Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דְּעִיקַּר לָאו לְכַפָּרָה אָתֵי — מְשַׁהֵי לַהּ, אוֹ דִלְמָא, כֵּיוָן דְּעוֹלָה נָמֵי מְכַפְּרָא אַעֲשֵׂה — לָא מְשַׁהֵי לַהּ?Car l’holocauste ne vient pas principalement pour procurer l’expiation, aussi son propriétaire risque-t-il de le garder pour recueillir sa laine ; ou peut-être, puisque l’holocauste procure lui aussi l’expiation pour la transgression d’un commandement positif, ne le garde-t-il pas au-delà du nécessaire ?
- תָּא שְׁמַע: הַתּוֹלֵשׁ צֶמֶר מִבְּכוֹר תָּם, אַף עַל פִּי שֶׁנּוֹלַד בּוֹ מוּם, שְׁחָטוֹ — אָסוּר. טַעְמָא דְּתוֹלֵשׁ, הָא נִתְלַשׁ — שָׁרֵי, וְכׇל שֶׁכֵּן עוֹלָה דְּלָא מְשַׁהֵי לַהּ!Viens et entends une preuve : celui qui arrache de la laine d’un premier-né sans défaut, bien qu’un défaut lui soit ensuite survenu et qu’il l’ait abattu, cette laine demeure interdite. La raison de cette interdiction serait qu’il l’a arrachée ; mais si elle s’est détachée d’elle-même, elle serait permise. À plus forte raison en serait-il ainsi pour un holocauste, qu’on ne garde pas au-delà du nécessaire !
- הוּא הַדִּין אֲפִילּוּ נִתְלַשׁ נָמֵי אָסוּר, וְהַאי דְּקָתָנֵי ״תּוֹלֵשׁ״ לְהוֹדִיעֲךָ כֹּחוֹ דַּעֲקַבְיָא, דִּבְבַעַל מוּם אֲפִילּוּ בְּתוֹלֵשׁ נָמֵי שָׁרֵי.La même règle s’applique : même si la laine s’est détachée d’elle-même, elle est également interdite. Et si l’enseignement dit : « Celui qui arrache », c’est pour te faire connaître la portée de l’opinion d’Akavya ben Mahalalel : pour un premier-né atteint d’un défaut, même lorsque quelqu’un arrache sa laine, il la permet également.
- וְהָאֲנַן ״נָשַׁר״ תְּנַן! תְּנָא ״נָשַׁר״ לְהוֹדִיעֲךָ כֹּחָן דְּרַבָּנַן, תְּנָא ״תּוֹלֵשׁ״ לְהוֹדִיעֲךָ כֹּחוֹ דַּעֲקַבְיָא.Mais nous avons appris dans la Michna, enseignement des Sages compilé par Rabbi Yehouda HaNassi : la laine « est tombée » d’elle-même ! La Michna a enseigné : « Est tombée », pour te faire connaître la portée de l’opinion des Sages, qui l’interdisent même dans ce cas ; l’autre enseignement a enseigné : « Celui qui arrache », pour te faire connaître la portée de l’opinion d’Akavya, qui la permet même dans ce cas.
- צֶמֶר הַמְדוּלְדָּל כּוּ׳. הֵיכִי דָּמֵי ״אֵינוֹ נִרְאֶה עִם הַגִּיזָּה״? אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: כֹּל שֶׁעִיקָּרוֹ הָפוּךְ כְּלַפֵּי רֹאשׁוֹ. רַב נָתָן בַּר אוֹשַׁעְיָא אָמַר: כֹּל שֶׁאֵינוֹ מִתְמַעֵךְ עִם הַגִּיזָּה.La laine qui pend, etc. La Michna distingue selon qu’elle paraît ou non faire partie de la toison. Comment définir ce qui « ne paraît pas faire corps avec la toison » ? Rabbi Elazar a dit au nom de Rech Lakich : toute laine dont la racine est retournée vers son extrémité, et apparaît ainsi à l’extérieur. Rav Nathan bar Ochaya a dit : toute laine qui ne se comprime pas avec la toison.
