Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בְּמִדָּה זֹאת קָנוּ. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: לְעוֹלָם לֹא קָנָה עַד שֶׁתְּהֵא מְשִׁיכָה בְּגָמָל וְהַנְהָגָה בַּחֲמוֹר.ils ont acquis de cette manière. Rabbi Yehouda dit : On n'acquiert jamais, à moins que ce ne soit par traction pour un chameau et par conduite pour un âne, car c'est ainsi qu'on les mène d'ordinaire.
- קָתָנֵי מִיהַת: אוֹ שֶׁהָיָה אֶחָד מוֹשֵׁךְ וְאֶחָד מַנְהִיג, מוֹשֵׁךְ וּמַנְהִיג – אִין. אֲבָל רָכוּב לָא!La Guemara déduit : Il est enseigné en tout cas : « ou bien l'un tirait et l'autre conduisait » : celui qui tire et celui qui conduit, oui ; mais celui qui monte, non !
- הוּא הַדִּין דַּאֲפִילּוּ רָכוּב, וְהָא דְּקָתָנֵי מוֹשֵׁךְ וּמַנְהִיג – לְאַפּוֹקֵי מִדְּרַבִּי יְהוּדָה דְּאָמַר: עַד שֶׁתְּהֵא מְשִׁיכָה בְּגָמָל וְהַנְהָגָה בַּחֲמוֹר, קָמַשְׁמַע לַן דַּאֲפִילּוּ אִיפְּכָא נָמֵי קָנֵי.La Guemara rejette : Il en va de même même pour celui qui monte. Et si la baraïta enseigne « celui qui tire et celui qui conduit », c'est pour exclure l'avis de Rabbi Yehouda, qui dit : à moins que ce ne soit par traction pour un chameau et par conduite pour un âne. Elle nous enseigne que même à l'inverse, on acquiert aussi.
- אִי הָכִי, לִיעָרְבִינְהוּ וְלִתְנִינְהוּ: שְׁנַיִם שֶׁהָיוּ מוֹשְׁכִין וּמַנְהִיגִין בֵּין בְּגָמָל בֵּין בַּחֲמוֹר!La Guemara objecte : S'il en est ainsi, qu'il les réunisse et les enseigne ainsi : Deux personnes qui tiraient et conduisaient, que ce soit un chameau ou un âne !
- אִיכָּא חַד צַד דְּלָא קָנֵי: אִיכָּא דְּאָמְרִי מְשִׁיכָה בַּחֲמוֹר, וְאִיכָּא דְּאָמְרִי הַנְהָגָה בְּגָמָל.La Guemara répond : Il y a une manière par laquelle on n'acquiert pas : certains disent la traction pour l'âne, et certains disent la conduite pour le chameau.
- וְאִית דְּמוֹתֵיב מִסֵּיפָא: בְּמִדָּה זוֹ קָנָה. ״בְּמִדָּה זוֹ״ לְמַעוֹטֵי מַאי? לָאו לְמַעוֹטֵי רָכוּב?! לָא, לְמַעוֹטֵי אִיפְּכָא.Et il en est qui objectent à partir de la fin de la baraïta : « Il a acquis de cette manière. » « De cette manière », pour exclure quoi ? N'est-ce pas pour exclure celui qui monte ?! La Guemara répond : Non, c'est pour exclure l'inverse.
- אִי הָכִי, הַיְינוּ רַבִּי יְהוּדָה! אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ צַד אֶחָד דְּלֹא קָנָה: אִית דְּאָמְרִי מְשִׁיכָה בַּחֲמוֹר, וְאִיכָּא דְּאָמְרִי הַנְהָגָה בְּגָמָל.La Guemara objecte : S'il en est ainsi, c'est l'avis de Rabbi Yehouda ! La Guemara répond : Il y a entre eux une manière par laquelle on n'acquiert pas : certains disent la traction pour l'âne, et certains disent la conduite pour le chameau.
