Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כָּךְ וְכָךְ גַּבְרֵי אִיכָּא בַּהֲדַן, כָּךְ וְכָךְ כַּלְבֵי אִיכָּא בַּהֲדַן, כָּךְ וְכָךְ זוּקָתָא פְּסִיקָא לַן. וַאֲזַל וּשְׁקַל מִינֵּיהּ, מַאי? אֲמַר לֵיהּ: הֲרֵי הוֹלִיכָן לִמְקוֹם גְּדוּדֵי חַיָּה וְלִסְטִים.tant et tant d'hommes sont avec nous, tant et tant de chiens sont avec nous, tant et tant de frondes nous sont assignées. Si le voleur est allé et lui a pris une bête, qu'en est-il ? Rava lui dit : C'est comme s'il les avait menées en un lieu de hordes de bêtes sauvages et de brigands, car ses provocations ont attiré le voleur.
- מַתְנִי׳ מַתְנֶה שׁוֹמֵר חִנָּם לִהְיוֹת פָּטוּר מִשְּׁבוּעָה, וְהַשּׁוֹאֵל לִהְיוֹת פָּטוּר מִלְּשַׁלֵּם, נוֹשֵׂא שָׂכָר וְהַשּׂוֹכֵר לִהְיוֹת פְּטוּרִין מִשְּׁבוּעָה וּמִלְּשַׁלֵּם. כׇּל הַמַּתְנֶה עַל מַה שֶּׁכָּתוּב בַּתּוֹרָה – תְּנָאוֹ בָּטֵל,Michna (enseignement des Tannaïm, Sages de l'époque de la Michna) : Le gardien bénévole peut stipuler d'être exempt du serment, l'emprunteur d'être exempt de payer, le gardien rémunéré et le locataire d'être exempts du serment et de payer. En matière non financière, quiconque stipule contre ce qui est écrit dans la Torah, sa condition est nulle.
- וְכׇל תְּנַאי שֶׁיֵּשׁ מַעֲשֶׂה בִּתְחִילָּתוֹ – תְּנָאוֹ בָּטֵל. וְכׇל שֶׁאֶפְשָׁר לוֹ לְקַיְּימוֹ בְּסוֹפוֹ, וְהִתְנָה עִמּוֹ מִתְּחִילָּתוֹ – תְּנָאוֹ קַיָּים.Et toute condition que précède un acte, la condition est nulle et l'acte demeure valable ; la condition doit être énoncée avant l'acte. Et toute condition qu'il peut accomplir à la fin, et qu'il a stipulée avec lui dès le début, sa condition est valable.
- גְּמָ׳ אַמַּאי? מַתְנֶה עַל מַה שֶּׁכָּתוּב בַּתּוֹרָה הוּא, וְכׇל הַמַּתְנֶה עַל מַה שֶּׁכָּתוּב בַּתּוֹרָה תְּנָאוֹ בָּטֵל!Guemara (discussion des Amoraïm, Sages de l'époque de la Guemara) : Pourquoi le gardien peut-il stipuler ainsi ? Il stipule contre ce qui est écrit dans la Torah, qui fixe qui prête serment et qui paie, et quiconque stipule contre ce qui est écrit dans la Torah, sa condition est nulle !
- הָא מַנִּי – רַבִּי יְהוּדָה הִיא, דְּאָמַר: בְּדָבָר שֶׁבְּמָמוֹן – תְּנָאוֹ קַיָּים. דְּתַנְיָא: הָאוֹמֵר לְאִשָּׁה ״הֲרֵי אַתְּ מְקוּדֶּשֶׁת לִי עַל מְנָת שֶׁאֵין לִיךְ עָלַי שְׁאֵר כְּסוּת וְעוֹנָה״ – הֲרֵי זוֹ מְקוּדֶּשֶׁת, וּתְנָאוֹ בָּטֵל, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בְּדָבָר שֶׁבְּמָמוֹן – תְּנָאוֹ קַיָּים.De qui est cette Michna ? Elle est de Rabbi Yehouda, qui a dit : En matière financière, sa condition est valable. Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Celui qui dit à une femme : « Te voici consacrée à moi, à condition que tu n'aies pas sur moi de droit à la nourriture, aux vêtements et à la relation conjugale », elle est consacrée et sa condition est nulle ; telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Rabbi Yehouda dit : En matière financière, à savoir la nourriture et les vêtements, sa condition est valable.
