Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שֶׁצָּרִיךְ לְבׇדְקָן. וְאָמְרִי לַהּ: מִפְּנֵי שֶׁצָּרִיךְ לְחׇסְמָן.il faut les tester pour s'assurer qu'elles ne se fendent pas à la chaleur. Et certains disent : parce qu'il faut les durcir par une première chauffe, ce qui revient à achever la fabrication d'un ustensile.
- תְּנַן הָתָם: דְּרָסָהּ אוֹ שֶׁטְּרָפָהּ בַּכּוֹתֶל, אוֹ שֶׁרְצָצַתָּה בְּהֵמָה וּמְפַרְכֶּסֶת, וְשָׁהֲתָה מֵעֵת לְעֵת וּשְׁחָטָהּ — כְּשֵׁרָה. אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר בַּר יַנַּאי מִשּׁוּם רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן אַנְטִיגְנוֹס: צְרִיכָה בְּדִיקָה.Nous avons appris là-bas dans la Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : Si l'on l'a piétinée (une volaille), ou qu'on l'a projetée contre le mur, ou qu'un animal l'a écrasée, et qu'elle se débat, sans pouvoir se tenir debout, et qu'elle a survécu un jour entier, d'une heure à la même heure, et qu'on l'a abattue, elle est valable. Rabbi Elazar bar Yannaï a dit au nom de Rabbi Elazar ben Antigonos : Elle nécessite un examen après l'abattage.
- בְּעָא מִינֵּיהּ רַבִּי יִרְמְיָה מֵרַבִּי זֵירָא: מַהוּ לְשׇׁחְטָהּ בְּיוֹם טוֹב? מִי מַחְזְקִינַן רֵעוּתָא בְּיוֹם טוֹב, אוֹ לָא?Rabbi Yirmeya a demandé à Rabbi Zeira : Peut-on l'abattre à Yom Tov (jour de fête) ? Présumons-nous un défaut à Yom Tov, ou non ? Autrement dit, craint-on qu'elle ne se révèle tereifa (atteinte d'une lésion mortelle) et qu'on n'ait accompli un travail inutile ?
- אֲמַר לֵיהּ, תְּנֵינָא: אֵין מְלַבְּנִין אֶת הָרְעָפִים לִצְלוֹת בָּהֶן. וַהֲוֵינַן בַּהּ: מַאי קָא עָבֵיד? וְאָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הָכָא בִּרְעָפִים חֲדָשִׁים עָסְקִינַן, מִפְּנֵי שֶׁצָּרִיךְ לְבׇדְקָן.Rabbi Zeira lui a dit : Nous l'avons appris dans la Michna : On ne chauffe pas à blanc les tuiles pour y rôtir. Et nous en avons discuté : Que fait-on donc de mal ? Et Rabba bar bar 'Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Ici, nous traitons de tuiles neuves, parce qu'il faut les tester. Si elles éclatent, on aura travaillé pour rien : à Yom Tov, on présume donc un défaut.
- אֲמַר לֵיהּ: אֲנַן מִפְּנֵי שֶׁצָּרִיךְ לְחׇסְמָן מַתְנִינַן לַהּ.Rabbi Yirmeya lui a dit : Nous, c'est « parce qu'il faut les durcir » que nous l'enseignons. Il n'y a donc là aucune preuve.
- תַּנְיָא: אֶחָד מֵבִיא אֶת הָאוּר, וְאֶחָד מֵבִיא אֶת הָעֵצִים, וְאֶחָד שׁוֹפֵת אֶת הַקְּדֵרָה, וְאֶחָד מֵבִיא אֶת הַמַּיִם, וְאֶחָד נוֹתֵן בְּתוֹכוֹ תַּבְלִין, וְאֶחָד מֵגִיס — כּוּלָּן חַיָּיבִין. וְהָתַנְיָא: אַחֲרוֹן חַיָּיב וְכוּלָּן פְּטוּרִין! לָא קַשְׁיָא: הָא דְּאַיְיתִי אוּר מֵעִיקָּרָא, הָא דְּאַיְיתִי אוּר לְבַסּוֹף.Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : L'un apporte le feu, l'autre apporte le bois, un autre pose la marmite sur le feu, un autre apporte l'eau, un autre y met les épices, et un autre remue : tous sont passibles pour avoir cuisiné à Chabbat. La Guemara objecte : Mais n'a-t-il pas été enseigné : Le dernier est passible et tous sont exempts ? La Guemara répond : Ce n'est pas difficile : celle-ci parle du cas où l'on a apporté le feu au début, de sorte que chacun a accompli une part de l'acte ; celle-là, où l'on a apporté le feu à la fin, de sorte que les précédents n'ont rien fait.
