Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הֲרֵי אַתָּה עָלַי חֵרֶם — הַנּוֹדֵר אָסוּר. הֲרֵינִי עָלֶיךָ וְאַתָּה עָלַי — שְׁנֵיהֶם אֲסוּרִים זֶה בָּזֶה, וּמוּתָּרִין בְּשֶׁל עוֹלֵי בָבֶל, וַאֲסוּרִין בְּשֶׁל אוֹתָהּ הָעִיר.Si quelqu'un dit à son prochain : « Tu es pour moi 'hérem » (chose consacrée, dont toute jouissance est interdite), celui qui fait le vœu est lui-même interdit de profiter de l'autre et de ses biens. S'il dit : « Je suis interdit pour toi et toi pour moi », tous deux sont interdits l'un à l'autre. Mais ils ont le droit d'utiliser ce qui est à ceux qui montèrent de Babylone, c'est-à-dire les biens publics qui n'appartiennent à personne en particulier, et ils sont interdits d'utiliser ce qui est à cette ville-là, car chacun des deux en est copropriétaire.
- וְאֵלּוּ הֵן דְּבָרִים שֶׁל עוֹלֵי בָבֶל: הַר הַבַּיִת, הַלְּשָׁכוֹת וְהָעֲזָרוֹת, וּבוֹר שֶׁל אֶמְצַע הַדֶּרֶךְ. וְאֵלּוּ הֵן שֶׁל אוֹתָהּ הָעִיר: הָרְחוֹב, וּבֵית הַכְּנֶסֶת, וּבֵית הַמֶּרְחָץ.Et voici les choses de ceux qui montèrent de Babylone : le mont du Temple, les chambres et les parvis, et une citerne située au milieu de la route. Et voici celles de cette ville-là : la place publique, la synagogue et le bain public.
- וְאִי אָמְרַתְּ בֵּירָא דְשׁוּתָּפֵי הוּא, אַמַּאי מוּתָּר? וְהָתְנַן: הַשּׁוּתָּפִין שֶׁנָּדְרוּ הֲנָאָה זֶה מִזֶּה — אֲסוּרִים לִיכָּנֵס לֶחָצֵר לִרְחוֹץ בַּבּוֹר!Rava conclut son objection contre Rav Na'hman : Et si tu dis que la citerne de ceux qui montèrent de Babylone est celle d'associés, tout le peuple d'Israël en étant copropriétaire, pourquoi est-elle permise à ceux qui se sont interdits l'un à l'autre ? Or nous avons appris (Nedarim 45b) : Des associés qui se sont interdit par vœu tout profit l'un de l'autre ont interdiction d'entrer dans la cour commune pour se laver dans la citerne !
- לִרְחוֹץ הָכִי נָמֵי, וְהָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — לְמַלּאוֹת, מָר מִדִּידֵיהּ קָא מְמַלֵּא וּמַר מִדִּידֵיהּ קָא מְמַלֵּא.Rav Na'hman répond : Pour se laver, en effet, c'est interdit, car celui qui se baigne se sert de toute l'eau. Mais ici, de quoi s'agit-il ? De puiser : celui-ci puise dans sa part à lui et celui-là puise dans sa part à lui, car l'eau que chacun tire est considérée comme lui ayant été attribuée dès le départ.
- וְסָבַר רַב נַחְמָן יֵשׁ בְּרֵירָה? וְהָתְנַן: הָאַחִין הַשּׁוּתָּפִין, כְּשֶׁחַיָּיבִין בַּקָּלְבּוֹן — פְּטוּרִין מִמַּעְשַׂר בְּהֵמָה.La Guemara demande : Mais Rav Na'hman pense-t-il donc qu'il existe la bereira (désignation rétroactive) ? Or nous avons appris (Chekalim 1, 7) : Des frères associés, qui ont partagé leur héritage puis se sont de nouveau associés, lorsqu'ils sont tenus au kalbon (petit supplément ajouté au demi-chékel), sont exempts de la dîme du bétail, comme tous les associés.
