Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- עַד שֶׁיִּפְרוֹט לְךָ הַכָּתוּב ״יַחְדָּו״.jusqu'à ce que le verset te précise « ensemble », ce qu'il ne fait pas ici.
- אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבִּי יֹאשִׁיָּה, לְחַלֵּק הָכָא לָא צָרִיךְ. מַאי טַעְמָא – סְבָרָא הוּא: מָה לִי קַטְלַהּ כּוּלָּהּ, מָה לִי קַטְלַהּ פַּלְגָא.La Guemara (discussion des Amoraïm, Sages de l'époque de la Guemara) répond : Tu peux même dire que c'est conforme à Rabbi Yochiya : ici, il n'est pas nécessaire de séparer. Quelle en est la raison ? C'est une évidence logique : Que m'importe s'il l'a tuée entièrement, que m'importe s'il l'a tuée à moitié, c'est-à-dire blessée ?
- גְּנֵיבָה וַאֲבֵידָה בְּשׁוֹאֵל מְנָא לַן?Le vol et la perte, chez l'emprunteur, d'où le savons-nous ?
- וְכִי תֵּימָא: נֵילַף מִשְּׁבוּרָה וּמֵתָה, מָה לִשְׁבוּרָה וּמֵתָה – דְּלָא אֶפְשָׁר לְמִיטְרַח וְאֵתוֹיֵי, תֹּאמַר בִּגְנֵיבָה וַאֲבֵידָה דְּאֶפְשָׁר לְמִיטְרַח וְאֵתוֹיֵי!Et si tu dis : Apprenons-le de la bête blessée et de la bête morte, on répliquera : Ce qui caractérise la bête blessée et la bête morte, c'est qu'il n'est pas possible de se donner de la peine et de la ramener. Le diras-tu du vol et de la perte, où il est possible de se donner de la peine et de la ramener ?!
- אֶלָּא כִּי הָא דְּתַנְיָא: ״וְנִשְׁבַּר אוֹ מֵת״, אֵין לִי אֶלָּא שְׁבוּרָה וּמֵתָה. גְּנֵיבָה וַאֲבֵידָה מִנַּיִן? אָמַרְתָּ קַל וָחוֹמֶר: וּמָה שׁוֹמֵר שָׂכָר שֶׁפָּטוּר מִשְּׁבוּרָה וּמֵתָה, חַיָּיב בִּגְנֵיבָה וַאֲבֵידָה. שׁוֹאֵל שֶׁחַיָּיב בִּשְׁבוּרָה וּמֵתָה – אֵינוֹ דִּין שֶׁחַיָּיב בִּגְנֵיבָה וַאֲבֵידָה? וְזֶה הוּא קַל וָחוֹמֶר שֶׁאֵין עָלָיו תְּשׁוּבָה.Plutôt, comme ce qui a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Et qu'elle soit blessée ou qu'elle meure » (Exode 22, 13) : je n'ai là que la bête blessée et la bête morte. Le vol et la perte, d'où le sait-on ? Tu dis un kal va'homer (raisonnement a fortiori) : Si le gardien rémunéré, qui est exempt pour la bête blessée et la bête morte, est tenu pour le vol et la perte, l'emprunteur, qui est tenu pour la bête blessée et la bête morte, n'est-il pas logique qu'il soit tenu pour le vol et la perte ? Et c'est un kal va'homer sans réplique.
- מַאי ״אֵין עָלָיו תְּשׁוּבָה״? וְכִי תֵּימָא: אִיכָּא לְמִיפְרַךְ, מָה לְשׁוֹמֵר שָׂכָר – שֶׁכֵּן מְשַׁלֵּם תַּשְׁלוּמֵי כֶפֶל בְּטוֹעֵן טַעֲנַת לִסְטִים מְזוּיָּין,Que signifie « sans réplique » ? La Guemara explique : Si tu dis qu'on peut réfuter : Ce qui caractérise le gardien rémunéré, c'est qu'il paie le double lorsqu'il prétend qu'un brigand armé a pris l'objet,
- אֲפִילּוּ הָכִי קַרְנָא דְּשׁוֹאֵל עֲדִיפָא.même ainsi, le principal que paie l'emprunteur est plus grave.
- אִיבָּעֵית אֵימָא: קָסָבַר לִסְטִים מְזוּיָּין גַּזְלָן הוּא.Si tu veux, dis : Il pense qu'un brigand armé est un voleur à main armée, et non un voleur ; le gardien rémunéré ne paie donc pas le double dans ce cas.
- אַשְׁכְּחַן לְחִיּוּב, לִפְטוּר מְנָא לַן?Nous avons trouvé la source pour rendre tenu. Pour exempter lorsque le propriétaire est là, d'où le savons-nous ?
