Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַה שֶּׁאֵין כֵּן בְּבֵיצָה!ce qui n'est pas le cas pour l'œuf ! Pour l'œuf pondu le jour de fête, les deux jours de Roch Hachana sont en effet considérés comme une seule sainteté ; on n'a été indulgent que pour le mort.
- אֲמַר לֵיהּ: אֲנָא כִּנְהַרְדָּעֵי סְבִירָא לִי, דְּאָמְרִי אַף בְּבֵיצָה. וּמַאי דַּעְתָּיךְ — דִּלְמָא מְעַבְּרִי לֵיהּ לֶאֱלוּל? הָאָמַר רַב חִינָּנָא בַּר כָּהֲנָא: מִימוֹת עֶזְרָא וְאֵילָךְ לֹא מָצִינוּ אֱלוּל מְעוּבָּר.Amémar lui a dit : Moi, je suis l'opinion des Sages de Nehardéa, qui disent : les deux jours sont indépendants, même pour l'œuf. Et quelle est ton idée ? Peut-être rendra-t-on le mois d'Eloul plein, de trente jours, si bien que le second jour serait le vrai Roch Hachana ? Mais Rav 'Hinana bar Kahana n'a-t-il pas dit : Depuis l'époque d'Ezra, nous n'avons pas trouvé d'Eloul plein.
- וְאֵין אוֹפִין פִּתִּין גְּרִיצִין אֶלָּא רְקִיקִין. תָּנוּ רַבָּנַן, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: אֵין אוֹפִין פַּת עָבָה בְּפֶסַח, וּבֵית הִלֵּל מַתִּירִין. וְכַמָּה פַּת עָבָה — אָמַר רַב הוּנָא: טֶפַח. שֶׁכֵּן מָצִינוּ בְּלֶחֶם הַפָּנִים, טֶפַח.La Michna enseigne : « Et l'on ne cuit pas de pains épais, mais seulement des pains fins. » Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Beit Chammaï disent : On ne cuit pas de pain épais à Pessa'h, car il risquerait de lever, et Beit Hillel permettent. Et quelle épaisseur fait un pain épais permis par Beit Hillel ? Rav Houna a dit : Un téfa'h (un palme), car nous trouvons de même pour les pains de proposition au Temple, qui sont non levés : un téfa'h.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב יוֹסֵף: אִם אָמְרוּ בִּזְרִיזִין — יֹאמְרוּ בְּשֶׁאֵינָן זְרִיזִין? אִם אָמְרוּ בְּפַת עֲמִלָה — יֹאמְרוּ בְּפַת שֶׁאֵינָהּ עֲמִלָה?Rav Yossef s'y est opposé : S'ils l'ont dit pour des gens diligents, tels que les boulangers du Temple, le diront-ils pour ceux qui ne sont pas diligents ? S'ils l'ont dit pour un pain bien travaillé, tel que les pains de proposition, le diront-ils pour un pain qui n'est pas bien travaillé ?
- אִם אָמְרוּ בְּעֵצִים יְבֵשִׁים — יֹאמְרוּ בְּעֵצִים לַחִים? אִם אָמְרוּ בַּתַּנּוּר חַם — יֹאמְרוּ בְּתַנּוּר צוֹנֵן? אִם אָמְרוּ בְּתַנּוּר שֶׁל מַתֶּכֶת — יֹאמְרוּ בְּתַנּוּר שֶׁל חֶרֶס?S'ils l'ont dit pour du bois sec, qui servait au Temple, le diront-ils pour du bois humide ? S'ils l'ont dit pour un four chaud, celui du Temple, le diront-ils pour un four froid ? S'ils l'ont dit pour un four de métal, qui chauffe vite, le diront-ils pour un four d'argile ?
