Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בַּעֲרֵמַת הַתֶּבֶן, אֲבָל לֹא בָּעֵצִים שֶׁבַּמּוּקְצֶה.sur le tas de paille, pour chauffer, même sans l'avoir désigné la veille, mais non sur le bois qui se trouve dans le mouktsé, l'arrière-cour où l'on entrepose ce dont on n'a pas l'intention de se servir de sitôt.
- גְּמָ׳ תָּנָא: אִם אִי אֶפְשָׁר לְשַׁנּוֹת — מוּתָּר.GUEMARA : Un Tanna (Sage de l'époque de la Michna) a enseigné : s'il est impossible de changer la manière de porter, par exemple parce qu'on a invité beaucoup d'hôtes, c'est permis.
- אַתְקִין רָבָא בְּמָחוֹזָא: דְּדָרוּ בְּדוּחְקָא — לִדְרוֹ בְּרִגְלָא. דְּדָרוּ בְּרִגְלָא — לִדְרוֹ בְּאַגְרָא. דְּדָרוּ בְּאַגְרָא — לִדְרוֹ בְּאַכְפָּא. דְּדָרוּ בְּאַכְפָּא — נִפְרוֹס סוּדָרָא עִלָּוֵיהּ, וְאִם לָא אֶפְשָׁר — שְׁרֵי. דְּאָמַר מָר: אִם אִי אֶפְשָׁר לְשַׁנּוֹת — מוּתָּר.Rava a institué à Mé'hoza : ceux qui portent d'ordinaire avec peine, sur l'épaule, porteront le Yom Tov (jour de fête) avec une fourche ; ceux qui portent avec une fourche porteront avec une perche posée sur les épaules de deux personnes ; ceux qui portent avec une perche sur les épaules porteront avec une perche à bout de bras ; ceux qui portent avec une perche à bout de bras étendront un foulard dessus. Et si ce n'est pas possible, c'est permis, car le Maître a dit : s'il est impossible de changer, c'est permis.
- אֲמַר לֵיהּ רַב חָנָן בַּר רָבָא לְרַב אָשֵׁי: אֲמוּר רַבָּנַן כַּמָּה דְּאֶפְשָׁר לְשַׁנּוֹיֵי מְשַׁנֵּינַן בְּיוֹמָא טָבָא. וְהָא הָנֵי נְשֵׁי דְּקָא מָלְיָין חַצְבַיְיהוּ מַיָּא בְּיוֹמָא טָבָא, וְלָא קָא מְשַׁנְּיָין, וְלָא אָמְרִינַן לְהוּ וְלָא מִידֵּי!Rav 'Hanan bar Rava dit à Rav Achi : nos Maîtres ont dit : autant qu'il est possible de changer, nous changeons le Yom Tov. Or, voici que ces femmes remplissent leurs cruches d'eau le Yom Tov sans rien changer, et nous ne leur disons rien du tout !
- אֲמַר לֵיהּ: מִשּׁוּם דְּלָא אֶפְשָׁר. הֵיכָא לֶיעְבַּד? דְּמָלְיָא בְּחַצְבָּא רַבָּה תִּמְלֵי בְּחַצְבָּא זוּטָא — קָא מַפְּשָׁא בְּהִלּוּכָא.Il lui dit : c'est parce que ce n'est pas possible. Comment devrait-elle faire ? Celle qui remplit une grande cruche, qu'elle remplisse une petite cruche ? Elle multiplie alors les allées et venues.
