Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְאִי רְשׁוּת הָרַבִּים הוּא – קָנֵי, וְאִי אָדָם חָשׁוּב הוּא – קָנֵי, וְאִי אִשָּׁה הִיא – קָנְיָא, וְאִי אִינִישׁ זִילָא הוּא – קָנֵי.Et si c'est le domaine public, il acquiert la bête en la montant, car en ville il est d'usage de monter sa bête ; et si c'est un homme important, qui ne mène jamais sa bête à pied, il acquiert, même dans une ruelle ; et si c'est une femme, qui n'a pas l'habitude de conduire une bête, elle acquiert ; et si c'est un homme vil, qui monte même là où les autres ne le font pas, il acquiert.
- בָּעֵי רַבִּי אֶלְעָזָר: הָאוֹמֵר לַחֲבֵירוֹ ״מְשׁוֹךְ בְּהֵמָה זוֹ לִקְנוֹת כֵּלִים שֶׁעָלֶיהָ״, מַהוּ?Rabbi Elazar a posé la question : celui qui dit à son prochain, à qui il veut vendre des objets : « Tire cette bête afin d'acquérir les objets qui sont sur elle », qu'en est-il ? L'acheteur peut-il acquérir ces objets en tirant la bête ?
- לִקְנוֹת: מִי אֲמַר לֵיהּ קְנֵי! אֶלָּא: ״מְשׁוֹךְ בְּהֵמָה זוֹ וּקְנֵי כֵּלִים שֶׁעָלֶיהָ״, מַהוּ? מִי מַהְנְיָא מְשִׁיכָה דִּבְהֵמָה לְאַקְנוֹיֵי כֵּלִים, אוֹ לָא?Mais avec les mots « afin d'acquérir », comment pourrait-il acquérir ? Lui a-t-il donc dit : « Acquiers » ?! Sans ordre explicite, il ne saurait y avoir acquisition. Mais plutôt, le cas est celui où il lui a dit : « Tire cette bête et acquiers les objets qui sont sur elle » ; qu'en est-il ? La traction de la bête est-elle efficace pour faire acquérir les objets, ou non ?
- אָמַר רָבָא: אִי אֲמַר לֵיהּ קְנֵי בְּהֵמָה וּקְנֵי כֵּלִים – מִי קָנֵי כֵּלִים? חָצֵר מְהַלֶּכֶת הִיא, וְחָצֵר מְהַלֶּכֶת לֹא קָנָה.Rava a dit : Il est clair que non, car même s'il lui avait dit : « Acquiers la bête et acquiers les objets », acquerrait-il les objets ? Certes, la bête de l'acheteur est assimilée à sa cour, et la cour d'un homme acquiert pour lui ; mais c'est une cour qui se déplace, et une cour qui se déplace n'acquiert pas.
- וְכִי תֵּימָא כְּשֶׁעָמְדָה, וְהָא כֹּל שֶׁאִילּוּ מְהַלֵּךְ לֹא קָנָה – עוֹמֵד וְיוֹשֵׁב לֹא קָנָה!Et si tu dis qu'elle acquiert lorsqu'elle s'est arrêtée, n'a-t-on pas posé en principe que tout ce qui, s'il se déplaçait, n'acquerrait pas, n'acquiert pas non plus lorsqu'il est à l'arrêt ou couché ?!
- וְהִלְכְתָא בִּכְפוּתָהּ.Et la halakha (la règle pratique) est que l'acheteur acquiert les objets par la bête lorsqu'elle est entravée : ne pouvant se déplacer, elle est semblable à une cour.
- אֲמַרוּ לֵיהּ רַב פָּפָּא וְרַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ לְרָבָא: אֶלָּא מֵעַתָּה, הָיָה מְהַלֵּךְ בִּסְפִינָה, וְקָפְצוּ דָּגִים וְנָפְלוּ לְתוֹךְ הַסְּפִינָה, הָכִי נָמֵי דְּחָצֵר מְהַלֶּכֶת הִיא וְלָא קָנֵי?! אֲמַר לֵיהּ: סְפִינָה מֵינָח נָיְיחָא, וּמַיָּא הוּא דְּקָא מַמְטוּ לַהּ.Rav Pappa et Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, ont dit à Rava : S'il en est ainsi, celui qui naviguait sur un bateau, et des poissons ont sauté et sont tombés dans le bateau, dira-t-on là aussi que c'est une cour qui se déplace et qu'il n'acquiert pas ?! Rava leur a dit : Le bateau repose immobile, et c'est l'eau qui le porte.
- אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרַב אָשֵׁי: אֶלָּא מֵעַתָּה הָיְתָה מְהַלֶּכֶת בִּרְשׁוּת הָרַבִּים וְזָרַק לָהּ גֵּט לְתוֹךְ חֵיקָהּ אוֹ לְתוֹךְ קַלְתָּהּ, הָכָא נָמֵי דְּלָא מִגָּרְשָׁה?! אֲמַר לֵיהּ: קַלְתָּהּ מֵינָח נָיְיחָא, וְאִיהִי דְּקָא מְסַגְּיָא מִתּוּתַהּ.Ravina a dit à Rav Achi : S'il en est ainsi, si elle marchait dans le domaine public et que son mari lui a jeté un get (acte de divorce) dans son giron ou dans sa corbeille portée sur la tête, dira-t-on là aussi qu'elle n'est pas divorcée, puisque c'est une cour qui se déplace ?! Rav Achi lui a dit : Sa corbeille repose immobile, et c'est elle qui marche dessous.
