenu au cours de son année, il est permis de le garder pendant les douze mois, et pas davantage ; et lorsqu’il lui est survenu après son année, il n’est permis de le garder que trente jours ?
- תָּא שְׁמַע, דְּתַנְיָא: בְּכוֹר בִּזְמַן הַזֶּה, עַד שֶׁלֹּא נִרְאָה לְהַרְאוֹתוֹ לֶחָכָם — רַשַּׁאי לְקַיְּימוֹ שְׁתַּיִם וְשָׁלֹשׁ שָׁנִים, וּמִשֶּׁנִּרְאָה לְהַרְאוֹתוֹ לֶחָכָם, נוֹלַד לוֹ מוּם בְּתוֹךְ שְׁנָתוֹ — רַשַּׁאי לְקַיְּימוֹ כׇּל שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ.Viens et entends, car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : un premier-né, à l’époque actuelle, tant qu’il ne s’est pas trouvé en état d’être montré à un Sage, il est permis de le garder deux ou trois ans. Dès qu’il se trouve en état d’être montré à un Sage, si un défaut lui est survenu au cours de son année, il est permis de le garder pendant les douze mois.
- אַחַר שְׁנָתוֹ אֵינוֹ רַשַּׁאי לְקַיְּימוֹ אֲפִילּוּ יוֹם אֶחָד, וַאֲפִילּוּ שָׁעָה אַחַת. אֲבָל מִפְּנֵי הֲשָׁבַת אֲבֵידָה לַבְּעָלִים, אָמְרוּ: רַשַּׁאי לְקַיְּימוֹ שְׁלֹשִׁים יוֹם.Après son année, il n’est permis de le garder ni même un seul jour, ni même une seule heure. Mais, afin de restituer aux propriétaires ce qui risquerait d’être perdu, les Sages ont dit : il est permis de le garder trente jours.
- וַעֲדַיִין תִּיבְּעֵי לִי: שְׁלֹשִׁים יוֹם אַחַר שְׁנָתוֹ, אוֹ דִלְמָא קוֹדֶם שְׁנָתוֹ?Et la question demeure encore pour moi : trente jours lorsque le défaut est survenu après son année, ou peut-être même lorsqu’il est survenu avant la fin de son année ?
- תָּא שְׁמַע: נוֹלַד לוֹ מוּם בַּחֲמִשָּׁה עָשָׂר יוֹם בְּתוֹךְ שְׁנָתוֹ, מַשְׁלִימִין לוֹ חֲמִשָּׁה עָשָׂר יוֹם אַחַר שְׁנָתוֹ. שְׁמַע מִינַּהּ, מְסַיַּיע לְרַבִּי אֶלְעָזָר, דְּאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: נוֹתְנִין לוֹ שְׁלֹשִׁים יוֹם מִשָּׁעָה שֶׁנּוֹלַד בּוֹ מוּם.Viens et entends : si un défaut lui est survenu quinze jours avant la fin de son année, on lui complète quinze jours après son année. Déduis-en qu’il bénéficie d’un délai total de trente jours à compter de l’apparition du défaut. Cela vient à l’appui de Rabbi Elazar, car Rabbi Elazar a dit : on lui accorde trente jours à compter du moment où un défaut lui est survenu.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי, אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: מִנַּיִן לִבְכוֹר שֶׁנּוֹלַד בּוֹ מוּם בְּתוֹךְ שְׁנָתוֹ שֶׁנּוֹתְנִין לוֹ שְׁלֹשִׁים יוֹם אַחַר שְׁנָתוֹ? שֶׁנֶּאֱמַר: ״לִפְנֵי ה׳ אֱלֹהֶיךָ תֹאכְלֶנּוּ שָׁנָה בְשָׁנָה״, (אֵיזוֹ) [אֵילּוּ] הֵן יָמִים הַחֲשׁוּבִין שָׁנָה — הֱוֵי אוֹמֵר אֵלּוּ שְׁלֹשִׁים יוֹם.Certains disent que Rabbi Elazar a dit : d’où sait-on, pour un premier-né auquel un défaut est survenu au cours de son année, qu’on lui accorde trente jours après son année ? Car il est dit : « Devant Hachem, ton D.ieu, tu le mangeras, année après année » (Deutéronome 15, 20). Cela indique une année, puis une durée supplémentaire comptant comme une année. Quels sont les jours qui comptent comme une année ? Il faut dire : ce sont trente jours.
