Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- ״לָכֶם״ — וְלֹא לִכְלָבִים, דִּבְרֵי רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: אֲפִילּוּ נֶפֶשׁ בְּהֵמָה בַּמַּשְׁמָע. אִם כֵּן, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״לָכֶם״ — לָכֶם וְלֹא לְגוֹיִם.« Pour vous » (Exode 12, 16) : pour vous, et non pour les chiens ; telles sont les paroles de Rabbi Yossé HaGuelili. Rabbi Akiva dit : lorsque le verset dit « toute âme », même l'âme de l'animal est incluse dans ce qui est entendu. S'il en est ainsi, que vient enseigner le verset en disant « pour vous » ? Cela signifie : pour vous, et non pour les non-Juifs.
- וּמָה רָאִיתָ לְרַבּוֹת אֶת הַכְּלָבִים וּלְהוֹצִיא אֶת הַגּוֹיִם? מְרַבֶּה אֲנִי אֶת הַכְּלָבִים — שֶׁמְּזוֹנוֹתָן עָלֶיךָ, וּמוֹצִיא אֲנִי אֶת הַגּוֹיִם — שֶׁאֵין מְזוֹנוֹתָן עָלֶיךָ.La Guemara (discussion des Amoraïm) demande : Et qu'as-tu vu pour inclure les chiens parmi ceux pour qui l'on peut travailler le jour de fête, et pour exclure les non-Juifs ? Elle explique : J'inclus les chiens, car leur nourriture t'incombe, et j'exclus les non-Juifs, car leur nourriture ne t'incombe pas.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי לְרַב יוֹסֵף: וּלְרַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי, דְּאָמַר ״לָכֶם״ וְלֹא לִכְלָבִים, הָנֵי סוּפְלֵי לְחֵיוָתָא הֵיכִי שָׁדֵינַן לְהוּ בְּיוֹם טוֹב?Abayé a dit à Rav Yossef : Et selon Rabbi Yossé HaGuelili, qui a dit : « pour vous », et non pour les chiens, ces noyaux de dattes que l'on donne aux bêtes, comment les leur jetons-nous le Yom Tov (jour de fête) ? Impropres à la consommation humaine, ils devraient être mouktsé (interdits de déplacement).
- אֲמַר לֵיהּ: הוֹאִיל וַחֲזוּ לְהַסָּקָה. תִּינַח בְּיַבִּישְׁתָּא, בְּרַטִּיבְתָּא מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? אֲמַר לֵיהּ: חֲזוּ לְהֶיסֵּק גָּדוֹל.Rav Yossef lui a dit : On peut les déplacer, puisqu'ils sont bons pour le chauffage. Abayé objecte : Cela convient pour les noyaux secs ; pour les humides, qui brûlent mal, que peut-on dire ? Rav Yossef lui a dit : Ils sont bons pour un grand feu, qui les dessèche.
- תִּינַח בְּיוֹם טוֹב, בְּשַׁבָּת מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? מְטַלְטְלִינַן לְהוּ אַגַּב רִיפְתָּא. כְּדִשְׁמוּאֵל, דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: עוֹשֶׂה אָדָם כׇּל צָרְכּוֹ בְּפַת.Abayé objecte encore : Cela convient le Yom Tov, où il est permis d'alimenter un feu ; mais à Chabbat, que peut-on dire ? Rav Yossef répond : Nous les déplaçons avec du pain, en les posant sur une miche que l'on déplace, conformément à l'opinion de Chmouel, car Chmouel a dit : Un homme fait tout ce dont il a besoin au moyen du pain, sans craindre de le traiter avec mépris tant qu'il reste mangeable.
- וּפְלִיגָא דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי, דְּאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: מְזַמְּנִין אֶת הַגּוֹי בְּשַׁבָּת, וְאֵין מְזַמְּנִין אֶת הַגּוֹי בְּיוֹם טוֹב, גְּזֵרָה שֶׁמָּא יַרְבֶּה בִּשְׁבִילוֹ.La Guemara remarque : Et la règle de Rav Houna, qui permet de cuire pour un non-Juif lorsqu'un Juif peut en manger, s'oppose à celle de Rabbi Yehochoua ben Lévi. Car Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit : On invite le non-Juif à un repas à Chabbat, car on ne cuira certainement pas pour lui ce jour-là, mais on n'invite pas le non-Juif le Yom Tov, par décret, de peur qu'on n'en prépare davantage à cause de lui.
- רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב אָמַר: אֲפִילּוּ בְּשַׁבָּת נָמֵי לָא, מִשּׁוּם שִׁיּוּרֵי כוֹסוֹת. אִי הָכִי, דִּידַן נָמֵי! דִּידַן חֲזוּ לְתַרְנְגוֹלִין. דִּידְהוּ נָמֵי חֲזוּ לְתַרְנְגוֹלִין! דִּידְהוּ — אִיסּוּרֵי הֲנָאָה נִינְהוּ.Rav A'ha bar Yaakov a dit : Même à Chabbat non plus, on ne l'invitera pas, à cause des restes de vin dans les coupes : le vin auquel un non-Juif a touché est interdit, donc mouktsé, et l'on risquerait de le déplacer. La Guemara demande : S'il en est ainsi, les nôtres aussi devraient être interdits, car ces restes sont inutilisables ! Elle répond : Les nôtres sont bons pour les poules. Elle objecte : Les leurs aussi sont bons pour les poules ! Elle répond : Les leurs sont des choses dont il est interdit de tirer profit, et ils ne peuvent donc pas être déplacés.
- וּלְטַלְטְלִינְהוּ אַגַּב כָּסָא? מִי לָא אָמַר רָבָא: מְטַלְטְלִין כָּנוּנָא אַגַּב קִטְמֵיהּ, אַף עַל גַּב דְּאִיכָּא עֲלֵיהּ שִׁבְרֵי עֵצִים!La Guemara demande : Et que l'on déplace ces restes avec la coupe, qui est un ustensile permis ! Rava n'a-t-il pas dit : On déplace une pelle à braises à cause de sa cendre, qui sert à couvrir les saletés, bien qu'il s'y trouve des débris de bois inutilisables ?
- הָתָם — לָאו אִיסּוּרֵי הֲנָאָה נִינְהוּ, הָכָא — אִיסּוּרֵי הֲנָאָה נִינְהוּ.La Guemara répond : Là, les débris de bois ne sont pas des choses dont il est interdit de tirer profit, mais seulement mouktsé ; ici, le vin de la coupe du non-Juif est une chose dont il est interdit de tirer profit, ce qui est plus sévère.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא מִדִּפְתִּי לְרָבִינָא: וְלֶהֱוֵי כִּגְרָף שֶׁל רְעִי! אֲמַר לֵיהּ: וְכִי עוֹשִׂין גְּרָף שֶׁל רְעִי לְכַתְּחִלָּה?Rav A'ha de Difti a dit à Ravina : Et que ce soit comme un pot de chambre, que l'on peut enlever à cause de sa répugnance ; on devrait de même pouvoir retirer ces restes de la table. Ravina lui a dit : Mais fait-on un pot de chambre a priori ? On peut certes enlever ce qui se trouve déjà là, mais on ne doit pas créer volontairement une telle situation en invitant le non-Juif.
- אַדְבְּרֵיהּ רָבָא לְמָר שְׁמוּאֵל, וּדְרַשׁ: מְזַמְּנִין אֶת הַגּוֹי בְּשַׁבָּת, וְאֵין מְזַמְּנִין אֶת הַגּוֹי בְּיוֹם טוֹב, גְּזֵרָה שֶׁמָּא יַרְבֶּה בִּשְׁבִילוֹ. מָרִימָר וּמַר זוּטְרָא, כִּי הֲוָה מִקְּלַע לְהוּ גּוֹי בְּיוֹם טוֹב, אָמְרִי לֵיהּ: אִי נִיחָא לָךְ בְּמַאי דִּטְרִיחָא לַן מוּטָב, וְאִי לָא — טִרְחָא יַתִּירָא אַדַּעְתָּא דִּידָךְ לָא טָרְחִינַן.Rava a fait de Mar Chmouel son orateur, et il a enseigné : On invite le non-Juif à un repas à Chabbat, mais on n'invite pas le non-Juif le Yom Tov, par décret, de peur qu'on n'en prépare davantage à cause de lui. Marimar et Mar Zoutra, lorsqu'un non-Juif se présentait chez eux le Yom Tov, lui disaient : Si ce que nous avons préparé pour nous te convient, tant mieux ; sinon, nous ne prendrons pas de peine supplémentaire à ton intention.
- מַתְנִי׳ בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: לֹא יָחֵם אָדָם חַמִּין לְרַגְלָיו אֶלָּא אִם כֵּן רְאוּיִין לִשְׁתִיָּה. וּבֵית הִלֵּל מַתִּירִין. עוֹשֶׂה אָדָם מְדוּרָה וּמִתְחַמֵּם כְּנֶגְדָּהּ.MICHNA : Beit Chammaï disent : Un homme ne chauffera pas d'eau le Yom Tov pour ses pieds, à moins qu'elle ne soit propre à la boisson. Mais Beit Hillel permettent. Un homme fait un feu et se chauffe devant lui.
