Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- רָבָא סָבַר לַהּ כְּרַבִּי יוֹנָתָן וּמְתָרֵץ לִקְרָאֵי כְּרַבִּי יוֹנָתָן, דְּתַנְיָא: ״אִם בְּעָלָיו עִמּוֹ לֹא יְשַׁלֵּם״. מַשְׁמַע דְּאִיתֵיהּ בְּתַרְוַיְיהוּ, וּמַשְׁמַע נָמֵי דְּכִי אִיתֵיהּ בַּחֲדָא וְלֵיתֵיהּ בַּחֲדָא – פָּטוּר.Rava pense comme Rabbi Yonatan et explique les versets selon Rabbi Yonatan, car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Si son propriétaire est avec lui, il ne paiera pas » (Exode 22, 14) : cela signifie qu'il était là aux deux moments, celui de l'emprunt et celui de l'accident, et cela signifie aussi que, lorsqu'il était là à l'un et pas à l'autre, il est exempt.
- וּכְתִיב: ״בְּעָלָיו אֵין עִמּוֹ שַׁלֵּם יְשַׁלֵּם״ – מַשְׁמַע דְּלֵיתֵיהּ בְּתַרְוַיְיהוּ, מַשְׁמַע נָמֵי דְּכִי אִיתֵיהּ בַּחֲדָא וְלֵיתֵיהּ בַּחֲדָא – חַיָּיב.Et il est écrit : « Son propriétaire n'est pas avec lui, il paiera certainement » (Exode 22, 13) : cela signifie qu'il n'était là à aucun des deux, et cela signifie aussi que, lorsqu'il était là à l'un et pas à l'autre, il est passible.
- לוֹמַר לָךְ: הָיָה עִמּוֹ בִּשְׁעַת שְׁאֵלָה – אֵין צָרִיךְ לִהְיוֹת עִמּוֹ בִּשְׁעַת שְׁבוּרָה וּמֵתָה, הָיָה עִמּוֹ בִּשְׁעַת שְׁבוּרָה וּמֵתָה – צָרִיךְ לִהְיוֹת עִמּוֹ בִּשְׁעַת שְׁאֵלָה.Pour concilier les versets, il faut dire qu'ils viennent pour te dire : S'il était avec lui au moment de l'emprunt, il n'a pas besoin d'être avec lui au moment où la bête s'est brisée ou est morte ; s'il était avec lui au moment où elle s'est brisée ou est morte, il doit aussi avoir été avec lui au moment de l'emprunt.
- אֵיפוֹךְ אֲנָא! מִסְתַּבְּרָא שְׁאֵלָה עֲדִיפָא, מִשּׁוּם דְּקָא מַיְיתֵי לַהּ לִרְשׁוּתֵיהּ.J'inverse, moi ! Pourquoi ne pas faire dépendre l'exemption du moment de l'accident ? Il est logique que l'emprunt prime, parce que c'est par lui qu'il la fait entrer dans son domaine.
- אַדְּרַבָּה, שְׁבוּרָה וּמֵתָה עֲדִיפָא, שֶׁכֵּן חַיָּיב בָּאוֹנָסִין!Au contraire, le moment où elle s'est brisée ou est morte prime, puisqu'il est alors passible pour les accidents !
- אִי לָא שְׁאֵלָה, שְׁבוּרָה וּמֵתָה מַאי עָבֵיד? וְאִי לָאו שְׁבוּרָה וּמֵתָה, שְׁאֵלָה מַאי עָבֵיד? אֲפִילּוּ הָכִי שְׁאֵלָה עֲדִיפָא, שֶׁכֵּן חַיָּיב בִּמְזוֹנוֹתֶיהָ.S'il n'y avait pas l'emprunt, que ferait le fait qu'elle se soit brisée ou soit morte ? Et s'il n'y avait pas le fait qu'elle se soit brisée ou soit morte, que ferait l'emprunt ? Même ainsi, l'emprunt prime, puisqu'il est dès lors tenu de la nourrir.
- רַב אָשֵׁי אָמַר, אָמַר קְרָא: ״וְכִי יִשְׁאַל אִישׁ מֵעִם רֵעֵהוּ״, וְלֹא רֵעֵהוּ עִמּוֹ – ״שַׁלֵּם יְשַׁלֵּם״, הָא רֵעֵהוּ עִמּוֹ – פָּטוּר.Rav Achi a dit : Cela découle du verset lui-même : le verset dit : « Et si un homme emprunte de chez son prochain » (Exode 22, 13) : et non que son prochain soit avec lui ; c'est alors qu'« il paiera certainement ». Mais si son prochain est avec lui, il est exempt. Le moment décisif est donc celui de l'emprunt.
