Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וּמַדְלִיקִין לוֹ אֶת הַנֵּר. מִשּׁוּם רַבִּי יִצְחָק אָמְרוּ: אַף צוֹלִין לוֹ דָּג קָטָן. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: מִי שֶׁלֹּא הִנִּיחַ עֵירוּבֵי תַבְשִׁילִין — אוֹפִין לוֹ פַּת אַחַת, וְטוֹמְנִין לוֹ קְדֵרָה אַחַת, וּמַדְלִיקִין לוֹ אֶת הַנֵּר, וּמְחַמִּין לוֹ קִיתוֹן אֶחָד, וְיֵשׁ אוֹמְרִים: אַף צוֹלִין לוֹ דָּג קָטָן.et on lui allume la lampe. Au nom de Rabbi Its'hak, ils ont dit : On lui fait même griller un petit poisson. Il a été enseigné de même dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Celui qui n'a pas déposé d'érouv tavchilin (plat préparé la veille, qui permet de cuisiner le jour de fête pour Chabbat), on lui cuit un seul pain, on lui garde au chaud une seule marmite, on lui allume la lampe, et on lui chauffe une seule cruche d'eau. Et certains disent : On lui fait même griller un petit poisson.
- רָבָא אָמַר: לְעוֹלָם שֶׁהִנִּיחַ — וְשָׁאנֵי הַטְמָנָה, דְּמוֹכְחָא מִלְּתָא דְּאַדַּעְתָּא דְשַׁבְּתָא קָעָבֵיד.Rava a dit : En réalité, il s'agit du cas où il a déposé un érouv tavchilin, mais garder au chaud est différent, car la chose montre à l'évidence qu'il agit en vue de Chabbat, ce que Beit Chammaï jugent contraire à l'honneur du jour de fête.
- אֵיתִיבֵיהּ אַבָּיֵי: חֲנַנְיָה אוֹמֵר: בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: אֵין אוֹפִין אֶלָּא אִם כֵּן עֵרֵב בְּפַת, וְאֵין מְבַשְּׁלִין אֶלָּא אִם כֵּן עֵרֵב בְּתַבְשִׁיל, וְאֵין טוֹמְנִין אֶלָּא אִם כֵּן הָיוּ לוֹ חַמִּין טְמוּנִין מֵעֶרֶב יוֹם טוֹב. הָא הָיוּ לוֹ חַמִּין טְמוּנִין — מִיהָא עָבֵיד, וְאַף עַל גַּב דְּמוֹכְחָא מִלְּתָא דְּאַדַּעְתָּא דְּשַׁבָּת קָעָבֵיד!Abayé lui a objecté : Une baraïta enseigne : 'Hanania dit : Beit Chammaï disent : On ne cuit au four que si l'on a fait un érouv avec du pain, on ne fait cuire que si l'on a fait un érouv avec un plat cuit, et on ne garde au chaud que si l'on avait de l'eau chaude gardée au chaud depuis la veille du Yom Tov (jour de fête). Donc, s'il avait de l'eau chaude gardée au chaud, il le fait néanmoins, bien que la chose montre à l'évidence qu'il agit en vue de Chabbat !
- אֶלָּא אָמַר אַבָּיֵי: כְּגוֹן שֶׁעֵרַב לָזֶה וְלֹא עֵרַב לְזֶה, וַחֲנַנְיָה הִיא, וְאַלִּיבָּא דְּבֵית שַׁמַּאי.Mais alors, Abayé a dit : Il s'agit du cas où il a fait un érouv pour ceci (il a préparé pain et plat cuit), et n'a pas fait d'érouv pour cela (il n'a pas gardé d'eau au chaud). Et c'est l'opinion de 'Hanania, selon Beit Chammaï.
