Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֲבָל נְדָרִים וּנְדָבוֹת — דִּבְרֵי הַכֹּל אֵין קְרֵיבִין בְּיוֹם טוֹב.Mais les vœux et les dons (offrandes promises par vœu ou apportées volontairement), de l'avis de tous, ne sont pas offerts le Yom Tov (jour de fête) lui-même, comme l'ont dit Oula et Rav Ada bar Ahava.
- וְהָנֵי תַּנָּאֵי כִּי הָנֵי תַּנָּאֵי, דְּתַנְיָא: אֵין מְבִיאִין תּוֹדָה בְּחַג הַמַּצּוֹת, מִפְּנֵי חָמֵץ שֶׁבָּהּ. וְלָא בָּעֲצֶרֶת — מִפְּנֵי שֶׁהוּא יוֹם טוֹב. אֲבָל מֵבִיא אָדָם תּוֹדָתוֹ בְּחַג הַסּוּכּוֹת.Et ces Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna) qui divergent à ce sujet sont comme ces autres Tannaïm, car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : on n'apporte pas de toda (sacrifice d'action de grâce) à la fête des Matsot, à cause du 'hamets (pain levé) qui l'accompagne – la toda comporte en effet dix pains levés. Ni à Atséret (Chavouot), parce que c'est un Yom Tov sans demi-fête où l'offrir. Mais on apporte sa toda à la fête de Soukot.
- רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: הֲרֵי הוּא אוֹמֵר ״בְּחַג הַמַּצּוֹת וּבְחַג הַשָּׁבוּעוֹת וּבְחַג הַסֻּכּוֹת״, כֹּל שֶׁבָּא בְּחַג הַמַּצּוֹת — בָּא בְּחַג הַשָּׁבוּעוֹת וּבְחַג הַסּוּכּוֹת, וְכֹל שֶׁלֹּא בָּא בְּחַג הַמַּצּוֹת — אֵינוֹ בָּא בְּחַג הַשָּׁבוּעוֹת וּבְחַג הַסּוּכּוֹת. רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: מֵבִיא אָדָם תּוֹדָתוֹ בְּחַג הַסּוּכּוֹת, וְיוֹצֵא בָּהּ יְדֵי חוֹבָתוֹ מִשּׁוּם שִׂמְחָה, וְאֵין יוֹצֵא בָּהּ מִשּׁוּם חֲגִיגָה.Rabbi Chimon dit : voici qu'il (le verset) dit : « à la fête des Matsot, à la fête de Chavouot et à la fête de Soukot » (Deutéronome 16, 16), pour enseigner que tout sacrifice qui vient à la fête des Matsot vient à la fête de Chavouot et à la fête de Soukot, et tout sacrifice qui ne vient pas à la fête des Matsot ne vient ni à la fête de Chavouot ni à la fête de Soukot. Rabbi Élazar, fils de Rabbi Chimon, dit : on apporte sa toda à la fête de Soukot, et on s'acquitte par elle de son obligation au titre de la joie de la fête, qui s'accomplit en mangeant de la viande de sacrifice, mais on ne s'en acquitte pas au titre de la 'haguiga (sacrifice de fête obligatoire).
- אָמַר מָר: אֵין מְבִיאִין תּוֹדָה בְּחַג הַמַּצּוֹת — מִפְּנֵי חָמֵץ שֶׁבָּהּ. פְּשִׁיטָא! אָמַר רַב אַדָּא בְּרֵיהּ דְּרַב יִצְחָק, וְאָמְרִי לַהּ רַב שְׁמוּאֵל בַּר אַבָּא: הָכָא בְּאַרְבָּעָה עָשָׂר עָסְקִינַן, וְקָסָבַר: אֵין מְבִיאִין קָדָשִׁים לְבֵית הַפְּסוּל.Le Maître a dit dans cette baraïta : on n'apporte pas de toda à la fête des Matsot, à cause du 'hamets qui l'accompagne. C'est évident ! Pourquoi le préciser ? Rav Ada, fils de Rav Yits'hak, a dit, et certains le rapportent au nom de Rav Chmouel bar Abba : ici, nous traitons du quatorze Nissan, veille de Pessa'h, et ce Tanna pense qu'on n'amène pas des sacrifices à une situation de disqualification : le temps permis pour les manger serait écourté, car le 'hamets n'est permis que jusqu'à la quatrième heure, et il risquerait de devenir un reste invalidé.