- וּכְשֶׁחַיָּיבִין בְּמַעְשַׂר בְּהֵמָה — פְּטוּרִין מִן הַקָּלְבּוֹן.Et lorsqu'ils sont tenus à la dîme du bétail, n'ayant pas encore partagé la succession, ils sont exempts du kalbon, puisque leurs biens forment encore une seule unité, comme du vivant de leur père.
- וְאָמַר רַב עָנָן: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁחָלְקוּ גְּדָיִם כְּנֶגֶד טְלָאִים וּטְלָאִים כְּנֶגֶד גְּדָיִם.Et Rav Anan a dit : On ne l'a enseigné que lorsqu'ils ont partagé en prenant des chevreaux contre des agneaux et des agneaux contre des chevreaux : un tel partage équivaut à une vente mutuelle, et lorsqu'ils se réassocient, c'est une nouvelle association.
- אֲבָל חָלְקוּ גְּדָיִם כְּנֶגֶד גְּדָיִם וּטְלָאִים כְּנֶגֶד טְלָאִים, אוֹמֵר: זֶהוּ חֶלְקוֹ הַמַּגִּיעוֹ מִשָּׁעָה רִאשׁוֹנָה לְכָךְ.Mais s'ils ont partagé des chevreaux contre des chevreaux et des agneaux contre des agneaux, on dit : Telle est sa part, qui lui revenait dès le premier instant, depuis le décès du père ; lorsqu'ils se réassocient, ils redeviennent donc comme des héritiers indivis.
- וְרַב נַחְמָן אָמַר: אֲפִילּוּ חָלְקוּ גְּדָיִם כְּנֶגֶד גְּדָיִם וּטְלָאִים כְּנֶגֶד טְלָאִים — אֵין אוֹמֵר: זֶה חֶלְקוֹ הַמַּגִּיעוֹ מִשָּׁעָה רִאשׁוֹנָה לְכָךְ.Et Rav Na'hman a dit : Même s'ils ont partagé des chevreaux contre des chevreaux et des agneaux contre des agneaux, on ne dit pas : Telle est sa part, qui lui revenait dès le premier instant. Rav Na'hman n'admet donc pas la bereira, et l'explication proposée pour la citerne tombe.
- אֶלָּא דְּכוּלֵּי עָלְמָא בֵּירָא דְהֶפְקֵרָא הִיא, אֶלָּא הָכָא בְּמַגְבִּיהַּ מְצִיאָה לַחֲבֵירוֹ קָא מִיפַּלְגִי. מָר סָבַר: קָנָה, וּמָר סָבַר: לָא קָנָה.Mais alors, tous s'accordent à dire que la citerne de ceux qui montèrent de Babylone est une citerne sans propriétaire, et ici ils divergent sur le cas de celui qui ramasse un objet trouvé pour son prochain : l'un pense que son prochain l'a acquis, et l'autre pense qu'il ne l'a pas acquis. L'eau d'une citerne sans propriétaire est semblable à un objet trouvé ; selon la réponse à cette question, l'eau puisée suit le statut de celui pour qui on l'a puisée ou de celui qui l'a puisée.
- מַתְנִי׳ מִי שֶׁהָיוּ פֵּירוֹתָיו בְּעִיר אַחֶרֶת וְעֵרְבוּ בְּנֵי אוֹתָהּ הָעִיר לְהָבִיא אֶצְלוֹ מִפֵּירוֹתָיו — לֹא יָבִיאוּ לוֹ. וְאִם עֵרַב הוּא — פֵּירוֹתָיו כָּמוֹהוּ.MICHNA : Celui dont les fruits se trouvaient dans une autre ville, au-delà de la limite de Chabbat, et dont les habitants de cette ville ont fait un érouv (dispositif rituel étendant la limite de marche) pour lui apporter de ses fruits : ils ne lui en apporteront pas, car ses fruits ont le même statut que lui, et lui ne peut pas s'y rendre. Mais si lui-même a fait un érouv pour se rendre là-bas, ses fruits sont comme lui et l'on peut les lui apporter.
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