Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הָא רַבִּי, הָא רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה. דְּתַנְיָא: הִכְנִיס שִׁבֳּלִין לַעֲשׂוֹת מֵהֶן עִיסָּה — אוֹכֵל מֵהֶן עֲרַאי, וּפָטוּר.Celle-ci, la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna), est selon Rabbi (Yehouda HaNassi), celle-là, la Michna, selon Rabbi Yossé, fils de Rabbi Yehouda. Car il a été enseigné dans une baraïta : S'il a rentré des épis pour en faire de la pâte, il peut en manger de façon occasionnelle, et il est exempt de terouma (prélèvement donné au Cohen).
- לְמוֹלְלָן בִּמְלִילוֹת — רַבִּי מְחַיֵּיב וְרַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה פּוֹטֵר.S'il les a rentrés pour les froisser en épis et en manger peu à peu, Rabbi oblige à prélever la terouma et Rabbi Yossé, fils de Rabbi Yehouda, exempte.
- וּלְרַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה נָמֵי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ — כְּגוֹן שֶׁהִכְנִיס שִׁבֳּלִין לַעֲשׂוֹת מֵהֶן עִיסָּה, וְנִמְלַךְ עֲלֵיהֶן לְמוֹלְלָן בְּיוֹם טוֹב, דְּטָבְלָא בְּיוֹמֵיהּ!On objecte : Mais selon Rabbi Yossé, fils de Rabbi Yehouda, aussi, tu trouves une terouma qu'on a le droit de prélever à Yom Tov (jour de fête) : par exemple s'il a rentré des épis pour en faire de la pâte, puis a changé d'avis à leur sujet pour les froisser à Yom Tov : ils deviennent tével (produit dont les prélèvements n'ont pas été faits) le jour même !
- אֶלָּא: מַאי תְּרוּמָה — רוֹב תְּרוּמָה.Mais alors, quelle est la terouma dont parle la Michna ? La plupart des terouma, qui sont prélevées sur du grain battu avant la fête.
- אָמַר אַבָּיֵי: מַחְלוֹקֶת בְּשִׁבֳּלִין. אֲבָל בְּקִטְנִיּוֹת — דִּבְרֵי הַכֹּל אִסּוּרְיָיתָא טָבְלָא.Abayé a dit : La divergence porte sur les épis. Mais pour les légumineuses, tous s'accordent à dire que les bottes sont déjà tével.
- לֵימָא מְסַיַּיע לֵיהּ: מִי שֶׁהָיוּ לוֹ חֲבִילֵי תִלְתָּן שֶׁל טֶבֶל — הֲרֵי זֶה כּוֹתֵשׁ, וּמְחַשֵּׁב כַּמָּה זֶרַע יֵשׁ בָּהֶם, וּמַפְרִישׁ עַל הַזֶּרַע וְאֵינוֹ מַפְרִישׁ עַל הָעֵץ. מַאי לָאו — רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה הִיא, דְּאָמַר: הָתָם לָא טָבְלָא הָכָא טָבְלָא!La Guemara propose : Disons que cet enseignement l'appuie : Celui qui a des bottes de fenugrec à l'état de tével les bat, calcule combien de graines elles contiennent, et prélève sur les graines et non sur la tige. N'est-ce pas selon Rabbi Yossé, fils de Rabbi Yehouda, qui dit : Là-bas, pour les épis, ce n'est pas tével ; ici, pour les bottes, c'est tével !
- לָא, רַבִּי הִיא. אִי רַבִּי הִיא, מַאי אִירְיָא תִּלְתָּן, אֲפִילּוּ שִׁבֳּלִין נָמֵי?On répond : Non, c'est selon Rabbi. On objecte : Si c'est selon Rabbi, pourquoi parler spécialement du fenugrec ? Il en irait de même pour les épis !
- אֶלָּא מַאי, רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה — לַשְׁמְעִינַן שְׁאָר מִינֵי קִטְנִיּוֹת, וְכׇל שֶׁכֵּן תִּלְתָּן.On rétorque : Mais alors, selon Rabbi Yossé, fils de Rabbi Yehouda, qu'il nous enseigne la règle pour les autres espèces de légumineuses, et à plus forte raison pour le fenugrec !