- וְכִי תֵּימָא נֵילַף מִשְּׁבוּרָה וּמֵתָה, מָה לִשְׁבוּרָה וּמֵתָה – שֶׁכֵּן אוֹנֶס!Et si tu dis : Apprenons-le de la bête blessée et de la bête morte, on répliquera : Ce qui caractérise la bête blessée et la bête morte, c'est que c'est un cas de force majeure !
- אֶלָּא גָּמַר מִשּׁוֹמֵר שָׂכָר. וְשׁוֹמֵר שָׂכָר גּוּפֵיהּ מְנָלַן? גָּמְרִי חִיּוּבָא דְּשׁוֹמֵר שָׂכָר מֵחִיּוּבָא דְּשׁוֹאֵל: מָה לְהַלָּן בִּבְעָלִים – פָּטוּר, אַף כָּאן בִּבְעָלִים – פָּטוּר.Plutôt, il l'apprend du gardien rémunéré. Et le gardien rémunéré lui-même, d'où le savons-nous ? On apprend l'obligation du gardien rémunéré de l'obligation de l'emprunteur : De même que là-bas, avec le propriétaire, il est exempt, de même ici, avec le propriétaire, il est exempt.
- בְּמַאי גָּמַר? אִי בַּמָּה מָצִינוּ, אִיכָּא לְמִיפְרַךְ כִּדְפָרְכִינַן: שֶׁכֵּן אוֹנֶס!Par quel moyen l'apprend-il ? Si c'est par le « de même que nous avons trouvé », une comparaison entre les cas, on peut réfuter comme nous avons réfuté : c'est un cas de force majeure !
- אֶלָּא, אָמַר קְרָא ״וְכִי יִשְׁאַל״ – וָיו מוֹסִיף עַל עִנְיָן רִאשׁוֹן, וְיִלְמַד עֶלְיוֹן מִתַּחְתּוֹן.Plutôt, le verset dit : « Et si un homme emprunte » (Exode 22, 13) : le vav (« et ») ajoute au sujet précédent ; que le passage du haut apprenne donc de celui du bas.
- וְאַכַּתִּי שׁוֹאֵל מִשּׁוֹמֵר שָׂכָר לָא גָּמַר, דְּאִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְשׁוֹמֵר שָׂכָר – שֶׁכֵּן פָּטוּר בִּשְׁבוּרָה וּמֵתָה, תֹּאמַר בְּשׁוֹאֵל שֶׁחַיָּיב בִּשְׁבוּרָה וּמֵתָה!Mais encore, l'emprunteur n'apprend pas du gardien rémunéré, car on peut réfuter : Ce qui caractérise le gardien rémunéré, c'est qu'il est exempt pour la bête blessée et la bête morte. Le diras-tu de l'emprunteur, qui est tenu pour la bête blessée et la bête morte ?!
- אֶלָּא גְּנֵיבָה וַאֲבֵידָה בְּשׁוֹאֵל לְחִיּוּבָא מְנָלַן – דְּגָמַר מִשּׁוֹמֵר שָׂכָר: דַּיּוֹ לַבָּא מִן הַדִּין לִהְיוֹת כַּנִּדּוֹן, מָה גְּנֵיבָה וַאֲבֵידָה דְּשׁוֹמֵר שָׂכָר בִּבְעָלִים – פָּטוּר, אַף גְּנֵיבָה וַאֲבֵידָה דְּשׁוֹאֵל נָמֵי בִּבְעָלִים – פָּטוּר.Plutôt, le vol et la perte chez l'emprunteur, pour rendre tenu, d'où le savons-nous ? De ce qu'il l'apprend du gardien rémunéré. Or il suffit que ce qui découle du raisonnement soit comme ce dont il découle : De même que le vol et la perte du gardien rémunéré, avec le propriétaire, il est exempt, de même le vol et la perte de l'emprunteur, avec le propriétaire, il est exempt.
- הָנִיחָא לְמַאן דְּאִית לֵיהּ דַּיּוֹ, אֶלָּא לְמַאן דְּלֵית לֵיהּ דַּיּוֹ מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?Cela va bien selon celui qui admet « il suffit ». Mais selon celui qui n'admet pas « il suffit », que peut-on dire ?
- אֶלָּא אָמַר קְרָא ״וְכִי יִשְׁאַל״, וָיו מוֹסִיף עַל עִנְיָן רִאשׁוֹן, וְיִלְמַד עֶלְיוֹן מִתַּחְתּוֹן וְתַחְתּוֹן מֵעֶלְיוֹן.Plutôt, le verset dit : « Et si un homme emprunte » : le vav ajoute au sujet précédent ; que le passage du haut apprenne de celui du bas, et celui du bas de celui du haut.