- תָּא שְׁמַע: אֶחָד רָכוּב חֲמוֹר וְאֶחָד תָּפוּס בְּמוֹסֵירָה – זֶה קָנָה חֲמוֹר, וְזֶה קָנָה מוֹסֵירָה. שְׁמַע מִינַּהּ: רָכוּב קָנֵי!Viens et entends : L'un monte un âne et l'autre tient la mossera (les rênes) : celui-ci acquiert l'âne, et celui-là acquiert la mossera. Déduis-en que celui qui monte acquiert !
- הָכָא נָמֵי בְּמַנְהִיג בְּרַגְלָיו. אִי הָכִי, נִקְנֵי נָמֵי רָכוּב בְּמוֹסֵירָה! אֵימָא: זֶה קָנָה חֲמוֹר וַחֲצִי מוֹסֵירָה, וְזֶה קָנָה חֲצִי מוֹסֵירָה.La Guemara rejette : Ici aussi, il s'agit de celui qui conduit avec ses pieds. La Guemara objecte : S'il en est ainsi, que celui qui monte acquière aussi la mossera ! La Guemara répond : Dis : Celui-ci acquiert l'âne et la moitié de la mossera, et celui-là acquiert la moitié de la mossera.
- בִּשְׁלָמָא רָכוּב קָנֵי, דְּקָמַגְבַּהּ לֵיהּ בֶּן דַּעַת. אֶלָּא תָּפוּס בְּמוֹסֵירָה בְּמַאי קָנֵי?La Guemara demande : Certes, celui qui monte acquiert, car un homme doué de raison la lui soulève. Mais celui qui tient la mossera, par quoi acquiert-il ? Son autre extrémité reste attachée à l'âne.
- אֵימָא: זֶה קָנָה חֲמוֹר וְכוּלֵּיהּ מוֹסֵירָה, וְזֶה קָנָה מַה שֶּׁתָּפוּס בְּיָדוֹ.La Guemara répond : Dis : Celui-ci acquiert l'âne et toute la mossera, et celui-là acquiert ce qu'il tient dans sa main.
- הַאי מַאי?! אִם תִּימְצֵי לוֹמַר הַמַּגְבִּיהַּ מְצִיאָה לַחֲבֵירוֹ קָנָה חֲבֵירוֹ – הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּקָא מַגְבַּהּ לֵיהּ אַדַּעְתָּא דְּחַבְרֵיהּ. הַאי אַדַּעְתָּא דִּידֵיהּ קָא מַגְבַּהּ לֵיהּ: אִיהוּ לָא קָנֵי, לְאַחֲרִינֵי מַקְנֵי?!La Guemara objecte : Qu'est-ce donc ?! Même si tu en viens à dire que celui qui soulève un objet trouvé pour son prochain, son prochain l'acquiert, ces paroles ne valent que lorsqu'il le soulève avec l'intention pour son prochain. Celui-ci le soulève avec l'intention pour lui-même : si lui-même n'acquiert pas, ferait-il acquérir à d'autres ?!
- אָמַר רַב אָשֵׁי: זֶה קָנָה חֲמוֹר וּבֵית פַּגֶּיהָ, וְזֶה קָנָה מַה שֶׁתָּפוּס בְּיָדוֹ – וְהַשְּׁאָר לֹא קָנָה, לֹא זֶה וְלֹא זֶה.Rav Achi a dit : Celui-ci acquiert l'âne et sa têtière, et celui-là acquiert ce qu'il tient dans sa main ; quant au reste, ni l'un ni l'autre ne l'acquiert.
- רַבִּי אֲבָהוּ אָמַר: לְעוֹלָם כִּדְקָתָנֵי – הוֹאִיל וְיָכוֹל לְנַתְּקָהּ וְלַהֲבִיאָהּ אֶצְלוֹ.Rabbi Abahou a dit : En réalité, comme c'est enseigné, sans modifier la baraïta : celui qui tient les rênes les acquiert, puisqu'il peut les arracher et les amener à lui.
