Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֲבָל שָׁאַל אֶת הַפָּרָה וְאַחַר כָּךְ שָׁאַל אֶת הַבְּעָלִים, אוֹ שְׂכָרָן, וָמֵתָה – חַיָּיב, שֶׁנֶּאֱמַר: ״בְּעָלָיו אֵין עִמּוֹ שַׁלֵּם יְשַׁלֵּם״.Mais s'il a emprunté la vache et a ensuite emprunté le propriétaire ou l'a engagé, et qu'elle est morte, il est tenu de payer, même si le propriétaire travaillait pour lui à ce moment-là, comme il est dit : « Si son propriétaire n'est pas avec lui, il paiera » (Exode 22, 13).
- גְּמָ׳ מִדְּקָתָנֵי סֵיפָא: וְאַחַר כָּךְ שָׁאַל אֶת הַפָּרָה, מִכְּלָל דְּרֵישָׁא דְּקָתָנֵי ״עִמָּהּ״ – עִמָּהּ מַמָּשׁ. עִמָּהּ מַמָּשׁ, מִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ פָּרָה בִּמְשִׁיכָה, וּבְעָלִים בַּאֲמִירָה?Guemara (discussion des Amoraïm, Sages de l'époque de la Guemara) : Du fait que la fin enseigne : Et a ensuite emprunté la vache, il en ressort que le début, qui enseigne : avec elle, signifie : réellement avec elle, au même instant. La Guemara demande : Réellement avec elle, peux-tu trouver cela ? La vache s'emprunte par traction, et le propriétaire par la parole ; le propriétaire serait donc emprunté avant la vache !
- אִיבָּעֵית אֵימָא: כְּגוֹן דְּקַיְימָא פָּרָה בַּחֲצֵרוֹ דְּשׁוֹאֵל, דְּלָא מְחַסְּרָא מְשִׁיכָה. אִיבָּעֵית אֵימָא: דַּאֲמַר לֵיהּ ״אַתְּ גּוּפָךְ לֹא תִּשָּׁאֵל עַד שְׁעַת מְשִׁיכַת פָּרָתְךָ״.Si tu veux, dis : Il s'agit du cas où la vache se tient dans la cour de l'emprunteur, qui acquiert pour lui, de sorte qu'il n'est pas besoin de traction. Si tu veux, dis : Il s'agit du cas où il lui a dit : « Toi-même, tu ne seras pas emprunté avant le moment de la traction de ta vache ».
- תְּנַן הָתָם, אַרְבָּעָה שׁוֹמְרִים הֵם: שׁוֹמֵר חִנָּם וְהַשּׁוֹאֵל, נוֹשֵׂא שָׂכָר וְהַשּׂוֹכֵר.Nous avons appris là-bas, dans une Michna (plus haut, 93a) : Il y a quatre sortes de gardiens : le gardien bénévole et l'emprunteur, le gardien rémunéré et le locataire.
- שׁוֹמֵר חִנָּם נִשְׁבָּע עַל הַכֹּל, וְהַשּׁוֹאֵל מְשַׁלֵּם אֶת הַכֹּל, נוֹשֵׂא שָׂכָר וְהַשּׂוֹכֵר – נִשְׁבָּעִין עַל הַשְּׁבוּרָה וְעַל הַשְּׁבוּיָה וְעַל הַמֵּתָה, וּמְשַׁלְּמִים אֶת הָאֲבֵידָה וְאֶת הַגְּנֵיבָה.Le gardien bénévole prête serment pour tout et il est exempt de payer ; l'emprunteur paie pour tout ; le gardien rémunéré et le locataire prêtent serment pour la bête blessée, pour la bête capturée et pour la bête morte, et ils sont exempts, mais ils paient la perte et le vol.
- מְנָא הָנֵי מִילֵּי? דְּתָנוּ רַבָּנַן: פָּרָשָׁה רִאשׁוֹנָה נֶאֶמְרָה בְּשׁוֹמֵר חִנָּם, שְׁנִיָּה – בְּשׁוֹמֵר שָׂכָר, שְׁלִישִׁית – בְּשׁוֹאֵל.D'où savons-nous cela ? Car nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Le premier passage (Exode 22, 6-8) a été dit du gardien bénévole, le deuxième (Exode 22, 9-12) du gardien rémunéré, le troisième (Exode 22, 13-14) de l'emprunteur.