- מַתְנִי׳ הָיָה רוֹכֵב עַל גַּבֵּי בְּהֵמָה וְרָאָה אֶת הַמְּצִיאָה וְאָמַר לַחֲבֵירוֹ ״תְּנָהּ לִי״. נְטָלָהּ וְאָמַר: ״אֲנִי זָכִיתִי בָּהּ״ – זָכָה בָּהּ. אִם מִשֶּׁנְּתָנָהּ לוֹ, אָמַר: ״אֲנִי זָכִיתִי בָּהּ תְּחִלָּה״ – לֹא אָמַר כְּלוּם.MICHNA : S'il était monté sur une bête, a vu un objet trouvé et a dit à son prochain qui marchait à côté de lui : « Donne-le-moi », et que celui-ci l'a pris et a dit : « C'est moi qui l'ai acquis », il l'a acquis en le soulevant. Mais si c'est après le lui avoir donné qu'il a dit : « C'est moi qui l'ai acquis en premier », il n'a rien dit : l'objet reste au cavalier.
- גְּמָ׳ תְּנַן הָתָם: מִי שֶׁלִּיקֵּט אֶת הַפֵּאָה, וְאָמַר: ״הֲרֵי זוֹ לִפְלוֹנִי עָנִי״, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: זָכָה לוֹ. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: יִתְּנֶנָּה לֶעָנִי הַנִּמְצָא רִאשׁוֹן.GUEMARA : Nous avons appris là-bas, dans la Michna (Péa 4, 9) : Celui qui a ramassé la péa (le coin du champ laissé aux pauvres) et a dit : « Voici qu'elle est pour Untel, le pauvre », Rabbi Eliézer dit : Il a acquis pour lui. Et les Sages disent : Il la donnera au premier pauvre qui se présente.
- אָמַר עוּלָּא אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: מַחְלוֹקֶת מֵעָשִׁיר לְעָנִי,Oulla a dit que Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit : La machlokèt (divergence d'opinions) porte sur le cas d'un riche qui ramasse pour un pauvre :
- דְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר סָבַר: מִגּוֹ דְּאִי בָּעֵי מַפְקַר נִכְסֵיהּ וְהָוֵי עָנִי וַחֲזֵי לֵיהּ – הַשְׁתָּא נָמֵי חֲזֵי לֵיהּ. וּמִגּוֹ דְּזָכֵי לְנַפְשֵׁיהּ, זָכֵי נָמֵי לְחַבְרֵיהּ. וְרַבָּנַן סָבְרִי חַד מִגּוֹ אָמְרִינַן, תְּרֵי מִגּוֹ לָא אָמְרִינַן.Car Rabbi Eliézer pense : Puisque, s'il le voulait, il pourrait déclarer ses biens sans maître et être pauvre, et la péa lui conviendrait, maintenant aussi elle lui convient en puissance. Et puisqu'il acquiert pour lui-même, il acquiert aussi pour son prochain. C'est le raisonnement du migo (« puisque » : puisqu'il aurait pu agir ainsi, on lui accorde aussi ce droit). Et les Sages pensent : Un seul migo, nous le disons ; deux migo, nous ne les disons pas.
- אֲבָל מֵעָנִי לְעָנִי, דִּבְרֵי הַכֹּל זָכָה לוֹ – דְּמִגּוֹ דְּזָכֵי לְנַפְשֵׁיהּ זָכֵי נָמֵי לְחַבְרֵיהּ.Mais d'un pauvre à un pauvre, de l'avis de tous il a acquis pour lui : car puisqu'il acquiert pour lui-même, il acquiert aussi pour son prochain.
- אֲמַר לֵיהּ רַב נַחְמָן לְעוּלָּא: וְלֵימָא מָר, מֵעָנִי לְעָנִי מַחְלוֹקֶת, דְּהָא מְצִיאָה הַכֹּל עֲנִיִּים אֶצְלָהּ, וּתְנַן: הָיָה רוֹכֵב עַל גַּבֵּי בְּהֵמָה וְרָאָה אֶת הַמְּצִיאָה וְאָמַר לַחֲבֵירוֹ ״תְּנָהּ לִי״, נְטָלָהּ וְאָמַר ״אֲנִי זָכִיתִי בָּהּ״ – זָכָה בָּהּ.Rav Na'hman a dit à Oulla : Que le Maître dise plutôt que, d'un pauvre à un pauvre aussi, il y a machlokèt ! Car pour un objet trouvé, tous sont des pauvres : chacun a le droit de l'acquérir, comme le pauvre pour la péa. Or nous avons appris : S'il était monté sur une bête, a vu un objet trouvé et a dit à son prochain : « Donne-le-moi », et que celui-ci l'a pris et a dit : « C'est moi qui l'ai acquis », il l'a acquis.
- אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא: מֵעָנִי לְעָנִי מַחְלוֹקֶת,Certes, si tu dis que, d'un pauvre à un pauvre, il y a machlokèt,
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