Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וַחֲכָמִים אוֹסְרִין, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. אָמַר לוֹ רַבִּי יוֹסֵי: לֹא בָּזֶה הִתִּיר עֲקַבְיָא בֶּן מַהֲלַלְאֵל, אֶלָּא שְׂעַר בַּעַל מוּם שֶׁנָּשַׁר וְהִנִּיחוֹ בַּחַלּוֹן וְאַחַר כָּךְ מֵת — בָּזֶה עֲקַבְיָא בֶּן מַהֲלַלְאֵל מַתִּיר וַחֲכָמִים אוֹסְרִין.Et les Sages interdisent l’usage de cette laine ; tels sont les propos de Rabbi Yehouda. Rabbi Yossé lui dit : Ce n’est pas dans ce cas qu’Akavya ben Mahalalel a permis son usage, mais dans celui des poils d’un premier-né porteur d’un défaut, qui sont tombés et qu’on a déposés dans une niche, après quoi l’animal est mort : dans ce cas, Akavya ben Mahalalel permet leur usage, et les Sages l’interdisent.
- צֶמֶר הַמְדוּלְדָּל בַּבְּכוֹר, אֶת שֶׁנִּרְאֶה עִם הַגִּיזָּה — מוּתָּר, וְאֶת שֶׁאֵינוֹ נִרְאֶה עִם הַגִּיזָּה — אָסוּר.La laine qui pend, détachée de la peau mais encore emmêlée à la toison, sur le premier-né : celle qui paraît faire corps avec la toison est permise ; et celle qui ne paraît pas faire corps avec la toison est interdite.
- גְּמָ׳ מִכְּלָל דְּאָסַר, הַשְׁתָּא בְּמֵת — שָׁרֵי, שְׁחָטוֹ מִיבַּעְיָא?Guemara — discussion des Amoraïm sur la Michna. Les propos de Rabbi Yossé impliquent-ils donc qu’il interdisait la laine lorsque l’animal avait été abattu ? Maintenant que, lorsque l’animal est mort sans abattage rituel, Akavya permet la laine tombée de son vivant, est-il nécessaire de préciser qu’il la permet lorsqu’on l’a abattu rituellement ?
- אֶלָּא, לֹא בָּזֶה הִתִּיר עֲקַבְיָא וַחֲכָמִים אוֹסְרִין, שְׁחָטוֹ — דִּבְרֵי הַכֹּל שְׁרֵי, כִּי פְּלִיגִי בְּמֵת.Plutôt, voici le sens de ses propos : Ce n’est pas dans ce cas qu’Akavya a permis et que les Sages interdisent. Si on l’a abattu rituellement, tous s’accordent à permettre la laine ; leur divergence porte sur le cas où l’animal est mort sans abattage rituel.
- אָמַר רַבִּי אַסִּי אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: מַחְלוֹקֶת בְּשֶׁהִתִּירוֹ מוּמְחֶה, דְּמָר סָבַר: גָּזְרִינַן דִּלְמָא אָתֵי לְשַׁהוֹיֵיהּ, וּמָר סָבַר: לָא גָּזְרִינַן, אֲבָל לֹא הִתִּירוֹ מוּמְחֶה — דִּבְרֵי הַכֹּל אָסוּר.Rabbi Assi a dit au nom de Rech Lakich : La divergence porte sur le cas où un expert a autorisé l’abattage de l’animal avant la chute de la laine. Car un Maître estime : Nous décrétons l’interdiction de cette laine, de crainte qu’on n’en vienne à garder l’animal pour recueillir sa laine ; et l’autre Maître estime : Nous ne décrétons pas cette interdiction. Mais si un expert ne l’a pas autorisé avant la chute de la laine, tous s’accordent à interdire celle-ci.
- מֵתִיב רַב שֵׁשֶׁת: בַּעֲלֵי מוּמִין אוֹסְרִין בְּכׇל שֶׁהוּא, וְרַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: יְבַקֵּר.Rav Chéchet objecte à partir d’une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna : Les animaux porteurs de défauts interdisent les animaux sans défaut auxquels ils se mêlent, en quelque quantité que ce soit, même à raison d’un seul parmi mille. Et Rabbi Yossé dit : Qu’on examine.
- וְהָוֵינַן בַּהּ: מַאי ״יְבַקֵּר״? אִלֵּימָא דְּבַעַל מוּם הוּא, וְלִישְׁקְלֵיהּ — מִכְּלָל דְּתַנָּא קַמָּא אָמַר לָאו?Et nous nous sommes interrogés à ce sujet : Que signifie « Qu’on examine » ? Si tu dis qu’il faut rechercher l’animal qui est porteur d’un défaut et le retirer du troupeau, cela implique-t-il que le premier Tanna, Sage de l’époque de la Michna, dit : Non, les autres animaux restent interdits même après son retrait ?
- אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: הָכָא בְּגִיזַּת בְּכוֹר בַּעַל מוּם עָסְקִינַן, שֶׁנִּתְעָרְבוּ בְּגִיזֵּי חוּלִּין. וּמַאן תַּנָּא קַמָּא? רַבִּי יְהוּדָה הִיא, דְּאָמַר: נִשְׁחֲטוּ — אָסְרִי רַבָּנַן. וְרַבִּי יוֹסֵי לְטַעְמֵיהּ, דְּאָמַר: נִשְׁחֲטוּ — שָׁרוּ רַבָּנַן.Rav Na’hman a dit au nom de Rabba bar Avouha : Ici, nous traitons de la laine d’un premier-né porteur d’un défaut, qui s’est mêlée à des laines profanes. Et qui est le premier Tanna ? C’est Rabbi Yehouda, qui dit : Lorsque les premiers-nés ont été abattus, les Sages interdisent la laine tombée de leur vivant. Et Rabbi Yossé suit son raisonnement, puisqu’il dit : Lorsqu’ils ont été abattus, les Sages permettent cette laine.
- וְקָתָנֵי: ״יְבוּקַּר״, מַאי ״יְבוּקַּר״? לָאו אִי ״מוּם קָבוּעַ״ אִי ״מוּם עוֹבֵר״ הוּא, אַף עַל גַּב שֶׁלֹּא הִתִּירוֹ מוּמְחֶה.Or il est enseigné : « Qu’on examine. » Que signifie « Qu’on examine » ? N’est-ce pas qu’on vérifie s’il s’agit d’un défaut permanent ou d’un défaut passager, afin de permettre la laine dans le premier cas, bien qu’un expert n’ait pas autorisé l’animal avant sa chute ?
- אָמַר רָבָא: לֹא; יְבוּקַּר, אִי הִתִּירוֹ מוּמְחֶה — אִין, וְאִי לָא — לָא.Rava a dit : Non. « Qu’on examine » signifie qu’on vérifie si un expert l’avait autorisé avant la chute de la laine : si c’est le cas, oui, elle est permise ; et sinon, non.
- כִּי סְלֵיק רָבִין, אַמְרַהּ לִשְׁמַעְתָּא קַמֵּיהּ דְּרַבִּי יִרְמְיָה. אֲמַר: בַּבְלָאֵי טַפְשָׁאֵי, מִשּׁוּם דְּיָתְבִי בְּאַרְעָא דַּחֲשׁוֹכָא אָמְרִי שְׁמַעְתָּא דִּמְחַשְּׁכָן! לָא שְׁמִיעַ לְהוּ הָא דְּאָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מַחְלוֹקֶת בְּשֶׁבָּדַק וְלֹא מָצָא.Lorsque Ravin monta en terre d’Israël, il exposa cet enseignement devant Rabbi Yirmeya. Celui-ci dit : Babyloniens insensés ! Parce qu’ils habitent une terre de ténèbres, ils énoncent des enseignements obscurs ! N’ont-ils pas entendu ce qu’a dit Rabbi ‘Hiya bar Abba au nom de Rabbi Yo’hanan : La divergence porte sur le cas où l’on a examiné le troupeau sans trouver l’animal porteur du défaut.
- וְקָמִיפַּלְגִי בִּפְלוּגְתָּא דְּרַבִּי מֵאִיר וְרַבָּנַן, דִּתְנַן, שֶׁהָיָה רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: כׇּל דָּבָר שֶׁהָיָה בְּחֶזְקַת טוּמְאָה — לְעוֹלָם הוּא בְּטוּמְאָתוֹ, עַד שֶׁתִּיוָּודַע הַטּוּמְאָה.Et ils divergent selon la divergence entre Rabbi Méïr et les Sages. Car nous avons appris dans la Michna, enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi, que Rabbi Méïr disait : Toute chose qui avait un statut présumé d’impureté demeure toujours dans son impureté jusqu’à ce que l’emplacement de l’impureté soit connu.
- וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: חוֹפֵר עַד שֶׁמַּגִּיעַ לְסֶלַע אוֹ לִבְתוּלָה.Et les Sages disent : Il creuse jusqu’à atteindre le rocher ou la terre vierge. S’il n’a rien trouvé, il n’a plus à craindre la présence de l’impureté.
