Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דְּאִית לֵיהּ אִשָּׁה וּבָנִים.lorsqu'il a une femme et des enfants, ayant donc déjà accompli la mitsva (commandement) de procréer.
- לֹא חוֹלְצִין וְלֹא מְיַבְּמִין. וְהָא מִצְוָה קָא עָבֵיד! לָא צְרִיכָא, דְּאִיכָּא גָּדוֹל, וּמִצְוָה בַּגָּדוֹל לְיַבֵּם.« On n'accomplit pas la 'halitsa (cérémonie qui libère la veuve du lévirat) et on n'accomplit pas le lévirat. » Mais il accomplit une mitsva ! La Guemara répond : ce n'est nécessaire que lorsqu'il y a un aîné, et la mitsva du lévirat incombe à l'aîné.
- וְכֻלְּהוּ טַעְמָא מַאי — גְּזֵרָה שֶׁמָּא יִכְתּוֹב.Et pour tous ces cas, quelle est la raison ? Décret, de peur qu'il n'écrive un document.
- וְאֵלּוּ הֵן מִשּׁוּם מִצְוָה: לֹא מַקְדִּישִׁין וְלֹא מַעֲרִיכִין וְלֹא מַחֲרִימִין — גְּזֵרָה מִשּׁוּם מִקָּח וּמִמְכָּר.« Et voici ce qui est à titre de mitsva : on ne consacre pas, on ne fait pas de vœu d'estimation et on ne voue pas par 'hérem (consécration absolue) » : décret à cause de l'achat et de la vente, auxquels ces actes ressemblent.
- וְלֹא מַגְבִּיהִין תְּרוּמוֹת וּמַעַשְׂרוֹת. פְּשִׁיטָא! תָּנֵי רַב יוֹסֵף: לֹא נִצְרְכָא אֶלָּא לִיתְּנָהּ לְכֹהֵן בּוֹ בַּיּוֹם.« Et on ne prélève pas les teroumot (prélèvements donnés au Cohen) et les dîmes. » C'est évident ! Cela revient à réparer. Rav Yossef a enseigné : ce n'est nécessaire que pour le donner à un Cohen le jour même.
- וְהָנֵי מִילֵּי פֵּירֵי דִּטְבִילִי מֵאֶתְמוֹל, אֲבָל פֵּירֵי דִּטְבִילִי הָאִידָּנָא, כְּגוֹן עִיסָּה לְאַפְרוֹשֵׁי מִינַּהּ חַלָּה — מַפְרְשִׁינַן וְיָהֲבִינַן לְכֹהֵן.Et cela ne vaut que pour des fruits qui étaient tével (non encore prélevés) dès la veille ; mais des fruits devenus tével aujourd'hui, comme une pâte dont il faut prélever la 'hala (part de la pâte due au Cohen), nous la prélevons et la donnons à un Cohen.
- וְהָנֵי, מִשּׁוּם רְשׁוּת אִיכָּא, מִשּׁוּם שְׁבוּת לֵיכָּא? וְהָנֵי, מִשּׁוּם מִצְוָה אִיכָּא, מִשּׁוּם שְׁבוּת לֵיכָּא?La Guemara demande : et ceux-là, il y a « à titre de rechout » (acte facultatif), mais il n'y a pas « à titre de chevout » (repos imposé par les Sages) ? Et ceux-ci, il y a « à titre de mitsva », mais il n'y a pas « à titre de chevout » ?
- אָמַר רַבִּי יִצְחָק, לָא מִבַּעְיָא קָאָמַר: לָא מִבַּעְיָא שְׁבוּת גְּרֵידְתָּא דְּאָסוּר, אֶלָּא אֲפִילּוּ שְׁבוּת דִּרְשׁוּת נָמֵי אָסוּר. וְלָא מִבַּעְיָא שְׁבוּת דִּרְשׁוּת דְּאָסוּר, אֶלָּא אֲפִילּוּ שְׁבוּת דְּמִצְוָה נָמֵי אָסוּר.Rabbi Yits'hak a dit : il parle selon le mode « inutile de dire » : inutile de dire qu'un simple chevout est interdit, mais même un chevout de rechout est aussi interdit. Et inutile de dire qu'un chevout de rechout est interdit, mais même un chevout de mitsva est aussi interdit.
