Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְהָא מִדְּקָתָנֵי סֵיפָא: וְאִם שְׁחָטוֹ — אֵין מְכַסִּין אֶת דָּמוֹ, מִכְּלָל (דְּרֵישָׁא) בִּדְאִית לֵיהּ עָסְקִינַן!Mais du fait qu'il enseigne à la fin : « Et si on l'a abattu, on ne couvre pas son sang », on en déduit que dans le début nous traitons du cas où il a de quoi couvrir ! Pourquoi donc ne couvrirait-il pas, avec son panier de terre ou la cendre du foyer ?
- אֶלָּא אָמַר רַבָּה: אֵפֶר כִּירָה — מוּכָן לְוַדַּאי וְאֵין מוּכָן לְסָפֵק.Mais Rabba a dit : La cendre du foyer est préparée pour le cas certain, et n'est pas préparée pour le cas de doute.
- לְסָפֵק מַאי טַעְמָא לָא — דְּקָא עָבֵיד גּוּמָּא, וַדַּאי נָמֵי קָא עָבֵיד גּוּמָּא! אֶלָּא כִּדְרַבִּי אַבָּא, הָכָא נָמֵי כִּדְרַבִּי אַבָּא!Pour le cas de doute, quelle est la raison pour laquelle non ? Parce qu'il fait un trou dans la cendre ? Pour le cas certain aussi, il fait un trou ! Il faut donc dire que c'est permis selon Rabbi Abba, puisqu'il ne fait que détériorer ; ici aussi, ce devrait être permis selon Rabbi Abba !
- אֶלָּא: סָפֵק מַאי טַעְמָא — דִּלְמָא עָבֵיד כְּתִישָׁה. וַדַּאי נָמֵי נִגְזוֹר מִשּׁוּם כְּתִישָׁה! וַדַּאי, כִּי קָא עָבֵיד כְּתִישָׁה — אָתֵי עֲשֵׂה וְדָחֵי אֶת לֹא תַעֲשֶׂה.Mais pour le cas de doute, quelle est la raison ? De crainte qu'il n'effectue un broyage. Pour le cas certain aussi, décrétons à cause du broyage ! Dans le cas certain, même s'il effectue un broyage, le commandement positif de couvrir le sang vient repousser l'interdit de travailler à Yom Tov (jour de fête).
- אֵימַר דְּאָמְרִינַן אָתֵי עֲשֵׂה וְדָחֵי אֶת לֹא תַעֲשֶׂה כְּגוֹן מִילָה בְּצָרַעַת, אִי נָמֵי סָדִין בְּצִיצִית.Dis que nous avons affirmé qu'un commandement positif vient repousser un interdit dans un cas comme la circoncision sur une tsaraat (lèpre), ou encore le drap de lin avec les tsitsit de laine.
- דִּבְעִידָּנָא דְּקָא מִעֲקַר לָאו — קָא מוֹקֵים לַעֲשֵׂה. הָכָא, בְּעִידָּנָא דְּקָא מִעֲקַר לָאו — לָא מוֹקֵים עֲשֵׂה! הָא לָא קַשְׁיָא, דְּבַהֲדֵי דְּכָתֵישׁ קָא מִכַּסֵּי.Car au moment où il déracine l'interdit, il accomplit le commandement positif. Ici, au moment où il déracine l'interdit en broyant, il n'accomplit pas le commandement positif ! Cela n'est pas difficile, car en même temps qu'il broie, il couvre.
- סוֹף סוֹף, יוֹם טוֹב עֲשֵׂה וְלֹא תַעֲשֶׂה הוּא — וְאֵין עֲשֵׂה דּוֹחֶה אֶת לֹא תַעֲשֶׂה וַעֲשֵׂה!En fin de compte, Yom Tov est à la fois un commandement positif et un interdit, et un commandement positif ne repousse pas un interdit accompagné d'un commandement positif !
- אֶלָּא אָמַר רָבָא: אֵפֶר כִּירָה דַּעְתּוֹ לְוַדַּאי, וְאֵין דַּעְתּוֹ לְסָפֵק.Mais Rava a dit : La cendre du foyer, sa pensée la destine au cas certain, et sa pensée ne la destine pas au cas de doute.
- וְאַזְדָּא רָבָא לְטַעְמֵיהּ, דְּאָמַר רָבָא: הִכְנִיס עָפָר לְכַסּוֹת בּוֹ צוֹאָה — מוּתָּר לְכַסּוֹת בּוֹ דַּם צִפּוֹר. דַּם צִפּוֹר — אָסוּר לְכַסּוֹת בּוֹ צוֹאָה.Et Rava suit là sa propre opinion, car Rava a dit : S'il a apporté de la terre pour en couvrir des excréments le Yom Tov, il est permis d'en couvrir le sang d'un oiseau ; s'il l'a apportée pour le sang d'un oiseau, il est interdit d'en couvrir des excréments.
- נְהַרְבְּלָאֵי אָמְרִי: אֲפִילּוּ הִכְנִיס עָפָר לְכַסּוֹת בּוֹ דַּם צִפּוֹר — מוּתָּר לְכַסּוֹת בּוֹ צוֹאָה.Les Sages de Neharbela ont dit : Même s'il a apporté de la terre pour en couvrir le sang d'un oiseau, il est permis d'en couvrir des excréments.