- רַבִּי אַסִּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מַחְלוֹקֶת כְּשֶׁבָּדַק וּמָצָא, וְקָמִיפַּלְגִי בִּפְלוּגְתָּא דְּרַבִּי וְרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל.Rabbi Assi a dit au nom de Rabbi Yo’hanan : La divergence porte sur le cas où l’on a examiné le troupeau et trouvé un animal porteur d’un défaut. Et ils divergent selon la divergence entre Rabbi Yehouda HaNassi et Rabban Chimon ben Gamliel.
- דְּתַנְיָא: שָׂדֶה שֶׁאָבַד בָּהּ קֶבֶר, נִכְנָס בְּתוֹכָהּ — טָמֵא. נִמְצָא בְּתוֹכָהּ קֶבֶר, נִכְנָס לְתוֹכָהּ — טָהוֹר, שֶׁאֲנִי אוֹמֵר: הוּא קֶבֶר שֶׁאָבַד הוּא קֶבֶר שֶׁנִּמְצָא, דִּבְרֵי רַבִּי. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: תִּיבָּדֵק כׇּל הַשָּׂדֶה כּוּלָּהּ.Car il a été enseigné dans une baraïta : Un champ dans lequel une tombe a été perdue, son emplacement étant devenu inconnu : celui qui y entre est impur. Si une tombe y a été trouvée, celui qui y entre est pur, dès lors qu’il évite cette tombe, car je dis : La tombe qui a été perdue est la tombe qui a été trouvée ; tels sont les propos de Rabbi. Mais Rabban Chimon ben Gamliel dit : Que tout le champ soit examiné dans son intégralité.
- וְרַבִּי אַסִּי, מַאי טַעְמָא לָא אָמַר כְּרַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא? אָמַר לָךְ: בִּשְׁלָמָא גַּבֵּי טוּמְאָה, אֵימַר בָּא עוֹרֵב וּנְטָלָהּ, בָּא עַכְבָּר וּנְטָלָהּ, אֶלָּא הָכָא — בַּעַל מוּם לְהֵיכָא אָזֵיל? וְאִידַּךְ? אֵימַר מוּם עוֹבֵר הֲוָה וְאִיתַּסִּי.Et Rabbi Assi, pour quelle raison n’a-t-il pas dit comme Rabbi ‘Hiya bar Abba ? Il pourrait te dire : Certes, concernant l’impureté, on peut dire : Un corbeau est venu et l’a emportée ; une souris est venue et l’a emportée. Mais ici, où l’animal porteur du défaut est-il allé ? Et l’autre, Rabbi ‘Hiya bar Abba, que répond-il ? On peut dire : C’était un défaut passager, et il a guéri.
- וְרַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא מַאי טַעְמָא לָא אָמַר כְּרַבִּי אַסִּי? אָמַר לָךְ: בִּשְׁלָמָא שָׂדֶה, דִּרְכַּהּ לְמִיקְבַּר בַּהּ, כִּי הֵיכִי דִּקְבַר בָּהּ הַאי — קְבַר אִינָשׁ אַחֲרִינָא. אֶלָּא קָדָשִׁים, כֵּיוָן דִּבְדִקִי לַן וְקָיְימִי, דִּרְכַּיְיהוּ לְמִיפַּל בְּהוּ מוּמָא? וְאִידַּךְ — אַגַּב דִּמְנַגְּחִי אַהֲדָדֵי, שְׁכִיחַ בְּהוּ מוּמָא.Et Rabbi ‘Hiya bar Abba, pour quelle raison n’a-t-il pas dit comme Rabbi Assi ? Il pourrait te dire : Certes, un champ, on a coutume d’y enterrer les morts : de même que celui-ci y a été enterré, une autre personne peut y avoir été enterrée. Mais les animaux consacrés, puisqu’ils ont déjà été examinés et reconnus sans défaut, est-il habituel que des défauts leur surviennent ? Et l’autre, Rabbi Assi, répond : Du fait qu’ils se donnent des coups de corne les uns aux autres, les défauts sont fréquents chez eux.
- מֵיתִיבִי: הַתּוֹלֵשׁ צֶמֶר מִבְּכוֹר תָּם, אַף עַל פִּי שֶׁנּוֹלַד בּוֹ מוּם וּשְׁחָטוֹ — אָסוּר. טַעְמָא דְּתָם,On objecte à Rech Lakich à partir d’une baraïta : Celui qui arrache de la laine à un premier-né sans défaut, bien qu’un défaut lui soit ensuite survenu et qu’il l’ait abattu rituellement, cette laine est interdite. Cela implique que la raison de l’interdiction est qu’il était sans défaut au moment où la laine a été arrachée…
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