- מֵיתִיבִי: נוֹלַד לוֹ מוּם בַּחֲמִשָּׁה עָשָׂר יוֹם בְּתוֹךְ שְׁנָתוֹ — מַשְׁלִימִין לוֹ חֲמִשָּׁה עָשָׂר יוֹם אַחַר שְׁנָתוֹ. הַשְׁלָמָה — אִין, מֵיהֲבָא — לָא! תְּיוּבְתָּא דְּרַבִּי אֶלְעָזָר, תְּיוּבְתָּא.Ils ont objecté : il est enseigné : si un défaut lui est survenu quinze jours avant la fin de son année, on lui complète quinze jours après son année. Donc, compléter, oui ; accorder trente jours entiers après l’année, non ! Réfutation définitive de Rabbi Elazar ; réfutation définitive.
- מַתְנִי׳ הַשּׁוֹחֵט אֶת הַבְּכוֹר וּמַרְאֶה אֶת מוּמוֹ — רַבִּי יְהוּדָה מַתִּיר, רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: הוֹאִיל וְנִשְׁחַט שֶׁלֹּא עַל פִּי מוּמְחֶה — אָסוּר. מִי שֶׁאֵינוֹ מוּמְחֶה וְרוֹאֶה אֶת הַבְּכוֹר, וְנִשְׁחַט עַל פִּיו — הֲרֵי זֶה יִקָּבֵר, וִישַׁלֵּם מִבֵּיתוֹ.Michna. Celui qui abat le premier-né et montre son défaut ensuite à un expert : Rabbi Yehouda en permet la consommation, si le défaut est reconnu permanent. Rabbi Méïr dit : puisqu’il a été abattu sans l’autorisation d’un expert, il est interdit. Celui qui n’est pas expert, examine le premier-né, et celui-ci est abattu sur sa décision : il doit être enterré, et celui qui l’a autorisé paiera de ses propres biens le préjudice causé au prêtre.
- גְּמָ׳ אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה: בְּדוּקִּין שֶׁבָּעַיִן — דְּכוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דְּאָסוּר, מִפְּנֵי שֶׁהֵן מִשְׁתַּנִּין. לֹא נֶחְלְקוּ אֶלָּא בְּמוּמִין שֶׁבַּגּוּף, דְּרַבִּי מֵאִיר סָבַר: גָּזְרִינַן מוּמִין שֶׁבַּגּוּף אַטּוּ דּוּקִּין שֶׁבָּעַיִן, וְרַבִּי יְהוּדָה סָבַר: לָא גָּזְרִינַן מוּמִין שֶׁבַּגּוּף אַטּוּ דּוּקִּין שֶׁבָּעַיִן.Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna). Rabba bar bar 'Hana a dit : concernant les taies de l’œil, tous s’accordent à dire que l’animal est interdit, parce qu’elles se modifient après la mort. Ils ne divergent que sur les défauts du corps. Rabbi Méïr estime que nous décrétons l’interdiction pour les défauts du corps à cause des taies de l’œil ; et Rabbi Yehouda estime que nous ne décrétons pas l’interdiction pour les défauts du corps à cause des taies de l’œil.
- תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: הַשּׁוֹחֵט אֶת הַבְּכוֹר וּמַרְאֶה אֶת מוּמָיו — רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בְּדוּקִּין שֶׁבְּעַיִן אָסוּר, מִפְּנֵי שֶׁהֵן מִשְׁתַּנִּין, בְּמוּמִין שֶׁבַּגּוּף מוּתָּר, מִפְּנֵי שֶׁאֵין מִשְׁתַּנִּין. רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: אֶחָד זֶה וְאֶחָד זֶה אָסוּר, מִפְּנֵי שֶׁהֵן מִשְׁתַּנִּין. מִפְּנֵי שֶׁהֵן מִשְׁתַּנִּין סָלְקָא דַּעְתָּךְ? מוּמִין שֶׁבַּגּוּף מִי מִשְׁתַּנִּין?! אֶלָּא מִפְּנֵי הַמִּשְׁתַּנִּין.Il a également été enseigné ainsi dans une baraïta : celui qui abat le premier-né et montre ses défauts ensuite à un expert : Rabbi Yehouda dit : s’il s’agit de taies de l’œil, l’animal est interdit, parce qu’elles se modifient ; s’il s’agit de défauts du corps, il est permis, parce qu’ils ne se modifient pas. Rabbi Méïr dit : dans un cas comme dans l’autre, l’animal est interdit, parce qu’ils se modifient. « Parce qu’ils se modifient », te vient-il à l’esprit de dire ? Les défauts du corps se modifient-ils donc après la mort ? Mais il faut comprendre : à cause de ceux qui se modifient, c’est-à-dire des défauts de l’œil.
- אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק:Rav Na'hman bar Yits'hak a dit :
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.