Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אוֹכְלֵי בְּהֵמָה — אֵין בָּהֶן מִשּׁוּם תִּקּוּן כְּלִי.La nourriture du bétail, comme la paille et les tiges de roseau, n'est pas concernée par l'interdit de la confection d'un ustensile : on peut donc la couper et s'en servir à sa guise.
- אֵיתִיבֵיהּ רַב כָּהֲנָא לְרַב יְהוּדָה: מְטַלְטְלִין עֲצֵי בְּשָׂמִים לְהָרִיחַ בָּהֶן, וּלְהָנִיף בָּהֶן לַחוֹלֶה, וּמוֹלְלוֹ וּמֵרִיחַ בּוֹ. וְלֹא יִקְטְמֶנּוּ לְהָרִיחַ בּוֹ, וְאִם קְטָמוֹ — פָּטוּר אֲבָל אָסוּר. לַחְצוֹץ בּוֹ שִׁינָּיו — לָא יִקְטְמֶנּוּ, וְאִם קְטָמוֹ — חַיָּיב חַטָּאת!Rav Kahana a objecté à Rav Yehouda à partir de cette baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : On peut déplacer à Chabbat des bois d'aromates pour les humer, et pour les agiter devant un malade afin de l'éventer ; et on peut l'écraser entre ses doigts pour en dégager le parfum et le humer. Mais on ne le cassera pas de la branche pour le humer à l'endroit de la cassure ; et si on l'a cassé, on est exempt de sanction selon la Torah, mais c'est interdit. Pour se curer les dents avec, on ne le cassera pas ; et si on l'a cassé, on est passible d'un 'hatat (sacrifice expiatoire) pour avoir transgressé une mélakha (travail interdit) de Chabbat. Or certains bois d'aromates servent de nourriture au bétail : cela contredit Rav Yehouda !
- אֲמַר לֵיהּ: הַשְׁתָּא פָּטוּר אֲבָל אָסוּר קָא קַשְׁיָא לִי, חַיָּיב חַטָּאת מִבַּעְיָא? אֶלָּא: כִּי תַּנְיָא הָהִיא בְּקָשִׁין. קָשִׁין בְּנֵי מְלִילָה נִינְהוּ?Rav Yehouda lui a dit : À présent, même une baraïta disant « exempt mais interdit » me ferait difficulté, puisque je soutiens que c'est permis d'emblée ; faut-il alors parler de « passible d'un 'hatat » ? Ton objection semble donc de taille, mais elle n'en est pas une. Mais plutôt : lorsque cette baraïta a été enseignée, c'était à propos de bois durs, impropres à l'alimentation du bétail. La Guemara s'étonne : Les bois durs peuvent-ils être écrasés entre les doigts, comme le dit la baraïta ?
- חַסּוֹרֵי מְחַסְּרָא וְהָכִי קָתָנֵי: מוֹלְלוֹ וּמֵרִיחַ בּוֹ, קוֹטְמוֹ וּמֵרִיחַ בּוֹ. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — בְּרַכִּין, אֲבָל בְּקָשִׁין — לֹא יִקְטְמֶנּוּ, וְאִם קְטָמוֹ — פָּטוּר אֲבָל אָסוּר. לַחְצוֹץ בּוֹ שִׁינָּיו — לֹא יִקְטְמֶנּוּ, וְאִם קְטָמוֹ — חַיָּיב חַטָּאת.La Guemara répond : Le texte de la baraïta est lacunaire, et voici ce qu'elle enseigne : On peut l'écraser et le humer, et on peut le casser et le humer. À propos de quoi cela a-t-il été dit ? À propos des bois tendres ; mais à propos des durs, on ne les cassera pas ; et si on l'a cassé, on est exempt mais c'est interdit. Pour se curer les dents avec, on ne le cassera pas ; et si on l'a cassé, on est passible d'un 'hatat.
