Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וַאֲגַלַּח מִמְּעוֹת מַעֲשֵׂר שֵׁנִי, מַהוּ? אֲמַר לֵיהּ: נָדוּר, וְאֵינוֹ יוֹצֵא. נָזִיר, וְאֵינוֹ מְגַלֵּחַ.et je me raserai avec l'argent du ma'asser chéni (seconde dîme), c'est-à-dire : j'achèterai avec cet argent les sacrifices de la fin du naziréat, qu'en est-il ? Il lui a dit : pour la toda (sacrifice d'action de grâce), il a fait un vœu valable, mais il ne s'acquitte pas de la 'haguiga (sacrifice de fête obligatoire). Pour le naziréat, il est nazir, mais il ne se rase pas avec cet argent.
- הָהוּא גַּבְרָא דַּאֲמַר לְהוּ: הַבוּ לֵיהּ אַרְבַּע מְאָה זוּזֵי לִפְלוֹנִי, וְלִנְסֵיב בְּרַתִּי. אָמַר רַב פָּפָּא: אַרְבַּע מְאָה — שָׁקֵיל, וּבְרַתֵּיה — אִי בָּעֵי נָסֵיב, אִי בָּעֵי — לָא נָסֵיב.Un certain homme, sur son lit de mort, leur a dit : « Donnez quatre cents zouz (pièces d'argent) à un tel, et qu'il épouse ma fille. » Rav Pappa a dit : les quatre cents zouz, il les prend, et quant à sa fille, s'il veut, il l'épouse, s'il veut, il ne l'épouse pas.
- טַעְמָא דְּאָמַר הַבוּ לֵיהּ וְלִנְסֵיב, אֲבָל אִי אָמַר לִנְסֵיב וְהַבוּ לֵיהּ, אִי נָסֵיב — שָׁקֵיל, וְאִי לָא נָסֵיב — לָא שָׁקֵיל.La raison en est qu'il a dit : « Donnez-lui, et qu'il épouse » ; mais s'il a dit : « Qu'il épouse, et donnez-lui », s'il l'épouse, il prend l'argent, et s'il ne l'épouse pas, il ne le prend pas.
- יָתֵיב מָרִימָר וְקָאָמַר לְהָא שְׁמַעְתָּא מִשְּׁמֵיהּ דְּנַפְשֵׁיהּ. אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְמָרִימָר: אַתּוּן הָכִי מַתְנִיתוּ לַהּ, אֲנַן כְּדִבְעָא מִינֵּיהּ רֵישׁ לָקִישׁ מֵרַבִּי יוֹחָנָן מַתְנִינַן לַהּ.Marimar était assis et disait cette tradition sur la toda et le nazir en son propre nom. Ravina a dit à Marimar : vous, vous l'enseignez ainsi, comme un énoncé, nous, nous l'enseignons comme ce que Rech Lakich a demandé à Rabbi Yo'hanan.
- תָּנֵי תַּנָּא קַמֵּיהּ דְּרַבִּי יִצְחָק בַּר אַבָּא: ״וַיַּקְרֵב אֶת הָעוֹלָה וַיַּעֲשֶׂהָ כַּמִּשְׁפָּט״, כְּמִשְׁפַּט עוֹלַת נְדָבָה. לִמֵּד עַל עוֹלַת חוֹבָה שֶׁטְּעוּנָה סְמִיכָה.Un Tanna (répétiteur de baraïtot) a enseigné devant Rabbi Yits'hak bar Abba : « Il offrit l'ola (holocauste) et la fit selon la règle » (Lévitique 9, 16), c'est-à-dire selon la règle de l'ola de don volontaire. Cela enseigne, au sujet de l'ola obligatoire, qu'elle requiert la semikha (imposition des mains sur la tête de l'animal).
- אֲמַר לֵיהּ: דַּאֲמַר לָךְ מַנִּי — בֵּית שַׁמַּאי הִיא, דְּלָא גָּמְרִי שַׁלְמֵי חוֹבָה מִשַּׁלְמֵי נְדָבָה. דְּאִי בֵּית הִלֵּל, כֵּיוָן דְּגָמְרִי שַׁלְמֵי חוֹבָה מִשַּׁלְמֵי נְדָבָה, עוֹלַת חוֹבָה נָמֵי לָא תִּבְעֵי קְרָא, דְּגָמְרִי מֵעוֹלַת נְדָבָה.Rabbi Yits'hak lui a dit : celui qui t'a dit cela, selon qui est-ce ? C'est l'avis de Beit Chamaï, qui n'apprennent pas les chelamim (sacrifices de paix) obligatoires des chelamim de don. Car si c'était Beit Hillel, puisqu'ils apprennent les chelamim obligatoires des chelamim de don, l'ola obligatoire non plus ne requerrait pas de verset, car ils l'apprendraient de l'ola de don.
- וּמִמַּאי דְּבֵית הִלֵּל שַׁלְמֵי חוֹבָה מִשַּׁלְמֵי נְדָבָה גָּמְרִי? דִּלְמָא מֵעוֹלַת חוֹבָה גָּמְרִי, וְעוֹלַת חוֹבָה גּוּפָא בָּעֲיָא קְרָא.La Guemara demande : et d'où sait-on que Beit Hillel apprennent les chelamim obligatoires des chelamim de don ? Peut-être les apprennent-ils de l'ola obligatoire, et l'ola obligatoire elle-même requiert un verset.