- וְאֵין זוֹקְפִין אֶת הַמְּנוֹרָה. מַאי קָא עָבֵיד? אָמַר רַב חִינָּנָא בַּר בִּיסְנָא: הָכָא בִּמְנוֹרָה שֶׁל חֻלְיוֹת עָסְקִינַן, דְּמִחֲזֵי כְּבוֹנֶה. דְּבֵית שַׁמַּאי סָבְרִי: יֵשׁ בִּנְיָן בְּכֵלִים, וּבֵית הִלֵּל סָבְרִי: אֵין בִּנְיָן בְּכֵלִים וְאֵין סְתִירָה בְּכֵלִים.La Michna enseigne : « Et on ne redresse pas la menora. » La Guemara demande : Quel acte fait-il ? Redresser une menora n'est pas un travail. Rav 'Hinana bar Bisna a dit : Ici, nous traitons d'une menora à segments qui se sont séparés dans sa chute ; il est interdit de la remonter, car il a l'air de construire. Car Beit Chammaï estiment : Il y a construction pour les ustensiles. Et Beit Hillel estiment : Il n'y a pas de construction pour les ustensiles, et il n'y a pas de démolition pour les ustensiles.
- עוּלָּא אִיקְּלַע לְבֵי רַב יְהוּדָה, קָם שַׁמָּעֵיהּ זְקַף לֵהּ לִשְׁרָגָא. אֵיתִיבֵיהּ רַב יְהוּדָה לְעוּלָּא: הַנּוֹתֵן שֶׁמֶן בַּנֵּר — חַיָּיב מִשּׁוּם מַבְעִיר, וְהַמִּסְתַּפֵּק מִמֶּנּוּ — חַיָּיב מִשּׁוּם מְכַבֶּה! אֲמַר לֵיהּ: לָאו אַדַּעְתַּאי.Oulla s'est rendu chez Rav Yehouda. Le jour de fête, son serviteur s'est levé et a incliné pour lui la lampe, pour détourner l'huile de la mèche et que la lumière s'éteigne plus vite. Rav Yehouda a objecté à Oulla : Une baraïta enseigne : Celui qui met de l'huile dans la lampe à Chabbat est passible pour avoir allumé, et celui qui s'en sert en prenant de l'huile est passible pour avoir éteint ! Oulla lui a dit : Ce n'était pas à ma connaissance.
- אָמַר רַב: קִנְבָא שְׁרֵי.Rav a dit : Retirer le bout charbonneux de la mèche est permis le jour de fête ; ce n'est pas une extinction.
- בְּעָא מִינֵּיהּ אַבָּא בַּר מָרְתָא מֵאַבָּיֵי: מַהוּ לְכַבּוֹת אֶת הַנֵּר מִפְּנֵי דָּבָר אַחֵר? אָמַר לוֹ: אֶפְשָׁר בְּבַיִת אַחֵר.Abba bar Marta a demandé à Abayé : Peut-on éteindre la lampe le jour de fête pour « autre chose » (euphémisme pour les relations conjugales) ? Abayé lui a dit : Non, car c'est possible dans une autre pièce.
- אֵין לוֹ בַּיִת אַחֵר, מַאי? אֶפְשָׁר לַעֲשׂוֹת לוֹ מְחִיצָה. אֵין לוֹ לַעֲשׂוֹת מְחִיצָה, מַאי? אֶפְשָׁר לִכְפּוֹת עָלָיו אֶת הַכְּלִי. אֵין לוֹ כְּלִי, מַאי? אֲמַר לֵיהּ: אָסוּר.S'il n'a pas d'autre pièce, qu'en est-il ? Il est possible de lui faire une cloison avec un drap. S'il n'a pas de quoi faire une cloison, qu'en est-il ? Il est possible de renverser sur elle un récipient. S'il n'a pas de récipient, qu'en est-il ? Abayé lui a dit : C'est interdit.