- דְּמָלְיָא בְּחַצְבָּא זוּטָא תִּמְלֵי בְּחַצְבָּא רַבָּה — קָא מַפְּשָׁא בְּמַשּׂוֹי. תְּכַסְּיֵיהּ בְּנִכְתְּמָא — זִמְנִין דְּנָפֵיל וְאָתֵי לְאֵתוֹיֵי. תִּקְטְרֵיהּ — זִמְנִין דְּמִפְּסִיק וְאָתֵי לְמִקְטְרֵיהּ. תִּפְרוֹס סוּדָרָא עִלָּוֵיהּ — זִמְנִין דְּמִטְּמִישׁ בְּמַיָּא וְאָתֵי לִידֵי סְחִיטָה. הִלְכָּךְ לָא אֶפְשָׁר.Celle qui remplit une petite cruche, qu'elle remplisse une grande cruche ? Elle alourdit alors la charge. Qu'elle la couvre d'un couvercle de bois ? Parfois il tombe, et elle en viendra à le porter. Qu'elle l'attache ? Parfois la corde se rompt, et elle en viendra à la nouer. Qu'elle étende un foulard dessus ? Parfois il est trempé d'eau, et elle en viendra à essorer. Par conséquent, ce n'est pas possible.
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא בַּר רַב חָנִין לְאַבָּיֵי, תְּנַן: אֵין מְטַפְּחִין וְאֵין מְסַפְּקִין וְאֵין מְרַקְּדִין, וְהָאִידָּנָא דְּקָא חָזֵינַן דְּעָבְדָן הָכִי, וְלָא אָמְרִינַן לְהוּ וְלָא מִידֵּי?Rava bar Rav 'Hanin dit à Abayé : nous avons appris dans une Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : on ne frappe pas des mains, on ne se frappe pas la cuisse et on ne danse pas le Yom Tov. Or, aujourd'hui nous voyons qu'elles font ainsi, et nous ne leur disons rien du tout ?
- אֲמַר לֵיהּ: וּלְטַעְמָךְ הָא דְּאָמַר (רָבָא): לָא לֵיתֵיב אִינִישׁ אַפּוּמָּא דְלִחְיָא, דִּלְמָא מִגַּנְדַּר לֵיהּ חֵפֶץ וְאָתֵי לְאֵתוֹיֵי (אַרְבַּע אַמּוֹת בִּרְשׁוּת הָרַבִּים), וְהָא הָנֵי נְשֵׁי דְּשָׁקְלָן חַצְבַיְיהוּ, וְאָזְלָן וְיָתְבָן אַפּוּמָּא דִמְבוֹאָה, וְלָא אָמְרִינַן לְהוּ וְלָא מִידֵּי!Il lui dit : et selon ton raisonnement, ce qu'a dit (Rava) : qu'on ne s'asseye pas à l'entrée de l'impasse, près du le'hi (le montant qui la rend utilisable le Chabbat), de peur qu'un objet ne lui échappe en roulant et qu'il n'en vienne à le rapporter (sur quatre coudées dans le domaine public) ; or, voici que ces femmes prennent leurs cruches, vont s'asseoir à l'entrée de l'impasse, et nous ne leur disons rien du tout !
- אֶלָּא: הַנַּח לָהֶם לְיִשְׂרָאֵל, מוּטָב שֶׁיִּהְיוּ שׁוֹגְגִין וְאַל יִהְיוּ מְזִידִין. הָכָא נָמֵי: הַנַּח לָהֶם לְיִשְׂרָאֵל, מוּטָב שֶׁיִּהְיוּ שׁוֹגְגִין וְאַל יִהְיוּ מְזִידִין.Mais il faut dire : laisse les Israël ; mieux vaut qu'ils fautent par inadvertance et non qu'ils soient fautifs délibérément. Ici aussi : laisse les Israël ; mieux vaut qu'ils fautent par inadvertance et non qu'ils soient fautifs délibérément.