- אָמְרִי בְּמַעְרְבָא: פְּלִיגִי בַּהּ רַבִּי יוֹסֵי בַּר חָמָא וְרַבִּי זֵירָא, וְאָמְרִי לַהּ רָבָא בְּרֵיהּ דְּרַב יוֹסֵף בַּר חָמָא וְרַבִּי זֵירָא. חַד אָמַר: כּוֹי, הֲרֵי הוּא כְּצוֹאָה. וְחַד אָמַר: כּוֹי אֵינוֹ כְּצוֹאָה.On dit en Occident (en Terre d'Israël) : Rabbi Yossé bar 'Hama et Rabbi Zeira divergent sur ce point, et certains disent : Rava fils de Rav Yossef bar 'Hama et Rabbi Zeira. L'un a dit : Le koï (animal dont on doute s'il est domestique ou sauvage) est comme les excréments, tous deux étant des cas de doute, et on peut couvrir son sang avec la terre apportée pour les excréments. Et l'autre a dit : Le koï n'est pas comme les excréments, ceux-ci étant fréquents et presque certains.
- תִּסְתַּיַּים דְּרָבָא הוּא דְּאָמַר כּוֹי הֲרֵי הוּא כְּצוֹאָה, דְּאָמַר רָבָא: הִכְנִיס עָפָר לְכַסּוֹת בּוֹ צוֹאָה — מוּתָּר לְכַסּוֹת בּוֹ דַּם צִפּוֹר, דַּם צִפּוֹר — אָסוּר לְכַסּוֹת בּוֹ צוֹאָה. תִּסְתַּיַּים.Conclus que c'est Rava qui a dit que le koï est comme les excréments, car Rava a dit : S'il a apporté de la terre pour en couvrir des excréments, il est permis d'en couvrir le sang d'un oiseau ; pour le sang d'un oiseau, il est interdit d'en couvrir des excréments. Il tient donc les excréments pour un cas de doute. Conclus-le.
- רָמֵי בְּרֵיהּ דְּרַב יֵיבָא אָמַר: כּוֹי הַיְינוּ טַעְמָא דְּלָא מְכַסֵּינַן, גְּזֵירָה מִשּׁוּם הַתָּרַת חֶלְבּוֹ.Rami fils de Rav Yeiva a dit : Pour le koï, voici la raison pour laquelle nous ne couvrons pas son sang : c'est un décret à cause de la permission de son 'helev (graisse interdite) : en couvrant, on le ferait passer pour un animal sauvage, dont la graisse est permise.
- אִי הָכִי, אֲפִילּוּ בְּחוֹל נָמֵי! בַּחוֹל אָמְרִי לְנַקֵּר חֲצֵרוֹ הוּא צָרִיךְ.S'il en est ainsi, même en semaine aussi, on ne devrait pas couvrir ! En semaine, on dit qu'il a besoin de nettoyer sa cour.
- שָׁחַט בְּאַשְׁפָּה, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? בָּא לִימָּלֵךְ, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?S'il a abattu sur un tas d'ordures, que peut-on dire ? S'il vient consulter, que peut-on dire ?
- אֶלָּא: בְּחוֹל [אִי נָמֵי] מִסְּפֵקָא, אָמְרִי לֵיהּ רַבָּנַן: זִיל טְרַח וְכַסִּי. בְּיוֹם טוֹב אִי מִסְּפֵקָא — מִי אָמְרִי לֵיהּ רַבָּנַן זִיל טְרַח וְכַסִּי?Mais en semaine, même si c'est un doute, les Sages lui disent : Va, donne-toi la peine et couvre, et il n'en conclura rien. Le Yom Tov, si c'est un doute, les Sages lui diraient-ils : Va, donne-toi la peine et couvre ? Il en déduirait forcément que c'est un animal sauvage.
- תָּנֵי רַבִּי זֵירָא: לֹא כּוֹי בִּלְבַד אָמְרוּ, אֶלָּא אֲפִילּוּ שָׁחַט בְּהֵמָה, חַיָּה וָעוֹף וְנִתְעָרְבוּ דָּמָן זֶה בָּזֶה — אָסוּר לְכַסּוֹתוֹ בְּיוֹם טוֹב.Rabbi Zeira a enseigné : Ils n'ont pas parlé du seul koï, mais même s'il a abattu un animal domestique et un animal sauvage ou un oiseau et que leurs sangs se sont mélangés l'un à l'autre, il est interdit de le couvrir le Yom Tov.
- אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בַּר יָאסִינִיאָה: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁאֵין יָכוֹל לְכַסּוֹתוֹ בִּדְקִירָה אַחַת, אֲבָל יָכוֹל לְכַסּוֹתוֹ בִּדְקִירָה אַחַת — מוּתָּר.Rabbi Yossé bar Yassinia a dit : On n'a enseigné cela que s'il ne peut pas le couvrir d'un seul coup de bêche, mais s'il peut le couvrir d'un seul coup, c'est permis.
- פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְּתֵימָא: נִגְזַר דְּקִירָה אַחַת אַטּוּ שְׁתֵּי דְקִירוֹת, קָא מַשְׁמַע לַן.C'est évident ! Tu aurais pu dire : décrétons pour un seul coup à cause de deux coups. Il nous enseigne qu'il n'en est rien.
- אָמַר רַבָּה: שָׁחַט צִפּוֹר מֵעֶרֶב יוֹם טוֹב, אֵין מְכַסִּין אוֹתוֹ בְּיוֹם טוֹב.Rabba a dit : S'il a abattu un oiseau la veille de Yom Tov, on ne le couvre pas le Yom Tov.
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