Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- סָבַר לַהּ כְּרַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי, דְּאָמַר: אֶפְשָׁר לְצַמְצֵם בִּידֵי שָׁמַיִם, וְכׇל שֶׁכֵּן בִּידֵי אָדָם.Il suit l’opinion de Rabbi Yossé HaGuelili, qui dit : il est possible d’obtenir une coïncidence exacte dans ce qui relève du Ciel, et à plus forte raison dans ce qui relève de l’homme.
- נֵימָא כְּתַנָּאֵי: נִמְצָא מְכוָּּון בֵּין שְׁתֵּי עֲיָירוֹת — לֹא הָיוּ עוֹרְפִין, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: שְׁתֵּיהֶן מְבִיאוֹת שְׁתֵּי עֲגָלוֹת. מַאי לָאו בְּהָא קָמִיפַּלְגִי, דְּתַנָּא קַמָּא סָבַר: אִי אֶפְשָׁר לְצַמְצֵם, וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר סָבַר: אֶפְשָׁר לְצַמְצֵם?Disons que cette question fait l’objet d’une divergence entre les Tannaïm, les Sages de l’époque de la Michna : si le corps d’un homme assassiné a été trouvé exactement à égale distance de deux villes, on ne brisait pas la nuque d’une génisse. Rabbi Eliézer dit : toutes deux apportent deux génisses. Chacune en apporte une. N’est-ce pas sur ce point qu’ils divergent : le premier Tanna estime qu’il est impossible d’obtenir une égalité exacte, et Rabbi Eliézer estime qu’il est possible d’obtenir une égalité exacte ?
- וְתִיסְבְּרַאּ? אִי קָסָבַר תַּנָּא קַמָּא אִי אֶפְשָׁר לְצַמְצֵם, אַמַּאי לֹא הָיוּ עוֹרְפִים? יָבִיאוּ עֶגְלָה אַחַת בְּשׁוּתָּפוּת וְיַתְנוּ!Peux-tu vraiment le comprendre ainsi ? Si le premier Tanna estime qu’il est impossible d’obtenir une égalité exacte, pourquoi ne brisait-on pas la nuque d’une génisse ? Qu’ils apportent une seule génisse en association et posent une condition ! Ils déclareront qu’elle appartient à celle des deux villes qui est réellement la plus proche.
- אֶלָּא, לְהָנֵי תַּנָּאֵי דְּכוּלֵּי עָלְמָא אֶפְשָׁר לְצַמְצֵם, וְהָכָא בִּ״קְרוֹבָה״ וְלֹא קְרוֹבוֹת קָמִיפַּלְגִי, דְּתַנָּא קַמָּא סָבַר: ״קְרוֹבָה״ וְלֹא קְרוֹבוֹת, וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר סָבַר: ״קְרוֹבָה״ וַאֲפִילּוּ קְרוֹבוֹת.Plutôt, pour ces Tannaïm, tous admettent qu’il est possible d’obtenir une égalité exacte. Et ici, ils divergent sur l’interprétation de l’expression « la plus proche » : et non plusieurs villes également proches (Deutéronome 21, 3). Le premier Tanna estime : « la plus proche », et non plusieurs villes également proches ; tandis que Rabbi Eliézer estime : « la plus proche », et même plusieurs villes également proches.
- מַאי הָוֵי עֲלַהּ? אָמַר רַב חִיָּיא בַּר אָבִין אָמַר רַב עַמְרָם: תָּנָא נִמְצָא מְכוָּּון בֵּין שְׁתֵּי עֲיָירוֹת, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: שְׁתֵּיהֶן מְבִיאוֹת שְׁתֵּי עֲגָלוֹת, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: יָבִיאוּ עֶגְלָה אַחַת בְּשׁוּתָּפוּת וְיַתְנוּ.Quelle conclusion a-t-on tirée à ce sujet ? Rav 'Hiya bar Avin a dit au nom de Rav Amram : on a enseigné dans une baraïta, un enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna : si le corps a été trouvé exactement à égale distance de deux villes, Rabbi Eliézer dit : toutes deux apportent deux génisses. Et les Sages disent : qu’ils apportent une seule génisse en association et posent une condition.