- אִי הָכִי: ״בְּעָלָיו אֵין עִמּוֹ״, וְ״אִם בְּעָלָיו עִמּוֹ״ לְמָה לִי? אִי לָאו הָנָךְ, הֲוָה אָמֵינָא: הַאי אוֹרְחֵיהּ דִּקְרָא הוּא.S'il en est ainsi, « son propriétaire n'est pas avec lui » et « si son propriétaire est avec lui », pourquoi me sont-ils nécessaires ? Sans eux, j'aurais dit : c'est là simplement la manière de parler du verset, sans qu'il y ait lieu d'en déduire une exemption.
- בָּעֵי רָמֵי בַּר חָמָא שְׁאָלָהּ לְרִבְעָהּ, מַהוּ? כִּדְשָׁיְילִי אִינָשֵׁי בָּעֵינַן וּלְהָכִי לָא שָׁיְילִי אִינָשֵׁי, אוֹ דִלְמָא טַעְמָא מַאי – מִשּׁוּם הֲנָאָה, וְהַאי נָמֵי הָא אִית לֵיהּ הֲנָאָה.Rami bar 'Hama a posé la question : S'il l'a empruntée pour s'accoupler avec elle, qu'en est-il ? L'emprunteur répond-il des accidents ? Exigeons-nous un emprunt tel que les gens en font, et pour cela les gens n'empruntent pas de bête ? Ou peut-être, quelle est la raison de la responsabilité de l'emprunteur ? C'est à cause du profit qu'il en retire, et celui-ci aussi en a du profit.
- שְׁאָלָהּ לֵירָאוֹת בָּהּ, מַהוּ? מָמוֹנָא בָּעֵינַן וְהָאִיכָּא, אוֹ דִלְמָא מָמוֹנָא דְּאִית לֵיהּ הֲנָאָה מִינֵּיהּ בָּעֵינַן וְלֵיכָּא?S'il l'a empruntée pour être vu avec elle, afin de paraître riche, qu'en est-il ? Exigeons-nous un bien ayant valeur d'argent, et il y en a ici, ou peut-être exigeons-nous une valeur d'argent dont il tire un profit, et il n'y en a pas ?
- שְׁאָלָהּ לַעֲשׂוֹת בָּהּ פָּחוֹת מִפְּרוּטָה, מַהוּ? מָמוֹנָא בָּעֵינַן וְאִיכָּא, אוֹ דִלְמָא כׇּל פָּחוֹת מִפְּרוּטָה – לֹא כְּלוּם הִיא.S'il l'a empruntée pour faire avec elle un travail valant moins d'une perouta (la plus petite pièce), qu'en est-il ? Exigeons-nous une valeur d'argent, et il y en a, ou peut-être tout ce qui est moins d'une perouta n'est-il rien du tout ?
- שָׁאַל שְׁתֵּי פָּרוֹת לַעֲשׂוֹת בָּהֶן פְּרוּטָה, מַהוּ? מִי אָמְרִינַן: זִיל בָּתַר שׁוֹאֵל וּמַשְׁאִיל, וְאִיכָּא? אוֹ דִּלְמָא: זִיל בָּתַר פָּרוֹת וְכֹל חֲדָא וַחֲדָא לֵיכָּא מָמוֹנָא?S'il a emprunté deux vaches pour faire avec elles un travail valant une perouta au total, qu'en est-il ? Disons-nous : Va d'après l'emprunteur et le prêteur, et il y a une perouta ? Ou peut-être : Va d'après les vaches, et pour chacune d'elles il n'y a pas de valeur d'argent ?
- שָׁאַל מִשּׁוּתָּפִין וְנִשְׁאַל לוֹ אֶחָד מֵהֶן, מַהוּ? כּוּלּוֹ בְּעָלָיו בָּעֵינַן – וְהָא לֵיכָּא, אוֹ דִלְמָא מֵהָהוּא פַּלְגָא דִּידֵיהּ מִיהָא מִיפְּטַר?S'il a emprunté à des associés, et que l'un d'eux lui a été emprunté en plus, qu'en est-il ? Exigeons-nous que tout son propriétaire soit à son service, et il ne l'est pas ? Ou peut-être, de la moitié qui est à lui, du moins, il est exempt ?