- וְרֵישׁ לָקִישׁ, מַאי טַעְמָא לָא אָמַר כְּרַב נָתָן בַּר אוֹשַׁעְיָא? אָמַר רַבִּי אִילְעָא: קָסָבַר רֵישׁ לָקִישׁ, לְפִי שֶׁאִי אֶפְשָׁר לַגִּיזָּה בְּלֹא נִימִין הַמְדוּלְדָּלוֹת.Et Rech Lakich, pour quelle raison n’a-t-il pas dit comme Rav Nathan bar Ochaya ? Rabbi Ila a dit : Rech Lakich estime qu’on ne peut retenir ce critère, parce qu’il ne peut y avoir de toison sans poils qui pendent et dépassent ; ce critère interdirait donc toute toison.
- הֲדַרַן עֲלָךְ הַלּוֹקֵחַ בְּהֵמָה.Nous reviendrons à toi, chapitre « Celui qui achète un animal ».
- מַתְנִי׳ עַד כַּמָּה יִשְׂרָאֵל חַיָּיבִין לִיטַּפֵּל בִּבְכוֹר? בַּדַּקָּה — שְׁלֹשִׁים יוֹם, וּבַגַּסָּה — חֲמִשִּׁים יוֹם. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: בַּדַּקָּה — שְׁלֹשָׁה חֳדָשִׁים. אָמַר לוֹ הַכֹּהֵן בְּתוֹךְ הַזְּמַן: ״תְּנֵהוּ לִי״ — הֲרֵי זֶה לֹא יִתְּנֶנּוּ לוֹ. וְאִם בַּעַל מוּם הוּא, וְאָמַר לוֹ: ״תְּנֵהוּ לִי שֶׁאוֹכְלֶנּוּ״ — מוּתָּר. וּבִשְׁעַת הַמִּקְדָּשׁ, אִם הָיָה תָּמִים, אָמַר לוֹ: ״תֵּן [לִי] וְאַקְרִיבֶנּוּ״ — מוּתָּר.Michna. Jusqu’à quand les Israélites sont-ils tenus de s’occuper d’un premier-né avant de le remettre au Cohen, le prêtre ? Pour le petit bétail : trente jours ; et pour le gros bétail : cinquante jours. Rabbi Yossé dit : pour le petit bétail, trois mois. Si le Cohen lui dit, pendant ce délai : « Donne-le-moi », il ne le lui donnera pas. Mais s’il est atteint d’un défaut et que le Cohen lui dit : « Donne-le-moi pour que je le mange », c’est permis. Et à l’époque du Temple, s’il était sans défaut et que le Cohen lui disait : « Donne-le-moi et je l’offrirai », c’est permis.
- הַבְּכוֹר נֶאֱכָל שָׁנָה בְּשָׁנָה, בֵּין תָּם בֵּין בַּעַל מוּם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״לִפְנֵי ה׳ אֱלֹהֶיךָ תֹאכְלֶנּוּ שָׁנָה בְשָׁנָה״. נוֹלַד לוֹ מוּם בְּתוֹךְ שְׁנָתוֹ — רַשַּׁאי לְקַיְּימוֹ כׇּל שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ. לְאַחַר שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ — אֵינוֹ רַשַּׁאי לְקַיְּימוֹ אֶלָּא שְׁלֹשִׁים יוֹם.Le premier-né se mange dans l’année de sa naissance, qu’il soit sans défaut ou atteint d’un défaut, comme il est dit : « Devant Hachem, ton D.ieu, tu le mangeras, année par année » (Deutéronome 15, 20). Si un défaut lui survient pendant sa première année, on peut le garder durant les douze mois entiers de cette année. Si le défaut lui survient après douze mois, on ne peut le garder que trente jours.
- גְּמָ׳ מְנָהָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַב כָּהֲנָא: דְּאָמַר קְרָא ״בְּכוֹר בָּנֶיךָ תִּתֶּן לִּי״, ״כֵּן תַּעֲשֶׂה לְצֹאנֶךָ״.Guemara, discussion des Sages sur la Michna. D’où savons-nous cela ? Rav Kahana a dit : car le verset dit : « Le premier-né de tes fils, tu Me le donneras » (Exode 22, 28), puis : « Ainsi feras-tu […] pour ton petit bétail » (Exode 22, 29). De même que le premier-né de l’homme est racheté après trente jours, le premier-né du petit bétail est remis au Cohen après trente jours.