- מַאי קָסָבְרִי רַבָּנַן? אִי קָסָבְרִי רַבָּנַן דְּאֶפְשָׁר לְצַמְצֵם, וּקְרוֹבָה — וַאֲפִילּוּ קְרוֹבוֹת, לַיְיתֵי תַּרְתֵּי! וְאִי ״קְרוֹבָה״ וְלֹא קְרוֹבוֹת, אֲפִילּוּ חֲדָא לָא לַיְיתֵי! אֶלָּא לָאו שְׁמַע מִינַּהּ קָסָבְרִי רַבָּנַן: אִי אֶפְשָׁר לְצַמְצֵם, וַאֲפִילּוּ בִּידֵי אָדָם. שְׁמַע מִינַּהּ.Quelle est l’opinion des Sages ? Si les Sages estiment qu’il est possible d’obtenir une égalité exacte, et que « la plus proche » comprend même plusieurs villes également proches, qu’ils en apportent deux ! Et si l’expression signifie « la plus proche », et non plusieurs villes également proches, qu’ils n’en apportent même pas une ! Mais alors, n’en déduis-tu pas que les Sages estiment qu’il est impossible d’obtenir une égalité exacte, même dans ce qui relève de l’homme ? Déduis-en effectivement qu’il en est ainsi.
- רַבִּי טַרְפוֹן אוֹמֵר: בּוֹרֵר לוֹ אֶת הַיָּפֶה. מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי טַרְפוֹן? קָא סָבַר: הָהוּא דְּבָרִיא נָפֵק בְּרֵישָׁא.Rabbi Tarfon dit : le Cohen, le prêtre, choisit pour lui le plus beau des deux petits. Quelle est la raison de Rabbi Tarfon ? Il estime que celui qui est le plus vigoureux est sorti le premier.
- רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: ״מְשַׁמְּנִין״ כּוּ׳. אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הַכֹּהֵן נוֹטֵל כְּחוּשָׁה. אֲמַר לֵיהּ רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא לְרַבִּי יוֹחָנָן: וְהָא אֲנַן ״מְשַׁמְּנִין בֵּינֵיהֶן״ תְּנַן! אֲמַר לֵיהּ: עַד דַּאֲכַלְתְּ כַּפְנְיָיתָא בְּבָבֶל, תַּרְגֵּימְנָא מִסֵּיפָא.Rabbi Akiva dit : « On évalue leur embonpoint », etc. Rabbi 'Hiya bar Abba a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : le Cohen prend le maigre. Rabbi 'Hiya bar Abba dit à Rabbi Yo'hanan : mais nous avons appris dans la Michna, l’enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi : « On évalue leur embonpoint entre eux » ! Il lui répondit : pendant que tu mangeais des dattes à Babylone, nous avons expliqué cet enseignement à partir de la dernière partie de la Michna.
- דְּקָתָנֵי סֵיפָא: מֵת אֶחָד מֵהֶן, רַבִּי טַרְפוֹן אוֹמֵר: יַחְלוֹקוּ, רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: הַמּוֹצִיא מֵחֲבֵירוֹ עָלָיו הָרְאָיָה. וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ ״מְשַׁמְּנִין בֵּינֵיהֶן״ דְּכִי הֲדָדֵי פְּלִיגִי, הָכִי נָמֵי (לִיפַּלְגִי) [לִיפְלוֹג] גַּבֵּי הֲדָדֵי! אֶלָּא מַאי ״מְשַׁמְּנִין״ — שׁוֹמֶן יְהֵא בֵּינֵיהֶן, דְּאָמַר לֵיהּ לְכֹהֵן: אַיְיתִי רְאָיָה דִּבְכוֹר הוּא וּשְׁקֹיל.Car la dernière partie enseigne : si l’un d’eux est mort, Rabbi Tarfon dit : ils partageront le survivant. Rabbi Akiva dit : celui qui veut retirer un bien à autrui doit apporter la preuve de son droit. Et s’il te venait à l’esprit que « on évalue leur embonpoint entre eux » signifie qu’ils partagent à égalité, ici aussi, qu’ils partagent entre eux ! Mais que signifie « on évalue leur embonpoint » ? L’embonpoint sera entre eux, c’est-à-dire fera l’objet de leur différend, car le propriétaire dit au Cohen : apporte la preuve qu’il est le premier-né, et prends-le.
