Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- עֶרֶב שַׁבָּת בַּשְּׁבִיעִית, וְאוֹמֵר: מִכָּאן אֲנִי אוֹכֵל לְמָחָר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: עַד שֶׁיִּרְשׁוֹם וְיֹאמַר מִכָּאן וְעַד כָּאן.la veille de Chabbat, pendant la septième année (la Chemita, où l'on ne prélève pas de dîmes), et il dit : C'est d'ici que je mangerai demain. Et les Sages disent : Cela ne suffit pas, jusqu'à ce qu'il marque les fruits et dise : D'ici jusqu'ici.
- גְּמָ׳ תְּנַן הָתָם: תִּינוֹקוֹת שֶׁטָּמְנוּ תְּאֵנִים מֵעֶרֶב שַׁבָּת וְשָׁכְחוּ וְלֹא עִשְּׂרוּ — לְמוֹצָאֵי שַׁבָּת לֹא יֹאכְלוּ אֶלָּא אִם כֵּן עִשְּׂרוּ. וּתְנַן נָמֵי: הַמַּעֲבִיר תְּאֵנִים בַּחֲצֵרוֹ לְקַצּוֹת — בָּנָיו וּבְנֵי בֵּיתוֹ אוֹכְלִין מֵהֶן עֲרַאי וּפְטוּרִים.GUEMARA. Nous avons appris là-bas dans la Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : Des enfants qui ont caché des figues la veille de Chabbat dans un champ pour les manger à Chabbat, et qui ont oublié et n'ont pas prélevé la dîme, à la sortie de Chabbat ne les mangeront pas à moins d'avoir prélevé la dîme. Et nous avons aussi appris : Celui qui fait passer des figues dans sa cour pour en faire des figues séchées, ses enfants et les gens de sa maison en mangent de façon occasionnelle (ara'i) et sont exempts de la dîme.
- בְּעָא מִנֵּיהּ רָבָא מֵרַב נַחְמָן: שַׁבָּת, מַהוּ שֶׁתִּקְבַּע מוּקְצֶה לְמַעֲשֵׂר בְּדָבָר שֶׁלֹּא נִגְמְרָה מְלַאכְתּוֹ? מִי אָמְרִינַן, כֵּיוָן דִּכְתִיב: ״וְקָרָאתָ לַשַּׁבָּת עוֹנֶג״, קָבְעָה וַאֲפִילּוּ בְּדָבָר שֶׁלֹּא נִגְמְרָה מְלַאכְתּוֹ, אוֹ דִלְמָא: בְּדָבָר שֶׁנִּגְמְרָה מְלַאכְתּוֹ — קָבְעָה, בְּדָבָר שֶׁלֹּא נִגְמְרָה מְלַאכְתּוֹ — לָא קָבְעָה?Rava a demandé à Rav Na'hman : Chabbat, peut-il fixer le mouktsé pour la dîme (rendre la dîme obligatoire sur des fruits mis à sécher), c'est-à-dire pour un produit dont le travail n'est pas achevé ? Disons-nous que, puisqu'il est écrit : « Et tu appelleras le Chabbat délice » (Isaïe 58, 13), toute consommation de Chabbat est fixe et il fixe, même pour un produit dont le travail n'est pas achevé ? Ou bien : pour un produit dont le travail est achevé, il fixe ; pour un produit dont le travail n'est pas achevé, il ne fixe pas ?
- אֲמַר לֵיהּ: שַׁבָּת קוֹבַעַת, בֵּין בְּדָבָר שֶׁנִּגְמְרָה מְלַאכְתּוֹ, בֵּין בְּדָבָר שֶׁלֹּא נִגְמְרָה מְלַאכְתּוֹ. אֲמַר לֵיהּ: וְאֵימָא שַׁבָּת דּוּמְיָא דְחָצֵר, מָה חָצֵר — אֵינָהּ קוֹבַעַת אֶלָּא בְּדָבָר שֶׁנִּגְמְרָה מְלַאכְתּוֹ, אַף שַׁבָּת — לֹא תִּקְבַּע אֶלָּא בְּדָבָר שֶׁנִּגְמְרָה מְלַאכְתּוֹ! אֲמַר לֵיהּ: תַּלְמוּד עָרוּךְ הוּא בְּיָדֵינוּ שֶׁהַשַּׁבָּת קוֹבַעַת, בֵּין בְּדָבָר שֶׁנִּגְמְרָה מְלַאכְתּוֹ, בֵּין בְּדָבָר שֶׁלֹּא נִגְמְרָה מְלַאכְתּוֹ.Rav Na'hman lui a dit : Chabbat fixe, tant pour un produit dont le travail est achevé que pour un produit dont le travail n'est pas achevé. Rava lui a dit : Mais dis plutôt que Chabbat est semblable à la cour : de même que la cour ne fixe que pour un produit dont le travail est achevé, de même Chabbat ne devrait fixer que pour un produit dont le travail est achevé ! Rav Na'hman lui a dit : Ce n'est pas mon raisonnement, mais nous tenons un enseignement établi selon lequel Chabbat fixe, tant pour un produit dont le travail est achevé que pour un produit dont le travail n'est pas achevé.
- אָמַר מָר זוּטְרָא בְּרֵיהּ דְּרַב נַחְמָן: אַף אֲנַן נָמֵי תְּנֵינָא, וְעוֹד אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: עוֹמֵד אָדָם עַל הַמּוּקְצֶה עֶרֶב שַׁבָּת בַּשְּׁבִיעִית וְכוּ׳. טַעְמָא דִּשְׁבִיעִית — דְּלָאו בַּר עַשּׂוֹרֵי הוּא, הָא בִּשְׁאָר שְׁנֵי שָׁבוּעַ — הָכִי נָמֵי דְּאָסוּר, מַאי טַעְמָא — לָאו מִשּׁוּם דְּשַׁבָּת קָבְעָה?Mar Zoutra, fils de Rav Na'hman, a dit : Nous aussi, nous l'avons appris dans notre Michna : Et Rabbi Eliézer a dit encore : Un homme se tient devant le mouktsé la veille de Chabbat, pendant la septième année, etc. La raison est que c'est la septième année, qui n'est pas soumise à la dîme ; mais dans les autres années du cycle, c'est effectivement interdit sans prélever la dîme. Pourquoi ? N'est-ce pas parce que Chabbat fixe pour la dîme ?
- לָא, שָׁאנֵי הָתָם, כֵּיוָן דְּאָמַר: ״מִכָּאן אֲנִי אוֹכֵל לְמָחָר״ — קָבַע לֵיהּ עִלָּוֵיהּ. אִי הָכִי מַאי אִרְיָא שַׁבָּת, אֲפִילּוּ בְּחוֹל נָמֵי! הָא קָא מַשְׁמַע לַן דְּטֶבֶל מוּכָן הוּא אֵצֶל שַׁבָּת, שֶׁאִם עָבַר וְתִקְּנוֹ — מְתוּקָּן.La Guemara rejette cette preuve : Non, là-bas c'est différent : puisqu'il a dit : « C'est d'ici que je mangerai demain », il l'a fixé pour lui-même par sa parole. La Guemara demande : S'il en est ainsi, pourquoi précisément Chabbat ? Même en semaine aussi ce devrait être pareil ! La Guemara répond : Voici ce que cela nous enseigne : le tével (produit dont les prélèvements n'ont pas été faits) est préparé pour Chabbat, de sorte que si l'on a transgressé et qu'on l'a rectifié, il est rectifié.
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