- בִּשְׁלָמָא שְׁלִישִׁית בְּשׁוֹאֵל – מְפוֹרָשׁ: ״וְכִי יִשְׁאַל אִישׁ מֵעִם רֵעֵהוּ וְנִשְׁבַּר אוֹ מֵת בְּעָלָיו אֵין עִמּוֹ שַׁלֵּם יְשַׁלֵּם״. אֶלָּא רִאשׁוֹנָה בְּשׁוֹמֵר חִנָּם, שְׁנִיָּה בְּשׁוֹמֵר שָׂכָר – אֵיפוֹךְ אֲנָא!On comprend bien que le troisième concerne l'emprunteur, c'est explicite : « Et si un homme emprunte de son prochain, et qu'elle soit blessée ou qu'elle meure, si son propriétaire n'est pas avec lui, il paiera » (Exode 22, 13). Mais que le premier concerne le gardien bénévole et le deuxième le gardien rémunéré, moi, je l'inverse !
- מִסְתַּבְּרָא שְׁנִיָּה בְּשׁוֹמֵר שָׂכָר, שֶׁכֵּן חַיָּיב בִּגְנֵיבָה וַאֲבֵידָה. אַדְּרַבָּה: רִאשׁוֹנָה בְּשׁוֹמֵר שָׂכָר, שֶׁכֵּן מְשַׁלֵּם תַּשְׁלוּמֵי כֶפֶל בְּטוֹעֵן טַעֲנַת גַּנָּב!La Guemara répond : Il est logique que le deuxième concerne le gardien rémunéré, car celui-ci est tenu pour le vol et la perte. La Guemara objecte : Au contraire, que le premier concerne le gardien rémunéré, car celui-ci paie le double lorsqu'il prétend qu'un voleur a pris l'objet !
- אֲפִילּוּ הָכִי, קַרְנָא בְּלָא שְׁבוּעָה עֲדִיפָא מִכְּפֵילָא בִּשְׁבוּעָה.La Guemara répond : Même ainsi, le principal sans serment, dû dès qu'il déclare le vol, est plus grave que le double qui n'est dû qu'avec un serment mensonger.
- תִּדַּע, דְּהָא שׁוֹאֵל כׇּל הֲנָאָה שֶׁלּוֹ וְאֵינוֹ מְשַׁלֵּם אֶלָּא קֶרֶן.Sache-le : l'emprunteur, le plus strictement tenu, a tout le profit pour lui, et il ne paie que le principal, jamais le double.
- וְהַשּׁוֹאֵל כׇּל הֲנָאָה שֶׁלּוֹ? וְהָא בָּעֲיָא מְזוֹנֵי! דְּקַיְימָא בַּאֲגַם. וְהָא בָּעֲיָא נְטִירָה! בְּנָטַר מָתָא. וְאִיבָּעֵית אֵימָא: לָא תֵּימָא ״כׇּל הֲנָאָה שֶׁלּוֹ״, אֶלָּא אֵימָא ״רוֹב הֲנָאָה שֶׁלּוֹ״. וְאִיבָּעֵית אֵימָא: בִּשְׁאֵילַת כֵּלִים.La Guemara demande : Et l'emprunteur a-t-il tout le profit pour lui ? Mais la bête a besoin de nourriture ! La Guemara répond : Il s'agit du cas où elle se tient dans un marais, où la nourriture est gratuite. Mais elle a besoin de garde ! Il s'agit du cas où il est gardien de la ville. Et si tu veux, dis : Ne dis pas « tout le profit est pour lui », mais dis : « la majeure partie du profit est pour lui ». Et si tu veux, dis qu'il s'agit de l'emprunt d'ustensiles, qui ne demandent ni nourriture ni soins.