- וְהָא דְּרַבִּי אֲבָהוּ בְּרוּתָא הִיא, דְּאִי לָא תֵּימָא הָכִי: טַלִּית שֶׁהִיא מוּנַּחַת חֶצְיָהּ עַל גַּבֵּי קַרְקַע וְחֶצְיָהּ עַל גַּבֵּי עַמּוּד, וּבָא אֶחָד וְהִגְבִּיהַּ חֶצְיָהּ מֵעַל גַּבֵּי קַרְקַע וּבָא אַחֵר וְהִגְבִּיהַּ חֶצְיָהּ מֵעַל גַּבֵּי עַמּוּד, הָכִי נָמֵי דְּקַמָּא קָנֵי וּבָתְרָא לָא קָנֵי, הוֹאִיל וְיָכוֹל לְנַתְּקָ[הּ] וְלַהֲבִיאָ[הּ] אֶצְלוֹ?! אֶלָּא הָא דְּרַבִּי אֲבָהוּ בְּרוּתָא הִיא.La Guemara commente : Et ce propos de Rabbi Abahou est une erreur. Car si tu ne le dis pas ainsi : un vêtement posé pour moitié à terre et pour moitié sur une colonne, et que l'un vient et soulève la moitié de terre, et qu'un autre vient et soulève la moitié de la colonne, dirait-on aussi que le premier acquiert et le second n'acquiert pas, puisqu'il peut l'arracher et l'amener à lui ?! C'est donc que ce propos de Rabbi Abahou est une erreur.
- תָּא שְׁמַע, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: רָכוּב בַּשָּׂדֶה וּמַנְהִיג בָּעִיר – קָנָה! הָכָא נָמֵי מַנְהִיג בְּרַגְלָיו. אִי הָכִי, הַיְינוּ מַנְהִיג! תְּרֵי גַּוְונֵי מַנְהִיג.Viens et entends : Rabbi Eliézer dit : Celui qui monte dans les champs et celui qui conduit en ville acquiert ! La Guemara rejette : Ici aussi, il s'agit de celui qui conduit avec ses pieds. La Guemara objecte : S'il en est ainsi, c'est la même chose que conduire ! La Guemara répond : Il enseigne deux sortes de conduite.
- אִי הָכִי, רָכוּב בָּעִיר מַאי טַעְמָא לָא קָנֵי? אָמַר רַב כָּהֲנָא: לְפִי שֶׁאֵין דַּרְכָּן שֶׁל בְּנֵי אָדָם לִרְכּוֹב בָּעִיר.La Guemara demande : S'il en est ainsi, celui qui monte en ville, pour quelle raison n'acquiert-il pas ? Rav Kahana a dit : Parce que les gens n'ont pas coutume de monter en ville.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אָשֵׁי לְרַב כָּהֲנָא: אֶלָּא מֵעַתָּה, הִגְבִּיהַּ אַרְנָקִי בְּשַׁבָּת, שֶׁאֵין דַּרְכָּן שֶׁל בְּנֵי אָדָם לְהַגְבִּיהַּ אַרְנָקִי בְּשַׁבָּת, הָכִי נָמֵי דְּלָא קָנֵי? אֶלָּא מַאי דַּעֲבַד – עֲבַד, וְקָנֵי, הָכָא נָמֵי מַאי דַּעֲבַד – עֲבַד, וּקְנִי.Rav Achi a dit à Rav Kahana : Mais alors, s'il a soulevé une bourse à Chabbat, puisque les gens n'ont pas coutume de soulever une bourse à Chabbat, n'acquerrait-il pas non plus ? Plutôt, ce qu'il a fait, il l'a fait, et il acquiert ; ici aussi, ce qu'il a fait, il l'a fait, et il acquiert.
- אֶלָּא בְּמִקָּח וּמִמְכָּר עָסְקִינַן, דַּאֲמַר לֵיהּ: קְנֵי כְּדֶרֶךְ שֶׁבְּנֵי אָדָם קוֹנִין.Plutôt, nous traitons d'achat et de vente, où le vendeur lui a dit : Acquiers comme les gens acquièrent ; or en ville, on ne monte pas.
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