Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- גְּמָ׳ וְהָאָמְרַתְּ רֵישָׁא אֵין מְבַקְּעִין כְּלָל? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: חַסּוֹרֵי מְחַסְּרָא וְהָכִי קָתָנֵי: אֵין מְבַקְּעִין מִן הַסְּוָאר שֶׁל קוֹרוֹת, וְלֹא מִן הַקּוֹרָה שֶׁנִּשְׁבְּרָה בְּיוֹם טוֹב. אֲבָל מְבַקְּעִין מִן הַקּוֹרָה שֶׁנִּשְׁבְּרָה מֵעֶרֶב יוֹם טוֹב.GUEMARA : La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) s'étonne de la formulation de la Michna (enseignement des Tannaïm) : Mais n'as-tu pas dit dans la première partie de la Michna qu'on ne fend pas du tout de poutres à Yom Tov (jour de fête), apparemment à cause de l'effort ? Pourquoi donc indiquer ensuite comment fendre, en autorisant même le couperet ? Rav Yehouda a dit que Chmouel a dit : La Michna est lacunaire, et voici ce qu'elle enseigne : On ne fend pas de bois du tas de poutres destinées à la construction, ni d'une poutre qui s'est brisée à Yom Tov même, car elle est mouktsé (exclue de tout usage). Mais on fend du bois d'une poutre qui s'est brisée la veille de Yom Tov, car elle est dès lors destinée au chauffage.
- וּכְשֶׁהֵן מְבַקְּעִין — אֵין מְבַקְּעִין לֹא בְּקַרְדּוֹם וְלֹא בְּמַגָּל וְלֹא בִּמְגֵרָה, אֶלָּא בְּקוֹפִיץ. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: אֵין מְבַקְּעִין עֵצִים לֹא מִן הַסְּוָאר שֶׁל קוֹרוֹת וְלֹא מִן הַקּוֹרָה שֶׁנִּשְׁבְּרָה בְּיוֹם טוֹב, לְפִי שֶׁאֵינוֹ מִן הַמּוּכָן.Et quand on fend une telle poutre, il faut modifier la manière habituelle : on ne fend ni avec une hache, ni avec une faucille, ni avec une scie, mais avec un couperet. La Guemara remarque : Il a aussi été enseigné ainsi dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna), conformément à Chmouel : On ne fend de bois ni du tas de poutres, ni d'une poutre qui s'est brisée à Yom Tov même, car ce n'est pas prêt à l'usage.
- וְלֹא בְּקַרְדּוֹם. אָמַר רַב חִינָּנָא בַּר שֶׁלֶמְיָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בְּנַקְבוּת שֶׁלּוֹ, אֲבָל בְּזַכְרוּת שֶׁלּוֹ — מוּתָּר.Il a été enseigné dans la Michna qu'on ne fend pas avec une hache. Rav 'Hinana bar Chélémia a dit au nom de Rav : On n'a enseigné cet interdit que pour celui qui fend avec son côté femelle, c'est-à-dire le côté large de la hache, comme on le fait d'ordinaire ; mais avec son côté mâle, le côté étroit, c'est permis, car c'est une manière inhabituelle de fendre.
- פְּשִׁיטָא, בְּקוֹפִיץ תְּנַן! מַהוּ דְּתֵימָא: הָנֵי מִילֵּי קוֹפִיץ לְחוֹדֵיהּ, אֲבָל קַרְדּוֹם וְקוֹפִיץ, אֵימָא: מִגּוֹ דְּהַאי גִּיסָא אָסוּר — הַאי גִּיסָא נָמֵי אָסוּר, קָא מַשְׁמַע לַן.La Guemara objecte : C'est évident, car nous avons appris dans la Michna qu'on peut fendre avec un couperet, auquel ressemble le côté étroit de la hache ! La Guemara répond : Il fallait le préciser, pour que tu ne dises pas : Cela ne vaut que pour un couperet seul, mais pour un outil qui est à la fois une hache et un couperet, je dirais : Puisque ce côté-ci, celui de la hache, est interdit, ce côté-là aussi est interdit. Rav nous enseigne donc que le côté du couperet reste permis.