- שׁוּתָּפִין שֶׁשָּׁאֲלוּ וְנִשְׁאַל לְאֶחָד מֵהֶן, מַהוּ? כּוּלּוֹ שׁוֹאֵל בָּעֵינַן, וְלֵיכָּא? אוֹ דִלְמָא בְּהָהִיא פַּלְגָא דְּשַׁיְילֵיהּ מִיהַת מִיפְּטַר?Des associés qui ont emprunté une bête, et le propriétaire a été emprunté par l'un d'eux, qu'en est-il ? Exigeons-nous que tout l'emprunteur bénéficie du propriétaire, et il n'en est pas ainsi ? Ou peut-être, de la moitié que celui-ci a empruntée, du moins, il est exempt ?
- שָׁאַל מֵהָאִשָּׁה וְנִשְׁאַל בַּעְלָהּ, אִשָּׁה שֶׁשָּׁאֲלָה וְנִשְׁאַל לַבַּעַל, מַהוּ? קִנְיַן פֵּירוֹת כְּקִנְיַן גּוּף דָּמֵי, אוֹ לָא?S'il a emprunté à une femme et que son mari a été emprunté, ou une femme qui a emprunté et le propriétaire a été emprunté par son mari, qu'en est-il ? Le mari ayant l'usufruit des biens de sa femme, la question est : l'acquisition des fruits est-elle comparable à l'acquisition du fonds, ou non ?
- אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרַב אָשֵׁי: הָאוֹמֵר לִשְׁלוּחוֹ צֵא וְהִשָּׁאֵל לִי עִם פָּרָתִי, מַהוּ? ״בְּעָלָיו״ מַמָּשׁ בָּעֵינַן וְלֵיכָּא, אוֹ דִלְמָא שְׁלוּחוֹ שֶׁל אָדָם כְּמוֹתוֹ, וְאִיכָּא?Ravina a dit à Rav Achi : Celui qui dit à son mandataire : Va et prête-toi à ma place avec ma vache, qu'en est-il ? Exigeons-nous réellement « son propriétaire », et il n'y est pas ? Ou peut-être, le mandataire d'un homme est comme lui-même, et il y est ?
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרַב אַוְיָא לְרַב אָשֵׁי: בַּעַל – פְּלוּגְתָּא דְּרַבִּי יוֹחָנָן וְרֵישׁ לָקִישׁ, שָׁלִיחַ – פְּלוּגְתָּא דְּרַבִּי יוֹנָתָן וְרַבִּי יֹאשִׁיָּה.Rav A'ha fils de Rav Avya a dit à Rav Achi : Le cas du mari dépend de la machlokèt (divergence d'opinions) de Rabbi Yo'hanan et Rech Lakich ; celui du mandataire dépend de la machlokèt de Rabbi Yonatan et Rabbi Yochiya.
- בַּעַל – פְּלוּגְתָּא דְּרַבִּי יוֹחָנָן וְרֵישׁ לָקִישׁ. דְּאִיתְּמַר: הַמּוֹכֵר שָׂדֵהוּ לַחֲבֵירוֹ לְפֵירוֹת, רַבִּי יוֹחָנָן אוֹמֵר: מֵבִיא וְקוֹרֵא, רֵישׁ לָקִישׁ אוֹמֵר: מֵבִיא וְאֵינוֹ קוֹרֵא,Le mari : la machlokèt de Rabbi Yo'hanan et Rech Lakich, à propos des prémices (bikkourim) et de leur déclaration (Deutéronome 26). Car il a été dit : Celui qui vend son champ à son prochain pour ses fruits : Rabbi Yo'hanan dit : Il apporte les prémices et lit la déclaration ; Rech Lakich dit : Il apporte et ne lit pas.
- רַבִּי יוֹחָנָן אוֹמֵר מֵבִיא וְקוֹרֵא: קִנְיַן פֵּירוֹת כְּקִנְיַן הַגּוּף דָּמֵי. וְרֵישׁ לָקִישׁ אוֹמֵר מֵבִיא וְאֵינוֹ קוֹרֵא: קִנְיַן פֵּירוֹת לָאו כְּקִנְיַן הַגּוּף דָּמֵי.Rabbi Yo'hanan dit : Il apporte et lit, car l'acquisition des fruits est comparable à l'acquisition du fonds ; il peut donc dire : « la terre que Tu m'as donnée » (Deutéronome 26, 10). Et Rech Lakich dit : Il apporte et ne lit pas, car l'acquisition des fruits n'est pas comparable à l'acquisition du fonds.
