Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מִקִּשְׁרֵי אֶצְבְּעוֹתָיו וּלְמַעְלָה.à partir des articulations de ses doigts et au-dessus : il tient le grain sur ses doigts et non dans sa paume, ce qui est inhabituel.
- מַחֲכוּ עֲלַהּ בְּמַעְרְבָא: כֵּיוָן דִּמְשַׁנֵּי — אֲפִילּוּ בְּכוּלַּהּ יְדָא נָמֵי. אֶלָּא אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: מְנַפֵּחַ בְּיָדוֹ אַחַת, וּבְכָל כֹּחוֹ.On en a ri en Occident (en Erets Israël) : puisqu'il modifie sa manière de faire, même avec toute la main cela devrait être permis ! Mais plutôt, Rabbi Elazar a dit : il souffle d'une seule main, et de toute sa force.
- מַתְנִי׳ בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: תַּבְלִין נִדּוֹכִין בְּמָדוֹךְ שֶׁל עֵץ, וְהַמֶּלַח בְּפַךְ וּבְעֵץ הַפָּרוּר. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: תַּבְלִין נִדּוֹכִין כְּדַרְכָּן בְּמָדוֹךְ שֶׁל אֶבֶן, וְהַמֶּלַח בְּמָדוֹךְ שֶׁל עֵץ.Michna (enseignement des Tannaïm) : Beit Chammaï disent : les épices sont pilées à Yom Tov (jour de fête) avec un pilon de bois, et le sel avec un flacon de terre et avec une louche de bois, de façon très différente de la semaine. Et Beit Hillel disent : les épices sont pilées à leur manière habituelle, avec un pilon de pierre, et le sel avec un pilon de bois : il faut un changement, mais ce léger changement suffit.
- גְּמָ׳ דְּכוּלֵּי עָלְמָא מִיהַת מֶלַח בָּעֲיָא שִׁנּוּי. מַאי טַעְמָא? רַב הוּנָא וְרַב חִסְדָּא, חַד אָמַר: כׇּל הַקְּדֵרוֹת כּוּלָּן צְרִיכוֹת מֶלַח, וְאֵין כׇּל הַקְּדֵרוֹת צְרִיכוֹת תַּבְלִין.Guemara (discussion des Amoraïm) : en tout cas, tous s'accordent à dire que le sel exige un changement. Quelle en est la raison ? Rav Houna et Rav 'Hisda en ont discuté. L'un a dit : tous les plats ont besoin de sel, et on aurait donc dû le préparer la veille ; mais tous les plats n'ont pas besoin d'épices, et on ne savait peut-être pas la veille qu'on en aurait besoin.
- וְחַד אָמַר: כׇּל הַתַּבְלִין מְפִיגִין טַעְמָן, וּמֶלַח אֵינָהּ מְפִיגָה טַעְמָהּ.Et l'autre a dit : toutes les épices perdent leur saveur et ne peuvent être préparées à l'avance, mais le sel ne perd pas sa saveur : on aurait pu le préparer la veille.
- מַאי בֵּינַיְיהוּ? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ דְּיָדַע מַאי קְדֵרָה בָּעֵי לְבַשּׁוֹלֵי, אִי נָמֵי בְּמוֹרִיקָא.Quelle différence y a-t-il entre eux ? La différence entre eux porte sur le cas de celui qui savait quel plat il voulait cuisiner : selon la première raison, ses épices exigent un changement, et selon la seconde, non. Ou bien la différence porte sur le safran, qui ne perd pas sa saveur : selon la seconde raison il exige un changement, et selon la première, non, s'il ne savait pas ce qu'il cuisinerait.
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: כׇּל הַנִּדּוֹכִין נִדּוֹכִין כְּדַרְכָּן, וַאֲפִילּוּ מֶלַח. וְהָא אָמְרַתְּ מֶלַח בָּעֲיָא שִׁנּוּי! הוּא דְּאָמַר כִּי הַאי תַּנָּא, דְּתַנְיָא, אָמַר רַבִּי מֵאִיר: לֹא נֶחְלְקוּ בֵּית שַׁמַּאי וּבֵית הִלֵּל עַל הַנִּדּוֹכִין שֶׁנִּדּוֹכִין כְּדַרְכָּן וּמֶלַח עִמָּהֶן,Rav Yehouda a dit que Chmouel a dit : tout ce qui se pile est pilé à sa manière habituelle, même le sel. Mais tu as dit que le sel exige un changement ! Il a parlé selon ce Tanna (Sage de l'époque de la Michna), comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Méïr a dit : Beit Chammaï et Beit Hillel n'ont pas divergé au sujet de ce qui se pile, qu'on pile à sa manière habituelle, avec le sel,
- לֹא נֶחְלְקוּ אֶלָּא לְדוּכָהּ בִּפְנֵי עַצְמָהּ, שֶׁבֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: מֶלַח בְּפַךְ וּבְעֵץ הַפָּרוּר לְצָלִי, אֲבָל לֹא לִקְדֵרָה. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: בְּכׇל דָּבָר. בְּכׇל דָּבָר סָלְקָא דַּעְתָּךְ? אֶלָּא אֵימָא: לְכׇל דָּבָר.ils n'ont divergé que sur le fait de piler le sel seul : Beit Chammaï disent : le sel est pilé avec un flacon et avec une louche de bois, pour un rôti, qui demande peu de sel, mais non pour un plat cuit en marmite. Et Beit Hillel disent : avec toute chose. « Avec toute chose », cela peut-il te venir à l'esprit ? Tous s'accordent à exiger un changement ! Mais dis plutôt : pour toute chose, que ce soit pour un rôti ou pour une marmite.