- אֵיתִיבֵיהּ: אֵין מְכַבִּין אֶת הַבְּקַעַת כְּדֵי לָחוּס עָלֶיהָ, וְאִם בִּשְׁבִיל שֶׁלֹּא יִתְעַשֵּׁן הַבַּיִת אוֹ הַקְּדֵרָה — מוּתָּר! אֲמַר לֵיהּ: הָהִיא רַבִּי יְהוּדָה הִיא, כִּי קָאָמֵינָא אֲנָא, לְרַבָּנַן.Abba bar Marta lui a objecté : Une baraïta enseigne : On n'éteint pas le morceau de bois pour l'épargner, mais si c'est pour que la maison ou la marmite ne soient pas enfumées, c'est permis ! Abayé lui a dit : Celle-là est l'opinion de Rabbi Yehouda, qui permet tout travail pour tous vos besoins ; ce que je dis, moi, c'est selon nos Maîtres.
- בְּעָא מִינֵּיהּ אַבָּיֵי מֵרַבָּה: מַהוּ לְכַבּוֹת אֶת הַדְּלֵקָה בְּיוֹם טוֹב? הֵיכָא דְּאִיכָּא סַכָּנַת נְפָשׁוֹת — לָא קָא מִבַּעְיָא לִי, דַּאֲפִילּוּ בְּשַׁבָּת שְׁרֵי. כִּי קָמִבַּעְיָא לִי מִשּׁוּם אִבּוּד מָמוֹן, מַאי? אֲמַר לֵיהּ: אָסוּר.Abayé a demandé à Rabba : Peut-on éteindre l'incendie le Yom Tov ? Là où il y a un danger de mort, je n'ai pas de question, car c'est permis même à Chabbat. Ma question concerne une perte d'argent : qu'en est-il ? Rabba lui a dit : C'est interdit.
- אֵיתִיבֵיהּ: אֵין מְכַבִּין אֶת הַבְּקַעַת כְּדֵי לְחוּס עָלֶיהָ, וְאִם בִּשְׁבִיל שֶׁלֹּא יִתְעַשֵּׁן הַבַּיִת אוֹ הַקְּדֵרָה — מוּתָּר! הָהִיא רַבִּי יְהוּדָה הִיא, כִּי קָאָמֵינָא אֲנָא, לְרַבָּנַן.Abayé lui a objecté : On n'éteint pas le morceau de bois pour l'épargner, mais si c'est pour que la maison ou la marmite ne soient pas enfumées, c'est permis ! Rabba a répondu : Celle-là est l'opinion de Rabbi Yehouda ; ce que je dis, moi, c'est selon nos Maîtres.
- בְּעָא מִינֵּיהּ רַב אָשֵׁי מֵאַמֵּימָר: מַהוּ לִכְחוֹל אֶת הָעַיִן בְּיוֹם טוֹב? הֵיכָא דְּאִיכָּא סַכָּנָה, כְּגוֹן: רִירָא, דִּיצָא, דְּמָא, דִּמְעֲתָא, וְקַדַּחְתָּא, וּתְחִלַּת אוּכְלָא — לָא מִבַּעְיָא לִי, דַּאֲפִילּוּ בְּשַׁבָּת שְׁרֵי. כִּי קָמִבַּעְיָא לִי, סוֹף אוּכְלָא וּפַצּוֹחֵי עֵינָא, מַאי? אֲמַר לֵיהּ: אָסוּר.Rav Achi a demandé à Amémar : Peut-on mettre du collyre sur l'œil le Yom Tov ? Là où il y a danger, par exemple pour les affections appelées rira, ditsa, dema, dimata et kada'hta, et pour le début d'une inflammation, je n'ai pas de question, car c'est permis même à Chabbat. Ma question concerne la fin de l'inflammation et le fait de rendre sa clarté à l'œil : qu'en est-il ? Amémar lui a dit : C'est interdit.
