Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְרַב אָשֵׁי אָמַר: מִשּׁוּם דְּהָוֵי לֵיהּ דָּבָר שֶׁיֵּשׁ לוֹ מַתִּירִין, וְכׇל דָּבָר שֶׁיֵּשׁ לוֹ מַתִּירִין — אֲפִילּוּ בְּאֶלֶף לֹא בָּטֵיל.Et Rav Achi a dit une autre raison pour laquelle l'eau, le sel et les épices ne sont pas annulés : parce que c'est une chose qui a un moyen de devenir permise, puisque l'interdit de les emporter au-delà de la limite cesse après Yom Tov (jour de fête), et toute chose qui a un moyen de devenir permise n'est pas annulée, même dans mille parts.
- רַבִּי יְהוּדָה פּוֹטֵר בַּמַּיִם. מַיִם אִין, מֶלַח לָא? וְהָא תַּנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: מַיִם וָמֶלַח בְּטֵלִין בֵּין בָּעִיסָּה בֵּין בַּקְּדֵרָה! לָא קַשְׁיָא: הָא — בְּמֶלַח סְדוֹמִית, הָא — בְּמֶלַח אִסְתְּרוֹקָנִית.Rabbi Yehouda exempte pour l'eau. La Guemara demande : L'eau, oui, le sel, non ? Mais il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Yehouda dit : L'eau et le sel sont annulés, que ce soit dans la pâte ou dans le plat ! La Guemara répond : Ce n'est pas difficile : Celle-ci, la baraïta, traite du sel de Sodome, très fin, qui s'annule ; celle-là, la Michna (enseignement des Tannaïm), traite du sel istrokanit, qui ne s'annule pas.
- וְהָתַנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: מַיִם וָמֶלַח בְּטֵלִין בָּעִיסָּה, וְאֵין בְּטֵלִין בַּקְּדֵרָה מִפְּנֵי רוֹטְבָּהּ! לָא קַשְׁיָא: הָא — בְּעָבָה, הָא — בְּרַכָּה.La Guemara objecte : Mais il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yehouda dit : L'eau et le sel sont annulés dans la pâte, et ne sont pas annulés dans le plat, à cause de sa sauce visible à l'œil ! Or la Michna vaut aussi pour le plat. Ce n'est pas difficile : Celle-ci, la Michna, traite d'un plat épais, dont la sauce ne se voit pas ; celle-là, la baraïta, d'un plat léger.
- מַתְנִי׳ הַגַּחֶלֶת כְּרַגְלֵי הַבְּעָלִים, וְשַׁלְהֶבֶת בְּכׇל מָקוֹם. גַּחֶלֶת שֶׁל הֶקְדֵּשׁ — מוֹעֲלִין בָּהּ, וְשַׁלְהֶבֶת — לֹא נֶהֱנִין, וְלֹא מוֹעֲלִין. הַמּוֹצִיא גַּחֶלֶת לִרְשׁוּת הָרַבִּים — חַיָּיב, וְשַׁלְהֶבֶת — פָּטוּר.MICHNA : La braise empruntée à un autre pendant Yom Tov est comme les pieds du propriétaire, car elle a de la substance, et la flamme allumée à celle d'un autre peut être portée en tout lieu, car elle n'en a pas. Une braise de hekdèch (bien consacré au Temple) : on commet avec elle une meïla (usage profane d'un bien consacré) ; et la flamme : on n'en tire pas profit (interdit rabbinique), mais on ne commet pas de meïla. Celui qui sort une braise dans le domaine public à Chabbat est 'hayav (passible), et pour la flamme, il est pétour (exempt).
