Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הוּרְצָה, עַל מְנָת לְהַקְטִיר אֵימוּרִין לָעֶרֶב. אִם זָרַק, דִּיעֲבַד — אִין, לְכַתְּחִלָּה — לָא! בִּשְׁלָמָא לְרָבָא נִיחָא, אֶלָּא לְרַבָּה בַּר רַב הוּנָא קַשְׁיָא! קַשְׁיָא. וְאִיבָּעֵית אֵימָא: שָׁאנֵי שְׁבוּת שַׁבָּת מִשְּׁבוּת יוֹם טוֹב.il est agréé, à condition de brûler les émourim (parties destinées à l'autel) le soir. La Guemara en déduit : « s'il a aspergé » : après coup, oui ; à priori, non ! Cela se comprend selon Rava, mais selon Rabba bar Rav Houna, c'est difficile ! C'est en effet difficile. Et si tu veux, dis : l'interdit rabbinique du Chabbat diffère de l'interdit rabbinique du Yom Tov (jour de fête), les Sages ayant été plus stricts pour le Chabbat.
- בְּעָא מִנֵּיהּ רַב אַוְיָא סָבָא מֵרַב הוּנָא: בְּהֵמָה חֶצְיָהּ שֶׁל גּוֹי וְחֶצְיָהּ שֶׁל יִשְׂרָאֵל, מַהוּ לְשׇׁחְטָהּ בְּיוֹם טוֹב? אָמַר לֵיהּ: מוּתָּר. אֲמַר לֵיהּ: וְכִי מָה בֵּין זֶה לִנְדָרִים וּנְדָבוֹת? אֲמַר לֵיהּ: עוֹרְבָא פָּרַח!Rav Avia l'Ancien a demandé à Rav Houna : une bête dont la moitié appartient à un non-Juif et la moitié à un Juif, peut-on l'abattre le Yom Tov ? Il lui a dit : c'est permis. Il lui a dit : et quelle différence entre cela et les vœux et les dons (offrandes promises par vœu ou apportées volontairement) ? Ceux-ci sont aussi en partie pour le Très-Haut et en partie pour les hommes, et pourtant ils sont interdits. Pour détourner son attention, Rav Houna lui a dit : un corbeau s'envole !
- כִּי נְפַק אֲמַר לֵיהּ רַבָּה בְּרֵיהּ: לָאו הַיְינוּ רַב אַוְיָא סָבָא דְּמִשְׁתַּבַּח לֵיהּ מָר בְּגַוֵּיהּ דְּגַבְרָא רַבָּה הוּא? אֲמַר לֵיהּ: וּמָה אֶעֱבֵיד לֵיהּ, אֲנִי הַיּוֹם ״סַמְּכוּנִי בָּאֲשִׁישׁוֹת רַפְּדוּנִי בַּתַּפּוּחִים״, וּבְעָא מִינַּאי מִלְּתָא דְּבָעֲיָא טַעְמָא.Lorsqu'il fut sorti, Rabba, son fils, lui a dit : n'est-ce pas Rav Avia l'Ancien, dont le Maître vante qu'il est un grand homme ? Pourquoi l'as-tu éconduit ? Il lui a dit : et que pouvais-je faire pour lui ? Je suis aujourd'hui dans l'état de « Soutenez-moi avec des gâteaux, ranimez-moi avec des pommes » (Cantique des Cantiques 2, 5) – épuisé par mon enseignement et ayant besoin de manger –, et il m'a demandé une chose qui exige un raisonnement.
- וְטַעְמָא מַאי? בְּהֵמָה חֶצְיָהּ שֶׁל גּוֹי וְחֶצְיָהּ שֶׁל יִשְׂרָאֵל מוּתָּר לְשׇׁחְטָהּ בְּיוֹם טוֹב, דְּאִי אֶפְשָׁר לִכְזַיִת בָּשָׂר בְּלֹא שְׁחִיטָה. אֲבָל נְדָרִים וּנְדָבוֹת אָסוּר לְשׇׁחְטָן בְּיוֹם טוֹב, דְּכֹהֲנִים כִּי קָא זָכוּ — מִשֻּׁלְחַן גָּבוֹהַּ קָא זָכוּ.Et quelle est la raison ? Une bête dont la moitié appartient à un non-Juif et la moitié à un Juif, il est permis de l'abattre le Yom Tov, car il est impossible d'obtenir un kazayit (volume d'une olive) de viande sans abattage. Mais les vœux et les dons, il est interdit de les abattre le Yom Tov, car les Cohanim (prêtres), lorsqu'ils acquièrent leur part, l'acquièrent de la table du Très-Haut : l'abattage est donc entièrement fait pour le Très-Haut.