- וְהַשֵּׁנִי יִרְעֶה עַד שֶׁיִּסְתָּאֵב, וְחַיָּיב בְּמַתָּנוֹת, וְרַבִּי יוֹסֵי פּוֹטֵר. מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי מֵאִיר? אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הוֹאִיל וְכֹהֵן בָּא עָלָיו מִשְּׁנֵי צְדָדִין, דְּאָמַר לֵיהּ: אִי בְּכוֹר הוּא — כּוּלֵּיהּ דִּידִי הוּא, אִי לָא בְּכוֹר הוּא — הַב לִי מַתָּנוֹת מִינֵּיהּ.Et le second paîtra jusqu’à ce qu’il présente un défaut, et il est soumis aux dons dus au Cohen lors de l’abattage : l’épaule, les mâchoires et la caillette. Et Rabbi Yossé l’en dispense. Quelle est la raison de Rabbi Méïr ? Rabbi Yo'hanan dit : puisque le Cohen lui oppose un argument à deux branches, en lui disant : si c’est le premier-né, il est entièrement à moi ; si ce n’est pas le premier-né, donne-moi les dons qui en proviennent.
- וְרַבִּי יוֹסֵי מַאי טַעְמָא? אָמַר רָבָא: עָשׂוּ שֶׁאֵינוֹ זוֹכֶה כְּזוֹכֶה, וְאַף עַל גַּב דְּלָא מְטָא לִידֵיהּ כְּמַאן דִּמְטָא לִידֵיהּ, וְזַבְּנֵיהּ לְיִשְׂרָאֵל בְּמוּמֵיהּ.Et quelle est la raison de Rabbi Yossé ? Rava dit : ils ont assimilé celui qui n’a pas acquis à celui qui a acquis. Et bien que cet animal ne soit pas parvenu entre ses mains, celles du Cohen, il est considéré comme s’il était parvenu entre ses mains et qu’il l’avait vendu à un Israélite avec son défaut.
- אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: הַכֹּל מוֹדִים בִּסְפֵק בְּכוֹר, שֶׁאֵין חֲלִיפִין בְּיַד כֹּהֵן, שֶׁחַיָּיב בְּמַתָּנוֹת.Rabbi Elazar dit : tous reconnaissent qu’un premier-né de statut incertain, dont aucun animal donné en échange ne se trouve entre les mains du Cohen, est soumis aux dons.
- הַכֹּל מוֹדִים מַאן? רַבִּי יוֹסֵי? פְּשִׁיטָא! עַד כָּאן לָא קָא פָטַר רַבִּי יוֹסֵי הָתָם, אֶלָּא דַּחֲלִיפִין בְּיַד כֹּהֵן, דְּעָשׂוּ שֶׁאֵינוֹ זוֹכֶה כְּזוֹכֶה, אֲבָל אֵין חֲלִיפִין בְּיַד כֹּהֵן — לָא!« Tous reconnaissent » : qui cela vise-t-il ? Rabbi Yossé ? C’est évident ! Rabbi Yossé n’a dispensé des dons là-bas que parce qu’un animal donné en échange se trouve entre les mains du Cohen, car ils ont assimilé celui qui n’a pas acquis à celui qui a acquis. Mais lorsqu’aucun animal donné en échange ne se trouve entre les mains du Cohen, non ! Il n’accorde pas cette dispense.
- מַהוּ דְּתֵימָא: טַעְמָא דְּרַבִּי יוֹסֵי, דְּקָסָבַר דְּאִי מְחַיְּיבַתְּ לֵיהּ בְּמַתָּנוֹת — אָתֵי לֵיהּ לִידֵי גִּיזָּה וַעֲבוֹדָה, אַף עַל גַּב דְּאֵין חֲלִיפִין בְּיַד כֹּהֵן, קָא מַשְׁמַע לַן.Tu aurais pu dire : la raison de Rabbi Yossé est qu’il estime que, si tu le soumets aux dons, il en viendra à le tondre et à le faire travailler, pensant qu’il s’agit d’un animal entièrement profane ; cette dispense s’appliquerait donc même lorsqu’aucun animal donné en échange ne se trouve entre les mains du Cohen. Il nous enseigne que ce n’est pas le cas.
- וּמִי מָצֵית אָמְרַתְּ הָכִי? וְהָתָנֵי סֵיפָא, שֶׁהָיָה רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר:Mais peux-tu dire cela ? Pourtant, la dernière partie enseigne : car Rabbi Yossé disait :
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