- אָמַר רַב יִרְמְיָה בַּר אַבָּא: שְׁאֵלִית אֶת רַבִּי בְּיִחוּד, וּמַנּוּ — רַב: מַאי פַּת עָבָה? פַּת מְרוּבָּה.Rav Yirmeya bar Abba a dit : J'ai interrogé mon maître en particulier, et qui est-ce ? Rav : Qu'est-ce qu'un pain épais ? Un pain en grande quantité, une grande masse de pâte ; il ne s'agit pas de la crainte de la levée, mais d'un effort superflu le jour de fête.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי, אָמַר רַב יִרְמְיָה בַּר אַבָּא אָמַר רַב: שְׁאֵלִית אֶת רַבִּי בְּיִחוּד, וּמַנּוּ — רַבֵּינוּ הַקָּדוֹשׁ: מַאי פַּת עָבָה? פַּת מְרוּבָּה. וְאַמַּאי קָרוּ לֵיהּ פַּת עָבָה? מִשּׁוּם דִּנְפִישָׁא בְּלִישָׁה. אִי נָמֵי, בְּאַתְרֵיהּ דְּהַאי תַּנָּא, פַּת מְרוּבָּה — פַּת עָבָה קָרוּ לֵיהּCertains disent : Rav Yirmeya bar Abba a dit que Rav a dit : J'ai interrogé mon maître en particulier, et qui est-ce ? Notre saint Maître (Rabbi Yehouda HaNassi) : Qu'est-ce qu'un pain épais ? Un pain en grande quantité. Et pourquoi l'appellent-ils pain épais ? Parce qu'il est abondant au pétrissage. Ou bien, dans le lieu de ce Tanna (Sage de l'époque de la Michna), un pain en grande quantité, on l'appelait pain épais.
- מִכְּדִי מִשּׁוּם דְּקָטָרַח טִרְחָא דְּלָא צְרִיךְ הוּא, מַאי אִרְיָא פֶּסַח? אֲפִילּוּ בִּשְׁאָר יָמִים טוֹבִים נָמֵי! אִין הָכִי נָמֵי. וְתַנָּא, בְּיוֹם טוֹב דְּפֶסַח קָאֵי. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: אֵין אוֹפִין פַּת מְרוּבָּה בְּיוֹם טוֹב, וּבֵית הִלֵּל מַתִּירִין.La Guemara demande : Or, puisque c'est parce qu'il se donne une peine inutile, pourquoi précisément Pessa'h ? Même les autres jours de fête aussi ! Elle répond : Oui, c'est bien le cas. Et le Tanna traitait alors du jour de fête de Pessa'h. Il a aussi été enseigné ainsi : Beit Chammaï disent : On ne cuit pas de pain en grande quantité le Yom Tov (jour de fête), et Beit Hillel permettent.
- מַתְנִי׳ אַף הוּא אָמַר שְׁלֹשָׁה דְּבָרִים לְהָקֵל: מְכַבְּדִין בֵּית הַמִּטּוֹת, וּמַנִּיחִין אֶת הַמּוּגְמָר בְּיוֹם טוֹב, וְעוֹשִׂין גְּדִי מְקוּלָּס בְּלֵילֵי פְסָחִים. וַחֲכָמִים אוֹסְרִין.MICHNA : Lui aussi, Rabban Gamliel, a dit trois choses pour alléger : On balaie la salle des lits (où l'on mange accoudé) ; on met le parfum (encens sur les braises) le Yom Tov ; et l'on prépare un chevreau mekoulas (rôti entier, ses pattes et ses entrailles posées à côté de lui) les soirs de Pessa'h. Et les Sages interdisent.
- גְּמָ׳ אָמַר רַב אַסִּי: מַחְלוֹקֶת לְגַמֵּר, אֲבָל לְהָרִיחַ — דִּבְרֵי הַכֹּל מוּתָּר.GUEMARA : Rav Assi a dit : La machlokèt (divergence d'opinions) concerne le fait de parfumer des vêtements ; mais pour sentir l'odeur, c'est, de l'avis de tous, permis.
- מֵיתִיבִי: אֵין מְכַבְּדִין בֵּית הַמִּטּוֹת בְּיוֹם טוֹב, וְשֶׁל בֵּית רַבָּן גַּמְלִיאֵל מְכַבְּדִין. אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בַּר צָדוֹק: פְּעָמִים הַרְבֵּה נִכְנַסְתִּי אַחַר אַבָּא, לְבֵית רַבָּן גַּמְלִיאֵל וְלֹא הָיוּ מְכַבְּדִין בֵּית הַמִּטּוֹת בְּיוֹם טוֹב, אֶלָּא מְכַבְּדִין אוֹתָן מֵעֶרֶב יוֹם טוֹב, וּפוֹרְסִין עֲלֵיהֶם סְדִינִין. לְמָחָר, כְּשֶׁאוֹרְחִים נִכְנָסִין, מְסַלְּקִין אֶת הַסְּדִינִין וְנִמְצָא הַבַּיִת מִתְכַּבֵּד מֵאֵלָיו. אָמְרוּ לוֹ: אִם כֵּן, אַף בַּשַּׁבָּת מוּתָּר לַעֲשׂוֹת כֵּן.On a objecté : Il est enseigné : On ne balaie pas la salle des lits le Yom Tov, et dans la maison de Rabban Gamliel, on balayait. Rabbi Eliézer bar Tsadok a dit : Bien des fois je suis entré à la suite de mon père dans la maison de Rabban Gamliel, et on ne balayait pas la salle des lits le Yom Tov. Mais on la balayait la veille du Yom Tov et on y étendait des draps. Le lendemain, quand les invités entraient, on enlevait les draps, et la maison se trouvait balayée d'elle-même. Ils lui ont dit : S'il en est ainsi, même à Chabbat il est permis de faire ainsi.