- בִּשְׁלָמָא כּוּלְּהוּ קָא עָבְדִי מַעֲשֶׂה, אֶלָּא שׁוֹפֵת אֶת הַקְּדֵרָה מַאי קָא עָבֵיד? אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: הָכָא בִּקְדֵרָה חֲדָשָׁה עָסְקִינַן, וּמִשּׁוּם לִבּוּן רְעָפִים נָגְעוּ בָּהּ.La Guemara demande : Certes, tous les autres accomplissent un acte interdit ; mais celui qui pose la marmite, que fait-il ? Rabbi Chimon ben Lakich a dit : Ici, nous traitons d'une marmite neuve, posée vide sur le feu pour la durcir, et c'est à cause du chauffage à blanc des tuiles qu'ils s'en sont occupés.
- תָּנוּ רַבָּנַן: תַּנּוּר וְכִירַיִם חֲדָשִׁים — הֲרֵי הֵן כְּכׇל הַכֵּלִים הַנִּטָּלִין בֶּחָצֵר. אֲבָל אֵין סָכִין אוֹתָם שֶׁמֶן, וְאֵין טָשִׁין אוֹתָן בְּמַטְלִית, וְאֵין מְפִיגִין אוֹתָן בְּצוֹנֵן כְּדֵי לְחׇסְמָן, וְאִם בִּשְׁבִיל לֶאֱפוֹת — הֲרֵי זֶה מוּתָּר.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : Un four et un réchaud neufs sont comme tous les ustensiles que l'on déplace dans la cour, car on peut y poser des objets. Mais on ne les enduit pas d'huile, on ne les frotte pas avec un chiffon, et on ne les refroidit pas à l'eau froide pour les durcir, car tout cela revient à achever un ustensile. Et si c'est pour cuire du pain, c'est permis.
- תָּנוּ רַבָּנַן: מוֹלְגִין אֶת הָרֹאשׁ וְאֶת הָרַגְלַיִם וּמְהַבְהֲבִין אוֹתָן בָּאוּר, אֲבָל אֵין טוֹפְלִין אוֹתָם בְּחַרְסִית, וְלֹא בַּאֲדָמָה, וְלֹא בְּסִיד. וְאֵין גּוֹזְזִין אוֹתָן בְּמִסְפָּרַיִם.Nos Maîtres ont enseigné : On échaude la tête et les pattes à l'eau bouillante et on les flambe au feu pour en retirer les poils ; mais on ne les enduit pas d'argile, ni de terre, ni de chaux, à la manière des tanneurs. Et on ne les tond pas avec des ciseaux, car on aurait l'air d'avoir besoin des poils.
- וְאֵין גּוֹזְזִין אֶת הַיָּרָק בַּתִּסְפּוֹרֶת שֶׁלּוֹ. אֲבָל מְתַקְּנִין אֶת הַקּוּנְדָּס וְאֶת הָעַכָּבִיּוֹת, וּמַסִּיקִין וְאוֹפִין בְּפוּרְנִי, וּמְחַמִּין חַמִּין בְּאַנְטִיכִי, וְאֵין אוֹפִין בְּפוּרְנִי חֲדָשָׁה שֶׁמָּא תִּפָּחֵת.Et on ne coupe pas les légumes avec leurs cisailles propres, de peur qu'on ne croie qu'ils viennent d'être cueillis. Mais on prépare le koundas et les akaviyot (légumes amers dont la préparation est pénible), on chauffe et on cuit dans un pourni (grand four de boulanger), et on fait chauffer de l'eau dans un antikhi (sorte de grande bouilloire). Mais on ne cuit pas dans un pourni neuf, de peur qu'il ne se fende, et on se serait donné de la peine pour rien.
- תָּנוּ רַבָּנַן: אֵין נוֹפְחִין בְּמַפּוּחַ, אֲבָל נוֹפְחִין בִּשְׁפוֹפֶרֶת. וְאֵין מְתַקְּנִין אֶת הַשַּׁפּוּד, וְאֵין מְחַדְּדִין אוֹתוֹ. תָּנוּ רַבָּנַן: אֵין מְפַצְּעִין אֶת הַקָּנֶה לִצְלוֹת בּוֹ מָלִיחַ, אֲבָל מְפַצְּעִין אֶת הָאֱגוֹז בְּמַטְלִית, וְאֵין חוֹשְׁשִׁין שֶׁמָּא תִּקָּרַע.Nos Maîtres ont enseigné : On ne souffle pas sur le feu avec un soufflet, car on aurait l'air d'un artisan au travail, mais on souffle avec un tube. Et on ne répare pas la broche, et on ne l'aiguise pas. Nos Maîtres ont enseigné : On ne fend pas le roseau pour y rôtir du poisson salé, mais on casse la noix dans un chiffon, et on ne craint pas qu'il ne se déchire.
- מַתְנִי׳ וְעוֹד אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: עוֹמֵד אָדָם עַל הַמּוּקְצֶהMICHNA. Et Rabbi Eliézer a dit encore : Un homme se tient devant le mouktsé (fruits mis à sécher, écartés de tout usage immédiat)
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