- אָמַר רַב חִסְדָּא בְּהֵמָה חֶצְיָהּ שֶׁל גּוֹי וְחֶצְיָהּ שֶׁל יִשְׂרָאֵל — מוּתָּר לְשׇׁחְטָהּ בְּיוֹם טוֹב, דְּאִי אֶפְשָׁר לִכְזַיִת בָּשָׂר בְּלֹא שְׁחִיטָה. עִיסָּה חֶצְיָהּ שֶׁל גּוֹי וְחֶצְיָהּ שֶׁל יִשְׂרָאֵל — אָסוּר לֶאֱפוֹתָהּ בְּיוֹם טוֹב, דְּהָא אֶפְשָׁר לֵיהּ לְמִפְלְגַהּ בְּלֵישָׁה.Rav 'Hisda a dit : une bête dont la moitié appartient à un non-Juif et la moitié à un Juif, il est permis de l'abattre le Yom Tov, car il est impossible d'obtenir un kazayit de viande sans abattage. Une pâte dont la moitié appartient à un non-Juif et la moitié à un Juif, il est interdit de la cuire le Yom Tov, car il lui est possible de la partager au pétrissage.
- מֵתִיב רַב חָנָא בַּר חֲנִילַאי: עִיסַּת כְּלָבִים בִּזְמַן שֶׁהָרוֹעִין אוֹכְלִין מִמֶּנָּה — חַיֶּיבֶת בְּחַלָּה, וּמְעָרְבִין בָּהּ, וּמִשְׁתַּתְּפִין בָּהּ, וּמְבָרְכִין עָלֶיהָ, וּמְזַמְּנִין עָלֶיהָ, וְנֶאֱפֵת בְּיוֹם טוֹב, וְאָדָם יוֹצֵא בָּהּ יְדֵי חוֹבָתוֹ בַּפֶּסַח.Rav 'Hana bar 'Hanilaï a objecté d'une Michna : une pâte pour chiens, lorsque les bergers en mangent, est soumise à la 'hala (prélèvement sur la pâte), on peut en faire un érouv de cours, et un chitouf d'impasses, on la bénit, on fait le zimoun (invitation à l'action de grâce) sur elle, elle est cuite le Yom Tov, et l'on s'acquitte par elle de son obligation à Pessa'h.
- וְאַמַּאי? וְהָא אֶפְשָׁר לֵיהּ לְמִפְלְגַהּ בְּלֵישָׁה! שָׁאנֵי עִיסַּת כְּלָבִים, הוֹאִיל וְאֶפְשָׁר לְפַיְּיסָן בִּנְבֵלָה.Et pourquoi ? Il lui est pourtant possible de la partager au pétrissage ! La Guemara répond : la pâte pour chiens est différente, puisqu'il est possible de les apaiser avec une charogne, et toute la pâte serait alors mangée par des hommes.
- וּמִי אִית לֵיהּ לְרַב חִסְדָּא ״הוֹאִיל״? וְהָא אִתְּמַר: הָאוֹפֶה מִיּוֹם טוֹב לְחוֹל, רַב חִסְדָּא אָמַר: לוֹקֶה, רַבָּה אָמַר: אֵינוֹ לוֹקֶה.Et Rav 'Hisda admet-il le principe de « puisque » ? Mais il a été dit : celui qui cuit du Yom Tov pour un jour profane, Rav 'Hisda a dit : il reçoit les coups ; Rabba a dit : il ne reçoit pas les coups.
- רַב חִסְדָּא אָמַר: לוֹקֶה, לָא אָמְרִינַן ״הוֹאִיל וּמִקַּלְעִי לֵיהּ אוֹרְחִים חֲזֵי לֵיהּ — הַשְׁתָּא נָמֵי חֲזֵי לֵיהּ״. רַבָּה אָמַר: אֵינוֹ לוֹקֶה, אָמְרִינַן ״הוֹאִיל״.Rav 'Hisda a dit : il reçoit les coups, car nous ne disons pas : « Puisque, si des invités lui arrivaient, ce serait utile pour lui, maintenant aussi c'est utile pour lui. » Rabba a dit : il ne reçoit pas les coups, car nous disons « puisque ».
- אֶלָּא: לָא תֵּימָא ״הוֹאִיל וְאֶפְשָׁר״, אֶלָּא כְּגוֹן דְּאִית לֵיהּ נְבֵלָה, דְּוַדַּאי אֶפְשָׁר לְפַיְּיסַן בִּנְבֵלָה.Plutôt, ne dis pas « puisqu'il est possible », mais il s'agit du cas où il a une charogne, de sorte qu'il est assurément possible de les apaiser avec la charogne.
