Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הָתָם לָא מוֹכְחָא מִלְּתָא, מִשּׁוּם דַּחֲזֵי לְמִזְגֵּא עֲלֵיהּ. הָכָא אָתֵי לְמֵימַר: מַאי טַעְמָא שָׁרוּ לִי רַבָּנַן — כִּי הֵיכִי דְּלָא לִסְרַח. מָה לִי לְמִשְׁטְחִינְהוּ, מָה לִי לְמִמְלְחִינְהוּ.Là-bas, pour la peau que l'on étale, la chose n'est pas évidente : on ne voit pas qu'elle est étalée en vue du tannage, parce qu'elle est bonne pour s'y étendre en l'état. Mais ici, pour les graisses, l'homme en viendra à dire : Quelle est la raison pour laquelle les Sages me l'ont permis ? Pour qu'elles ne sentent pas mauvais. Que m'importe alors de les étaler, que m'importe de les saler ? Et il en viendra à saler les peaux, ce qui est interdit.
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: מוֹלֵחַ אָדָם כַּמָּה חֲתִיכוֹת בָּשָׂר בְּבַת אַחַת, אַף עַל פִּי שֶׁאֵינוֹ צָרִיךְ אֶלָּא לַחֲתִיכָה אַחַת. רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה מַעֲרִים וּמָלַח גַּרְמָא גַּרְמָא.Rav Yehouda a dit, au nom de Chmouel : Un homme peut saler à Yom Tov (jour de fête) plusieurs morceaux de viande en une seule fois, bien qu'il n'ait besoin que d'un seul morceau, car c'est un seul et même acte. Rav Adda bar Ahava usait d'un stratagème et salait os par os : après avoir salé un morceau, il disait préférer le suivant, et salait ainsi toute sa viande.
- מַתְנִי׳ בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: אֵין מְסַלְּקִין אֶת הַתְּרִיסִין בְּיוֹם טוֹב, וּבֵית הִלֵּל מַתִּירִין אַף לְהַחְזִיר.MICHNA : Beit Chammaï disent : On ne retire pas les volets des boutiques à Yom Tov, à cause de l'interdit de construire et de démolir, et Beit Hillel permettent même de les remettre.
- גְּמָ׳ מַאי תְּרִיסִין? אָמַר עוּלָּא: תְּרִיסֵי חֲנוּיוֹת.GUEMARA : Quels sont ces volets ? Oula a dit : Il s'agit des volets de boutiques, de grandes caisses posées sur la place du marché, qui ne sont pas fixées au sol. Les marchands les ouvraient à Yom Tov pour ceux qui n'avaient pas achevé leurs préparatifs de fête.
- וְאָמַר עוּלָּא: שְׁלֹשָׁה דְּבָרִים הִתִּירוּ סוֹפָן מִשּׁוּם תְּחִלָּתָן, וְאֵלּוּ הֵן: עוֹר לִפְנֵי הַדּוֹרְסָן, וּתְרִיסֵי חֲנוּיוֹת,Et Oula a dit : Pour trois choses, on a permis la fin à cause du début, c'est-à-dire un acte final sans utilité pour la fête, afin de ne pas décourager l'acte initial qui, lui, est souhaitable. Et les voici : la peau de l'animal abattu à Yom Tov, que l'on étale devant ceux qui la piétinent ; et les volets de boutiques, que l'on remet en place ;
- וַחֲזָרַת רְטִיָּה בַּמִּקְדָּשׁ.et la remise d'un pansement dans le Temple, par le Cohen (prêtre) qui l'a ôté pour accomplir le service, sans quoi il hésiterait à servir.
- וְרַחֲבָא אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: אַף הַפּוֹתֵחַ חָבִיתוֹ, וּמַתְחִיל בְּעִיסָּתוֹ עַל גַּב הָרֶגֶל —Et Re'hava a dit, au nom de Rabbi Yehouda : Il y a aussi le cas de celui qui ouvre son tonneau de vin et de celui qui commence à vendre sa pâte pour la fête de pèlerinage —
- וְאַלִּיבָּא דְּרַבִּי יְהוּדָה דְּאָמַר יִגְמוֹר.et c'est selon Rabbi Yehouda, qui a dit : Il peut achever de les vendre, même après la fête, comme nourriture pure.