- ״מְלֵאָתְךָ וְדִמְעֲךָ לֹא תְאַחֵר״, ״כֵּן תַּעֲשֶׂה לְשׁוֹרְךָ״.« Le produit de ta récolte et l’écoulement de ton pressoir, tu ne tarderas pas à les offrir » (Exode 22, 28), puis : « Ainsi feras-tu pour ton bœuf » (Exode 22, 29). De même que les prémices sont apportées à Chavouot, cinquante jours après Pessa’h, le premier-né du gros bétail est remis au Cohen après cinquante jours.
- אֵיפוֹךְ אֲנָא! מִסְתַּבְּרָא דְּמַקְדַּם לְמַקְדַּם, דִּמְאַחַר לְדִמְאַחַר. אַדְּרַבָּה, דִּסְמִיךְ לֵיהּ לְדִסְמִיךְ לֵיהּ!Je pourrais inverser les rapprochements ! On répond : il est logique de rattacher ce qui précède à ce qui précède, et ce qui suit à ce qui suit dans les deux versets. Objection : au contraire, il faudrait rattacher ce qui est proche à ce qui lui est proche : le premier-né des fils au bœuf, mentionné immédiatement après !
- אֶלָּא אָמַר רָבָא: אָמַר קְרָא ״תַּעֲשֶׂה״, הוֹסִיף לְךָ הַכָּתוּב עֲשִׂיָּיה אַחֶרֶת בְּשׁוֹרְךָ.Mais Rava a dit : le verset dit : « Tu feras » ; l’Écriture t’a ajouté une autre action pour ton bœuf, c’est-à-dire une durée supplémentaire de soins, au-delà des trente jours déduits du premier-né de l’homme.
- וְאֵימָא: שִׁיתִּין! לֹא מְסָרְךָ הַכָּתוּב אֶלָּא לַחֲכָמִים.Mais dis qu’il faut s’en occuper pendant soixante jours ! On répond : l’Écriture ne t’a renvoyé qu’aux Sages pour fixer cette durée.
- תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: ״בְּכוֹר בָּנֶיךָ תִּתֶּן לִי״, ״כֵּן תַּעֲשֶׂה לְצֹאנֶךָ״ — יָכוֹל אַף לְשׁוֹרְךָ? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״תַּעֲשֶׂה״ — הוֹסִיף לְךָ הַכָּתוּב עֲשִׂיָּיה אַחֶרֶת בְּשׁוֹרְךָ, לֹא מְסָרְךָ הַכָּתוּב אֶלָּא לַחֲכָמִים.Il a également été enseigné ainsi dans une baraïta, enseignement des Sages non retenu dans la Michna : « Le premier-né de tes fils, tu Me le donneras » (Exode 22, 28), puis : « Ainsi feras-tu […] pour ton petit bétail » (Exode 22, 29). Pourrait-on appliquer ce même délai aussi à ton bœuf ? Le verset enseigne : « Tu feras » ; l’Écriture t’a ajouté une autre action pour ton bœuf. L’Écriture ne t’a renvoyé qu’aux Sages pour en fixer la durée.
- מִכָּאן אָמְרוּ: עַד כַּמָּה יִשְׂרָאֵל חַיָּיבִין לְהִטַּפֵּל בִּבְכוֹר? בִּבְהֵמָה דַּקָּה — שְׁלֹשִׁים יוֹם, בְּגַסָּה — חֲמִשִּׁים יוֹם. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: בַּדַּקָּה — שְׁלֹשָׁה חֳדָשִׁים, מִפְּנֵי שֶׁטִּפּוּלָהּ מְרוּבָּה. תָּנָא: מִפְּנֵי שֶׁשִּׁינֶּיהָ דַּקּוֹת.De là, ils ont dit : jusqu’à quand les Israélites sont-ils tenus de s’occuper d’un premier-né ? Pour le petit bétail : trente jours ; pour le gros bétail : cinquante jours. Rabbi Yossé dit : pour le petit bétail, trois mois, parce que les soins qu’il nécessite sont importants. Un maître a enseigné : parce que ses dents sont petites, et qu’il ne peut donc pas encore se nourrir seul.