- אִיתְּמַר: פְּשִׁיעָה בִּבְעָלִים, פְּלִיגִי בַּהּ רַב אַחָא וְרָבִינָא. חַד אָמַר: חַיָּיב, וְחַד אָמַר: פָּטוּר.Il a été dit par les Amoraïm : La négligence avec le propriétaire, Rav A'ha et Ravina divergent à ce sujet. L'un a dit : Il est tenu ; et l'autre a dit : Il est exempt.
- מַאן דְּאָמַר חַיָּיב, קָסָבַר: מִקְרָא נִדְרָשׁ לְפָנָיו, וְלֹא לִפְנֵי פָנָיו,Celui qui dit : Il est tenu, pense qu'un verset s'interprète avec ce qui le précède, et non avec ce qui précède ce qui le précède.
- הִלְכָּךְ ״אִם בְּעָלָיו עִמּוֹ״ אַשּׁוֹמֵר חִנָּם לָא כְּתִיב, וּפְשִׁיעָה נָמֵי בְּשׁוֹמֵר שָׂכָר וּבְשׁוֹאֵל לָא כְּתִיב. הִלְכָּךְ, בְּשׁוֹמֵר שָׂכָר וּבְשׁוֹאֵל לְחִיּוּב אָתְיָא בְּקַל וָחוֹמֶר מִשּׁוֹמֵר חִנָּם.C'est pourquoi « Si son propriétaire est avec lui » n'est pas écrit du gardien bénévole, et la négligence n'est pas non plus écrite du gardien rémunéré ni de l'emprunteur. C'est pourquoi, chez le gardien rémunéré et chez l'emprunteur, l'obligation découle d'un kal va'homer à partir du gardien bénévole.
- אֲבָל בִּבְעָלִים לִפְטוּר אַף בְּשׁוֹמֵר שָׂכָר וּבְשׁוֹאֵל – לָא. מַאי טַעְמָא: כִּי כְּתִיב ״אִם בְּעָלָיו עִמּוֹ לֹא יְשַׁלֵּם״ אַשּׁוֹאֵל וְאַשּׁוֹמֵר שָׂכָר – אַהָנָךְ חִיּוּבֵי דִּכְתִיב בְּהוּ בְּהֶדְיָא הוּא דְּמִיכְּתִב.Mais pour exempter avec le propriétaire, même pour le gardien rémunéré et pour l'emprunteur, non. Quelle en est la raison ? Lorsqu'il est écrit : « Si son propriétaire est avec lui, il ne paiera pas » à propos de l'emprunteur et du gardien rémunéré, c'est pour ces obligations écrites explicitement chez eux que cela est écrit, et non pour la négligence.
- מַאן דְּאָמַר פָּטוּר, קָסָבַר: מִקְרָא נִדְרָשׁ לְפָנָיו וְלִפְנֵי פָנָיו, וְכִי כְּתִיב ״אִם בְּעָלָיו עִמּוֹ״ – אַשּׁוֹמֵר חִנָּם נָמֵי כְּתִיב.Celui qui dit : Il est exempt, pense qu'un verset s'interprète avec ce qui le précède et avec ce qui précède ce qui le précède, et lorsqu'il est écrit : « Si son propriétaire est avec lui », c'est aussi écrit du gardien bénévole, qui n'est tenu que pour la négligence.
- תְּנַן: הַשּׁוֹאֵל הַפָּרָה וְשָׁאַל בְּעָלֶיהָ עִמָּהּ, הַשּׁוֹאֵל הַפָּרָה וְשָׂכַר בְּעָלֶיהָ עִמָּהּ, שָׁאַל בְּעָלֶיהָ אוֹ שְׂכָרָן וְאַחַר כָּךְ שָׁאַל הַפָּרָה וּמֵתָה – פָּטוּר. וְאִילּוּ שׁוֹמֵר חִנָּם לָא קָתָנֵי!Nous avons appris dans la Michna : Celui qui emprunte la vache et emprunte son propriétaire avec elle, celui qui emprunte la vache et engage son propriétaire avec elle, s'il emprunte son propriétaire ou l'engage et emprunte ensuite la vache, et qu'elle est morte, il est exempt. Alors que le gardien bénévole n'est pas enseigné, signe que l'exemption ne vaut pas pour la négligence !
- וּלְטַעְמָיךְ: שׁוֹמֵר שָׂכָר מִי קָתָנֵי?La Guemara réfute : Et selon ton raisonnement, le gardien rémunéré est-il enseigné ? Or il est certainement exempt, au moins pour le vol et la perte.
- אֶלָּא תַּנָּא, מִילְּתָאPlutôt, le Tanna (Sage de l'époque de la Michna), une chose
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