- וְהָנֵי מִילֵּי בִּדְרַבָּנַן, אֲבָל בִּדְאוֹרָיְיתָא — לָא. וְלָא הִיא, לָא שְׁנָא בִּדְאוֹרָיְיתָא וְלָא שְׁנָא בִּדְרַבָּנַן, לָא אָמְרִינַן לְהוּ וְלָא מִידֵּי, דְּהָא תּוֹסֶפֶת יוֹם הַכִּפּוּרִים דְּאוֹרָיְיתָא הוּא, וְאָכְלִי וְשָׁתוּ עַד שֶׁחָשְׁכָה, וְלָא אָמְרִינַן לְהוּ וְלָא מִידֵּי.Et cela ne s'applique, a-t-on pensé, qu'aux interdits d'ordre rabbinique, mais pas à ceux d'ordre toranique. Mais il n'en est rien : il n'y a pas de différence entre le toranique et le rabbinique, nous ne leur disons rien du tout. Car voici que l'ajout de Yom Kippour (commencer à jeûner avant la nuit) est d'ordre toranique, et ils mangent et boivent jusqu'à la tombée de la nuit, et nous ne leur disons rien du tout.
- וּמַתְחִילִין בַּעֲרֵמַת הַתֶּבֶן. אָמַר רַב כָּהֲנָא: זֹאת אוֹמֶרֶת, מַתְחִילִין בָּאוֹצָר תְּחִלָּה. מַנִּי — רַבִּי שִׁמְעוֹן הִיא, דְּלֵית לֵיהּ מוּקְצֶה.Nous avons appris dans la Michna : « Et on commence sur le tas de paille. » Rav Kahana dit : cela signifie qu'on commence à prendre d'une réserve pour la première fois. De qui est cette opinion ? C'est celle de Rabbi Chimon, qui n'admet pas l'interdit de mouktsé (ce qu'on a écarté de son esprit).
- אֵימָא סֵיפָא: אֲבָל לֹא בָּעֵצִים שֶׁבַּמּוּקְצֶה. אֲתָאן לְרַבִּי יְהוּדָה, דְּאִית לֵיהּ מוּקְצֶה! הָכָא בְּאַרְזֵי וְאַשּׁוּחֵי עָסְקִינַן, דְּמוּקְצֶה מֵחֲמַת חֶסְרוֹן כִּיס, וַאֲפִילּוּ רַבִּי שִׁמְעוֹן מוֹדֶה.Dis donc la fin de la Michna : « Mais non sur le bois qui est dans le mouktsé. » Nous en venons ainsi à Rabbi Yehouda, qui admet le mouktsé ! On répond : ici, il s'agit de cèdres et de sapins, destinés à la construction, qui sont mouktsé à cause de la perte financière, et même Rabbi Chimon le reconnaît.
- אִיכָּא דְּמַתְנֵי לַהּ אַסֵּיפָא: אֲבָל לֹא בָּעֵצִים שֶׁבַּמּוּקְצֶה. אָמַר רַב כָּהֲנָא: זֹאת אוֹמֶרֶת, אֵין מַתְחִילִין בָּאוֹצָר תְּחִלָּה. מַנִּי — רַבִּי יְהוּדָה הִיא, דְּאִית לֵיהּ מוּקְצֶה. אֵימָא רֵישָׁא: מַתְחִילִין בַּעֲרֵמַת הַתֶּבֶן, אֲתָאן לְרַבִּי שִׁמְעוֹן דְּלֵית לֵיהּ מוּקְצֶה! הָתָם בְּתִבְנָא סַרְיָא.Il y en a qui l'enseignent, le propos de Rav Kahana, sur la fin de la Michna : « Mais non sur le bois qui est dans le mouktsé. » Rav Kahana dit : cela signifie qu'on ne commence pas à prendre d'une réserve pour la première fois. De qui est cette opinion ? C'est celle de Rabbi Yehouda, qui admet le mouktsé. Dis donc le début : « On commence sur le tas de paille. » Nous en venons ainsi à Rabbi Chimon, qui n'admet pas le mouktsé ! On répond : là, il s'agit de paille pourrie, impropre à nourrir les bêtes.
- תִּבְנָא סַרְיָא, הָא חֲזֵי לְטִינָא! דְּאִית בֵּיהּ קוֹצִים.On objecte : de la paille pourrie, voici qu'elle convient pour le mortier ! On répond : il s'agit d'une paille qui contient des épines, et qu'on ne peut donc pétrir.
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