- וְאִיכָּא דְּמַתְנֵי לַהּ אַסֵּיפָא: אֶלָּא בְּקוֹפִיץ. אָמַר רַב חִינָּנָא בַּר שֶׁלֶמְיָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בְּזַכְרוּת שֶׁלּוֹ, אֲבָל בְּנַקְבוּת שֶׁלּוֹ — אָסוּר. פְּשִׁיטָא, וְלֹא בְּקַרְדּוֹם תְּנַן! מַהוּ דְּתֵימָא: הָנֵי מִילֵּי קַרְדּוֹם, אֲבָל קוֹפִיץ וְקַרְדּוֹם, אֵימָא: מִגּוֹ דְּהַאי גִּיסָא שְׁרֵי — הַאי גִּיסָא נָמֵי שְׁרֵי, קָא מַשְׁמַע לַן.Et certains enseignent cette règle sur la dernière partie de la Michna : « mais avec un couperet ». Rav 'Hinana bar Chélémia a dit au nom de Rav : On n'a enseigné que c'est permis qu'avec son côté mâle ; mais avec son côté femelle, c'est interdit. La Guemara objecte : C'est évident, car nous avons appris dans la Michna : « pas avec une hache » ! La Guemara répond : Il fallait le préciser, pour que tu ne dises pas : Cela ne vaut que pour une hache seule, mais pour un outil qui est à la fois un couperet et une hache, je dirais : Puisque ce côté-ci, le plus étroit, est permis, ce côté-là aussi est permis. Rav nous enseigne donc qu'on n'a pas permis un côté à cause de l'autre.
- מַתְנִי׳ בַּיִת שֶׁהוּא מָלֵא פֵּירוֹת וְנִפְחַת — נוֹטֵל מִמְּקוֹם הַפְּחָת. רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: אַף פּוֹחֵת לְכַתְּחִלָּה וְנוֹטֵל.MICHNA : Une maison remplie de fruits et fermée de toutes parts, dans laquelle une brèche s'est ouverte : on prend des fruits par l'endroit de la brèche. Ils ne sont pas mouktsé, bien qu'on n'ait pu les atteindre sans cette brèche. Rabbi Méïr dit : On peut même ouvrir une brèche d'emblée et prendre des fruits.
- גְּמָ׳ אַמַּאי? וְהָא קָא סָתַר אֻהְלָא! אָמַר רַב נְחוּמִי בַּר אַדָּא אָמַר שְׁמוּאֵל: בְּאַוֵּירָא דְלִיבְנֵי. אִינִי?! וְהָאָמַר רַב נַחְמָן: הָנֵי לִיבְנֵי דְּאִיַּיתּוּר מִבִּנְיָנָא — שְׁרֵי לְטַלְטוֹלִינְהוּ בְּשַׁבְּתָא, הוֹאִיל וַחֲזֵי לְמִזְגֵּא עֲלַיְיהוּ. שַׁרְגִינְהוּ — וַדַּאי אַקְצִינְהוּ!GUEMARA : La Guemara s'étonne de l'avis de Rabbi Méïr : Pourquoi serait-ce permis ? Mais voici qu'il démolit une tente, ce que la Torah interdit ! Rav Na'houmi bar Ada a dit que Chmouel a dit : Il s'agit d'un assemblage de briques posées les unes sur les autres sans mortier, qui n'est pas un véritable bâtiment. La Guemara demande : Est-ce vrai ? Mais Rav Na'hman n'a-t-il pas dit : Ces briques restant d'une construction, il est permis de les déplacer à Chabbat, puisqu'elles sont bonnes pour s'y asseoir. Mais s'il les a rangées en rangs les unes sur les autres, il les a assurément mises de côté pour la construction, et elles sont mouktsé ! Des briques simplement empilées sont donc interdites.