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: חֲמִשָּׁה דְּבָרִים נֶאֶמְרוּ בַּגַּחֶלֶת: הַגַּחֶלֶת כְּרַגְלֵי הַבְּעָלִים, וְשַׁלְהֶבֶת בְּכׇל מָקוֹם. גַּחֶלֶת שֶׁל הֶקְדֵּשׁ — מוֹעֲלִין בָּהּ, וְשַׁלְהֶבֶת — לֹא נֶהֱנִין וְלֹא מוֹעֲלִין. גַּחֶלֶת שֶׁל עֲבוֹדָה זָרָה — אֲסוּרָה, וְשַׁלְהֶבֶת — מוּתֶּרֶת. הַמּוֹצִיא גַּחֶלֶת לִרְשׁוּת הָרַבִּים — חַיָּיב, וְשַׁלְהֶבֶת — פָּטוּר. הַמּוּדָּר הֲנָאָה מֵחֲבֵירוֹ — אָסוּר בְּגַחַלְתּוֹ, וּמוּתָּר בְּשַׁלְהַבְתּוֹ.GUEMARA : Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : Cinq choses ont été dites au sujet de la braise : La braise est comme les pieds du propriétaire, et la flamme va en tout lieu. Une braise de hekdèch : on commet avec elle une meïla ; et la flamme : on n'en tire pas profit et on ne commet pas de meïla. Une braise d'idolâtrie est interdite, et la flamme est permise. Celui qui sort une braise dans le domaine public est 'hayav, et pour la flamme, il est pétour. Celui à qui un vœu interdit de tirer profit de son prochain : sa braise lui est interdite, et sa flamme lui est permise.
- מַאי שְׁנָא שַׁלְהֶבֶת עֲבוֹדָה זָרָה דְּשַׁרְיָא, וּמַאי שְׁנָא דְּהֶקְדֵּשׁ דַּאֲסִירָא? עֲבוֹדָה זָרָה, דִּמְאִיסָה וּבְדִילִי אִינָשֵׁי מִינַּהּ — לָא גְּזַרוּ בַּהּ רַבָּנַן. הֶקְדֵּשׁ, דְּלָא מְאִיס וְלָא בְּדִילִי אִינָשֵׁי מִינֵּיהּ — גְּזַרוּ בֵּיהּ רַבָּנַן.La Guemara demande : En quoi est différente la flamme d'idolâtrie, qui est permise, et en quoi est différente celle du hekdèch, qui est interdite ? L'idolâtrie, qui est répugnante et dont les gens s'écartent : les Rabbanan n'ont pas décrété à son sujet. Le hekdèch, qui n'est pas répugnant et dont les gens ne s'écartent pas : les Rabbanan ont décrété à son sujet.
- הַמּוֹצִיא גַּחֶלֶת לִרְשׁוּת הָרַבִּים — חַיָּיב, וְשַׁלְהֶבֶת — פָּטוּר. וְהָא תַּנְיָא: הַמּוֹצִיא שַׁלְהֶבֶת כׇּל שֶׁהוּא — חַיָּיב! אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: כְּגוֹן שֶׁהוֹצִיאוֹ בְּקֵיסָם.Celui qui sort une braise dans le domaine public est 'hayav, et pour la flamme, il est pétour. La Guemara objecte : Mais il a été enseigné : Celui qui sort une flamme, quelle qu'en soit la taille, est 'hayav ! Rav Chéchèt a dit : Il s'agit du cas où il l'a sortie avec un copeau de bois : attachée à un objet, elle a de l'importance.
- וְתִיפּוֹק לֵיהּ מִשּׁוּם קֵיסָם! בִּדְלֵית לֵיהּ שִׁעוּרָא. דִּתְנַן: הַמּוֹצִיא עֵצִים — כְּדֵי לְבַשֵּׁל בֵּיצָה קַלָּה.Qu'il en déduise plutôt la culpabilité à cause du copeau ! La Guemara répond : Il s'agit d'un copeau qui n'a pas la mesure requise, car nous avons appris dans une Michna : Celui qui sort du bois : la mesure est de quoi cuire un œuf léger, celui qui cuit le plus vite, l'œuf de poule.
- אַבָּיֵי אָמַר: כְּגוֹן דְּשַׁיְיפֵיהּ [לְ]מָנָא מִשְׁחָא וְאַתְלִי בֵּיהּ נוּרָא. וְתִיפּוֹק לֵיהּ מִשּׁוּם מָנָא? בְּחַסְפָּא.Abayé a dit : Il s'agit du cas où il a enduit un récipient d'huile et y a allumé un feu. La Guemara objecte : Qu'il en déduise la culpabilité à cause du récipient ! La Guemara répond : Il s'agit d'un tesson d'argile.
- וְתִיפּוֹק לֵיהּ מִשּׁוּם חַסְפָּא! בִּדְלֵית לֵיהּ שִׁעוּרָא. דִּתְנַן: חֶרֶס — כְּדֵי לִיתֵּן בֵּין פַּצִּים לַחֲבֵירוֹ, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה.La Guemara objecte : Qu'il en déduise la culpabilité à cause du tesson ! La Guemara répond : Il s'agit d'un tesson qui n'a pas la mesure requise, car nous avons appris : Pour un tesson, la mesure est de quoi le placer entre un montant et un autre. Ce sont les paroles de Rabbi Yehouda.
