Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְאִי אִיתָא, לִיתְנֵי: עָבַר וְאָפָה מוּתָּר! אָמַר רַב אַדָּא בַּר מַתְנָה: תַּנָּא, תַּקַּנְתָּא דְהֶיתֵּרָא — קָתָנֵי, תַּקַּנְתָּא דְאִסּוּרָא — לָא קָתָנֵי.Et s'il en est ainsi, que celui qui a cuit sans avoir fait d'érouv tavchilin (« mélange de plats », plat préparé la veille de Yom Tov, jour de fête, pour pouvoir cuisiner pendant la fête en vue du Chabbat suivant) peut manger son pain, que la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) enseigne simplement : s'il a transgressé et cuit, c'est permis ! Rav Ada bar Matna a dit : cela ne prouve rien, car le Tanna (Sage de l'époque de la Michna) enseigne un remède passant par un acte permis, mais il n'enseigne pas un remède passant par un acte interdit.
- תָּא שְׁמַע: מִי שֶׁהִנִּיחַ עֵירוּבֵי תַבְשִׁילִין — הֲרֵי זֶה אוֹפֶה וּמְבַשֵּׁל וּמַטְמִין, וְאִם רָצָה לֶאֱכוֹל אֶת עֵירוּבוֹ — הָרְשׁוּת בְּיָדוֹ. אֲכָלוֹ עַד שֶׁלֹּא אָפָה עַד שֶׁלֹּא הִטְמִין — הֲרֵי זֶה לֹא יֹאפֶה וְלֹא יְבַשֵּׁל וְלֹא יַטְמִין, לֹא לוֹ וְלֹא לַאֲחֵרִים. וְלֹא אֲחֵרִים אוֹפִין וּמְבַשְּׁלִין לוֹ.Viens et entends une preuve : celui qui a déposé un érouv tavchilin peut cuire au four, cuisiner et enfouir des aliments pour les garder chauds, le jour de Yom Tov pour le Chabbat, et s'il veut manger son érouv, il en a la permission. S'il l'a mangé avant d'avoir cuit, avant d'avoir enfoui, il ne cuira pas, ne cuisinera pas et n'enfouira pas, ni pour lui ni pour d'autres. Et d'autres non plus ne cuisent ni ne cuisinent pour lui.
- אֲבָל מְבַשֵּׁל הוּא לְיוֹם טוֹב, וְאִם הוֹתִיר — הוֹתִיר לַשַּׁבָּת, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יַעֲרִים. וְאִם הֶעֱרִים — אָסוּר!Mais il peut cuisiner pour Yom Tov même, et s'il en a laissé un reste, il l'a laissé pour Chabbat, à condition qu'il n'use pas de ruse, en prétendant cuisiner pour des invités de la fête alors qu'il pense au Chabbat. Et s'il a usé de ruse, c'est interdit de manger ce plat ! On voit donc que ce qui a été cuit de façon interdite est défendu.
- אָמַר רַב אָשֵׁי: הַעֲרָמָה קָא אָמְרַתְּ — שָׁאנֵי הַעֲרָמָה דְּאַחְמִירוּ בַּהּ רַבָּנַן טְפֵי מִמֵּזִיד.Rav Achi a dit : tu parles de ruse ? La ruse est différente, car nos Maîtres se sont montrés plus sévères à son égard qu'envers celui qui transgresse délibérément. Ce dernier sait qu'il faute et peut se repentir, tandis que le rusé se croit dans son droit et d'autres l'imiteraient.
- רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק אָמַר: הָא מַנִּי — חֲנַנְיָה הִיא, וְאַלִּיבָּא דְּבֵית שַׁמַּאי. דְּתַנְיָא, חֲנַנְיָה אוֹמֵר, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: אֵין אוֹפִין אֶלָּא אִם כֵּן עֵרֵב בְּפַת, וְאֵין מְבַשְּׁלִין אֶלָּא אִם כֵּן עֵרֵב בְּתַבְשִׁיל, וְאֵין טוֹמְנִין אֶלָּא אִם כֵּן הָיוּ חַמִּין טְמוּנִין מֵעֶרֶב יוֹם טוֹב.Rav Na'hman bar Its'hak a dit : selon qui est cette baraïta ? C'est selon 'Hananya, d'après l'opinion de Bet Chammaï. Car il a été enseigné dans une baraïta : 'Hananya dit : Bet Chammaï disent : on ne cuit au four que si l'on a fait l'érouv avec du pain, on ne cuisine que si l'on a fait l'érouv avec un plat cuisiné, et on n'enfouit que si des aliments chauds étaient enfouis depuis la veille de Yom Tov.
- ובֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: מְעָרֵב בְּתַבְשִׁיל אֶחָד, וְעוֹשֶׂה בּוֹ כׇּל צָרְכּוֹ.Et Bet Hillel disent : on fait l'érouv avec un seul plat cuisiné, et on fait avec lui tout ce dont on a besoin : cuire, cuisiner et enfouir. 'Hananya, qui rapporte l'opinion sévère de Bet Chammaï, interdit donc aussi après coup, et cette baraïta ne prouve rien.
- (תְּנַן:) הַמְעַשֵּׂר פֵּירוֹתָיו בְּשַׁבָּת, בְּשׁוֹגֵג — יֹאכַל, בְּמֵזִיד — לֹא יֹאכַל. לָא צְרִיכָא, דְּאִית לֵיהּ פֵּירֵי אַחֲרִינֵי.Nous avons appris dans une Michna : celui qui prélève la dîme de ses fruits le Chabbat : s'il l'a fait par inadvertance, il pourra en manger ; délibérément, il n'en mangera pas. La Guemara répond : ce n'est nécessaire que dans le cas où il a d'autres fruits ; il ne souffre donc pas de cette privation, ce qui n'est pas le cas de celui qui n'a pas fait d'érouv.
- תָּא שְׁמַע: הַמַּטְבִּיל כֵּלָיו בַּשַּׁבָּת, בְּשׁוֹגֵג — יִשְׁתַּמֵּשׁ בָּהֶן, בְּמֵזִיד — לֹא יִשְׁתַּמֵּשׁ בָּהֶן.Viens et entends une preuve : celui qui immerge ses ustensiles le Chabbat : s'il l'a fait par inadvertance, il pourra s'en servir ; délibérément, il ne s'en servira pas.
- לָא צְרִיכָא, דְּאִית לֵיהּ מָאנֵי אַחֲרִינֵי. אִי נָמֵי, אֶפְשָׁר בִּשְׁאֵלָה.Ce n'est nécessaire que dans le cas où il a d'autres ustensiles. Ou bien aussi : c'est possible par un emprunt ; il peut emprunter des ustensiles à autrui.
- תָּא שְׁמַע: הַמְבַשֵּׁל בְּשַׁבָּת, בְּשׁוֹגֵג — יֹאכַל, בְּמֵזִיד — לֹא יֹאכַל. אִסּוּרָא דְשַׁבָּת שָׁאנֵי.Viens et entends une preuve : celui qui cuisine le Chabbat : s'il l'a fait par inadvertance, il pourra en manger ; délibérément, il n'en mangera pas. La Guemara répond : l'interdit du Chabbat est différent, car il est passible de lapidation, et l'on ne peut en déduire la règle de celui qui cuit à Yom Tov pour Chabbat.
- בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: שְׁנֵי תַבְשִׁילִין. מַתְנִיתִין דְּלָא כִּי הַאי תַּנָּא, דְּתַנְיָא, אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר: מוֹדִים בֵּית שַׁמַּאי וּבֵית הִלֵּל עַל שְׁנֵי תַבְשִׁילִין שֶׁצָּרִיךְ, עַל מָה נֶחְלְקוּ — עַל דָּג וּבֵיצָה שֶׁעָלָיו, שֶׁבֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים שְׁנֵי תַבְשִׁילִין. ובֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: תַּבְשִׁיל אֶחָד. וְשָׁוִין, שֶׁאִם פִּרְפֵּר בֵּיצָה וְנָתַן לְתוֹךְ הַדָּג, אוֹ שֶׁרִסֵּק קַפְלוֹטוֹת וְנָתַן לְתוֹךְ הַדָּג, שֶׁהֵן שְׁנֵי תַבְשִׁילִין.Il est dit dans la Michna : Bet Chammaï disent : deux plats cuisinés. La Guemara remarque : notre Michna n'est pas conforme à ce Tanna, car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Chimon ben Élazar a dit : Bet Chammaï et Bet Hillel s'accordent pour dire que deux plats cuisinés sont nécessaires. Sur quoi ont-ils divergé ? Sur un poisson avec l'œuf qui se trouve dessus. Car Bet Chammaï disent : il faut deux plats cuisinés, et ce poisson n'en compte que pour un, et Bet Hillel disent : un seul plat cuisiné de ce genre suffit. Et ils s'accordent pour dire que si l'on a émietté un œuf et qu'on l'a mis dans le poisson, ou si l'on a haché des poireaux [kaflotot] et qu'on les a mis dans le poisson, ce sont deux plats cuisinés.
- אָמַר רָבָא: הִלְכְתָא כְּתַנָּא דִּידַן, וְאַלִּיבָּא דְּבֵית הִלֵּל.Rava a dit : la halakha (règle pratique) est conforme à notre Tanna, selon l'opinion de Bet Hillel : un seul plat suffit.
- אֲכָלוֹ אוֹ שֶׁאָבַד — הֲרֵי זֶה לֹא יְבַשֵּׁל עָלָיו וְכוּ׳. אָמַר אַבָּיֵי: נָקְטִינַן, הִתְחִיל בְּעִיסָּתוֹ וְנֶאֱכַל עֵירוּבוֹ — גּוֹמֵר.Il est dit dans la Michna : s'il l'a mangé ou s'il s'est perdu, il ne cuisinera pas en s'appuyant sur lui, etc. Abayé a dit : nous tenons pour établi que s'il a commencé sa pâte et que son érouv a été mangé, il termine de cuire.
- מַתְנִי׳ חָל לִהְיוֹת אַחַר הַשַּׁבָּת — בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: מַטְבִּילִין אֶת הַכֹּל מִלִּפְנֵי הַשַּׁבָּת. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: כֵּלִים מִלִּפְנֵי הַשַּׁבָּת, וְאָדָם בְּשַׁבָּת.Michna : Si Yom Tov tombe après le Chabbat, c'est-à-dire un dimanche, Bet Chammaï disent : on immerge tout avant le Chabbat. Et Bet Hillel disent : les ustensiles, avant le Chabbat ; et l'homme, pendant le Chabbat.
- וְשָׁוִין שֶׁמַּשִּׁיקִין אֶת הַמַּיִם בִּכְלִי אֶבֶן לְטַהֲרָן, אֲבָל לֹא מַטְבִּילִין. וּמַטְבִּילִין מִגַּב לְגַב וּמֵחֲבוּרָה לַחֲבוּרָה.Et ils s'accordent pour dire que l'on met en contact l'eau impure avec l'eau du mikvé (bain rituel) dans un récipient de pierre pour la purifier, mais on n'immerge pas. Et l'on immerge d'un gav à l'autre (d'un motif à l'autre : voir la Guemara) et d'un groupe à l'autre.
- גְּמָ׳ דְּכוּלֵּי עָלְמָא מִיהַת — כְּלִי בְּשַׁבָּת לָא. מַאי טַעְמָא? אָמַר רַבָּה: גְּזֵרָהGuemara : Tout le monde s'accorde, en tout cas, qu'un ustensile, le Chabbat, non, on ne l'immerge pas. Quelle en est la raison ? Rabba a dit : c'est un décret pris par les Sages,
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