- וּמִי מָצֵית מוֹקְמַתְּ לַהּ כְּרַבִּי יְהוּדָה? אֵימָא סֵיפָא: כׇּל הַמַּתְנֶה עַל מַה שֶּׁכָּתוּב בַּתּוֹרָה – תְּנָאוֹ בָּטֵל, אֲתָאן לְרַבִּי מֵאִיר! הָא לָא קַשְׁיָא: לְעוֹלָם רַבִּי יְהוּדָה הִיא, וְסֵיפָא – בְּדָבָר שֶׁאֵינוֹ שֶׁל מָמוֹן.La Guemara demande : Mais peux-tu l'établir selon Rabbi Yehouda ? Dis la fin de la Michna : Quiconque stipule contre ce qui est écrit dans la Torah, sa condition est nulle ; nous en arrivons à Rabbi Méïr ! La Guemara répond : Cela n'est pas difficile : en réalité, elle est de Rabbi Yehouda, et la fin parle d'une matière qui n'est pas financière.
- אֵימָא סֵיפָא: כׇּל תְּנַאי שֶׁיֵּשׁ בּוֹ מַעֲשֶׂה בִּתְחִילָּתוֹ – תְּנָאוֹ בָּטֵל, מַאן שָׁמְעַתְּ לֵיהּ דְּאִית לֵיהּ הָא סְבָרָא – רַבִּי מֵאִיר, דְּתַנְיָא: אַבָּא חֲלַפְתָּא אִישׁ כְּפַר חֲנַנְיָא אָמַר מִשּׁוּם רַבִּי מֵאִיר: תְּנַאי קוֹדֵם לַמַּעֲשֶׂה – הֲרֵי זֶה תְּנַאי, מַעֲשֶׂה קוֹדֵם לַתְּנַאי – אֵינוֹ תְּנַאי.La Guemara objecte : Dis la fin : Toute condition qui a un acte à son début, la condition est nulle. Qui as-tu entendu tenir ce raisonnement ? Rabbi Méïr, car il a été enseigné dans une baraïta : Abba 'Halafta, de Kefar 'Hanania, a dit au nom de Rabbi Méïr : Si la condition précède l'acte, c'est une condition ; si l'acte précède la condition, ce n'est pas une condition.
- אֶלָּא כּוּלַּהּ רַבִּי מֵאִיר הִיא, וְשָׁאנֵי הָכָא, דְּמֵעִיקָּרָא לָא שַׁעְבֵּד נַפְשֵׁיהּ.Plutôt, toute la Michna est de Rabbi Méïr, et ici c'est différent, car dès le départ il ne s'est pas engagé dans les règles des gardiens de la Torah.
- תָּנָא: וּמַתְנֶה שׁוֹמֵר שָׂכָר לִהְיוֹת כְּשׁוֹאֵל. בְּמַאי? בִּדְבָרִים?! אָמַר שְׁמוּאֵל: בְּשֶׁקָּנוּ מִיָּדוֹ.Un Sage a enseigné dans une baraïta : Et le gardien rémunéré peut stipuler d'être comme un emprunteur. La Guemara demande : Par quel moyen cet engagement prend-il effet ? Par des paroles ?! Chmouel dit : Il s'agit du cas où l'on a effectué de sa main un acte d'acquisition pour confirmer son engagement.
- וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֲפִילּוּ תֵּימָא בְּשֶׁלֹּא קָנוּ מִיָּדוֹ, בְּהָהִיא הֲנָאָה דְּקָא נָפֵיק לֵיהּ קָלָא דְּאִינִישׁ מְהֵימְנָא הוּא – גָּמַיר וּמְשַׁעְבֵּד נַפְשֵׁיהּ.Et Rabbi Yo'hanan a dit : Tu peux même dire qu'il s'agit du cas où l'on n'a pas effectué d'acte d'acquisition : par ce plaisir de voir se répandre sa réputation d'homme digne de confiance, il décide fermement et s'engage, même par simple parole.
- וְכׇל שֶׁאֶפְשָׁר לוֹ לְקַיְּימוֹ בְּסוֹפוֹ וְכוּ׳. אָמַר רַב טַבְלָא אָמַר רַב: זוֹ דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה בֶּן תֵּימָא. אֲבָל חֲכָמִים אוֹמְרִים: אַף עַל פִּי שֶׁאִי אֶפְשָׁר לוֹ לְקַיְּימוֹ בְּסוֹפוֹ וְהִתְנָה עָלָיו מִתְּחִילָּתוֹ – תְּנָאוֹ קַיָּים.Et toute condition qu'il peut accomplir à la fin, etc. Rav Tavla a dit au nom de Rav : Ce sont les paroles de Rabbi Yehouda ben Teïma. Mais les Sages disent : Même s'il ne peut l'accomplir à la fin et qu'il l'a stipulée dès le début, sa condition est valable.