- גְּמָ׳ אִיבַּעְיָא לְהוּ: הַאי מְדוּרָה מַאן קָתָנֵי לַהּ? דִּבְרֵי הַכֹּל הִיא, וְשָׁנֵי לְהוּ לְבֵית שַׁמַּאי בֵּין הֲנָאַת כׇּל גּוּפוֹ לַהֲנָאַת אֵבֶר אֶחָד, אוֹ דִלְמָא בֵּית הִלֵּל קָתָנֵי לַהּ, אֲבָל בֵּית שַׁמַּאי לָא שָׁנֵי לְהוּ?GUEMARA : Ils ont posé la question : Cette règle sur le feu, qui l'enseigne ? Sont-ce les paroles de tous, Beit Chammaï distinguant entre le bienfait de tout le corps et le bienfait d'un seul membre, de sorte que se chauffer tout entier est assimilé à la nourriture ? Ou peut-être est-ce Beit Hillel qui l'enseignent, tandis que pour Beit Chammaï il n'y a pas de différence ?
- תָּא שְׁמַע, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: לֹא יַעֲשֶׂה אָדָם מְדוּרָה וְיִתְחַמֵּם כְּנֶגְדָּהּ. וּבֵית הִלֵּל מַתִּירִין.Viens et entends une preuve d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Beit Chammaï disent : Un homme ne fera pas de feu pour se chauffer devant lui. Et Beit Hillel permettent. Cette règle de la Michna n'est donc conforme qu'à Beit Hillel.
- מַתְנִי׳ שְׁלֹשָׁה דְּבָרִים רַבָּן גַּמְלִיאֵל מַחְמִיר כְּדִבְרֵי בֵּית שַׁמַּאי: אֵין טוֹמְנִין אֶת הַחַמִּין לְכַתְּחִלָּה בְּיוֹם טוֹב, וְאֵין זוֹקְפִין אֶת הַמְּנוֹרָה בְּיוֹם טוֹב, וְאֵין אוֹפִין פִּתִּין גְּרִיצִין אֶלָּא רְקִיקִין. אָמַר רַבָּן גַּמְלִיאֵל: מִימֵיהֶן שֶׁל בֵּית אַבָּא לֹא הָיוּ אוֹפִין פִּתִּין גְּרִיצִין אֶלָּא רְקִיקִין. אָמְרוּ לוֹ: מָה נַעֲשֶׂה לְבֵית אָבִיךְ, שֶׁהָיוּ מַחְמִירִין עַל עַצְמָן וּמְקִילִּין לְכׇל יִשְׂרָאֵל לִהְיוֹת אוֹפִין פִּתִּין גְּרִיצִין וַחֲרָרִין.MICHNA : Sur trois choses Rabban Gamliel est sévère, selon les paroles de Beit Chammaï : On ne garde pas au chaud l'eau chaude a priori le Yom Tov pour le Chabbat qui suit ; on ne redresse pas la menora (le chandelier) tombée le Yom Tov ; et l'on ne cuit pas de pains épais, mais seulement des pains fins. Rabban Gamliel a dit : De tout temps, dans la maison de mon père, on ne cuisait pas de pains épais, mais seulement des pains fins. Ils lui ont dit : Que pouvons-nous faire pour la maison de ton père, qui était sévère envers elle-même et indulgente pour tout Israël, en leur permettant de cuire des pains épais et des galettes cuites sur la braise ?
- גְּמָ׳ הֵיכִי דָמֵי? אִי דְּאַנַּח עֵירוּבֵי תַבְשִׁילִין — מַאי טַעְמָא דְּבֵית שַׁמַּאי? וְאִי דְּלָא אַנַּח עֵירוּבֵי תַבְשִׁילִין — מַאי טַעְמָא דְּבֵית הִלֵּל? אָמַר רַב הוּנָא: לְעוֹלָם אֵימָא לָךְ שֶׁלֹּא הִנִּיחַ עֵירוּבֵי תַבְשִׁילִין, וּכְדֵי חַיָּיו שָׁרוּ לֵיהּ רַבָּנַן.GUEMARA : À propos de l'eau gardée au chaud, la Guemara demande : Quel est le cas ? S'il a déposé un érouv tavchilin (plat préparé la veille, qui permet de cuisiner le Yom Tov pour Chabbat), quelle est la raison de Beit Chammaï ? Et s'il n'a pas déposé d'érouv tavchilin, quelle est la raison de Beit Hillel ? Rav Houna a dit : En réalité, je te dirai qu'il s'agit du cas où il n'a pas déposé d'érouv tavchilin, mais que nos Maîtres lui ont permis ce qui est nécessaire à sa subsistance.
- וְרַב הוּנָא לְטַעְמֵיהּ, דְּאָמַר רַב הוּנָא: מִי שֶׁלֹּא הִנִּיחַ עֵירוּבֵי תַבְשִׁילִין — אוֹפִין לוֹ פַּת אַחַת, וּמְבַשְּׁלִין לוֹ קְדֵרָה אַחַת,La Guemara remarque : Et Rav Houna reste ici fidèle à sa position, car Rav Houna a dit : Celui qui n'a pas déposé d'érouv tavchilin, on lui cuit un seul pain, on lui fait cuire une seule marmite,
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