- נוֹשֵׂא שָׂכָר וְהַשּׂוֹכֵר נִשְׁבָּעִין עַל הַשְּׁבוּרָה וְעַל הַשְּׁבוּיָה וְעַל הַמֵּתָה, וּמְשַׁלְּמִין אֶת הָאֲבֵידָה וְאֶת הַגְּנֵיבָה.Le gardien rémunéré et le locataire prêtent serment pour la bête blessée, pour la bête capturée et pour la bête morte, et ils paient la perte et le vol.
- בִּשְׁלָמָא גְּנֵיבָה, דִּכְתִיב: ״אִם גָּנוֹב יִגָּנֵב מֵעִמּוֹ יְשַׁלֵּם לִבְעָלָיו״, אֶלָּא אֲבֵידָה מְנָא לַן? דְּתַנְיָא: ״אִם גָּנֵב יִגָּנֵב״ – אֵין לִי אֶלָּא גְּנֵיבָה, אֲבֵידָה מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אִם גָּנוֹב יִגָּנֵב״, מִכׇּל מָקוֹם.On comprend bien pour le vol, car il est écrit : « Si elle lui a été volée, il paiera à son propriétaire » (Exode 22, 11). Mais la perte, d'où le savons-nous ? Car il a été enseigné dans une baraïta : « Si elle est volée » : je n'ai là que le vol ; la perte, d'où le sait-on ? Le verset dit : « Ganov yigganev », avec le verbe redoublé : de toute façon, il paie.
- הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר: לָא אָמְרִינַן דִּבְּרָה תוֹרָה כִּלְשׁוֹן בְּנֵי אָדָם. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר: אָמְרִינַן דִּבְּרָה תוֹרָה כִלְשׁוֹן בְּנֵי אָדָם, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?Cela va bien selon celui qui dit : Nous ne disons pas que la Torah a parlé selon le langage des hommes. Mais selon celui qui dit : Nous disons que la Torah a parlé selon le langage des hommes, de sorte que le verbe redoublé n'enseigne rien, que peut-on dire ?
- אָמְרִי בְּמַעְרְבָא: קַל וָחוֹמֶר; וּמָה גְּנֵיבָה שֶׁקְּרוֹבָה לְאוֹנֶס – מְשַׁלֵּם, אֲבֵידָה שֶׁקְּרוֹבָה לִפְשִׁיעָה – לֹא כׇּל שֶׁכֵּן!On dit en Occident, en terre d'Israël : C'est un kal va'homer (raisonnement a fortiori) : Si pour le vol, qui est proche de la force majeure, il paie, pour la perte, qui est proche de la négligence, à plus forte raison !
- וְאִידַּךְ, מִילְּתָא דְּאָתְיָא בְּקַל וְחוֹמֶר טָרַח וְכָתַב לַהּ קְרָא.Et l'autre, pourquoi faut-il un verset ? La Guemara répond : Une chose qui découle d'un kal va'homer, le verset prend parfois la peine de l'écrire.
- וְהַשּׁוֹאֵל מְשַׁלֵּם אֶת הַכֹּל. בִּשְׁלָמָא שְׁבוּרָה וּמֵתָה, דִּכְתִיב: ״וְכִי יִשְׁאַל אִישׁ מֵעִם רֵעֵהוּ וְנִשְׁבַּר אוֹ מֵת״. אֶלָּא שְׁבוּיָה בְּשׁוֹאֵל מְנָא לַן?Et l'emprunteur paie pour tout. On comprend bien pour la bête blessée et la bête morte, car il est écrit : « Et si un homme emprunte de son prochain, et qu'elle soit blessée ou qu'elle meure » (Exode 22, 13). Mais la bête capturée, chez l'emprunteur, d'où le savons-nous ?