- דְּתַנְיָא: ״הֲרֵי זֶה גִּיטִּךְ עַל מְנָת שֶׁתַּעֲלִי לָרָקִיעַ, עַל מְנָת שֶׁתֵּרְדִי לַתְּהוֹם, עַל מְנָת שֶׁתִּבְלְעִי קָנֶה שֶׁל מֵאָה אַמָּה, עַל מְנָת שֶׁתַּעַבְרִי אֶת הַיָּם הַגָּדוֹל בְּרַגְלַיִךְ״, נִתְקַיֵּים הַתְּנַאי – הֲרֵי זֶה גֵּט, לֹא נִתְקַיֵּים הַתְּנַאי – אֵינוֹ גֵּט.Car il a été enseigné dans une baraïta : Si un homme dit à sa femme : « Voici ton get (acte de divorce) à condition que tu montes au ciel, à condition que tu descendes dans l'abîme, à condition que tu avales un roseau de cent coudées, à condition que tu traverses la Grande Mer à pied », si la condition a été accomplie, c'est un get ; si la condition n'a pas été accomplie, ce n'est pas un get.
- רַבִּי יְהוּדָה בֶּן תֵּימָא אוֹמֵר: כָּזֶה – גֵּט. כְּלָל אָמַר רַבִּי יְהוּדָה בֶּן תֵּימָא: כֹּל שֶׁאִי אֶפְשָׁר לוֹ לְקַיְּימוֹ בְּסוֹפוֹ, וְהִתְנָה עָלָיו מִתְּחִילָּתוֹ – אֵינוֹ אֶלָּא כְּמַפְלִיגָהּ וְכָשֵׁר.Rabbi Yehouda ben Teïma dit : Un tel document est un get valable, car la condition est sans effet. Rabbi Yehouda ben Teïma a énoncé une règle : Toute condition qu'on ne peut accomplir à la fin et qu'il a stipulée dès le début, il ne fait que la repousser par de simples paroles, et le get est valable.
- אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַב: הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה בֶּן תֵּימָא. אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: מַתְנִיתִין נָמֵי דַּיְקָא, דְּקָתָנֵי: כׇּל שֶׁאֶפְשָׁר לוֹ לְקַיְּימוֹ בְּסוֹפוֹ וְהִתְנָה עָלָיו מִתְּחִילָּתוֹ – תְּנָאוֹ קַיָּים, הָא אִי אֶפְשָׁר לוֹ לְקַיְּימוֹ – תְּנָאוֹ בָּטֵל. שְׁמַע מִינַּהּ.Rav Na'hman a dit au nom de Rav : La halakha (loi) est conforme à Rabbi Yehouda ben Teïma. Rav Na'hman bar Yits'hak a dit : La Michna aussi est formulée avec précision en ce sens, car elle enseigne : Toute condition qu'il peut accomplir à la fin et qu'il a stipulée dès le début, sa condition est valable ; donc, s'il ne peut pas l'accomplir, sa condition est nulle. Déduis-en que la Michna suit Rabbi Yehouda ben Teïma.
- הֲדַרַן עֲלָךְ הַשּׂוֹכֵר אֶת הַפּוֹעֲלִים.Nous reviendrons à toi, Hassokher èt Hapo'alim (« Celui qui engage des ouvriers », fin du chapitre).
- מַתְנִי׳ הַשּׁוֹאֵל אֶת הַפָּרָה וְשָׁאַל בְּעָלֶיהָ עִמָּהּ, אוֹ שָׂכַר בְּעָלֶיהָ עִמָּהּ, שָׁאַל הַבְּעָלִים אוֹ שְׂכָרָן וְאַחַר כָּךְ שָׁאַל אֶת הַפָּרָה וָמֵתָה – פָּטוּר, שֶׁנֶּאֱמַר: ״אִם בְּעָלָיו עִמּוֹ לֹא יְשַׁלֵּם״.Michna : Celui qui emprunte la vache et qui a emprunté son propriétaire avec elle, ou qui a engagé son propriétaire avec elle, ou qui a emprunté le propriétaire ou l'a engagé et a ensuite emprunté la vache, et qu'elle est morte, est exempt, comme il est dit : « Si son propriétaire est avec lui, il ne paiera pas » (Exode 22, 14).
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