Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- חָצֵר — לְאַפּוֹקֵי מִדְּרַבִּי יַעֲקֹב. דִּתְנַן: הַמַּעֲבִיר תְּאֵנִים בַּחֲצֵרוֹ לְקַצּוֹת — בָּנָיו וּבְנֵי בֵּיתוֹ אוֹכְלִין מֵהֶן עֲרַאי, וּפְטוּרִים מִן הַמַּעֲשֵׂר. וְתָנֵי עֲלַהּ: רַבִּי יַעֲקֹב מְחַיֵּיב, וְרַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה פּוֹטֵר.« Cour » : Rabbi Yo'hanan a dû enseigner qu'une cour ne fixe pas les fruits pour la dîme tant que leur travail n'est pas achevé, pour exclure l'opinion de Rabbi Yaakov. Car nous avons appris dans une Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : celui qui transporte des figues dans sa cour pour en faire des figues sèches, ses fils et les gens de sa maison en mangent de façon occasionnelle, et ils sont exempts de la dîme. Et on a enseigné à ce sujet dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Yaakov oblige à la dîme, et Rabbi Yossé beRabbi Yehouda exempte.
- תְּרוּמָה — לְאַפּוֹקֵי מִדְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר. דִּתְנַן: פֵּירוֹת שֶׁתְּרָמָן עַד שֶׁלֹּא נִגְמְרָה מְלַאכְתָּן, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹסֵר לֶאֱכוֹל מֵהֶן עֲרַאי, וַחֲכָמִים מַתִּירִין.« Terouma » (prélèvement donné au Cohen) : la règle selon laquelle ce prélèvement ne fixe pas les fruits pour la dîme vient pour exclure l'opinion de Rabbi Eliézer. Car nous avons appris dans une Michna : des fruits dont on a prélevé la terouma avant que leur travail ne soit achevé, Rabbi Eliézer interdit d'en manger de façon occasionnelle, et les Sages permettent.
- מִקָּח — (כְּדִתְנַן) הַלּוֹקֵחַ תְּאֵנִים מֵעַם הָאָרֶץ, בִּמְקוֹם שֶׁרוֹב בְּנֵי אָדָם דּוֹרְסִין, אוֹכֵל מֵהֶן עֲרַאי, וּמְעַשְּׂרָן דְּמַאי.« Achat » : la règle selon laquelle un achat ne fixe pas les fruits pour la dîme s'appuie sur ce que (nous avons appris) dans une baraïta : celui qui achète des figues à un am haarets (un ignorant, peu scrupuleux sur les dîmes), dans un endroit où la plupart des gens les pressent en gâteaux, si bien que le travail de ces figues n'est pas achevé à ce stade, en mange de façon occasionnelle ; et une fois le travail achevé, il les dîme comme du demaï (produit dont la dîme est douteuse), selon la règle de tout ce qu'on achète à un am haarets.
- שְׁמַע מִינַּהּ תְּלָת. שְׁמַע מִינַּהּ: מִקָּח אֵינָהּ קוֹבַעַת אֶלָּא בְּדָבָר שֶׁנִּגְמְרָה מְלַאכְתּוֹ, וּשְׁמַע מִינַּהּ: רוֹב עַמֵּי הָאָרֶץ מְעַשְּׂרִין הֵן, וּשְׁמַע מִינַּהּ: מְעַשְּׂרִין דְּמַאי מֵעַמֵּי הָאָרֶץ אֲפִילּוּ בְּדָבָר שֶׁלֹּא נִגְמְרָה מְלַאכְתּוֹ.Déduis-en trois choses. Déduis-en : l'achat ne fixe les fruits pour la dîme que pour une chose dont le travail est achevé. Et déduis-en : la plupart des amei haarets prélèvent la dîme, puisqu'il suffit de traiter ces figues comme du demaï. Et déduis-en : on prélève la dîme du demaï sur ce qui provient des amei haarets, même pour une chose dont le travail n'est pas achevé.
- וּלְאַפּוֹקֵי מֵהָא דִּתְנַן: הַמַּחֲלִיף פֵּירוֹת עִם חֲבֵירוֹ, זֶה לֶאֱכוֹל וְזֶה לֶאֱכוֹל, זֶה לְקַצּוֹת וְזֶה לְקַצּוֹת, זֶה לֶאֱכוֹל וְזֶה לְקַצּוֹת — חַיָּיב. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: לֶאֱכוֹל — חַיָּיב, לְקַצּוֹת — פָּטוּר.Rabbi Yo'hanan tranche ainsi et pour exclure ce que nous avons appris dans une Michna : celui qui échange des fruits avec son prochain, échange qui vaut achat, que ce soit celui-ci pour manger et celui-là pour manger, celui-ci pour faire sécher et celui-là pour faire sécher, ou celui-ci pour manger et celui-là pour faire sécher, est obligé à la dîme. Rabbi Yehouda dit : celui qui les a pris pour manger est obligé, car pour lui le travail est achevé ; celui qui les a pris pour faire sécher est exempt. Rabbi Yo'hanan tranche contre le premier Tanna (Sage de l'époque de la Michna) : l'achat ne fixe pas la dîme tant que le travail n'est pas achevé.
