Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שְׁמוּאֵל — הֲלָכָה לְמַעֲשֶׂה אֲתָא לְאַשְׁמוֹעִינַן.On peut donc conclure que Chmouel est venu nous enseigner la halakha (la règle pratique) à appliquer : sachant qu'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) permet cette pratique, il a jugé nécessaire d'énoncer que la halakha est autre.
- תָּנוּ רַבָּנַן: אֵין שׁוֹנִין קֶמַח בְּיוֹם טוֹב. מִשּׁוּם רַבִּי פַּפְּיָיס וְרַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתִירָא אָמְרוּ: שׁוֹנִין. וְשָׁוִין שֶׁאִם נָפַל לְתוֹכָן צְרוֹר אוֹ קֵיסָם, שֶׁשּׁוֹנִין.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : on ne tamise pas la farine une seconde fois le Yom Tov (jour de fête), car c'est un effort superflu. Au nom de Rabbi Papyas et de Rabbi Yehouda ben Betéra, ils ont dit : on tamise une seconde fois. Et ils s'accordent tous pour dire que si un caillou ou un éclat de bois est tombé dedans après le tamisage de la veille, on tamise de nouveau pour les retirer.
- תָּנֵי תַּנָּא קַמֵּיהּ דְּרָבִינָא: אֵין שׁוֹנִין קֶמַח בְּיוֹם טוֹב, אֲבָל נָפַל צְרוֹר אוֹ קֵיסָם — בּוֹרֵר בְּיָדוֹ. אֲמַר לֵיהּ: כׇּל שֶׁכֵּן דְּאָסוּר, דְּהָוֵה לֵיהּ כְּבוֹרֵר.Un Tanna (récitant de baraïtot) a enseigné devant Ravina : on ne tamise pas la farine une seconde fois le Yom Tov, mais si un caillou ou un éclat de bois est tombé dedans, on le trie à la main. Il lui dit, Ravina au Tanna : à plus forte raison est-ce interdit, car cela revient à trier, travail interdit ; mieux vaut donc tamiser.
- דָּרֵשׁ רָבָא בַּר רַב הוּנָא זוּטֵי אַפִּתְחָא דִנְהַרְדְּעָא: שׁוֹנִין קֶמַח בְּיוֹם טוֹב. אֲמַר לְהוּ רַב נַחְמָן: פּוּקוּ וֶאֱמַרוּ לֵיהּ לְאַבָּא: שְׁקִילָא טֵיבוּתָךְ וְשַׁדְיָ[א] אַחִזְרֵי, פּוֹק חֲזִי כַּמָּה מַהוֹלָתָא הַדְרָן בִּנְהַרְדְּעָא.Rava bar Rav Houna le Petit a enseigné publiquement à l'entrée de Neharde'a : on tamise la farine une seconde fois le Yom Tov. Rav Na'hman leur dit, à ses élèves : sortez et dites à Abba, c'est-à-dire à notre collègue Rava bar Rav Houna : ta bonté est reprise et jetée sur les épines, nous ne t'en savons aucun gré, car cet enseignement était inutile. Sors et vois combien de tamis circulent à Neharde'a : toutes les femmes savent déjà que c'est permis.
- דְּבֵיתְהוּ דְּרַב יוֹסֵף נָהֲלָא קִמְחָא אַגַּבָּא דְּמַהוֹלְתָּא. אֲמַר לַהּ: חֲזַי, דַּאֲנָא רִפְתָּא מְעַלַּיְתָא בָּעֵינָא. דְּבֵיתְהוּ דְּרַב אָשֵׁי נָהֲלָא קִמְחָא אַגַּבָּא דְּפָתוּרָא. אָמַר רַב אָשֵׁי: הָא דִּידַן, בְּרַתֵּיה דְּרָמֵי בַּר חָמָא, וְרָמֵי בַּר חָמָא מָרָא דְעוֹבָדָא הֲוָה, וְאִי לָאו דַּחֲזַאי מִבֵּי נָשָׁא לָא הֲוָה עָבְדָא.L'épouse de Rav Yossef tamisait de la farine sur le dos du tamis, pour faire la chose de façon inhabituelle. Il lui dit : regarde, moi, c'est du bon pain que je veux ; tu peux donc tamiser normalement. L'épouse de Rav Achi tamisait de la farine sur le dos de la table. Rav Achi dit : celle-ci, la nôtre, mon épouse, est la fille de Rami bar 'Hama, et Rami bar 'Hama était un maître en matière de conduite, scrupuleux dans ses actes ; et si elle ne l'avait pas vu à la maison de son père, elle n'aurait pas agi ainsi : on peut donc apprendre de sa conduite la règle pratique.