- אָמַר לֵיהּ רַב אַחָא בַּרְדְּלָא לִבְרֵיהּ: כִּי דָיְיכַת אַצְלִי אַצְלוֹיֵי וְדוּךְ. רַב שֵׁשֶׁת שְׁמַע קָל בּוּכְנָא, אֲמַר: הַאי לָאו מִגַּוֵּויהּ דְּבֵיתַאי הוּא.Rav A'ha Bardela dit à son fils : quand tu piles le sel, incline bien le mortier et pile. Rav Chéchet entendit le bruit d'un pilon à Yom Tov. Il dit : cela ne vient pas de l'intérieur de ma maison, car j'ai interdit aux miens de faire cela.
- וְדִלְמָא אַצְלוֹיֵי אַצְלִי? דְּשַׁמְעֵיהּ דַּהֲוָה צְלִיל קָלֵיהּ. וְדִלְמָא תַּבְלִין הֲווֹ? תַּבְלִין נַבּוֹחֵי מְנַבַּח קָלַיְיהוּ.Mais peut-être inclinaient-ils le mortier ? Non, car il l'avait entendu : son bruit était clair, ce qui n'est pas le cas lorsque le mortier est incliné. Mais peut-être étaient-ce des épices, qu'on pile normalement ? Non : pour les épices, leur bruit est comme un aboiement, qu'il aurait reconnu.
- תָּנוּ רַבָּנַן: אֵין עוֹשִׂין טִיסְנִי, וְאֵין כּוֹתְשִׁין בְּמַכְתֶּשֶׁת. תַּרְתֵּי?! הָכִי קָאָמַר: מַה טַּעַם אֵין עוֹשִׂין טִיסְנִי — לְפִי שֶׁאֵין כּוֹתְשִׁין בְּמַכְתֶּשֶׁת.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : à Yom Tov, on ne fait pas de tisni (gruau de blé concassé en quatre, travail pénible), et on ne broie pas au mortier. Deux affirmations qui ne vont pas ensemble ?! La première implique que d'autres broyages sont permis, et la seconde interdit tout broyage ! Voici ce qu'il veut dire : pour quelle raison ne fait-on pas de tisni ? Parce qu'on ne broie pas au mortier.
- וְלֵימָא: אֵין כּוֹתְשִׁין בְּמַכְתֶּשֶׁת! אִי תָּנֵי אֵין כּוֹתְשִׁין בְּמַכְתֶּשֶׁת, הֲוָה אָמֵינָא: הָנֵי מִילֵּי בְּמַכְתֶּשֶׁת גְּדוֹלָה, אֲבָל בְּמַכְתֶּשֶׁת קְטַנָּה — אֵימָא שַׁפִּיר דָּמֵי, קָא מַשְׁמַע לַן.Et qu'il dise simplement : on ne broie pas au mortier ! S'il avait enseigné : on ne broie pas au mortier, j'aurais dit : cela ne vaut que pour un grand mortier, mais pour un petit mortier, dis-toi que c'est permis, même pour le tisni. Il nous enseigne donc que le tisni est interdit dans tous les cas.
- וְהָתַנְיָא: אֵין כּוֹתְשִׁין בְּמַכְתֶּשֶׁת גְּדוֹלָה, אֲבָל כּוֹתְשִׁין בְּמַכְתֶּשֶׁת קְטַנָּה! אָמַר אַבָּיֵי: כִּי תַּנְיָא נָמֵי מַתְנִיתָא — מַכְתֶּשֶׁת גְּדוֹלָה תַּנְיָא.Mais il a été enseigné dans une baraïta : on ne broie pas au grand mortier, mais on broie au petit mortier ! Abayé a dit : même lorsque cette première baraïta a été enseignée, c'est du grand mortier qu'elle a enseigné : elle énonce deux règles. Le tisni est interdit même au petit mortier, et le grand mortier est interdit pour tout.
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