- אִם אָמַר לוֹ הַכֹּהֵן בְּתוֹךְ הַזְּמַן ״תְּנֵהוּ לִי״, הֲרֵי זֶה לֹא יִתֵּן לוֹ. מַאי טַעְמָא? אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: מִפְּנֵי שֶׁנִּרְאֶה כְּכֹהֵן הַמְסַיֵּיעַ בְּבֵית הַגֳּרָנוֹת.Si le Cohen lui dit, pendant ce délai : « Donne-le-moi », il ne le lui donnera pas. Pour quelle raison ? Rav Chéchet a dit : parce qu’il ressemble à un Cohen qui prête son concours à l’aire de battage pour recevoir les prélèvements. Ici aussi, il soulage le propriétaire d’une charge afin d’obtenir le premier-né.
- תָּנוּ רַבָּנַן: הַכֹּהֲנִים וְהַלְוִיִּם וְהָעֲנִיִּים הַמְסַיְּיעִים בְּבֵית הָרוֹעִים, וּבְבֵית הַגֳּרָנוֹת, וּבְבֵית הַמִּטְבָּחַיִם — אֵין נוֹתְנִין לָהֶם תְּרוּמָה וּמַעֲשֵׂר בִּשְׂכָרָן, וְאִם עוֹשִׂין כֵּן חִילֵּלוּ, וַעֲלֵיהֶן הַכָּתוּב אוֹמֵר: ״שִׁחַתֶּם בְּרִית הַלֵּוִי״, וְאוֹמֵר: ״וְאֶת קׇדְשֵׁי בְנֵי יִשְׂרָאֵל לֹא תְחַלְּלוּ וְלֹא תָמוּתוּ״.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : les Cohanim, les prêtres, les Léviim, les lévites, et les pauvres qui prêtent leur concours chez les bergers, aux aires de battage et aux abattoirs, on ne leur donne pas la terouma, prélèvement destiné au Cohen, ni la dîme en guise de salaire. Et si l’on agit ainsi, on les a profanées. À leur sujet, l’Écriture dit : « Vous avez corrompu l’alliance de Lévi » (Malachie 2, 8). Et elle dit : « Vous ne profanerez pas les choses saintes des Bnei Israël, et vous ne mourrez pas » (Nombres 18, 32).
- מַאי ״וְאוֹמֵר״? וְכִי תֵּימָא: מִיתָה לָא — תָּא שְׁמַע: ״וְאֶת קׇדְשֵׁי בְנֵי יִשְׂרָאֵל לֹא תְחַלְּלוּ וְלֹא תָמוּתוּ״.Pourquoi ajouter : « Et elle dit » ? C’est que si tu disais : il y a profanation, mais pas de peine de mort, viens et entends : « Vous ne profanerez pas les choses saintes des Bnei Israël, et vous ne mourrez pas » (Nombres 18, 32).
- וּבִקְּשׁוּ חֲכָמִים לְקוֹנְסָן, וְלִהְיוֹת מַפְרִישִׁין עֲלֵיהֶן תְּרוּמָה מִשָּׁלֵם, וּמִפְּנֵי מָה לֹא קְנָסוּם? דִּלְמָא אָתֵי לְאַפְרוֹשֵׁי מִן הַפְּטוּר עַל הַחִיּוּב.Les Sages ont voulu leur infliger une amende et imposer de prélever à nouveau, pour ces produits, une terouma entière. Et pourquoi ne leur ont-ils pas infligé cette amende ? De peur qu’on n’en vienne à prélever de produits déjà exempts pour acquitter des produits encore soumis à l’obligation de prélèvement.
- וּבְכוּלָּן יֵשׁ בָּהֶןEt dans tous ces cas, il y a en eux…
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