- כׇּל אֵלּוּ בְּיוֹם טוֹב אָמְרוּ, וּרְמִינְהוּ: מַשִּׁילִין דֶּרֶךְ אֲרוּבָּה בְּיוֹם טוֹב, אֲבָל לֹא בְּשַׁבָּת!« Tout cela, ils l'ont dit pour le Yom Tov » (jour de fête), et il n'y aurait de différence avec le Chabbat que pour la nourriture. Et on oppose : on fait tomber des fruits par une lucarne le Yom Tov, mais pas le Chabbat !
- אָמַר רַב יוֹסֵף, לָא קַשְׁיָא: הָא רַבִּי אֱלִיעֶזֶר, הָא רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ.Rav Yossef a dit : ce n'est pas difficile : celle-ci est de Rabbi Eliézer, celle-là de Rabbi Yehochoua.
- דְּתַנְיָא: אוֹתוֹ וְאֶת בְּנוֹ שֶׁנָּפְלוּ לְבוֹר — רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: מַעֲלֶה אֶת הָרִאשׁוֹן עַל מְנָת לְשׁוֹחְטוֹ וְשׁוֹחֲטוֹ, וְהַשֵּׁנִי עוֹשֶׂה לוֹ פַּרְנָסָה בִּמְקוֹמוֹ כְּדֵי שֶׁלֹּא יָמוּת.Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : un animal et son petit, qu'on ne peut abattre le même jour, qui sont tombés dans une fosse le Yom Tov : Rabbi Eliézer dit : il remonte le premier dans l'intention de l'abattre, et il l'abat ; et au second, il lui fournit de la nourriture sur place, pour qu'il ne meure pas.
- רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר: מַעֲלֶה אֶת הָרִאשׁוֹן עַל מְנָת לְשׁוֹחְטוֹ וְאֵינוֹ שׁוֹחֲטוֹ, וְחוֹזֵר וּמַעֲרִים וּמַעֲלֶה הַשֵּׁנִי. רָצָה — זֶה שׁוֹחֵט, רָצָה — זֶה שׁוֹחֵט.Rabbi Yehochoua dit : il remonte le premier dans l'intention de l'abattre, et il ne l'abat pas ; puis il use encore d'un stratagème et remonte le second. S'il veut, il abat celui-ci ; s'il veut, il abat celui-là. Rabbi Yehochoua permet donc un effort pour éviter une perte, contrairement à Rabbi Eliézer.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: מִמַּאי? דִּילְמָא עַד כָּאן לָא קָאָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר הָתָם, אֶלָּא דְּאֶפְשָׁר בְּפַרְנָסָה, אֲבָל הָכָא דְּלָא אֶפְשָׁר בְּפַרְנָסָה — לָא!Abayé lui dit : d'où le sais-tu ? Peut-être Rabbi Eliézer n'a-t-il parlé ainsi là-bas que parce qu'il est possible de le nourrir ; mais ici, où il n'est pas possible de nourrir, non !
- אִי נָמֵי: עַד כָּאן לָא קָאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ הָתָם, אֶלָּא דְּאֶפְשָׁר לְאַעֲרוֹמֵי. אֲבָל הָכָא דְּלָא אֶפְשָׁר לְאַעֲרוֹמֵי — לָא.Ou encore : Rabbi Yehochoua n'a parlé ainsi là-bas que parce qu'il est possible d'user d'un stratagème ; mais ici, où il n'est pas possible d'user d'un stratagème, non.