- עוֹר לִפְנֵי הַדּוֹרְסָן, תְּנֵינָא! מַהוּ דְּתֵימָא טַעְמַיְיהוּ דְּבֵית הִלֵּל מִשּׁוּם דַּחֲזֵי לְמִזְגֵּא עֲלַיְיהוּ, וַאֲפִילּוּ מֵעֶרֶב יוֹם טוֹב נָמֵי — קָא מַשְׁמַע לַן הִתִּירוּ סוֹפָן מִשּׁוּם תְּחִלָּתָן: דְּיוֹם טוֹב — אִין, דְּעֶרֶב יוֹם טוֹב — לָא.On objecte : Le cas de la peau devant ceux qui la piétinent, nous l'avons déjà appris dans la Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) ! Pourquoi Oula le répète-t-il ? Tu aurais pu dire que la raison de Beit Hillel est qu'elle est bonne pour s'y étendre, et qu'on la permettrait même si l'animal a été abattu la veille de Yom Tov. Il nous enseigne donc qu'on a permis la fin à cause du début : pour la peau d'un animal abattu à Yom Tov, oui ; pour celle d'un animal abattu la veille de Yom Tov, non.
- תְּרִיסִי חֲנוּיוֹת נָמֵי תְּנֵינָא [וּבֵית הִלֵּל מַתִּירִין אַף לְהַחְזִיר]! מַהוּ דְּתֵימָא טַעְמַיְיהוּ דְּבֵית הִלֵּל מִשּׁוּם דְּאֵין בִּנְיָן בְּכֵלִים וְאֵין סְתִירָה בְּכֵלִים, וַאֲפִילּוּ דְּבָתִּים נָמֵי — קָא מַשְׁמַע לַן הִתִּירוּ סוֹפָן מִשּׁוּם תְּחִלָּתָן: דַּחֲנוּיוֹת — אִין, דְּבָתִּים — לָא.Les volets de boutiques aussi, nous l'avons appris : « Et Beit Hillel permettent même de les remettre » ! Tu aurais pu dire que la raison de Beit Hillel est qu'il n'y a pas de construction pour les ustensiles ni de démolition pour les ustensiles — ces boutiques étant des ustensiles et non des maisons — et que ce serait permis même pour ceux des maisons, c'est-à-dire pour les volets de grands coffres domestiques. Il nous enseigne donc qu'on a permis la fin à cause du début : pour ceux des boutiques, oui ; pour ceux des maisons, non.
- חֲזָרַת רְטִיָּה בַּמִּקְדָּשׁ נָמֵי תְּנֵינָא: מַחְזִירִין רְטִיָּה בַּמִּקְדָּשׁ אֲבָל לֹא בַּמְּדִינָה! מַהוּ דְּתֵימָא טַעְמָא מַאי — מִשּׁוּם דְּאֵין שְׁבוּת בַּמִּקְדָּשׁ, אֲפִילּוּ כֹּהֵן דְּלָאו בַּר עֲבוֹדָה הוּא, קָא מַשְׁמַע לַן הִתִּירוּ סוֹפָן מִשּׁוּם תְּחִלָּתָן: דְּבַר עֲבוֹדָה — אִין, דְּלָאו בַּר עֲבוֹדָה — לָא.La remise d'un pansement dans le Temple aussi, nous l'avons appris : « On remet un pansement dans le Temple, mais pas dans le reste du pays » ! Tu aurais pu dire : Quelle en est la raison ? Parce qu'il n'y a pas d'interdit rabbinique de repos (chevout) dans le Temple, et que ce serait permis même à un Cohen qui n'est pas apte au service. Il nous enseigne donc qu'on a permis la fin à cause du début : celui qui est apte au service, oui ; celui qui n'est pas apte au service, non.
- פּוֹתֵחַ אֶת חָבִיתוֹ נָמֵי תְּנֵינָא: הַפּוֹתֵחַ אֶת חָבִיתוֹ, וּמַתְחִיל בְּעִיסָּתוֹ עַל גַּב הָרֶגֶל, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: יִגְמוֹר, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: לֹא יִגְמוֹר.Celui qui ouvre son tonneau aussi, nous l'avons appris : Celui qui ouvre son tonneau ou commence à vendre sa pâte pour la fête, Rabbi Yehouda dit : Il peut achever de les vendre, et les Sages disent : Il ne doit pas achever.