- שָׁלִיחַ – פְּלוּגְתָּא דְּרַבִּי יוֹנָתָן וְרַבִּי יֹאשִׁיָּה. דְּתַנְיָא: הָאוֹמֵר לְאַפּוֹטְרוֹפּוֹס: כׇּל נְדָרִים שֶׁתְּהֵא אִשְׁתִּי נוֹדֶרֶת מִכָּאן עַד שֶׁאָבֹא מִמָּקוֹם פְּלוֹנִי – הָפֵר לָהּ, וְהֵפֵיר לָהּ, יָכוֹל יְהוּ מוּפָרִין, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אִישָׁהּ יְקִימֶנּוּ וְאִישָׁהּ יְפֵרֶנּוּ״, דִּבְרֵי רַבִּי יֹאשִׁיָּה. רַבִּי יוֹנָתָן אוֹמֵר: מָצִינוּ בְּכׇל מָקוֹם שֶׁשְּׁלוּחוֹ שֶׁל אָדָם כְּמוֹתוֹ.Le mandataire : la machlokèt de Rabbi Yonatan et Rabbi Yochiya. Car il a été enseigné : Celui qui dit à un intendant : Tous les vœux que ma femme prononcera d'ici à mon retour de tel endroit, annule-les pour elle, et qu'il les a annulés pour elle, on pourrait croire qu'ils sont annulés ; le verset enseigne : « Son mari les confirmera et son mari les annulera » (Nombres 30, 14), lui seul ; telles sont les paroles de Rabbi Yochiya. Rabbi Yonatan dit : Nous avons trouvé partout que le mandataire d'un homme est comme lui-même.
- אֲמַר לֵיהּ רַב עִילִישׁ לְרָבָא: הָאוֹמֵר לְעַבְדּוֹ צֵא וְהִשָּׁאֵל עִם פָּרָתִי, מַהוּ? תִּיבְּעֵי לְמַאן דְּאָמַר שְׁלוּחוֹ שֶׁל אָדָם כְּמוֹתוֹ, תִּיבְּעֵי לְמַאן דְּאָמַר שְׁלוּחוֹ שֶׁל אָדָם אֵינוֹ כְּמוֹתוֹ.Rav Ilich a dit à Rava : Celui qui dit à son esclave cananéen : Va et prête-toi avec ma vache, qu'en est-il ? La question se pose selon celui qui dit que le mandataire d'un homme est comme lui-même, et elle se pose selon celui qui dit que le mandataire d'un homme n'est pas comme lui-même.
- תִּיבְּעֵי לְמַאן דְּאָמַר שְׁלוּחוֹ שֶׁל אָדָם כְּמוֹתוֹ, הָנֵי מִילֵּי שָׁלִיחַ – דְּבַר מִצְוָה הוּא. אֲבָל עֶבֶד, דְּלָאו בַּר מִצְוָה – לָא. אוֹ דִלְמָא אֲפִילּוּ לְמַאן דְּאָמַר אֵין שְׁלוּחוֹ שֶׁל אָדָם כְּמוֹתוֹ, הָנֵי מִילֵּי שָׁלִיחַ. אֲבָל עֶבֶד, יַד עֶבֶד כְּיַד רַבּוֹ דָּמְיָא.La question se pose selon celui qui dit que le mandataire d'un homme est comme lui-même : cela ne vaut-il que pour un mandataire, qui est astreint aux mitsvot (commandements), mais non pour un esclave, qui n'est pas pleinement astreint aux mitsvot ? Ou peut-être, même selon celui qui dit que le mandataire d'un homme n'est pas comme lui-même, cela ne vaut-il que pour un mandataire ; mais pour un esclave, la main de l'esclave est comparable à la main de son maître ?
- אֲמַר לֵיהּ: מִסְתַּבְּרָא יַד עֶבֶד כְּיַד רַבּוֹ דָּמְיָא.Rava lui a dit : Il est logique que la main de l'esclave soit comparable à la main de son maître.
- בָּעֵי רָמֵי בַּר חָמָא: בַּעַל בְּנִכְסֵי אִשְׁתּוֹRami bar 'Hama a posé la question : Le mari, quant aux biens de sa femme, dont il a l'usufruit,
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