- אֶלָּא אָמַר רַב פָּפָּא, לָא קַשְׁיָא: הָא בֵּית שַׁמַּאי, הָא בֵּית הִלֵּל.Mais Rav Pappa a dit : ce n'est pas difficile : celle-ci est de Beit Chammaï, celle-là de Beit Hillel.
- דִּתְנַן, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: אֵין מוֹצִיאִין לֹא אֶת הַקָּטָן וְלֹא אֶת הַלּוּלָב וְלֹא אֶת סֵפֶר תּוֹרָה לִרְשׁוּת הָרַבִּים, וּבֵית הִלֵּל מַתִּירִין.Car nous avons appris : Beit Chammaï disent : on ne sort ni l'enfant, ni le loulav, ni le Séfer Torah dans le domaine public le Yom Tov, et Beit Hillel permettent.
- דִּלְמָא לָא הִיא, עַד כָּאן לָא קָא אָמְרִי בֵּית שַׁמַּאי הָתָם, אֶלָּא אַהוֹצָאָה, אֲבָל אַטִּלְטוּל — לָא. אַטּוּ טִלְטוּל לָאו צוֹרֶךְ הוֹצָאָה הוּא?La Guemara objecte : peut-être n'en est-il rien : Beit Chammaï n'ont parlé ainsi là-bas que pour le transport hors du domaine, mais pour le déplacement à l'intérieur, non. Elle répond : le déplacement n'est-il pas en vue du transport ? Le décret sur le déplacement a été institué à cause du transport.
- מַתְנִי׳ הַבְּהֵמָה וְהַכֵּלִים כְּרַגְלֵי הַבְּעָלִים. הַמּוֹסֵר בְּהֶמְתּוֹ לִבְנוֹ אוֹ לָרוֹעֶה — הֲרֵי אֵלּוּ כְּרַגְלֵי הַבְּעָלִים.MICHNA : L'animal et les ustensiles sont comme les pieds du propriétaire, c'est-à-dire qu'ils suivent ses limites de déplacement le Yom Tov. Celui qui confie son animal à son fils ou au berger : ils sont comme les pieds du propriétaire.
- כֵּלִים הַמְיוּחָדִין לְאֶחָד מִן הָאַחִין שֶׁבַּבַּיִת — הֲרֵי אֵלּוּ כְּרַגְלָיו. וְשֶׁאֵין מְיוּחָדִין — הֲרֵי אֵלּוּ כִּמְקוֹם שֶׁהוֹלְכִין.Des ustensiles réservés à l'un des frères de la maison sont comme ses pieds ; et ceux qui ne sont pas réservés sont comme l'endroit où ils vont tous.
- הַשּׁוֹאֵל כְּלִי מֵחֲבֵירוֹ מֵעֶרֶב יוֹם טוֹב — כְּרַגְלֵי הַשּׁוֹאֵל. בְּיוֹם טוֹב — כְּרַגְלֵי הַמַּשְׁאִיל. וְכֵן הָאִשָּׁה שֶׁשָּׁאֲלָה מֵחֲבֶרְתָּהּ תַּבְלִין וּמַיִם וָמֶלַח לְעִיסָּתָהּ — הֲרֵי אֵלּוּ כְּרַגְלֵי שְׁתֵּיהֶן. רַבִּי יְהוּדָה פּוֹטֵר בַּמַּיִם, מִפְּנֵי שֶׁאֵין בָּהֶן מַמָּשׁ.Celui qui emprunte un ustensile à son prochain la veille du Yom Tov : il est comme les pieds de l'emprunteur ; le Yom Tov : comme les pieds du prêteur. Et de même la femme qui a emprunté à une amie des épices, de l'eau et du sel pour sa pâte : ceux-ci sont comme les pieds de toutes les deux. Rabbi Yehouda exempte pour l'eau, parce qu'elle n'a pas de substance.
- גְּמָ׳ מַתְנִיתִיןGUEMARA : Notre Michna
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