- בְּעוֹ מִנֵּיהּ מֵרַב הוּנָא: הָנֵי בְּנֵי בָּאגָא דִּרְמוֹ עֲלַיְיהוּ קִמְחָא דִּבְנֵי חֵילָא מַהוּ לֶאֱפוֹתָהּ בְּיוֹם טוֹב? אֲמַר (לֵיהּ): חֲזֵינָא אִי יָהֲבִי לֵיהּ רִפְתָּא לְיָנוֹקָא וְלָא קָפְדִי, כׇּל חֲדָא וַחֲדָא חַזְיָא לְיָנוֹקָא, וּשְׁרֵי. וְאִי לָאו — אָסוּר.Ils ont demandé à Rav Houna : ces habitants d'un village à qui on a imposé la farine des troupes, peut-on la cuire le Yom Tov ? Il leur a dit : nous examinons : si l'on donne du pain à un enfant sans qu'ils y regardent, chacun des pains est apte pour l'enfant, et c'est permis ; sinon, c'est interdit.
- וְהָתַנְיָא: מַעֲשֶׂה בְּשִׁמְעוֹן הַתִּימְנִי שֶׁלֹּא בָּא אֶמֶשׁ לְבֵית הַמִּדְרָשׁ. בְּשַׁחֲרִית מְצָאוֹ [רַבִּי] יְהוּדָה בֶּן בָּבָא, אָמַר לוֹ: מִפְּנֵי מָה לֹא בָּאתָ אֶמֶשׁ לְבֵית הַמִּדְרָשׁ? אָמַר לוֹ: בַּלֶּשֶׁת בָּאָה לְעִירֵנוּ, וּבִקְּשָׁה לַחְטוֹף אֶת כָּל הָעִיר, וְשָׁחַטְנוּ לָהֶם עֵגֶל וְהֶאֱכַלְנוּם, וּפְטַרְנוּם לְשָׁלוֹם.Mais il a été enseigné dans une baraïta : il arriva que Chimon le Timnite ne vint pas la veille au soir à la maison d'étude. Le matin, [Rabbi] Yehouda ben Bava le trouva et lui dit : pourquoi n'es-tu pas venu hier soir à la maison d'étude ? Il lui dit : une troupe de pillards est venue dans notre ville et a voulu tout piller dans la ville. Nous avons abattu pour eux un veau, nous les avons nourris et nous les avons congédiés en paix.
- אָמַר לוֹ: תָּמֵהַּ אֲנִי אִם לֹא יָצָא שְׂכַרְכֶם בְּהֶפְסֵדְכֶם, שֶׁהֲרֵי אָמְרָה תּוֹרָה: ״לָכֶם״ — וְלֹא לְגוֹיִם. וְאַמַּאי? הָא חֲזֵי לְמֵיכַל מִינֵּיהּ!Il lui a dit : je m'étonnerais si votre gain n'est pas parti dans votre perte, car la Torah a dit : « pour vous » (Exode 12, 16), et non pour les non-Juifs. Et pourquoi ? Il était pourtant possible d'en manger !
- אָמַר רַב יוֹסֵף: עֵגֶל טְרֵפָה הֲוַאי. וְהָא חֲזֵי לִכְלָבִים!Rav Yossef a dit : c'était un veau tréfa (atteint d'une lésion mortelle, interdit à la consommation). Mais il était apte pour les chiens !
- תַּנָּאֵי הִיא. דְּתַנְיָא: ״אַךְ אֲשֶׁר יֵאָכֵל לְכׇל נֶפֶשׁ הוּא לְבַדּוֹ יֵעָשֶׂה לָכֶם״, מִמַּשְׁמַע שֶׁנֶּאֱמַר ״לְכׇל נֶפֶשׁ״, שׁוֹמֵעַ אֲנִי אֲפִילּוּ נֶפֶשׁ בְּהֵמָה בַּמַּשְׁמָע, כְּעִנְיָן שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּמַכֵּה נֶפֶשׁ בְּהֵמָה יְשַׁלְּמֶנָּה״, תַּלְמוּד לוֹמַר ״לָכֶם״.C'est une divergence entre Tannaïm, car il a été enseigné : « Seul ce qui sera mangé par toute âme, cela seul pourra être fait pour vous » (Exode 12, 16). De ce qui est dit, « par toute âme », je comprends que même l'âme d'une bête est incluse, comme il est dit : « Celui qui frappe l'âme d'une bête la paiera » (Lévitique 24, 18). C'est pourquoi le verset enseigne : « pour vous ».
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