- וְלֹא בָּעֲצֶרֶת — מִפְּנֵי שֶׁהוּא יוֹם טוֹב. קָסָבַר: נְדָרִים וּנְדָבוֹת אֵין קְרֵיבִין בְּיוֹם טוֹב.Ni à Atséret, parce que c'est un Yom Tov. Ce Tanna pense que les vœux et les dons ne sont pas offerts le Yom Tov.
- אֲבָל מֵבִיא אָדָם תּוֹדָתוֹ בְּחַג הַסּוּכּוֹת. אֵימַת? אִילֵּימָא בְּיוֹם טוֹב עַצְמוֹ — וְהָא אָמְרַתְּ: וְלֹא בָּעֲצֶרֶת מִפְּנֵי שֶׁהוּא יוֹם טוֹב! אֶלָּא בְּחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד.Mais on apporte sa toda à la fête de Soukot. Quand ? Si l'on dit le Yom Tov même, mais tu as dit : ni à Atséret, parce que c'est un Yom Tov ! Cela devrait s'appliquer aussi à Soukot. Plutôt, il s'agit de ses jours intermédiaires.
- רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: הֲרֵי הוּא אוֹמֵר ״בְּחַג הַמַּצּוֹת וּבְחַג הַשָּׁבוּעוֹת וּבְחַג הַסּוּכּוֹת״, כׇּל שֶׁבָּא בְּחַג הַמַּצּוֹת — בָּא בְּחַג הַשָּׁבוּעוֹת וּבְחַג הַסּוּכּוֹת, וְכׇל שֶׁלֹּא בָּא בְּחַג הַמַּצּוֹת — אֵינוֹ בָּא בְּחַג הַשָּׁבוּעוֹת וּבְחַג הַסּוּכּוֹת. מַתְקֵיף לַהּ רַבִּי זֵירָא: הַשְׁתָּא סַלּוֹתֵי מְסַלְּתִינַן, נְדָרִים וּנְדָבוֹת מִבַּעְיָא?!Rabbi Chimon dit : voici qu'il dit : « à la fête des Matsot, à la fête de Chavouot et à la fête de Soukot » : tout sacrifice qui vient à la fête des Matsot vient à la fête de Chavouot et à la fête de Soukot, et tout sacrifice qui ne vient pas à la fête des Matsot ne vient ni à la fête de Chavouot ni à la fête de Soukot. Il semble donc interdire la toda même pendant les jours intermédiaires. Rabbi Zeira s'y est opposé : maintenant que, durant ces jours, nous coupons du bois sur pied pour les besoins de la fête, les vœux et les dons, faut-il le demander ?! Ils sont assurément permis.
- אָמַר אַבָּיֵי: בְּהַקְרָבָה כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דִּשְׁרֵי. כִּי פְּלִיגִי, לְמֵיקַם עֲלֵיהּ בְּ״בַל תְּאַחֵר״.Abayé a dit : concernant l'offrande elle-même aux jours intermédiaires, tout le monde s'accorde à dire que c'est permis. Là où ils divergent, c'est pour déterminer quand on transgresse l'interdit de bal te'a'hèr (« tu ne tarderas pas » à acquitter ton vœu ; Deutéronome 23, 22).
- תַּנָּא קַמָּא סָבַר: שָׁלֹשׁ רְגָלִים אָמַר רַחֲמָנָא — אֲפִילּוּ שֶׁלֹּא כְּסִדְרָן.Le premier Tanna pense que le Miséricordieux a dit trois fêtes de pèlerinage, même pas dans leur ordre : dès que trois fêtes sont passées après le vœu, quelle que soit celle par laquelle on a commencé, on transgresse. C'est pourquoi il conseille d'apporter la toda à Soukot.