- אָמַר רַבִּי זֵירָא: בְּיוֹם טוֹב אָמְרוּ, אֲבָל לֹא בְּשַׁבָּת. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי, רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: אַף פּוֹחֵת לְכַתְּחִלָּה וְנוֹטֵל. בְּיוֹם טוֹב אָמְרוּ, אֲבָל לֹא בְּשַׁבָּת.Rabbi Zeira a dit : Rabbi Méïr parle de Yom Tov : c'est pour Yom Tov qu'ils ont dit cela, mais pas pour Chabbat, dont parle Rav Na'hman. Il a aussi été enseigné ainsi dans une baraïta : Rabbi Méïr dit : On peut même ouvrir une brèche d'emblée et prendre des fruits ; c'est pour Yom Tov qu'ils ont dit cela, mais pas pour Chabbat.
- אָמַר שְׁמוּאֵל: חוֹתָמוֹת שֶׁבַּקַּרְקַע — מַתִּיר, אֲבָל לֹא מַפְקִיעַ וְלֹא חוֹתֵךְ. שֶׁבַּכֵּלִים — מַתִּיר וּמַפְקִיעַ וְחוֹתֵךְ, אֶחָד שַׁבָּת וְאֶחָד יוֹם טוֹב.Chmouel a dit : Les fermetures de cordes nouées qui sont fixées au sol, telles celles des portes de fosses et de grottes : on dénoue le nœud, mais on ne détord pas la corde et on ne la coupe pas. Celles qui sont sur des ustensiles : on dénoue, on détord et on coupe, aussi bien à Chabbat qu'à Yom Tov, car l'interdit de démolir ne s'applique pas aux ustensiles.
- מֵיתִיבִי: חוֹתָמוֹת שֶׁבַּקַּרְקַע, בְּשַׁבָּת — מַתִּיר אֲבָל לֹא מַפְקִיעַ וְלֹא חוֹתֵךְ. בְּיוֹם טוֹב — מַתִּיר וּמַפְקִיעַ וְחוֹתֵךְ!On a objecté à partir d'une baraïta : Les fermetures qui sont fixées au sol : à Chabbat, on dénoue, mais on ne détord pas et on ne coupe pas ; à Yom Tov, on dénoue, on détord et on coupe ! Or Chmouel ne distingue pas entre Chabbat et Yom Tov.
- הָא מַנִּי — רַבִּי מֵאִיר הִיא, דְּאָמַר: אַף פּוֹחֵת לְכַתְּחִלָּה וְנוֹטֵל, וּפְלִיגִי רַבָּנַן עֲלֵיהּ, וַאֲנָא דַּאֲמַרִי כְּרַבָּנַן. וּמִי פְּלִיגִי רַבָּנַן עֲלֵיהּ בְּחוֹתָמוֹת שֶׁבַּקַּרְקַע? וְהָתַנְיָא: מוֹדִים חֲכָמִים לְרַבִּי מֵאִיר בְּחוֹתָמוֹת שֶׁבַּקַּרְקַע, שֶׁבְּשַׁבָּת מַתִּיר — אֲבָל לֹא מַפְקִיעַ וְלֹא חוֹתֵךְ, בְּיוֹם טוֹב — מַתִּיר וּמַפְקִיעַ וְחוֹתֵךְ!Chmouel pourrait répondre : De qui est cette baraïta ? C'est de Rabbi Méïr, qui a dit : On peut même ouvrir une brèche d'emblée et prendre des fruits ; et les Rabbanan sont en désaccord avec lui, et moi, j'ai parlé selon les Rabbanan. La Guemara demande : Mais les Rabbanan sont-ils en désaccord avec lui sur les fermetures fixées au sol ? N'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta : Les Sages reconnaissent à Rabbi Méïr, pour les fermetures fixées au sol, qu'à Chabbat on dénoue, mais on ne détord pas et on ne coupe pas, et qu'à Yom Tov on dénoue, on détord et on coupe !
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