- וְאֵין מַנִּיחִין אֶת הַמּוּגְמָר בְּיוֹם טוֹב, וְשֶׁל בֵּית רַבָּן גַּמְלִיאֵל מַנִּיחִין. אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בַּר צָדוֹק: פְּעָמִים הַרְבֵּה נִכְנַסְתִּי אַחַר אַבָּא לְבֵית רַבָּן גַּמְלִיאֵל, וְלֹא הָיוּ מַנִּיחִין אֶת הַמּוּגְמָר בְּיוֹם טוֹב, אֶלָּא מְבִיאִין עַרְדַּסְקָאוֹת שֶׁל בַּרְזֶל וּמְעַשְּׁנִין אוֹתָן מֵעֶרֶב יוֹם טוֹב, וּפוֹקְקִין נִקְבֵיהֶן מֵעֶרֶב יוֹם טוֹב. לְמָחָר, כְּשֶׁאוֹרְחִים נִכְנָסִין, פּוֹתְחִין אֶת נִקְבֵיהֶן וְנִמְצָא הַבַּיִת מִתְגַּמֵּר מֵאֵלָיו.Et on ne met pas le parfum le Yom Tov, et dans la maison de Rabban Gamliel, on le mettait. Rabbi Eliézer bar Tsadok a dit : Bien des fois je suis entré à la suite de mon père dans la maison de Rabban Gamliel, et on ne mettait pas le parfum le Yom Tov. Mais on apportait des encensoirs de fer, on les enfumait la veille du Yom Tov, et on bouchait leurs trous la veille du Yom Tov. Le lendemain, quand les invités entraient, on ouvrait leurs trous, et la maison se trouvait parfumée d'elle-même.
- אָמְרוּ לוֹ: אִם כֵּן, אַף בַּשַּׁבָּת מוּתָּר לַעֲשׂוֹת כֵּן.Ils lui ont dit : S'il en est ainsi, même à Chabbat il est permis de faire ainsi. On voit donc que la divergence porte sur l'odeur dans la maison, et non sur le parfum des vêtements, contrairement à Rav Assi.
- אֶלָּא, אִי אִתְּמַר הָכִי אִתְּמַר, אָמַר רַב אַסִּי: מַחְלוֹקֶת לְהָרִיחַ, אֲבָל לְגַמֵּר — אָסוּר.Mais alors, si cela a été dit, voici comment cela a été dit : Rav Assi a dit : La machlokèt concerne le fait de sentir l'odeur ; mais parfumer des vêtements est interdit de l'avis de tous.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: מַהוּ לְעַשֵּׁן? רַב יִרְמְיָה בַּר אַבָּא אָמַר רַב: אָסוּר. וּשְׁמוּאֵל אָמַר: מוּתָּר. רַב הוּנָא אָמַר: אָסוּר, מִפְּנֵי שֶׁמְּכַבֶּה. אֲמַר לֵיהּ רַב נַחְמָן: וְנֵימָא מָר — מִפְּנֵי שֶׁמַּבְעִיר? אֲמַר לֵיהּ: תְּחִלָּתוֹ מְכַבֶּה וְסוֹפוֹ מַבְעִיר.Ils ont posé la question : Peut-on enfumer des fruits au parfum ? Rav Yirmeya bar Abba a dit que Rav a dit : C'est interdit. Et Chmouel a dit : C'est permis. Rav Houna a dit : C'est interdit, car il éteint les braises en y jetant la poudre. Rav Na'hman lui a dit : Et que le Maître dise : parce qu'il allume ! Il lui a dit : Au début, il éteint, et à la fin, il allume.
- אָמַר רַב יְהוּדָה: עַל גַּבֵּי גַּחֶלֶת — אָסוּר.Rav Yehouda a dit : Sur une braise, c'est interdit.
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