- וְרַבִּי שִׁמְעוֹן סָבַר: כְּסִדְרָן — אִין, שֶׁלֹּא כְּסִדְרָן — לָא.Et Rabbi Chimon pense : dans leur ordre (Pessa'h, Chavouot, Soukot), oui, on transgresse ; pas dans leur ordre, non.
- רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: מֵבִיא אָדָם תּוֹדָתוֹ בְּחַג הַסּוּכּוֹת. אֵימַת? אִילֵּימָא בְּחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד — הַיְינוּ תַּנָּא קַמָּא. אֶלָּא בְּיוֹם טוֹב, וְקָסָבַר נְדָרִים וּנְדָבוֹת קְרֵיבִין בְּיוֹם טוֹב.Rabbi Élazar, fils de Rabbi Chimon, dit : on apporte sa toda à la fête de Soukot. Quand ? Si l'on dit durant ses jours intermédiaires, c'est l'avis du premier Tanna. Plutôt, il s'agit du Yom Tov lui-même, et il pense que les vœux et les dons sont offerts le Yom Tov.
- וּמַאי שְׁנָא חַג הַסּוּכּוֹת דְּנָקֵט? רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן לְטַעְמֵיהּ, דְּתַנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: לֹא יֵאָמֵר ״חַג הַסּוּכּוֹת״, שֶׁבּוֹ הַכָּתוּב מְדַבֵּר. לָמָּה נֶאֱמַר — לוֹמַר שֶׁזֶּה אַחֲרוֹן.Et qu'a de particulier la fête de Soukot pour qu'il la mentionne ? Rabbi Élazar, fils de Rabbi Chimon, suit son raisonnement, car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Chimon dit : il n'était pas nécessaire de dire « la fête de Soukot », car c'est d'elle que le verset parle déjà. Pourquoi est-ce dit ? Pour dire que celle-ci est la dernière des trois fêtes, pour bal te'a'hèr.
- רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: לוֹמַר שֶׁזֶּה גּוֹרֵם.Rabbi Élazar, fils de Rabbi Chimon, dit : c'est pour dire que celle-ci cause le bal te'a'hèr : même si l'on a fait le vœu juste avant Soukot, on transgresse une fois la fête passée.
- וְיוֹצֵא בָּהּ מִשּׁוּם שִׂמְחָה, וְאֵינוֹ יוֹצֵא בָּהּ מִשּׁוּם חֲגִיגָה. פְּשִׁיטָא! דָּבָר שֶׁבְּחוֹבָה הִיא, וְכׇל דָּבָר שֶׁבְּחוֹבָה אֵינוֹ בָּא אֶלָּא מִן הַחוּלִּין!Et on s'en acquitte au titre de la joie, mais on ne s'en acquitte pas au titre de la 'haguiga. C'est évident ! C'est une chose obligatoire, et toute chose obligatoire ne vient que du profane, non d'un animal déjà dû à un autre titre.
- לָא צְרִיכָא, דְּאַף עַל גַּב דְּפָרֵישׁ.Ce n'est nécessaire que pour enseigner que, même s'il a précisé en faisant son vœu qu'il s'acquitterait aussi de la 'haguiga, il ne s'en acquitte pas.
- כְּדִבְעָא מִנֵּיהּ רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ מֵרַבִּי יוֹחָנָן: הָאוֹמֵר הֲרֵי עָלַי תּוֹדָה וְאֵצֵא בָּהּ יְדֵי חֲגִיגָה, הֲרֵינִי נָזִירComme l'a demandé Rabbi Chimon ben Lakich à Rabbi Yo'hanan : celui qui dit : « Il m'incombe d'apporter une toda, et je m'acquitterai par elle de ma 'haguiga » ; ou : « Je suis nazir (consacré par un vœu de naziréat)
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