- מַאי שְׁנָא מִשַּׁלְמֵי נְדָבָה דְּלָא גָּמְרִי — שֶׁכֵּן מְצוּיִין. מֵעוֹלַת חוֹבָה נָמֵי לָא גָּמְרִי — שֶׁכֵּן כָּלִיל!Qu'y a-t-il de particulier pour qu'ils ne les apprennent pas des chelamim de don ? C'est qu'ils sont fréquents. De l'ola obligatoire non plus, ils ne devraient pas les apprendre, car elle est entièrement brûlée !
- (אֶלָּא) אָתְיָא מִבֵּינַיָּיא.(Plutôt,) cela vient d'entre les deux : les chelamim obligatoires s'apprennent de la combinaison des deux sources, chacune répondant à l'objection soulevée contre l'autre.
- וְסָבְרִי בֵּית שַׁמַּאי שַׁלְמֵי חוֹבָה לָא בָּעוּ סְמִיכָה? וְהָתַנְיָא, אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: לֹא נֶחְלְקוּ בֵּית שַׁמַּאי וּבֵית הִלֵּל עַל הַסְּמִיכָה עַצְמָהּ שֶׁצָּרִיךְ. עַל מָה נֶחְלְקוּ, עַל תֵּכֶף לִסְמִיכָה שְׁחִיטָה. שֶׁבֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: אֵינוֹ צָרִיךְ. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: צָרִיךְ!Et Beit Chamaï pensent-ils que les chelamim obligatoires ne requièrent pas de semikha ? Mais il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yossé a dit : Beit Chamaï et Beit Hillel n'ont pas divergé sur la semikha elle-même, qu'elle est requise. Sur quoi ont-ils divergé ? Sur la règle selon laquelle l'abattage doit suivre immédiatement la semikha. Car Beit Chamaï disent : ce n'est pas requis, et l'on peut faire la semikha dès la veille du Yom Tov (jour de fête) ; et Beit Hillel disent : c'est requis !
- הוּא דְּאָמַר כִּי הַאי תַּנָּא, דְּתַנְיָא: אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה: לֹא נֶחְלְקוּ בֵּית שַׁמַּאי וּבֵית הִלֵּל עַל תֵּכֶף לִסְמִיכָה שְׁחִיטָה שֶׁצָּרִיךְ, עַל מָה נֶחְלְקוּ — עַל הַסְּמִיכָה עַצְמָהּ, שֶׁבֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: אֵינוֹ צָרִיךְ, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: צָרִיךְ.Il (le Tanna de notre Michna) a parlé selon ce Tanna, car il a été enseigné : Rabbi Yossé, fils de Rabbi Yehouda, a dit : Beit Chamaï et Beit Hillel n'ont pas divergé sur la règle selon laquelle l'abattage suit immédiatement la semikha, qu'elle est requise. Sur quoi ont-ils divergé ? Sur la semikha elle-même : car Beit Chamaï disent : elle n'est pas requise, et Beit Hillel disent : elle est requise.
- תָּנוּ רַבָּנַן: מַעֲשֶׂה בְּהִלֵּל הַזָּקֵן שֶׁהֵבִיא עוֹלָתוֹ לָעֲזָרָה לִסְמוֹךְ עָלֶיהָ בְּיוֹם טוֹב. חָבְרוּ עָלָיו תַּלְמִידֵי שַׁמַּאי הַזָּקֵן, אָמְרוּ לוֹ: מָה טִיבָהּ שֶׁל בְּהֵמָה זוֹ? אָמַר לָהֶם: נְקֵבָה הִיא, וּלְזִבְחֵי שְׁלָמִים הֲבֵאתִיהָ. כִּשְׁכֵּשׁ לָהֶם בִּזְנָבָהּ, וְהָלְכוּ לָהֶם.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : il arriva que Hillel l'Ancien apporta son ola à la cour du Temple pour y faire la semikha le Yom Tov. Les disciples de Chamaï l'Ancien s'assemblèrent contre lui et lui dirent : quelle est la nature de cette bête ? Il leur dit : c'est une femelle, et je l'ai amenée pour des sacrifices de chelamim – une ola n'est jamais une femelle ; par humilité, il modifia la vérité pour préserver la paix. Il agita devant eux sa queue, et ils s'en allèrent.
- וְאוֹתוֹ הַיּוֹם גָּבְרָה יָדָם שֶׁל בֵּית שַׁמַּאי עַל בֵּית הִלֵּל, וּבִקְּשׁוּ לִקְבּוֹעַ הֲלָכָה כְּמוֹתָן. וְהָיָה שָׁם זָקֵן אֶחָד מִתַּלְמִידֵי שַׁמַּאי הַזָּקֵן, וּבָבָא בֶּן בּוּטָא שְׁמוֹ, שֶׁהָיָה יוֹדֵעַ שֶׁהֲלָכָה כְּבֵית הִלֵּל, וְשָׁלַחEt ce jour-là, la main de Beit Chamaï l'emporta sur Beit Hillel, et ils voulurent fixer la halakha (loi) selon leur avis. Mais il y avait là un Ancien parmi les disciples de Chamaï l'Ancien, du nom de Bava ben Bouta, qui savait que la halakha est conforme à Beit Hillel, et il envoya chercher
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