- וְכִי תֵּימָא נֵילַף מִשְּׁבוּרָה וּמֵתָה, מָה לִשְׁבוּרָה וּמֵתָה – שֶׁכֵּן אוּנְסָא דְּסָלֵיק אַדַּעְתָּא הוּא. תֹּאמַר בִּשְׁבוּיָה – שֶׁכֵּן אוּנְסָא דְּלָא סָלֵיק אַדַּעְתָּא הוּא!Et si tu dis : Apprenons-le de la bête blessée et de la bête morte, on répliquera : Ce qui caractérise la bête blessée et la bête morte, c'est que c'est une force majeure qui vient à l'esprit ; l'emprunteur l'a donc acceptée. Le diras-tu de la bête capturée, qui est une force majeure qui ne vient pas à l'esprit ?!
- אֶלָּא: נֶאֶמְרָה שְׁבוּרָה וּמֵתָה בְּשׁוֹאֵל, וְנֶאֶמְרָה שְׁבוּרָה וּמֵתָה בְּשׁוֹמֵר שָׂכָר. מָה לְהַלָּן שְׁבוּיָה עִמּוֹ, אַף כָּאן שְׁבוּיָה עִמּוֹ.Plutôt : La bête blessée et la bête morte ont été dites de l'emprunteur, et la bête blessée et la bête morte ont été dites du gardien rémunéré. De même que là-bas, la bête capturée est avec elles (Exode 22, 9), de même ici, la bête capturée est avec elles.
- אִיכָּא לְמִיפְרַךְ: מָה לְשׁוֹמֵר שָׂכָר שֶׁכֵּן לִפְטוּר, תֹּאמַר בַּשּׁוֹאֵל שֶׁכֵּן לְחִיּוּב!On peut réfuter : Ce qui caractérise le gardien rémunéré, c'est que ces cas y sont dits pour exempter. Le diras-tu de l'emprunteur, où ils sont dits pour rendre tenu ?!
- אֶלָּא כְּרַבִּי נָתָן, דְּתַנְיָא, רַבִּי נָתָן אוֹמֵר: ״אוֹ״ לְרַבּוֹת שְׁבוּיָה.Plutôt, c'est selon Rabbi Nathan, car il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Nathan dit : « Ou », dans « blessée ou qu'elle meure », vient inclure la bête capturée.
- הַאי ״אוֹ״ מִיבַּעְיָא לֵיהּ לְחַלֵּק. דְּסָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: עֵד דְּמִיתַּבְרָא וּמֵתָה לָא מְחַיֵּיב, קָא מַשְׁמַע לַן.La Guemara demande : Ce « ou » est nécessaire pour séparer les cas ; car il pourrait te venir à l'esprit de dire : Il n'est tenu que si elle est blessée et meurt. Il nous enseigne donc que ce sont deux cas distincts.
- הָנִיחָא לְרַבִּי יוֹנָתָן. אֶלָּא לְרַבִּי יֹאשִׁיָּה, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?Cela va bien selon Rabbi Yonathan. Mais selon Rabbi Yochiya, que peut-on dire ?
- דְּתַנְיָא: ״אִישׁ אֲשֶׁר יְקַלֵּל אֶת אָבִיו וְאֶת אִמּוֹ״, אֵין לִי אֶלָּא אָבִיו וְאִמּוֹ. אָבִיו בְּלֹא אִמּוֹ, אִמּוֹ בְּלֹא אָבִיו, מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אָבִיו וְאִמּוֹ קִלֵּל״. אָבִיו קִלֵּל, אִמּוֹ קִלֵּל. דִּבְרֵי רַבִּי יֹאשִׁיָּה.Car il a été enseigné dans une baraïta : « Tout homme qui maudit son père et sa mère » (Lévitique 20, 9) : je n'ai là que son père et sa mère. Son père sans sa mère, sa mère sans son père, d'où le sait-on ? Le verset dit : « Il a maudit son père et sa mère » : il a maudit son père, il a maudit sa mère. Telles sont les paroles de Rabbi Yochiya.
- רַבִּי יוֹנָתָן אוֹמֵר: מַשְׁמַע שְׁנֵיהֶם כְּאֶחָד, וּמַשְׁמַע אֶחָד בִּפְנֵי עַצְמוֹ –Rabbi Yonathan dit : L'expression peut signifier les deux ensemble, et peut signifier chacun séparément,
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