Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הַיְינוּ קִלְקוּלָא. אָמַר רָבָא אָמַר רַב חִסְדָּא אָמַר רַב הוּנָא: הֲלָכָה כְּרַבִּי, וּלְאִסּוּר.c'est bien là la dégradation : interdire à tort l'érouv fait que l'on transporte sans érouv, et l'épisode ne prouve donc rien. Rava a dit au nom de Rav 'Hisda, au nom de Rav Houna : la halakha est conforme à Rabbi (Yehouda HaNassi), et pour l'interdit.
- תָּנוּ רַבָּנַן: יוֹם טוֹב שֶׁחָל לִהְיוֹת בְּשַׁבָּת, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: מִתְפַּלֵּל שְׁמֹנֶה, [וְאוֹמֵר] שֶׁל שַׁבָּת בִּפְנֵי עַצְמָהּ, וְשֶׁל יוֹם טוֹב בִּפְנֵי עַצְמָהּ. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: מִתְפַּלֵּל שֶׁבַע, מַתְחִיל בְּשֶׁל שַׁבָּת וּמְסַיֵּים בְּשֶׁל שַׁבָּת, וְאוֹמֵר קְדוּשַּׁת הַיּוֹם בָּאֶמְצַע. רַבִּי אוֹמֵר, אַף חוֹתֵם בָּהּ: ״מְקַדֵּשׁ הַשַּׁבָּת, יִשְׂרָאֵל וְהַזְּמַנִּים״.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Un Yom Tov (jour de fête) qui tombe un Chabbat, Beit Chammaï disent : on prie huit bénédictions dans l'Amida (la prière des dix-huit bénédictions), [et l'on dit] celle de Chabbat à part et celle de Yom Tov à part. Et Beit Hillel disent : on prie sept bénédictions ; on commence par Chabbat, on conclut par Chabbat, et l'on dit la sainteté du jour de fête au milieu. Rabbi dit : on conclut aussi par elle : « Qui sanctifie le Chabbat, Israël et les temps fixés ».
- תָּנֵי תַּנָּא קַמֵּיהּ דְּרָבִינָא: ״מְקַדֵּשׁ יִשְׂרָאֵל וְהַשַּׁבָּת וְהַזְּמַנִּים״. אֲמַר לֵיהּ: אַטּוּ שַׁבָּת יִשְׂרָאֵל מְקַדְּשִׁי לֵיהּ? וְהָא שַׁבָּת מִקַּדְּשָׁא וְקָיְימָא. אֶלָּא אֵימָא: ״מְקַדֵּשׁ הַשַּׁבָּת, יִשְׂרָאֵל וְהַזְּמַנִּים״. אָמַר רַב יוֹסֵף: הֲלָכָה כְּרַבִּי, וְכִדְתָרֵיץ רָבִינָא.Un Tanna (récitant de baraïtot) a récité devant Ravina : « Qui sanctifie Israël, le Chabbat et les temps fixés ». Il lui a dit : est-ce que ce sont les Bnei Israël qui sanctifient le Chabbat ? Le Chabbat n'est-il pas sanctifié et établi depuis les six jours de la Création ? Dis plutôt : « Qui sanctifie le Chabbat, Israël et les temps fixés ». Rav Yossef a dit : la halakha est conforme à Rabbi, et comme l'a formulé Ravina.
- תָּנוּ רַבָּנַן: שַׁבָּת שֶׁחָל לִהְיוֹת בְּרֹאשׁ חוֹדֶשׁ אוֹ בְּחוּלּוֹ שֶׁל מוֹעֵד, עַרְבִית וְשַׁחֲרִית וּמִנְחָה מִתְפַּלֵּל שֶׁבַע, וְאוֹמֵר מֵעֵין הַמְאוֹרָע בָּעֲבוֹדָה, וְאִם לֹא אָמַר — מַחְזִירִין אוֹתוֹ. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: בַּהוֹדָאָה. וּבַמּוּסָפִין מַתְחִיל בְּשֶׁל שַׁבָּת וּמְסַיֵּים בְּשֶׁל שַׁבָּת, וְאוֹמֵר קְדוּשַּׁת הַיּוֹם בָּאֶמְצַע.Nos Maîtres ont enseigné : un Chabbat qui tombe à Roch 'Hodech ou à 'Hol HaMoèd, le soir, le matin et l'après-midi, on prie sept bénédictions et l'on dit un passage relatif à l'événement du jour dans la bénédiction de l'Avoda (le service du Temple) ; et si on ne l'a pas dit, on fait recommencer. Rabbi Eliézer dit : on le dit dans la bénédiction de l'action de grâces. Et aux Moussafim, on commence par Chabbat, on conclut par Chabbat, et l'on dit la sainteté du jour au milieu.
- רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל וְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּנוֹ שֶׁל רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָא אוֹמְרִים: כׇּל מָקוֹם שֶׁהוּזְקַק לְשֶׁבַע, מַתְחִיל בְּשֶׁל שַׁבָּת וּמְסַיֵּים בְּשֶׁל שַׁבָּת וְאוֹמֵר קְדוּשַּׁת הַיּוֹם בָּאֶמְצַע. אָמַר רַב הוּנָא: אֵין הֲלָכָה כְּאוֹתוֹ הַזּוּג.Rabban Chimon ben Gamliel et Rabbi Ichmaël fils de Rabbi Yo'hanan ben Beroka disent : partout où l'on est tenu à sept bénédictions, on commence par Chabbat, on conclut par Chabbat, et l'on dit la sainteté du jour au milieu. Rav Houna a dit : la halakha n'est pas conforme à cette paire.
- אָמַר רַב חִיָּיא בַּר אָשֵׁי אָמַר רַב: מַנִּיחַ אָדָם עֵירוּבֵי תְחוּמִין מִיּוֹם טוֹב לַחֲבֵרוֹ, וּמַתְנֶה.Rav 'Hiya bar Achi a dit au nom de Rav : un homme dépose un érouv te'houmin (fusion des limites de Chabbat) d'un jour de Yom Tov à l'autre — les deux jours de fête de la diaspora — et il pose une condition : si aujourd'hui est Yom Tov, mes paroles sont sans effet, et si c'est demain, que ceci soit mon érouv.
- אָמַר רָבָא: מַנִּיחַ אָדָם עֵירוּבֵי תַבְשִׁילִין מִיּוֹם טוֹב לַחֲבֵירוֹ, וּמַתְנֶה.Rava a dit : un homme dépose un érouv tavchilin (« mélange des plats cuits ») d'un jour de Yom Tov à l'autre, et il pose une condition.
- מַאן דְּאָמַר עֵירוּבֵי תְחוּמִין — כׇּל שֶׁכֵּן עֵירוּבֵי תַבְשִׁילִין, וּמַאן דְּאָמַר עֵירוּבֵי תַבְשִׁילִין — אֲבָל עֵירוּבֵי תְחוּמִין לָא. מַאי טַעְמָא — דִּלְמִקְנֵי שְׁבִיתָה בְּשַׁבְּתָא לָא.Celui qui a dit cela de l'érouv te'houmin le dit à plus forte raison de l'érouv tavchilin. Et celui qui a dit cela de l'érouv tavchilin ne l'a dit que pour lui, mais pour l'érouv te'houmin, non. Quelle est la raison ? Parce qu'on n'acquiert pas de résidence (chevita, lieu de repos) un jour de repos.
- תָּנוּ רַבָּנַן: אֵין אוֹפִין מִיּוֹם טוֹב לַחֲבֵירוֹ. בֶּאֱמֶת אָמְרוּ: מְמַלְּאָה אִשָּׁה כׇּל הַקְּדֵרָה בָּשָׂר, אַף עַל פִּי שֶׁאֵינָהּ צְרִיכָה אֶלָּא לַחֲתִיכָה אַחַת. מְמַלֵּא נַחְתּוֹם חָבִית שֶׁל מַיִם, אַף עַל פִּי שֶׁאֵינוֹ צָרִיךְ אֶלָּא לְקִיתוֹן אֶחָד. אֲבָל לֶאֱפוֹת — אֵינוֹ אוֹפֶה אֶלָּא מַה שֶּׁצָּרִיךְ לוֹ.Nos Maîtres ont enseigné : on ne cuit pas de pain d'un jour de Yom Tov à l'autre. En vérité, ils ont dit : une femme remplit toute la marmite de viande, bien qu'elle n'ait besoin que d'un seul morceau ; un boulanger remplit un tonneau d'eau à chauffer, bien qu'il n'ait besoin que d'une seule cruche. Mais pour cuire au four, on ne cuit que ce dont on a besoin.
- רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: מְמַלְּאָה אִשָּׁה כׇּל הַתַּנּוּר פַּת, מִפְּנֵי שֶׁהַפַּת נֶאֱפֵת יָפֶה בִּזְמַן שֶׁהַתַּנּוּר מָלֵא. אָמַר רָבָא: הֲלָכָה כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר.Rabbi Chimon ben Elazar dit : une femme remplit tout le four de pain, car le pain cuit bien lorsque le four est plein. Rava a dit : la halakha est conforme à Rabbi Chimon ben Elazar.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: מִי שֶׁלֹּא הִנִּיחַ עֵירוּבֵי תַבְשִׁילִין, הוּא נֶאֱסָר וְקִמְחוֹ נֶאֱסָר, אוֹ דִלְמָא: הוּא נֶאֱסָר וְאֵין קִמְחוֹ נֶאֱסָר?Ils ont posé la question : celui qui n'a pas déposé d'érouv tavchilin, lui est-il interdit de cuisiner et sa farine est-elle interdite, ou peut-être lui est-il interdit de cuisiner mais sa farine n'est-elle pas interdite ?
- לְמַאי נָפְקָא מִינַּהּ? לְאַקְנוֹיֵי קִמְחוֹ לַאֲחֵרִים. אִי אָמְרַתְּ הוּא נֶאֱסָר וְקִמְחוֹ נֶאֱסָר — צָרִיךְ לְאַקְנוֹיֵי קִמְחוֹ לַאֲחֵרִים. וְאִי אָמְרַתְּ הוּא נֶאֱסָר וְאֵין קִמְחוֹ נֶאֱסָר — לָא צְרִיךְ לְאַקְנוֹיֵי קִמְחוֹ לַאֲחֵרִים. מַאי?Quelle est la conséquence pratique ? Pour transférer sa farine à d'autres. Si tu dis : lui est interdit et sa farine est interdite, il doit transférer sa farine à d'autres pour qu'ils puissent cuire pour lui. Et si tu dis : lui est interdit mais sa farine n'est pas interdite, il n'a pas besoin de transférer sa farine à d'autres. Qu'en est-il ?
- תָּא שְׁמַע: מִי שֶׁלֹּא הִנִּיחַ עֵירוּבֵי תַבְשִׁילִין, הֲרֵי זֶה לֹא יֹאפֶה וְלֹא יְבַשֵּׁל וְלֹא יַטְמִין, לֹא לוֹ וְלֹא לַאֲחֵרִים. וְלֹא אֲחֵרִים אוֹפִין וּמְבַשְּׁלִין לוֹ. כֵּיצַד הוּא עוֹשֶׂה — מַקְנֶה קִמְחוֹ לַאֲחֵרִים וְאוֹפִין לוֹ וּמְבַשְּׁלִין לוֹ. שְׁמַע מִינַּהּ: הוּא נֶאֱסָר וְקִמְחוֹ נֶאֱסָר, שְׁמַע מִינַּהּ.Viens et entends : celui qui n'a pas déposé d'érouv tavchilin ne cuira pas au four, ne fera pas cuire et ne conservera pas au chaud, ni pour lui ni pour d'autres ; et d'autres ne cuisent ni ne font cuire pour lui. Comment fait-il ? Il transfère sa farine à d'autres, et ils cuisent au four et font cuire pour lui. Déduis-en : lui est interdit et sa farine est interdite. Déduis-en effectivement.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: עָבַר וְאָפָה, מַאי? תָּא שְׁמַע: מִי שֶׁלֹּא הִנִּיחַ עֵירוּבֵי תַבְשִׁילִין, כֵּיצַד הוּא עוֹשֶׂה — מַקְנֶה קִמְחוֹ לַאֲחֵרִים, וַאֲחֵרִים אוֹפִין לוֹ וּמְבַשְּׁלִין לוֹ.Ils ont posé la question : s'il a transgressé et qu'il a cuit, qu'en est-il ? Viens et entends : celui qui n'a pas déposé d'érouv tavchilin, comment fait-il ? Il transfère sa farine à d'autres, et d'autres cuisent au four et font cuire pour lui.
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