הֲדַרַן עֲלָךְ הַמֵּבִיא
Nous reviendrons à toi, chapitre « HaMévi »- מַשִּׁילִין פֵּירוֹת דֶּרֶךְ אֲרוּבָּה בְּיוֹם טוֹב, אֲבָל לֹא בְּשַׁבָּת. וּמְכַסִּים פֵּירוֹת בְּכֵלִים מִפְּנֵי הַדֶּלֶף, וְכֵן כַּדֵּי יַיִן וְכַדֵּי שֶׁמֶן. וְנוֹתְנִין כְּלִי תַּחַת הַדֶּלֶף בְּשַׁבָּת.MICHNA : On fait tomber des fruits qui séchaient sur le toit à l'intérieur de la maison par une lucarne le Yom Tov (jour de fête), pour éviter que la pluie ne les abîme, mais pas le Chabbat. Et on couvre des fruits avec des ustensiles ou des étoffes à cause d'une fuite du toit, et de même des jarres de vin et des jarres d'huile. Et on place un récipient sous une fuite le Chabbat, pour recueillir l'eau et éviter de salir la maison.
- גְּמָ׳ אִתְּמַר: רַב יְהוּדָה וְרַב נָתָן, חַד תָּנֵי ״מַשִּׁילִין״, וְחַד תָּנֵי ״מַשְׁחִילִין״.GUEMARA : Il a été dit (par les Amoraïm, Sages de l'époque de la Guemara) : Rav Yehouda et Rav Natan divergent sur le premier mot de la Michna : l'un enseigne « machilin », et l'autre enseigne « mach'hilin ».
- אָמַר מָר זוּטְרָא: מַאן דְּתָנֵי ״מַשִּׁילִין״ לָא מִשְׁתַּבַּשׁ, וּמַאן דְּתָנֵי ״מַשְׁחִילִין״ לָא מִשְׁתַּבַּשׁ. מַאן דְּתָנֵי ״מַשִּׁילִין״ לָא מִשְׁתַּבַּשׁ, דִּכְתִיב: ״כִּי יִשַּׁל זֵיתֶךָ״. וּמַאן דְּתָנֵי ״מַשְׁחִילִין״ לָא מִשְׁתַּבַּשׁ, דִּתְנַן: הַשָּׁחוּל וְהַכָּסוּל. שָׁחוּל — שֶׁנִּשְׁמְטָה יְרֵכוֹ, כָּסוּל — שֶׁאֶחָד מִיַּרְכוֹתָיו גְּבוֹהָה מֵחֲבֶרְתָּהּ.Mar Zoutra a dit : celui qui enseigne « machilin » ne se trompe pas, et celui qui enseigne « mach'hilin » ne se trompe pas. Celui qui enseigne « machilin » ne se trompe pas, comme il est écrit : « Car tes olives tomberont [yichal] » (Deutéronome 28, 40). Machilin signifie donc faire tomber. Et celui qui enseigne « mach'hilin » ne se trompe pas, car nous avons appris dans une Michna qui énumère les défauts d'un animal : le cha'houl et le kassoul. Cha'houl : celui dont la cuisse s'est déboîtée ; kassoul : celui dont une des cuisses est plus haute que l'autre. La racine cha'hal désigne donc ce qui descend de sa place.
- אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: מַאן דְּתָנֵי ״מַשִּׁירִין״ לָא מִשְׁתַּבַּשׁ, וּמַאן דְּתָנֵי ״מַשְׁחִירִין״ לָא מִשְׁתַּבַּשׁ, וּמַאן דְּתָנֵי ״מַנְשִׁירִין״ לָא מִשְׁתַּבַּשׁ.Rav Na'hman bar Yits'hak a dit : d'autres variantes sont possibles : celui qui enseigne « machirin » ne se trompe pas, celui qui enseigne « mach'hirin » ne se trompe pas, et celui qui enseigne « manchirin » ne se trompe pas.