- אֵיתִיבֵיהּ: אֵין מְכַבִּין אֶת הַבְּקַעַת, וְשַׁנִּי לֵיהּ כִּדְשַׁנִּין.Rav Achi lui a objecté : On n'éteint pas le morceau de bois, etc. Et il lui a répondu comme nous avons répondu plus haut : c'est l'opinion de Rabbi Yehouda.
- אַמֵּימָר שָׁרֵי לְמִכְחַל עֵינָא מִגּוֹי בְּשַׁבְּתָא. אִיכָּא דְּאָמְרִי: אַמֵּימָר גּוּפֵיהּ כְּחַל עֵינָא מִגּוֹי בְּשַׁבְּתָא. אֲמַר לֵיהּ רַב אָשֵׁי לְאַמֵּימָר: מַאי דַּעְתָּיךְ — דְּאָמַר עוּלָּא בְּרֵיהּ דְּרַב עִילַּאי כׇּל צׇרְכֵי חוֹלֶה עוֹשִׂין עַל יְדֵי גּוֹי בְּשַׁבָּת, וְאָמַר רַב הַמְנוּנָא: כׇּל דָּבָר שֶׁאֵין בּוֹ סַכָּנָה — אוֹמֵר לְגוֹי וְעוֹשֶׂה.Amémar a permis de se faire mettre du collyre sur l'œil par un non-Juif à Chabbat. Certains disent : Amémar lui-même s'est fait mettre du collyre sur l'œil par un non-Juif à Chabbat. Rav Achi a dit à Amémar : Quelle est ton idée ? Sans doute ce qu'a dit Oulla, fils de Rav Ilaï : Tous les besoins d'un malade qui n'est pas en danger se font par un non-Juif à Chabbat ; et Rav Hamnouna a dit : Pour toute chose qui ne comporte pas de danger, on le dit au non-Juif, et il le fait.
- הָנֵי מִילֵּי, הֵיכָא דְּלָא מְסַיַּיע בַּהֲדֵיהּ. אֲבָל מָר קָא מְסַיַּיע בַּהֲדֵיהּ, דְּקָא עָמֵיץ וּפָתַח! אֲמַר לֵיהּ: אִיכָּא רַב זְבִיד דְּקָאֵי כְּוָתָךְ, וְשַׁנַּיי לֵיהּ: מְסַיֵּיעַ אֵין בּוֹ מַמָּשׁ.Mais cela ne vaut que là où le Juif ne l'aide pas. Or toi, Maître, tu l'aides, puisque tu fermes et ouvres l'œil pour faire pénétrer le collyre ! Amémar lui a dit : Il y a Rav Zevid, qui se tient sur la même position que toi, et qui m'a fait la même objection, et je lui ai répondu : Celui qui aide ne compte pas. Son acte est trop mineur pour être considéré comme un travail.
- אַמֵּימָר שְׁרָא לְמִכְחַל עֵינָא בְּיוֹם טוֹב שֵׁנִי שֶׁל רֹאשׁ הַשָּׁנָה. אֲמַר לֵיהּ רַב אָשֵׁי לְאַמֵּימָר, וְהָאָמַר רָבָא: מֵת בְּיוֹם טוֹב רִאשׁוֹן — יִתְעַסְּקוּ בּוֹ עַמְמִין, בְּיוֹם טוֹב שֵׁנִי — יִתְעַסְּקוּ בּוֹ יִשְׂרָאֵל. וַאֲפִילּוּ בִּשְׁנֵי יָמִים טוֹבִים שֶׁל רֹאשׁ הַשָּׁנָה,Amémar a permis de mettre du collyre sur l'œil le second jour de fête de Roch Hachana. Rav Achi a dit à Amémar : Mais Rava n'a-t-il pas dit : Si quelqu'un meurt le premier jour de fête, que des non-Juifs s'occupent de lui ; le second jour de fête, observé en diaspora, que des Juifs s'occupent de lui. Et ceci, même lors des deux jours de fête de Roch Hachana,
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