- אֶלָּא הָא דִּתְנַן: הַמּוֹצִיא שַׁלְהֶבֶת פָּטוּר, הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ? כְּגוֹן דְּאַדְּיֵיהּ אַדּוֹיֵי לִרְשׁוּת הָרַבִּים.La Guemara demande : Mais alors, ce que nous avons appris : Celui qui sort une flamme est pétour : dans quel cas le trouves-tu ? Dans le cas où il l'a lancée d'un souffle de la main dans le domaine public, sans objet qui la porte.
- מַתְנִי׳ בּוֹר שֶׁל יָחִיד — כְּרַגְלֵי הַיָּחִיד, וְשֶׁל אַנְשֵׁי אוֹתָהּ הָעִיר — כְּרַגְלֵי אַנְשֵׁי אוֹתָהּ הָעִיר, וְשֶׁל עוֹלֵי בָבֶל — כְּרַגְלֵי הַמְמַלֵּא.MICHNA : Le puits d'un particulier : son eau est comme les pieds du particulier ; et celui des gens de la ville est comme les pieds des gens de cette ville ; et celui des montés de Babylonie (puits publics creusés le long des routes par ceux qui remontèrent de l'exil) est comme les pieds de celui qui puise.
- גְּמָ׳ רָמֵי לֵיהּ רָבָא לְרַב נַחְמָן, תְּנַן: בּוֹר שֶׁל יָחִיד — כְּרַגְלֵי הַיָּחִיד, וּרְמִינְהוּ: נְהָרוֹת הַמּוֹשְׁכִין וּמַעֲיָנוֹת הַנּוֹבְעִין — הֲרֵי הֵן כְּרַגְלֵי כׇּל אָדָם! אָמַר (רָבָא): הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן — בִּמְכוּנָּסִין. וְאִתְּמַר נָמֵי, אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אָבִין אָמַר שְׁמוּאֵל: בִּמְכוּנָּסִין.GUEMARA : Rava a opposé à Rav Na'hman : Nous avons appris : Le puits d'un particulier est comme les pieds du particulier. Et oppose à cela : Les fleuves qui s'écoulent et les sources qui jaillissent sont comme les pieds de tout homme ! (Rava) a dit : De quoi traitons-nous ici ? D'eaux recueillies. Et il a aussi été dit : Rabbi 'Hiya bar Avin a dit que Chmouel a dit : Il s'agit d'eaux recueillies.
- וְשֶׁל עוֹלֵי בָבֶל — כְּרַגְלֵי הַמְמַלֵּא. אִתְּמַר: מִילֵּא וְנָתַן לַחֲבֵירוֹ, רַב נַחְמָן אָמַר: כְּרַגְלֵי מִי שֶׁנִּתְמַלְּאוּ לוֹ, רַב שֵׁשֶׁת אָמַר: כְּרַגְלֵי הַמְמַלֵּא.Et celui des montés de Babylonie est comme les pieds de celui qui puise. Il a été dit : Si quelqu'un a puisé et l'a donnée à son prochain, Rav Na'hman a dit : Elle est comme les pieds de celui pour qui elle a été puisée. Rav Chéchèt a dit : Elle est comme les pieds de celui qui a puisé.
- בְּמַאי קָא מִיפַּלְגִי? מָר סָבַר: בֵּירָא דְהֶפְקֵרָא הוּא, וּמָר סָבַר: בֵּירָא דְשׁוּתָּפֵי הוּא.Sur quoi divergent-ils ? L'un, Rav Chéchèt, pense : C'est un puits hefker (sans propriétaire) ; on ne peut acquérir un bien sans maître pour autrui. Et l'autre, Rav Na'hman, pense : C'est un puits d'associés, tout Israël ; on peut donc puiser pour un associé.
- אֵיתִיבֵיהּ רָבָא לְרַב נַחְמָן: הֲרֵינִי עָלֶיךָ חֵרֶם — הַמּוּדָּר אָסוּר.Rava a objecté à Rav Na'hman : Celui qui dit à son prochain : Me voici pour toi 'hérem (interdit par consécration) : celui qui est visé par le vœu est interdit de tirer profit de lui.
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