- מַאן דְּתָנֵי ״מַשִּׁירִין״ לָא מִשְׁתַּבַּשׁ, דִּתְנַן, רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אוֹמֵר: נָזִיר לֹא יָחוֹף רֹאשׁוֹ בַּאֲדָמָה, מִפְּנֵי שֶׁמַּשִּׁיר אֶת הַשֵּׂעָר. וּמַאן דְּתָנֵי ״מַשְׁחִירִין״ לָא מִשְׁתַּבַּשׁ, דִּתְנַן: הַשְּׁחוֹר וְהַזּוּג שֶׁל סַפָּרִים, אַף עַל פִּי שֶׁנֶּחְלְקוּ — טְמֵאִין.Celui qui enseigne « machirin » ne se trompe pas, car nous avons appris dans une Michna : Rabbi Ichmaël dit : un naziréen ne frottera pas sa tête avec de la terre glaise, parce qu'elle fait tomber [machir] les cheveux. Et celui qui enseigne « mach'hirin » ne se trompe pas, car nous avons appris dans une Michna : le che'hor (rasoir) et la paire de ciseaux des coiffeurs, même s'ils ont été séparés en deux pièces, sont susceptibles d'impureté. Le nom che'hor évoque ce qui fait tomber les cheveux.
- וּמַאן דְּתָנֵי ״מַנְשִׁירִין״ לָא מִשְׁתַּבַּשׁ, דִּתְנַן: מִי שֶׁנָּשְׁרוּ כֵּלָיו בַּמַּיִם — מְהַלֵּךְ בָּהֶם וְאֵינוֹ חוֹשֵׁשׁ. אִי נָמֵי מֵהָא דִּתְנַן: אֵיזֶהוּ לֶקֶט — הַנּוֹשֵׁר בִּשְׁעַת קְצִירָה.Et celui qui enseigne « manchirin » ne se trompe pas, car nous avons appris dans une Michna : celui dont les vêtements sont tombés [nachrou] dans l'eau le Chabbat marche avec eux pendant qu'ils sèchent et ne s'en inquiète pas, sans craindre qu'on le soupçonne de les avoir lavés. Ou encore, d'après ce que nous avons appris dans une Michna : qu'est-ce que le lékèt (les glanures laissées aux pauvres) ? Ce qui tombe [hanocher] au moment de la moisson.
- תְּנַן: מַשִּׁילִין פֵּירוֹת דֶּרֶךְ אֲרוּבָּה בְּיוֹם טוֹב. עַד כַּמָּה? אָמַר רַבִּי זֵירָא אָמַר רַבִּי אַסִּי, וְאָמְרִי לַהּ אָמַר רַבִּי אַסִּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כְּאוֹתָהּ שֶׁשָּׁנִינוּ: מְפַנִּין אַרְבַּע וְחָמֵשׁ קוּפּוֹת שֶׁל תֶּבֶן וְשֶׁל תְּבוּאָה מִפְּנֵי הָאוֹרְחִים, וּמִפְּנֵי בִּטּוּל בֵּית הַמִּדְרָשׁ.Nous avons appris : on fait tomber des fruits par une lucarne le Yom Tov. Jusqu'à quelle quantité ? Rabbi Zeira a dit au nom de Rabbi Assi, et certains le rapportent ainsi : Rabbi Assi a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : la mesure est celle que nous avons apprise dans une Michna : on déplace quatre ou cinq paniers de paille ou de grain à cause des invités, pour leur faire de la place, et à cause de l'interruption de la maison d'étude.
- וְדִלְמָא שָׁאנֵי הָתָם, דְּאִיכָּא בִּטּוּל בֵּית הַמִּדְרָשׁ, אֲבָל הָכָא דְּלֵיכָּא בִּטּוּל בֵּית הַמִּדְרָשׁ — לָא. אִי נָמֵי: הָתָם הַיְינוּ טַעְמָא, דְּאַרְבַּע וְחָמֵשׁ קוּפּוֹת שְׁרֵי מִשּׁוּם שַׁבָּת דַּחֲמִירָא וְלָא אָתֵי לְזַלְזוֹלֵי בַּיהּ, אֲבָל יוֹם טוֹב דְּקִיל וְאָתֵי לְזַלְזוֹלֵי בֵּיהּ — כְּלָל כְּלָל לָא.La Guemara objecte à cette comparaison : Mais peut-être est-ce différent là-bas, où il y a risque d'interruption de la maison d'étude, alors qu'ici, où il n'y a pas d'interruption de la maison d'étude, non : on n'aurait pas permis une telle quantité. Ou encore : là-bas, la raison pour laquelle quatre ou cinq paniers sont permis est que le Chabbat est grave aux yeux des gens et qu'ils n'en viendront pas à le traiter avec légèreté ; mais le Yom Tov, qui est léger et que l'on en viendrait à traiter avec légèreté, ce ne serait pas permis du tout.
- אִי נָמֵי לְאִידַּךְ גִּיסָא: הָתָם הַיְינוּ טַעְמָא, דְּלֵיכָּא הֶפְסֵד מָמוֹן, אֲבָל הָכָא דְּאִיכָּא הֶפְסֵד מָמוֹן, אֲפִילּוּ טוּבָא נָמֵי.Ou encore, dans l'autre sens : là-bas, la raison de cette limite est qu'il n'y a pas de perte d'argent ; mais ici, où il y a perte d'argent, même beaucoup plus serait permis.
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