- מַהוּ דְּתֵימָא טוּמְאַת עַם הָאָרֶץ בָּרֶגֶל כְּטׇהֳרָה שַׁוְּיוּהָ רַבָּנַן, וְאַף עַל גַּב דְּלָא הִתְחִיל נָמֵי, קָא מַשְׁמַע לַן הִתִּירוּ סוֹפָן מִשּׁוּם תְּחִלָּתָן: הִתְחִיל — אִין, לֹא הִתְחִיל — לָא.Tu aurais pu dire que les Sages ont considéré l'impureté de l'ignorant (am haarets) pendant la fête comme une pureté, et que ce serait permis même s'il n'a pas commencé pendant la fête à vendre son vin ou sa pâte. Il nous enseigne donc qu'on a permis la fin à cause du début : s'il a commencé, oui ; s'il n'a pas commencé, non.
- וְעוּלָּא מַאי טַעְמָא לָא אָמַר הָא? בִּפְלוּגְתָּא לָא קָא מַיְירֵי. הָנָךְ נָמֵי פְּלוּגְתָּא נִינְהוּ! בֵּית שַׁמַּאי בִּמְקוֹם בֵּית הִלֵּל אֵינָהּ מִשְׁנָה.Et Oula, pourquoi n'a-t-il pas mentionné ce cas ? Il ne traite pas des cas qui font l'objet d'une divergence. On objecte : Ceux-là aussi font l'objet d'une divergence, celle de Beit Chammaï et de Beit Hillel ! On répond : Beit Chammaï, face à Beit Hillel, n'est pas un enseignement de Michna : leur avis, rejeté, n'est pas considéré comme une véritable divergence.
- מַתְנִיתִין דְּלָא כִי הַאי תַּנָּא דְּתַנְיָא, אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר: מוֹדִים בֵּית שַׁמַּאי וּבֵית הִלֵּל שֶׁמְּסַלְּקִין אֶת הַתְּרִיסִין בְּיוֹם טוֹב, לֹא נֶחְלְקוּ אֶלָּא לְהַחֲזִיר. שֶׁבֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: אֵין מַחְזִירִין, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: אַף מַחְזִירִין. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — בְּשֶׁיֵּשׁ לָהֶן צִיר, אֲבָל אֵין לָהֶן צִיר — דִּבְרֵי הַכֹּל מוּתָּר.Notre Michna n'est pas conforme à ce Tanna-ci, comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Chimon ben Elazar a dit : Beit Chammaï et Beit Hillel s'accordent pour dire qu'on retire les volets à Yom Tov. Ils ne divergent que sur le fait de les remettre : Beit Chammaï disent : On ne les remet pas, et Beit Hillel disent : On les remet aussi. De quel cas parle-t-on ? Quand ils ont un pivot qui s'insère dans une encoche. Mais s'ils n'ont pas de pivot, tous s'accordent à dire que c'est permis, car ce n'est là que replacer une planche.
- וְהָתַנְיָא: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — בְּשֶׁאֵין לָהֶן צִיר, אֲבָל יֵשׁ לָהֶן צִיר — דִּבְרֵי הַכֹּל אָסוּר! אָמַר אַבָּיֵי: בְּשֶׁיֵּשׁ לָהֶן צִיר מִן הַצַּד — דִּבְרֵי הַכֹּל אָסוּר. אֵין לָהֶן צִיר כׇּל עִיקָּר — דִּבְרֵי הַכֹּל מוּתָּר. כִּי פְּלִיגִי בְּשֶׁיֵּשׁ לָהֶן צִיר בָּאֶמְצַע.On objecte : Mais il a été enseigné dans une baraïta : De quel cas parle-t-on ? Quand ils n'ont pas de pivot, mais s'ils ont un pivot, tous s'accordent à dire que c'est interdit ! Abayé a dit : Voici comment concilier : S'ils ont un pivot sur le côté, tous s'accordent à dire que c'est interdit. S'ils n'ont aucun pivot, tous s'accordent à dire que c'est permis. Ils ne divergent que lorsqu'ils ont un pivot au milieu.
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