- תָּנֵי חֲדָא: קוֹטְמוֹ וּמֵרִיחַ בּוֹ, תַּנְיָא אִידַּךְ: לֹא יִקְטְמֶנּוּ לְהָרִיחַ בּוֹ. אָמַר רַבִּי זֵירָא אָמַר רַב חִסְדָּא, לָא קַשְׁיָא: הָא — בְּרַכִּין, הָא — בְּקָשִׁין.Il a été enseigné dans une baraïta : On peut le casser et le humer ; il a été enseigné dans une autre baraïta : On ne le cassera pas pour le humer. Rabbi Zeira a dit au nom de Rav 'Hisda : Ce n'est pas difficile : celle-ci parle des bois tendres, celle-là des bois durs.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב: בְּקָשִׁין אַמַּאי לָא? מַאי שְׁנָא מֵהָא דִּתְנַן: שׁוֹבֵר אָדָם אֶת הֶחָבִית לֶאֱכוֹל מִמֶּנָּה גְּרוֹגְרוֹת, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יִתְכַּוֵּין לַעֲשׂוֹת כְּלִי! וְעוֹד: הָא רָבָא בַּר רַב אַדָּא וְרָבִין בַּר רַב אַדָּא דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: כִּי הֲוֵינַן בֵּי רַב יְהוּדָה, הֲוָה מְפַשַּׁח וְיָהֵיב לַן אַלְוָתָא אַלְוָתָא, אַף עַל גַּב דְּחַזְיָא לְקַתָּתָא דְּנַרְגֵי וַחֲצִינֵי.Rav A'ha bar Yaakov a contesté cela : Avec les bois durs, pourquoi ne pas le permettre ? En quoi est-ce différent de ce que nous avons appris dans la Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : Un homme peut briser le tonneau pour en manger des figues sèches, à condition de ne pas avoir l'intention de faire un ustensile ? Et de plus, voici Rava bar Rav Ada et Ravin bar Rav Ada, qui ont dit tous deux : Quand nous étions chez Rav Yehouda, il cassait et nous donnait bâton après bâton de bois d'aromates, bien qu'ils soient bons pour faire des manches de haches et d'herminettes, et sont donc durs.
- לָא קַשְׁיָא: הָא רַבִּי אֱלִיעֶזֶר, הָא רַבָּנַן. דְּתַנְיָא, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: נוֹטֵל אָדָם קֵיסָם מִשֶּׁלְּפָנָיו לַחְצוֹץ בּוֹ שִׁינָּיו, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: לֹא יִטּוֹל אֶלָּא מֵאֵבוּס שֶׁל בְּהֵמָה. וְשָׁוִין שֶׁלֹּא יִקְטְמֶנּוּ, וְאִם קְטָמוֹ לַחְצוֹץ בּוֹ שִׁינָּיו וְלִפְתּוֹחַ בּוֹ הַדֶּלֶת, בְּשׁוֹגֵג בְּשַׁבָּת — חַיָּיב חַטָּאת, בְּמֵזִיד בְּיוֹם טוֹב — סוֹפֵג אֶת הָאַרְבָּעִים, דִּבְרֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר.La Guemara répond : Ce n'est pas difficile : celle-ci suit Rabbi Eliézer, celle-là les Rabbanan (les Sages). Car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Eliézer dit : Un homme peut prendre un éclat de bois de ce qui est devant lui pour se curer les dents avec. Et les Sages disent : Il n'en prendra que de la mangeoire du bétail, car ce qui est propre à l'alimentation est préparé pour tout usage. Et ils s'accordent pour dire qu'on ne le cassera pas. Et si on l'a cassé pour se curer les dents avec ou pour ouvrir la porte avec, alors, par inadvertance à Chabbat, on est passible d'un 'hatat ; délibérément à Yom Tov (jour de fête), on reçoit les quarante coups de fouet : telles sont les paroles de Rabbi Eliézer.
- וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֶחָד זֶה וְאֶחָד זֶה, אֵינוֹ אֶלָּא מִשּׁוּם שְׁבוּת. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר דְּקָאָמַר הָתָם חַיָּיב חַטָּאת — הָכָא פָּטוּר אֲבָל אָסוּר. רַבָּנַן דְּקָא אָמְרִי הָתָם פָּטוּר אֲבָל אָסוּר — הָכָא מוּתָּר לְכַתְּחִלָּה.Et les Sages disent : L'un comme l'autre, à Chabbat comme à Yom Tov, ce n'est interdit qu'au titre de chevout (interdit rabbinique de repos). Dès lors, Rabbi Eliézer, qui dit là-bas que celui qui casse pour faire un ustensile est passible d'un 'hatat, dit ici, pour celui qui casse afin de humer : exempt mais interdit ; les Rabbanan, qui disent là-bas : exempt mais interdit, disent ici : permis d'emblée.
- וְלֵית לֵיהּ לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר הָא דִּתְנַן: שׁוֹבֵר אָדָם אֶת הֶחָבִית לֶאֱכוֹל מִמֶּנָּה גְּרוֹגְרוֹת, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יִתְכַּוֵּין לַעֲשׂוֹת כְּלִי? אָמַר רַב אָשֵׁי: כִּי תַּנְיָא הָהִיא, בְּמוּסְתָּקִי.La Guemara demande : Rabbi Eliézer n'admet-il donc pas ce que nous avons appris dans la Michna : Un homme peut briser le tonneau pour en manger des figues sèches, à condition de ne pas avoir l'intention de faire un ustensile ? Cela montre que sans cette intention, c'est permis d'emblée. Rav Achi a dit : Lorsque cet enseignement a été formulé, il portait sur un tonneau recollé à la résine [moustaki], déjà brisé.
- וּמְגַבֵּב מִן הֶחָצֵר. תָּנוּ רַבָּנַן: מְגַבֵּב מִן הֶחָצֵר וּמַדְלִיק, שֶׁכׇּל מַה שֶּׁבֶּחָצֵר מוּכָן הוּא, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יַעֲשֶׂה צִבּוּרִין צִבּוּרִין. וְרַבִּי שִׁמְעוֹן מַתִּיר. בְּמַאי קָא מִפַּלְגִי? מָר סָבַר: מִחֲזֵי דְּקָא מְכַנֵּיף לִמְחַר וּלְיוֹמָא אַחֲרִינָא. וּמָר סָבַר: קְדֵרָתוֹ מוֹכַחַת עָלָיו.La Michna enseigne : Et on ramasse dans la cour de quoi faire du feu. Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : On ramasse dans la cour et on allume, car tout ce qui est dans la cour est préparé, à condition de ne pas faire des tas et des tas. Et Rabbi Chimon le permet. Sur quoi divergent-ils ? L'un, le premier Tanna, estime : On a l'air de rassembler pour demain et pour un autre jour. Et l'autre, Rabbi Chimon, estime : Sa marmite atteste pour lui qu'il ramasse pour cuisiner aujourd'hui.
- אֵין מוֹצִיאִין אֶת הָאוּר וְכוּ׳. מַאי טַעְמָא? מִשּׁוּם דְּקָא מוֹלֵיד בְּיוֹם טוֹב.La Michna enseigne : On ne produit pas de feu, etc. Quelle en est la raison ? Parce qu'on crée quelque chose de nouveau à Yom Tov.
- וְאֵין מְלַבְּנִין אֶת הָרְעָפִים. מַאי קָא עָבֵיד? אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הָכָא בִּרְעָפִים חֲדָשִׁים עָסְקִינַן, מִפְּנֵיLa Michna enseigne : Et on ne chauffe pas à blanc les tuiles pour y rôtir. La Guemara demande : Que fait-on donc de mal, puisque c'est pour préparer de la nourriture ? Rabba bar bar 'Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Ici, nous traitons de tuiles neuves, parce que
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