- אֶלָּא תִּלְתָּן אִצְטְרִיכָא לֵיהּ. סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: הוֹאִיל וְטַעַם עֵצוֹ וּפִרְיוֹ שָׁוֶה, לִפְרוֹשׁ נָמֵי אַעֵצוֹ, קָא מַשְׁמַע לַן.Mais c'est du fenugrec qu'il avait besoin de parler : il aurait pu te venir à l'esprit de dire : Puisque le goût de sa tige et celui de son fruit sont identiques, qu'il prélève aussi sur sa tige. Il nous enseigne donc qu'il n'en est rien.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי, אָמַר אַבָּיֵי: מַחְלוֹקֶת בְּשִׁבֳּלִין, אֲבָל בְּקִטְנִיּוֹת דִּבְרֵי הַכֹּל אִסּוּרְיָיתָא לָא טָבְלָא. מֵיתִיבִי: מִי שֶׁהָיוּ לוֹ חֲבִילֵי תִלְתָּן שֶׁל טֶבֶל הֲרֵי זֶה כּוֹתֵשׁ, וּמְחַשֵּׁב כַּמָּה זֶרַע יֵשׁ בָּהֶן, וּמַפְרִישׁ עַל הַזֶּרַע וְאֵינוֹ מַפְרִישׁ עַל הָעֵץ. מַאי לָאו, טֶבֶל טָבוּל שֶׁל תְּרוּמָה!Certains disent qu'Abayé a dit : La divergence porte sur les épis. Mais pour les légumineuses, tous s'accordent à dire que les bottes ne sont pas tével. La Guemara objecte : Celui qui a des bottes de fenugrec à l'état de tével les bat, calcule combien de graines elles contiennent, et prélève sur les graines et non sur la tige. N'est-ce pas un tével soumis à la terouma ?
- לָא, טֶבֶל טָבוּל שֶׁל תְּרוּמַת מַעֲשֵׂר.Non, c'est un tével soumis à la terouma de la dîme. Il s'agit d'un Lévi (lévite) qui a reçu la dîme sur les bottes.
- וְכִדְרַבִּי אֲבָהוּ אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ. דְּאָמַר רַבִּי אֲבָהוּ אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: מַעֲשֵׂר רִאשׁוֹן שֶׁהִקְדִּימוֹ בְּשִׁבֳּלִין,Et c'est conforme à ce qu'a dit Rabbi Abbahou au nom de Rabbi Chimon ben Lakich. Car Rabbi Abbahou a dit, au nom de Rabbi Chimon ben Lakich : La première dîme qu'on a prélevée d'avance sur les épis, avant la terouma,
- שְׁמוֹ טוֹבְלוֹ לִתְרוּמַת מַעֲשֵׂר.son nom la rend tével pour la terouma de la dîme.
- כּוֹתֵשׁ לְמָה לִי? לֵימָא לֵיהּ: כִּי הֵיכִי דִּיהַבוּ לִי, הָכִי יָהֵיבְנָא לָךְ! אֲמַר רָבָא: קְנָסָא.On objecte : Pourquoi a-t-il besoin de les battre ? Qu'il lui dise, au Cohen : Comme on m'a donné, ainsi je te donne ! Rava a dit : C'est une pénalité, parce que le Lévi a devancé l'ordre des prélèvements.
- תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: בֶּן לֵוִי שֶׁנָּתְנוּ לוֹ שִׁבֳּלִין בְּמַעַשְׂרוֹתָיו — עוֹשֶׂה אוֹתָן גּוֹרֶן, עֲנָבִים — עוֹשֶׂה אוֹתָן יַיִן, זֵיתִים — עוֹשֶׂה אוֹתָן שֶׁמֶן, וּמַפְרִישׁ עֲלֵיהֶם תְּרוּמַת מַעֲשֵׂר, וְנוֹתְנָן לַכֹּהֵן. שֶׁכְּשֵׁם שֶׁתְּרוּמָה גְּדוֹלָה אֵינָהּ נִיטֶּלֶתIl a aussi été enseigné ainsi : Un Lévi à qui l'on a donné des épis pour ses dîmes doit les traiter à l'aire ; des raisins, il en fait du vin ; des olives, il en fait de l'huile ; et il prélève sur eux la terouma de la dîme et la donne au Cohen (prêtre). Car de même que la grande terouma n'est prélevée
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