- מַתְנִי׳ הוֹלֵךְ אָדָם אֵצֶל חֶנְוָנִי הָרָגִיל אֶצְלוֹ וְאוֹמֵר לוֹ: תֵּן לִי בֵּיצִים וֶאֱגוֹזִים בְּמִנְיָן, שֶׁכֵּן דֶּרֶךְ בַּעַל הַבַּיִת לִהְיוֹת מוֹנֶה בְּתוֹךְ בֵּיתוֹ.MICHNA : Une personne va chez l'épicier dont elle est cliente et lui dit le Yom Tov : donne-moi des œufs et des noix en précisant le nombre, car il est d'usage pour le maître de maison de compter chez lui ; compter ainsi n'a donc pas l'allure d'une transaction.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: הוֹלֵךְ אָדָם אֵצֶל רוֹעֶה הָרָגִיל אֶצְלוֹ וְאוֹמֵר לוֹ: תֵּן לִי גְּדִי אֶחָד אוֹ טָלֶה אֶחָד. אֵצֶל טַבָּח הָרָגִיל אֶצְלוֹ וְאוֹמֵר לוֹ: תֵּן לִי כַּף אַחַת אוֹ יָרֵךְ אַחַת. אֵצֶל פַּטָּם הָרָגִיל אֶצְלוֹ וְאוֹמֵר לוֹ: תֵּן לִי תּוֹר אֶחָד אוֹ גּוֹזָל אֶחָד. אֵצֶל נַחְתּוֹם הָרָגִיל אֶצְלוֹ וְאוֹמֵר לוֹ: תֵּן לִי כִּכָּר אֶחָד אוֹ גְּלוּסְקָא אַחַת.GUEMARA : Nos Maîtres ont enseigné : une personne va chez le berger dont elle est cliente et lui dit : donne-moi un chevreau ou un agneau. Elle va chez le boucher dont elle est cliente et lui dit : donne-moi une épaule ou une cuisse. Elle va chez l'éleveur de volailles engraissées dont elle est cliente et lui dit : donne-moi une tourterelle ou un pigeonneau. Elle va chez le boulanger dont elle est cliente et lui dit : donne-moi une miche ou une glouska (pain fin).
- וְאֵצֶל חֶנְוָנִי הָרָגִיל אֶצְלוֹ וְאוֹמֵר לוֹ: תֵּן לִי עֶשְׂרִים בֵּיצִים, אוֹ חֲמִשִּׁים אֱגוֹזִים, עֲשָׂרָה אֲפַרְסְקִין, וַחֲמִשָּׁה רִמּוֹנִים וְאֶתְרוֹג אֶחָד. וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יַזְכִּיר לוֹ סְכוּם מִדָּה. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יַזְכִּיר לוֹ סְכוּם מִקָּח.Et elle va chez l'épicier dont elle est cliente et lui dit : donne-moi vingt œufs, ou cinquante noix, dix pêches, cinq grenades et un etrog (cédrat), pourvu qu'il ne lui mentionne pas de total de mesure, tel qu'un kav ou plusieurs kav. Rabbi Chimon ben Elazar dit : pourvu qu'il ne lui mentionne pas de total de prix, c'est-à-dire la somme d'argent.
הֲדַרַן עֲלָךְ אֵין צָדִין
Nous reviendrons à toi, Ein Tsadin (chapitre « On ne piège pas »)- הַמֵּבִיא כַּדֵּי יַיִן מִמָּקוֹם לְמָקוֹם — לֹא יְבִיאֵם בְּסַל וּבְקוּפָּה, אֲבָל מֵבִיא הוּא עַל כְּתֵפוֹ אוֹ לְפָנָיו. וְכֵן הַמּוֹלִיךְ אֶת הַתֶּבֶן — לֹא יַפְשִׁיל אֶת הַקּוּפָּה לַאֲחוֹרָיו, אֲבָל מְבִיאָהּ הוּא בְּיָדוֹ. וּמַתְחִילִיןMICHNA : Celui qui apporte des jarres de vin d'un endroit à un autre le Yom Tov ne les apportera pas dans un panier ni dans une corbeille, à la manière des jours ordinaires, mais il en apporte une ou deux sur son épaule ou devant lui. De même, celui qui transporte de la paille ne rejettera pas la corbeille derrière lui, mais il l'apporte à la main. Et on commence à prendre
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